Refroidir les océans pour éviter les ouragans: Des ingénieurs anglais y croient


Bon disons que je ne suis pas maitre en la matière mais il me semble qu’a chaque fois qu’on veut changer quelques choses en la nature .. on ne résout rien alors que diminuer notre empreinte écologique ferait une différence .. et puis des milliers de pneus dans un endroit déterminer .. pourrait peut etre même changer la faune et la flore marine .. peut-être pas pour le mieux
Nuage

 

Refroidir les océans pour éviter les ouragans: Des ingénieurs anglais y croient

 

Des vagues à Atlantic City, New Jersey, lors de l'ouragan Sandy, le 29 octobre 2012.

Des vagues à Atlantic City, New Jersey, lors de l’ouragan Sandy, le 29 octobre 2012. STAN HONDA / AF

 

SCIENCES – Selon eux, leur technologie aurait pu éviter l’ouragan Sandy…

 

Rêve de savant fou ou technologie du futur? Des géo-ingénieurs anglais ont développé une méthode qui permettrait d’éviter les ouragans en refroidissant la surface des océans. Stephen Salter et Nathan Myhrvold pensent même que l’ourgan Sandy aurait pu être évité si on avait mis leur technologie en application. Brevetée en partenariat avec une entreprise américaine soutenue par Bill Gates, la méthode avait été présentée en 2007 au gouvernement américain après l’ouragan Katrina.

Touiller l’océan pour le refroidir

Sachant que les ouragans se forment lorsque la surface des océans atteint 26,5°C,les scientifiques ont inventé un dispositif, appelé «Salter sink» permettant de mieux mélanger les eaux chaudes de surface avec les eaux plus froides des profondeurs. Faute de pouvoir prendre une grande cuillère pour touiller l’Atlantique, ils ont conçu un mécanisme constitué de milliers de vieux pneus attachés les uns aux autres qui soutiennent des tubes en plastique de 100 à 300m de long et 100 à 200m de large. a chaque vague, ces tubes se remplissent d’eau chaude qu’ils recrachent en profondeur.

Néanmoins, il faudrait des milliers de «Salter sink» pour avoir un effet sur les zones où se forment les ouragans. Les scientifiques à l’origine du projet estiment qu’il faudrait en installer 150 à 450, notamment dans le golfe du Mexique, mais leurs prévisions n’ont pas convaincu d’autres chercheurs qui estiment le projet irréalisable. D’autant plus que des courants de surface pourraient faire basculer les tubes et la «pompe naturelle» augmenterait la productivité biologique de l’océan, créant un risque de prolifération du plancton et de déséquilibre des écosystèmes. Sans oublier que ce sont les eaux de surface qui absorbent le CO2 de l’atmosphère et qu’il y aurait alors un risque de moindre absorption du carbone par les océans. Une idée coulée d’avance?

Audrey Chauvet

http://www.20minutes.fr