52 millions de domestiques dans le monde


Je savais que le métier de domestique existait encore mais pas qu’il était en une nette augmentation et ce pas toujours dans les meilleurs conditions de travail .. Même si on parle beaucoup de certains pays comme en Asie, Amérique latine, il ne faut pas se leurrer dans nos pays dites évolués il y a des cas de personnes qui ont leur droit floués ..
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52 millions de domestiques dans le monde

 

Des travailleuses étrangères à Beyrouth, au Liban, manifestent le 29 avril 2012.

Des travailleuses étrangères à Beyrouth, au Liban, manifestent le 29 avril 2012.  Photo :  AFP/ANWAR AMRO

Le nombre d’employés domestiques a connu une hausse vertigineuse dans le monde entre 1995 et 2010, passant de 33 à 52 millions de personnes, dont 83 % sont des femmes.

Dans sa première étude sur le sujet, l’Organisation internationale du travail (OIT) souligne que ces salariés travaillent dans des conditions médiocres et sont insuffisamment protégés juridiquement.

« On attend souvent des travailleurs domestiques qu’ils travaillent davantage d’heures que les autres travailleurs, et dans de nombreux pays, ils ne jouissent pas des mêmes droits au repos hebdomadaire que les autres travailleurs.  » — Sandra Polaski, directrice générale adjointe de l’OIT

Le travail domestique représente 7,5 % de l’emploi salarié des femmes dans le monde. Mais les disparités régionales sont grandes. Ainsi, les domestiques sont particulièrement nombreuses en Asie (41 % du total mondial) et en Amérique latine (37 % du total).

Vulnérabilité

L’OIT souligne que les travailleurs domestiques résidant chez leur employeur sont particulièrement vulnérables à l’exploitation dans la mesure où ils reçoivent une rémunération forfaitaire, indépendamment du nombre d’heures travaillées.

« Outre ce déficit en matière de droits, l’extrême dépendance vis-à-vis d’un employeur et la nature isolée et dépourvue de protection du travail domestique peuvent les rendre plus vulnérables à l’exploitation et aux abus. » — Sandra Polaski, Directrice générale adjointe de l’OIT

Les travailleurs immigrés sont eux aussi particulièrement désarmés dans la mesure où leur statut juridique est précaire et qu’ils ne connaissent pas toujours la langue du pays, ce qui les rend plus susceptibles de subir des violences physiques et sexuelles, des abus psychologiques, le non-paiement des salaires et la servitude pour dette, entre autres.

Les travailleurs domestiques en chiffres
– 52,6 millions de personnes;
– 83 % de femmes;
– 30 % sont exclus de la législation nationale du travail;
– 45 % n’ont droit ni au repos hebdomadaire ni aux congés annuels payés;
– 36 % des travailleuses
domestiques n’ont aucune protection en cas de grossesse;
 Source : OIT

Ces statistiques excluent les enfants de moins de 15 ans employés comme domestiques, et qui seraient au moins 7,4 millions, selon l’OIT.

L’organisation a également tenu à souligner qu’il s’agissait d’une estimation très prudente et qu’il est probable que le travail domestique concerne des dizaines de millions de personnes supplémentaires.

En 2011, l’OIT a adopté une convention internationale sur le travail domestique qui n’a été ratifiée pour le moment que par trois États : les Philippines, ll’Île Maurice et l’Uruguay.

Cette convention prévoit une durée de travail raisonnable, un repos hebdomadaire d’au moins 24 heures consécutives, une limitation de paiements en nature, une information claire sur les conditions d’embauche et le respect des droits fondamentaux au travail.

http://www.radio-canada.ca

Surveillance électronique : Quand les patrons ont leurs employés à l’oeil


Aux USA le scandale des futurs employeurs de demander les mots de passe des comptes (courriel, réseaux sociaux) a des candidats potentiels en a choqué plus d’un, mais voila qu’en France on dénonce la surveillance exagérée de certaines compagnies Alors il ne faut se leurrer que ce soit en Europe ou ici en Amérique … la surveillance des employés est une réalité de plus en plus présente .. Reste a savoir ou se limite la légalité et l’abus
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Surveillance électronique : Quand les patrons ont leurs employés à l’oeil

 

Surveillance électronique - Quand les patrons ont leurs employés à l'oeil

Le responsable de la Cnil précise que la mise en oeuvre de tels dispositifs sur les lieux de travail n’est pas par principe illégale.

© Shutterstock

Agence France-Presse
Charlotte HILL

PARIS – Vidéosurveillance, géolocalisation, fichage… les moyens à la disposition des entreprises pour garder un oeil sur leurs salariés sont nombreux, certaines en profitant en toute légalité, tandis que d’autres sont soupçonnées d’en abuser, comme Ikea récemment.

Avec les nouvelles technologies, «les moyens de surveillance deviennent très accessibles, donc la surveillance se développe», explique à l’AFP Yann Padova, secrétaire général de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil).

Récemment, la Commission a ainsi mis en demeure publiquement une société toulousaine qui avait installé huit caméras… pour huit salariés.

Le responsable de la Cnil précise que la mise en oeuvre de tels dispositifs sur les lieux de travail n’est pas par principe illégale.

«C’est une question d’équilibre», dit-il.

L’employeur doit justifier un intérêt légitime à la mise en place de la surveillance, consulter les représentants du personnel et avertir ses salariés et la Cnil.

Ces règles valent pour la vidéosurveillance, la géolocalisation, les badges, les fichiers ou encore la cybersurveillance (enregistrements des conversations, filtrage des sites, logiciels «mouchards»…).

Des employeurs qui «se défoulent»

Les dérives observées prennent différentes formes. Dans l’affaire la plus récente, Ikea est soupçonné d’avoir utilisé la bonne vieille méthode de la «tricoche», c’est-à-dire le recours à des enquêteurs privés pour obtenir des renseignements sur certains salariés et clients.

D’autres affaires de fichiers de salariés, avec des commentaires du type «individualiste», «sournois», «cas social»… ont aussi touché des entreprises comme Décathlon, la Macif, ou encore une filiale de Capgemini.

Les documents étaient le plus souvent découverts par hasard ou… envoyés par erreur aux personnes concernées à la suite d’une manipulation informatique erronée.

«Les employeurs ignorent souvent que les salariés ont le droit de demander l’accès aux informations les concernant», y compris les commentaires, explique M. Padova.

«Souvent, par méconnaissance des règles, les gens se défoulent», mais les salariés «commencent à connaître ce droit», dit le responsable.

En cas de plainte, la Cnil peut effectuer des contrôles et imposer des sanctions financières. Mais, ajoute M. Padova, son «arme principale est la publicité».

En 2010, l’entreprise de soutien scolaire Acadomia en a fait les frais en recevant un avertissement public pour un fichier particulièrement édifiant portant sur enseignants, parents et enfants («gros con», «saloperie de gamin», «parisien frustré»).

Pour Olivia Luzi, avocate au cabinet Feral-Schuhl/Sainte-Marie, spécialisé dans le droit des nouvelles technologies, les entreprises sont tout de même «de plus en plus vigilantes» sur la législation qui est «très bien encadrée».

Son cabinet est souvent sollicité par des groupes qui veulent se «mettre en conformité», dit-elle, admettant avoir constaté quelques «usages qu’il a fallu changer».

Thierry Venin, chercheur au CNRS, souligne de son côté un phénomène «beaucoup plus insidieux», affirmant qu’avec les téléphones intelligents notamment, «les gens sont de plus en plus sous laisse électronique».

Ces outils appréciés des salariés, qui organisent parfois eux-mêmes leur propre surveillance via les réseaux sociaux, peuvent aussi permettre aux employeurs de suivre leurs déplacements.

Si M. Padova reconnaît que «la géolocalisation explose», il souligne que la Cnil a établi une règle reprise par la Cour de cassation en novembre, «à savoir qu’on ne peut pas géolocaliser des salariés qui ont une liberté d’organisation dans leur travail».

La Commission dispose aujourd’hui de 182 agents, contre 95 en 2006. Sa montée en puissance semble peiner à suivre le rythme de la technologie.

http://fr.canoe.ca