Le Saviez-Vous ► Yasuke, le mystérieux samouraï africain


Au XVI, au Japon, tout le monde, se presse pour voir l’étranger. Il vient d’Afrique et il est noir comme le charbon. Il est le premier noir avoir été un samouraï. Il est raconté dans un livre pour enfant au Japon, alors qu’en Occident des livres lui sont dédiés et bien sûr l’industrie cinématographique aussi.
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Yasuke, le mystérieux samouraï africain

En quelques mois, Yasuke est élevé au rang de samouraï par le seigneur féodal Oda Nobunaga. | Yatheesh Gowda via Pixabay

En quelques mois, Yasuke est élevé au rang de samouraï par le seigneur féodal Oda Nobunaga. | Yatheesh Gowda via Pixabay

Repéré par Odile Romelot

Repéré sur BBC

En 1579, des Japonais se ruent pour voir cet Africain débarquer à Kyoto. Ils n’imaginent pas qu’il deviendra le premier samouraï noir.

Le premier samouraï né à l’étranger s’appelait Yasuke, il mesurait environ 1 mètre 90, et sa peau était «noire comme du charbon de bois», ainsi que le rapporte un autre samouraï, Matsudaira Letada. Son arrivée à Kyoto en 1579 ne passa pas inaperçue. Des mouvements de foule pour l’apercevoir firent même plusieurs morts, selon l’écrivain et historien Lawrence Winkler.

Difficile d’imaginer qu’au XVIe siècle, un homme originaire d’Afrique a pu atteindre le rang de samouraï sous le règne d’Oda Nobunaga. Certains affirment qu’il a été capturé au Mozambique en tant qu’esclave, d’autres soulignent qu’il n’aurait jamais pu devenir samouraï en si peu de temps sans avoir été un talentueux guerrier auparavant. Une chose est sûre, Yasuke était un homme exceptionnel.

Il serait arrivé au Japon avec un jésuite italien nommé Alessandro Valignano. Sa maîtrise rudimentaire du japonais, sa taille et sa couleur de peau ont suscité la curiosité d’Oda Nobunaga, un puissant seigneur féodal du XVIe siècle. Selon Thomas Lockley, auteur d’un livre consacré au parcours du samouraï noir, Yasuke a séduit le seigneur grâce à ses talents d’orateur et ses contes d’Afrique et d’Inde.

Un samouraï reconnu

À la différence des jésuites, Yasuke n’était pas là pour convertir les Japonais, ce qui a facilité son intégration. Il s’intéressait à la lutte et aux arts martiaux, comme Nobunaga. Ce dernier valorisait la discipline et l’intelligence, selon Floyd Webb, coproducteur d’un documentaire consacré à Yasuke en cours de préparation. À ses côtés, le guerrier africain est rapidement devenu un samouraï à qui les plus grands honneurs étaient accordés. Invité à la table de Nobunaga, il était également autorisé à porter deux sabres et s’était vu confier la lance du seigneur.

Cette amitié a conduit les deux hommes à combattre ensemble à de nombreuses occasions, jusqu’au suicide (seppuku) de Nobunaga après la trahison de l’un de ses généraux, Akechi Mitsuhide. La trace de Yasuke se perd peu de temps après. Il se peut qu’il ait retrouvé une mission jésuite et qu’il ait quitté le Japon, mais impossible de le savoir avec certitude.

Les parts d’ombre qui entourent la vie de Yasuke ont nourri sa légende. Il est aujourd’hui connu des Japonais grâce à un livre pour enfants écrit par Kurusu Yoshio, Kuro-suke. En Occident, son histoire a été remise au goût du jour avec la parution de plusieurs livres à son sujet. Il inspire aussi des cinéastes aux États-Unis où deux films lui seront consacrés. L’un d’entre eux verra l’acteur Chadwick Boseman incarner le samouraï noir Yasuke.

http://www.slate.fr/

Ces kata­nas sont forgés à partir de météo­rites


Des katanas sont des sabres japonais. Il y a 130 ans, un samouraï a acheté une pierre tombée du ciel. Puis travailler par un forgeron, les lames des katanas sont vraiment jolies.
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Ces kata­nas sont forgés à partir de météo­rites


par  Nicolas Pujos

Il y a près de 130 ans, un samou­raï du nom d’Eno­moto Takeaki a utilisé une météo­rite pour fabriquer les lames de ses kata­nas. On peut aujourd’­hui en voir un spéci­men excep­tion­nel au musée des sciences de Toyama, au Japon.

À la fin du XIXe siècle, Enomoto Takeaki a acheté une pierre dont la véri­table nature, une météo­rite, avait été décou­verte en 1895 par des géologues. Le célèbre samou­raï a demandé à un forge­ron d’en tirer des lames. Deux grandes lames sont deve­nues des épées et trois lames plus courtes des kata­nas, dont l’un est exposé au musée de sciences de Toyama.

Les cinq lames sont appe­lées « Ryuseito », ce qui se traduit litté­ra­le­ment par « sabres de comète ». Leur compo­si­tion provient d’un alliage de 70 % de fer météo­rique et de 30 % de tama­ha­gane, un métal riche en sable utilisé dans le katana ordi­naire. Des vagues se dessinent sur les lames grâce à des tempé­ra­tures de forgeage très supé­rieure à la normale.

Source : Musée des sciences de Toyama

https://www.ulyces.co/

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Se faire couper les cheveux au sabre est possible Au Vietnam


Se faire couper les cheveux avec une lame de rasoir, c’est ok, mais un sabre en essayant d’avoir un style dans le mouvement, hummm pas sûr
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Se faire couper les cheveux au sabre est possible Au Vietnam

 

(capture d’écran, YouTube)

Se faire couper les cheveux, surtout par un nouveau coiffeur, peut-être une épreuve plutôt stressante pour un client. Toutefois, ce l’est certainement encore plus pour ceux qui fréquentent un coiffeur qui joue au samouraï.

Nguyen Hoang Hung, dont le salon est situé au Vietnam, propose des coupes de cheveux exécutées avec un sabre Wakizashi. Un peu plus court que le Katana, ce sabre tranche autant, sinon plus qu’une lame de rasoir.

Le coiffeur vietnamien, qui semble posséder une dextérité digne d’un guerrier japonais, coupe les cheveux de ses clientes comme s’il s’agissait d’une sculpture.

Il ose et ne craint pas de travailler rapidement tout près du cuir chevelu, du cou et même du visage de ses clientes.

 

http://tvanouvelles.ca/

Nager en armure de samouraï: entre tradition et souffrance


Une tradition qui doit demander énormément d’effort physique … et pourquoi pas si tout est fait sécuritaire ment .. mais ce qui me turlupine c’est qu’en cas d’échec .. comment ils réagissent
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Nager en armure de samouraï: entre tradition et souffrance

 

 

« C’est une façon amusante de se maintenir en forme et en plus de se plonger dans la culture et l’histoire du Japon. Dommage que ça n’attire pas plus d’étrangers », jubile Antony Cundy, un cadre britannique d’une boîte de publicité de Tokyo.

Marcher ou courir en grande tenue de samouraï, casque et bottes en prime, n’est pas la chose la plus facile au monde. Alors nager… Et pourtant des Japonais le font, rien que pour s’amuser.

« C’est lourd, ça tient chaud, c’est trop dur ».

Au bord d’une piscine de Yokohama, Mutsuo Koga, un médecin de 27 ans, en sueur sous un casque de métal, se prépare à cette éprouvante nage traditionnelle, sanglé dans une armure noire en aluminium par-dessus ses vêtements.

« Ce qui m’inquiète, c’est de savoir si j’arriverai à sortir de l’eau. Ca fait trois ans que je ne l’ai plus fait », dit-il juste avant de plonger.

Cette nage pour le moins curieuse remonte aux 15ème et 16ème siècles. C’était le temps du Japon féodal, le temps où les samouraïs écumaient le pays pour faire respecter la volonté de leurs maîtres.

Cinq cents ans plus tard, quelques originaux la pratiquent encore, en partie pour perpétuer cette technique fort utile à l’époque, et aussi comme une performance esthétique. On ne pousse toutefois pas la reconstitution jusqu’à les encombrer d’une arme.

Comme tous les arts martiaux, puisque c’est aujourd’hui considéré comme tel, ceux qui pratiquent cette nage affirment que cela leur sert dans la vie de tous les jours.

« Le but premier de cette discipline est d’acquérir des compétences pour nager dans un environnement naturel », explique Tadao Koga, le père de Mutsuo et « grand maître » de l’école Kobori, l’une des douze reconnue par la Fédération de natation japonaise (JSF).

« Bien sûr, vous nagez plus vite à l’occidentale, mais ce n’est pas pour autant que vous pourrez survivre dans un environnement naturel », explique Koga, un alerte presque septuagénaire.

Ainsi les nageurs en armures doivent-ils maîtriser parfaitement leur attitude dans l’eau pour pouvoir par exemple résister à de puissantes vagues qui déferlent sur la côte.

« Se plonger dans l’histoire du Japon »

Ils doivent également apprendre le « hayanuki », une pratique indispensable pour remonter une rivière à contre-courant, et qui consiste à tenir le buste le plus haut possible hors de l’eau tout en écrasant régulièrement les bras à la surface.

Il arrive à ces nageurs de s’entraîner dans la nature, mais sans armure.

Mais même en bassin, avec un attirail de 10 kilos sur le dos, bien plus lourd une fois gorgé d’eau, il faut quoi qu’il arrive maintenir la tête bien hors de l’eau et garder ses esprits: l’obstacle en face de vous peut être un rocher à éviter… ou l’épée d’un ennemi, disent les puristes gardiens de la tradition.

« Les nageurs se mesurent surtout sur la beauté du mouvement et non sur la rapidité », dit Yoko Suzuki, la championne féminine de la discipline.

Mais la tradition se perd petit à petit. Selon Masahiko Yaginuma, le président de la section « nage traditionnelle » au sein de la JSF, on ne la pratique plus que dans quelques endroits du pays, alors qu’elle était encore largement enseignée au début du XXème siècle.

« De nos jours, dit-il, les femmes de 60 ans et plus forment le plus gros des élèves » car elles considèrent que cette nage fait partie des choses qu’une Japonaise cultivée doit apprendre, comme l’ikebana (art des compositions florales) ou la cérémonie du thé.

Il n’y a jamais eu de femmes samouraïs, mais certaines Japonaises ont trouvé ce biais pour renouer avec la tradition.

« C’est une façon amusante de se maintenir en forme et en plus de se plonger dans la culture et l’histoire du Japon. Dommage que ça n’attire pas plus d’étrangers », jubile Antony Cundy, un cadre britannique d’une boîte de publicité de Tokyo.

Une minute à peine après avoir lourdement splashé dans l’eau, éclaboussures garanties, Mutsuo Koga se hisse péniblement sur le bord du bassin, sous les applaudissements du public.

Il n’a parcouru que 20 mètres. Et visiblement, papa n’est pas satisfait.

« Ta poitrine! Ta poitrine doit toujours rester hors de l’eau », lance-t-il à son fils complètement essoufflé, dégoulinant dans son armure.

« J’ai pas été très bon, mon corps ne flottait pas du tout », murmure le fils ruisselant sous son casque.

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