Découverte de plantes carnivores qui se nourrissent de salamandres en Amérique du Nord


J’étais loin de me douter qu’il y a des plantes carnivores au Canada, entre autres en Ontario. En fait, il y en a plusieurs espèce,s et même au Québec. Ce qui a surpris les botanistes est une plante pichet qui semble se régaler par des plus grosses proies que des insectes, ils se délectent de salamandre.
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Découverte de plantes carnivores qui se nourrissent de salamandres en Amérique du Nord


salamandre mangee par plante carnivore

| Algonquin Wildlife Research Station

Jonathan Paiano

Nous savons tous à quoi peut ressembler une plante carnivore, du moins globalement. Lorsque nous pensons à ces types de plantes, nous les imaginons se nourrir principalement d’insectes et d’autres invertébrés. Cependant, des chercheurs ont découvert, dans l’Ontario (Canada), des plantes carnivores un peu plus gourmandes : elles se nourrissent de salamandres.

En 2017, Teskey Baldwin de l’Université de Guelph étudiait les plantes pichet (Sarracénie pourpre ; Sarracenia purpurea) du parc Algonquin, en Ontario, lorsqu’il a découvert qu’une salamandre était emprisonnée à l’intérieur de la plante. Bien que certaines plantes carnivores tropicales asiatiques consommeraient des oiseaux et des souris, personne n’avait encore jamais signalé un tel cas impliquant une Sarracénie pourpre. L’étude a été publiée dans la revue Ecology

salamandre mangee par plante carnivore

Une salamandre prise au piège dans une plante carnivore. Crédits : Université de Guelph

Mais dans le cadre d’une enquête sur les plantes pichet dans l’un des étangs du parc, 20% des plantes contenaient une salamandre à l’intérieur, et plusieurs en avaient plus d’une. Cela signifie que du moins à cet endroit, il s’agissait d’un cas plutôt courant.

Le parc Algonquin est proche de Toronto et d’Ottawa et est très fréquenté par les botanistes et les visiteurs. En tant que tel, beaucoup de gens ont probablement déjà vu des salamandres condamnées dans les plantes, mais personne avant Baldwin ne trouvait cela suffisamment important pour en informer le monde. Ceci est en partie dû au timing : en effet, l’étude a été menée juste après qu’une grande quantité de salamandres ait quitté la tourbière pour se rendre dans les terres environnantes.

Une fois piégées par la plante, certaines salamandres ont vécu 19 jours, alors que d’autres sont mortes en moins de trois jours. Par contre, nous ne savons toujours pas pourquoi les amphibiens s’aventurent aussi loin, jusqu’à être pris au piège. Les chercheurs pensent que les salamandres pourraient en arriver là suite à une fuite, chassées par des prédateurs. Ou alors, il se pourrait que les animaux, dans une tentative stratégique de profiter des captures de la plante, se retrouvent elles-mêmes à faire partie du prochain repas.

Baldwin a ajouté que cette découverte pourrait aussi inciter les responsables du parc à réécrire les documents d’interprétation.

« J’espère et imagine qu’un jour le dépliant d’interprétation de la tourbière pour le grand public indiquera quelque chose du genre : ‘Restez sur la passerelle et surveillez vos enfants. Il y a des plantes qui mangent des vertébrés’ ».

Baldwin et ses co-auteurs ont surnommé le site « La petite tourbière des horreurs », un clin d’œil à une comédie musicale mettant en scène une plante carnivore chanteuse.

Les auteurs souhaitent maintenant savoir à quel point les salamandres sont importantes pour l’équilibre du régime de ces plantes, et déterminer si certaines parviennent à s’échapper.

https://trustmyscience.com/

Le Saviez-Vous ► La surprenante faune de Montréal


À Montréal, comme ailleurs au Québec, des animaux profitent des espaces verts comme les parcs. Il faut avoir de l’oeil pour voir autre chose que des souris, moufettes, chat, raton-laveurs…
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La surprenante faune de Montréal

 

Bien que ce soit la présence de coyotes qui défraie actuellement les manchettes, l’île de Montréal est l’hôte d’une faune riche et diversifiée : castors, lapins à queues blanches, loutres, pics à tête rouge et visons trouvent refuge dans ses parcs. Outre les habituels écureuils et chats errants, quelles bêtes surprenantes risquez-vous de croiser lors de votre prochaine balade? Survol avec Jacques Dancosse.

Par Amélie Gamache

L’opossum de Virginie

L’opossum de Virginie se reconnaît à sa figure et sa gorge blanche, et ses 80 cm de long en font le plus grand de tous les opossums.

Seul marsupial que l’on retrouve au nord du Mexique, l’opossum de Virginie se retrouve surtout dans le sud des États-Unis, où il est très commun.

« Mais il y a eu des cas rapportés au centre-ville de Montréal. Il prend de l’expansion et remonte doucement vers le nord », selon Jacques Dancosse, vétérinaire au Biodôme de Montréal.

Pour le voir, il faudra toutefois attendre la tombée de la nuit : l’animal, de la taille d’un chat domestique, est strictement nocturne. Surveillez près des poubelles : c’est un des ses endroits favoris pour trouver de la nourriture.

Si vous apercevez un opossum de Virginie sans vie, couché sur le côté, le corps raide, les yeux fixes et la langue pendante, sachez que vous pouvez avoir à faire à un bon comédien. Bien qu’il soit agressif et préfère la fuite comme moyen de défense, l’opossum peut très bien « faire le mort » s’il est saisi par surprise par un chasseur!

Le condylure étoilé

Certaines des tentacules du condylure étoilé sont plus longues et lui permettent d’empoigner sa proie, d’autres, plus courtes, lui permettent de l’emmener à sa bouche très agilement.

Cette petite taupe doit son nom à l’allure particulière de son nez, muni de 22 tentacules symétriques qui bougent dans tous les sens. 

Il va chercher sa nourriture avec ses tentacules qui bougent dans tous les sens, comme une pieuvre », illustre M. Dancosse.

C’est une espèce endémique, que l’on retrouve un peu partout sur l’île de Montréal. Il se retrouve surtout sur les terrains humides et les rives des lacs et cours d’eau, et habite dans un réseau de galeries qu’il creuse à l’aide de ses puissantes pattes aux griffes acérées. Bon nageur, il utilise ses tentacules pour boucher son nez et ainsi empêcher l’eau d’y entrer et peut rester immergé plusieurs secondes.

Les chercheurs ont récemment découvert qu’il était doté d’un système nerveux exceptionnel qui lui permet d’identifier et manger sa nourriture en moins de deux dixièmes de seconde. Son organe tentaculaire  contient plus de 100 000 fibres nerveuses, soit 5 fois plus que celles de la main humaine. Pas besoin d’une bonne vue avec un tel outil!

Le faucon pèlerin

Pour suivre la famille de faucon pèlerin qui niche à l’Université de Montréal, vous pouvez visiter la page Facebook « Faucons de l’UdeM », qui compte plus de 6000 abonnés.

Oiseau de proie nichant sur les falaises et les hauts bâtiments, le faucon pèlerin était jadis menacé d’extinction, mais les efforts de conservation portent leurs fruits et l’animal fait un retour, bien qu’il soit encore considéré vulnérable au Québec. On recense une dizaine de couples à Montréal.

Ces oiseaux, dont la vitesse de plongée peut atteindre 300km/h,  peuvent adopter des nids créés par l’homme.

« Il  y a un couple qui nichait sous le pont Champlain, raconte Jacques Dancosse. On a d’ailleurs fait un nouveau nid sous le nouveau pont pour eux. »

On peut observer d’autres faucons dans la tour du pavillon Roger-Gaudry de l’Université de Montréal, dans un nichoir installé en 2008. La première femelle, Spirit, a eu plusieurs portées, avant de laisser place à une de ses filles, Ève, cette année. On peut d’ailleurs suivre l’évolution de la communauté de faucon via caméra, puisque le nid est filmé 24h/24h.

La tortue géographique

La tortue géographique, unique à l’Amérique du Nord, est farouche, et n’hésite pas à plonger à l’eau dès qu’elle perçoit une présence humaine.

La tortue géographique est une espèce aquatique qui fréquent les eaux des grandes rivières ou des grands lacs. Le nom fait référence aux motifs de sa carapace qui rappellent les courbes de niveau d’une carte topographique. À Montréal, on peut surtout l’observer à l’ouest de la ville, dans le lac des Deux Montagnes, qui abrite une des deux plus grandes populations au Québec.

« C’est une assez grosse tortue, surveillée par le ministère. Il y a des sites de pontes à Montréal, mais vu le risque de braconnage et la volonté de conservation, on garde les endroits exacts secrets »,  explique le vétérinaire du Biodôme.

D’autres tortues peuvent être observées sur l’île: des tortues peintes, que l’on retrouve davantage dans les étangs et les marais, et des tortues serpentines, reconnaissables à leur longue queue dentelée à l’allure préhistorique.

La salamandre à points bleus

La salamandre à points bleus mesure une dizaine de centimètres, et les mâles ont une taille légèrement inférieure à celle des femelles.

Reconnaissable à son corps noir tacheté de bleu et blanc, la salamandre à points bleus mesure une dizaine de centimètres. Discrète, elle affectionne les zones humides où elle s’abrite sous les roches et les feuilles durant le jour, avant de sortir la nuit pour se nourrir.

« On la retrouve un peu partout, mais surtout sur le Mont-Royal, qui est un site vraiment unique », selon Jacques Dancosse. Pour la voir, ouvrez l’œil près des étangs et des marais.

Sachez toutefois que sa queue sécrète un liquide nocif blanchâtre. Lorsqu’elle est en danger, la salamandre à points bleus remue sa queue pour ensuite la coller sur son corps. Celui qui voudrait en faire son repas se retrouvera avec un goût bien désagréable en bouche!

Le dindon sauvage

Le dindon sauvage avait complètement disparu de l’est canadien lorsqu’il a été réintroduit par l’homme dans les années 1980.

Le dindon est difficile à manquer avec sa large queue en éventail et sa caroncule rouge qui pend par-dessus le bec! Les populations de dindons sauvages sont en expansion depuis une trentaine d’années, et plusieurs ont été aperçus à Montréal.

« On a rouvert la chasse dans les Cantons de l’Est tellement il y en a, souligne M. Dancosse. Il refait son apparition sur l’île. Comme il vit dans les champs, c’est plus aux extrémités, à l’est et à l’ouest, qu’on peut le voir. »

Entre autres, des citoyens de Rosemont-Petite-Patrie, Rivière-des-Prairies, Montréal-Nord, Lachine et Ahuntsic ont eu la surprise d’en croiser.

S’il vous prend l’envie de partir à sa chasse, sachez qu’il est doté d’une très bonne vision à 300 degrés, et qu’il est toujours aux aguets, ce qui le rend difficile à attraper!

Cerf de Virginie

La taille du cerf de Virginie peut atteindre 2 mètres

Le cerf de Virgine, que l’on appelle chevreuil à tort au Québec, est originaire du sud des États-Unis. Les premiers colons l’ont confondu avec le chevreuil européen, et la méprise sur le nom est restée!

La présence de ce majestueux mammifère, surtout dans l’est de la ville, a fait les manchettes à quelques occasions dans les dernières années.

« C’est un problème à Pointe-aux-Prairies, pour ceux qui habitent près des grands parc. Les cerfs mangent les haies de cèdres, et aiment beaucoup la plante vivace hosta, que plusieurs résidents plantent chez eux », explique M. Dancosse. Il fait aussi des ravages dans l’ouest de la ville.

Le problème de surabondance semble toutefois s’être résorbé, du moins dans l’Est, où les dernières données montrent un déclin dans la population et l’atteinte d’un certain équilibre.

La vigilance reste toutefois de mise, et il faut résister au « syndrome de bambi » : oui, ils sont mignons, mais il est préférable de ne pas les nourrir!

http://journalmetro.com/

Un champignon meurtrier retracé jusqu’en Corée


Les amphibiens à travers le monde sont victimes d’un champignon microscopique. Plusieurs espèces risquent l’extinction et il n’y aucun remède présentement. Cependant, les chercheurs ont pu localiser ce champignon en Corée qui a besoin de l’homme pour se propager et les navires transportant des denrées alimentaires auraient une aubaine pour eux.
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Un champignon meurtrier retracé jusqu’en Corée

 

Une grenouille de l'espèce rainette du Pacifique sur une table à pique-nique.

Une rainette du Pacifique Photo : iStock/naturediver

La source d’un champignon responsable d’une véritable hécatombe chez les amphibiens de partout dans le monde a été identifiée par des chercheurs. Il s’agit d’une première étape essentielle à l’élaboration d’une solution pour éviter que le déclin de ces espèces ne se poursuive.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

Les pandémies sont l’une des plus grandes menaces pour les espèces animales. Un des plus grands tueurs est un champignon microscopique nommé le chytridiomycète, qui s’attaque à tous les types d’amphibiens.

On pense que, depuis 1970, ce champignon s’en serait pris au tiers des espèces de grenouilles et de salamandres de partout dans le monde et qu’il en aurait mené plusieurs à l’extinction.

Aucun traitement n’existe, et les scientifiques tentent depuis plusieurs décennies de mieux comprendre la maladie pour trouver des solutions. La découverte récente de la source, qui nicherait dans la péninsule coréenne, pourrait marquer un tournant dans la lutte contre cette maladie.

Une traque mondiale

Le chytridiomycète pousse sur la peau des amphibiens. Il entraîne leur mort en déréglant leur capacité de gérer leur eau ou d’échanger certaines molécules avec leur environnement.

En ce moment, la seule solution est d’isoler, dans des refuges, les amphibiens non infectés et d’attendre que la maladie passe son chemin. C’est pour cette raison que la découverte de l’origine du problème est essentielle à la recherche et à la mise au point d’un remède.

Toutefois, il existe tellement de foyers différents que les scientifiques ne savaient pas si la pollution avait rendu les amphibiens plus vulnérables à un champignon déjà très répandu, ou s’il étaient plutôt confrontés à une espèce invasive.

Des chercheurs ont donc voulu séquencer le génome de toutes les variantes du champignon pour élucider le mystère. Pour ce faire, ils ont parcouru les régions humides et les jungles du monde entier pour récolter des échantillons. Ils en ont catalogué 177 nouvelles variantes et, en ajoutant des données d’anciennes études, ils en sont arrivés à un total de 234.

Les chercheurs ont ainsi identifié cinq grandes lignées, mais celle qui a attiré leur attention venait de la péninsule coréenne. Les champignons de cette région avaient non seulement une diversité beaucoup plus importante qu’ailleurs dans le monde, mais ils possédaient aussi la plupart des caractéristiques génétiques des autres lignées.

La maladie semble aussi être moins mortelle en Asie, ce qui suggère que les animaux de cette région ont coexisté avec le champignon pendant longtemps et ont développé des méthodes pour le combattre. Ces indices indiquent que la péninsule coréenne serait le lieu d’origine du champignon.

Une salamandre

Une salamandre  Photo : Université d’État de l’Ohio/Robert Denton

Le commerce mondial à la source

Le séquençage a aussi montré qu’en remontant l’évolution génétique de l’espèce, on constate que la variante responsable de la pandémie est très récente et qu’elle serait apparue il y a entre 50 et 120 ans. Ce moment dans l’histoire coïncide avec le début du commerce international tel qu’on le connaît.

La maladie pourrait donc s’être répandue par l’entremise des animaux qui se seraient glissés dans des navires avec des produits alimentaires, ou dont on a fait le commerce directement. Le champignon aurait besoin des humains pour se répandre et ne se promènerait pas seul dans l’air ou dans l’eau. Des mesures de surveillance commerciale pourraient permettre de limiter sa propagation.

Ces actions seraient utiles même si la maladie est déjà répandue, car il est encore possible que des souches inconnues quittent l’Asie et causent d’autres dégâts. Certaines variantes étant plus virulentes que d’autres, en connaître la provenance permet maintenant d’élaborer des stratégies pour empêcher la situation de s’aggraver.

Les amphibiens sont un élément clé de l’écosystème et consomment un bon nombre d’insectes porteurs de maladies. Aider ces espèces pourrait donc éviter de futurs problèmes de santé publique.

https://ici.radio-canada.ca/

Un bébé salamandre piégé dans l’ambre


C’est la courte vie de salamandre figé depuis 20 millions d’années
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Un bébé salamandre piégé dans l’ambre

 

salamandre

©George Poinar Jr

Il y a plus de 20 millions d’années, un bébé salamandre de moins de 2 cm de long a connu une fin tragique.

Un prédateur affamé – peut-être une araignée, un oiseau ou un serpent – lui a arraché la patte avant gauche, laissant l’os dépasser du flanc. Le minuscule amphibien a réussi à s’échapper, mais il a ensuite dû tomber dans une flaque de résine qui, en se solidifiant sous forme d’ambre, l’a préservé.

George Poinar Jr., biologiste à l’université d’État de l’Oregon (États-Unis) et spécialiste de l’ambre, pense avoir collecté cet échantillon en République dominicaine il y a des années. Quand il l’a examiné récemment, il a été stupéfait de découvrir la salamandre – la première jamais retrouvée dans de l’ambre et la seule, éteinte ou vivante, provenant des Caraïbes. Elle a depuis été identifiée comme appartenant à un nouveau genre, d’après des caractéristiques physiques visibles, comme ses pieds avant et arrière grands et palmés.

Selon George Poinar, « cela prouve que ce n’est pas parce que nous ne trouvons pas quelque chose à un endroit donné qu’il n’y en a jamais eu des millions d’années auparavant.»

Par A.R.Williams

http://www.nationalgeographic.fr/

Une salamandre géante âgée de deux siècles retrouvée vivante


Un animal qui en a vue beaucoup ! Il est si vieux, qu’on ne peut espérer qu’il puisse vivre en paix sans crainte
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Une salamandre géante âgée de deux siècles retrouvée vivante

 

Une salamandre géante âgée de deux siècles. - Capture d'écran Youtube

Une salamandre géante âgée de deux siècles. Capture d’écran Youtube

1.40 mètre et 52 kilos, ce sont les proportions incroyables d’une salamandre qui vient d’être observée en Chine

Le pêcheur qui l’a trouvée a raconté avoir marché sur quelque chose de « mou et visqueux » dans une grotte à Chongqing (centre de la Chine). Il s’est rendu compte avec stupéfaction qu’il s’agissait d’une énorme salamandre aux allures de fossile préhistorique.

Les scientifiques qui se sont rendus sur place ont confirmé que la bête avait atteint l’âge canonique de 200 ans ! Elle serait née au début du XIXème siècle, sous la dynastie Qing. Fragile et « malade », la salamandre a été transportée dans un laboratoire pour y être soignée. Aussi connu sous le nom d’ « Andrias Davidanius », il s’agit du plus grand amphibien au monde.

http://www.ladepeche.fr/

Le monde des insectes (à la loupe)


La macrophotographie est maintenant accessible a tous, mais pour faire de telles photos, il faut bien sur de la patience et beaucoup d’observation
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Le monde des insectes (à la loupe)

 


	Un escargot se penche sur une feuille | «Les escargots sont intéressants à photographier car ils bougent lentement. Cela permet d'être créatif, en ajoutant par exemple des flashs ou en plaçant une feuille en arrière plan, comme sur cette image.»

 

«La macrophotographie est vraiment amusante parce qu’elle permet de découvrir un autre monde –celui des insectes et des petits animaux– que, comme beaucoup de personnes, j’oublie souvent. On trouve les petits insectes presque partout, il suffit d’un peu de recherche et de s’approcher», explique le photographe américain Ray Hennessy.

Deux libellules bleues s’accouplent, Edwin B. Forsythe National Wildlife Refuge, sud du New Jersey |


	Deux libellules bleues s'accouplent, Edwin B. Forsythe National Wildlife Refuge, sud du New Jersey | «Généralement, je me promène jusqu'à ce que je trouve un sujet et j'essaie de le suivre pendant plusieurs minutes avant qu'il ne s'en aille. On sait très rapidement si on en tirera une bonne photo ou s'il faut continuer son chemin.»

T F

«Généralement, je me promène jusqu’à ce que je trouve un sujet et j’essaie de le suivre pendant plusieurs minutes avant qu’il ne s’en aille. On sait très rapidement si on en tirera une bonne photo ou s’il faut continuer son chemin.»

Crédit: Ray Hennessy

Un escargot se penche sur une feuille 


	Un escargot se penche sur une feuille | «Les escargots sont intéressants à photographier car ils bougent lentement. Cela permet d'être créatif, en ajoutant par exemple des flashs ou en plaçant une feuille en arrière plan, comme sur cette image.»

T F

«Les escargots sont intéressants à photographier car ils bougent lentement. Cela permet d’être créatif, en ajoutant par exemple des flashs ou en plaçant une feuille en arrière plan, comme sur cette image.»

Crédit: Ray Hennessy

Une salamandre au Tyler State Park, sud est de la Pennsylvanie |


	Une salamandre au Tyler State Park, sud est de la Pennsylvanie | «Quand ce n'est pas un escargot, je me déplace pour tenter d'obtenir l'arrière-plan que je veux, mais souvent l'animal ne coopère pas!»

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«Quand ce n’est pas un escargot, je me déplace pour tenter d’obtenir l’arrière-plan que je veux, mais souvent l’animal ne coopère pas!»

Crédit: Ray Hennessy

Un bourdon posé sur une fleur |


	Un bourdon posé sur une fleur | «Les animaux que je photographie habituellement sont les oiseaux. Photographier en macro les insectes et les petits animaux demande plus de reflexion et de lenteur.»

T F

«Les animaux que je photographie habituellement sont les oiseaux. Photographier en macro les insectes et les petits animaux demande plus de reflexion et de lenteur.»

Crédit: Ray Hennessy

Une libellule perchée sur une herbe au parc national Edwin B. Forsythe National Wildlife Refuge, sud du New Jersey |


	Une libellule perchée sur une herbe au parc national Edwin B. Forsythe National Wildlife Refuge, sud du New Jersey | «Ce qui est amusant aussi avec la photographie d'insectes, c'est qu'il y a des dizaines de possibilités avec quelques feuilles et quelques herbes. Surtout, cette photographie ne nécessite pas beaucoup de marche!»

T F

«Ce qui est amusant aussi avec la photographie d’insectes, c’est qu’il y a des dizaines de possibilités avec quelques feuilles et quelques herbes. Surtout, cette photographie ne nécessite pas beaucoup de marche!»

Crédit: Ray Hennessy

Une mouche longues pattes sur une feuille |


	Une mouche longues pattes sur une feuille | «Lorsque je travaille, je ne vais pas à la recherche d'un insecte spécifique.» 

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«Lorsque je travaille, je ne vais pas à la recherche d’un insecte spécifique.» 

Crédit: Ray Hennessy

Une sauterelle essaie de se cacher derrière une herbe |


	Une sauterelle essaie de se cacher derrière une herbe | «J'ai une connaissance très limitée des insectes donc en général je n'identifie le nom exact qu'après que la photo a été prise.»

T F

«J’ai une connaissance très limitée des insectes donc en général je n’identifie le nom exact qu’après que la photo a été prise.»

Crédit: Ray Hennessy

Une demoiselle verte posée sur une feuille |


	Une demoiselle verte posée sur une feuille | «Parfois, j'arrive à identifier un animal par moi-même, sinon je publie mes images et les internautes m'aident à les identifier.»

T F

«Parfois, j’arrive à identifier un animal par moi-même, sinon je publie mes images et les internautes m’aident à les identifier.»

Crédit: Ray Hennessy

Une fourmi dans une fleur de pissenlit |


	Une fourmi dans une fleur de pissenlit | «Internet est génial pour ce genre de choses. On y trouve tant d'experts prêts à vous aider!»

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«Internet est génial pour ce genre de choses. On y trouve tant d’experts prêts à vous aider!»

Crédit: Ray Hennessy

Fanny Arlandis

http://www.slate.fr/

Découverte d’une espèce inconnue de salamandre géante


Une salamandre géante découverte au Portugal, un animal qui serait grand comme une petite automobile a marché il y a plus de 200 millions d’années.
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Découverte d’une espèce inconnue de salamandre géante

 

Des représentations d'espèces de «super salamandres» qui vivait... (PHOTO ASSOCIATED PRESS)

Des représentations d’espèces de «super salamandres» qui vivait sur Terre il y a plus de 200 millions d’années.

PHOTO ASSOCIATED PRESS

Agence France-Presse
WASHINGTON

Des ossements fossilisés découverts sur le site d’un ancien lac au Portugal appartenaient à une espèce jusqu’alors inconnue d’une sorte de salamandre géante ressemblant à un crocodile qui était parmi les plus grands prédateurs de la planète il y a plus de 200 millions d’années.

Cette espèce appelée «Metoposaurus algarvensis» était contemporaine des premiers dinosaures et du début de la dominance de ces derniers qui a duré plus de 150 millions d’années, ont expliqué ces scientifiques dont la découverte est publiée mardi dans la revue scientifique américaine, Journal of Vertebrate Paleontology.

Le Metoposaurus algarvensis faisait partie d’un groupe plus étendu d’amphibiens primitifs qui étaient répandus dans les basses latitudes il y a 220 à 230 millions d’années, précisent ces chercheurs.

Ces amphibiens formaient aussi une partie des ancêtres dont descendent les amphibiens modernes comme les grenouilles et les tritons.

Ces créatures, qui avaient une parenté éloignée avec les salamandres d’aujourd’hui, pouvaient atteindre deux mètres de long et vivaient dans des lacs et rivières à la fin du Triasique comme les crocodiles d’aujourd’hui, se nourrissant surtout de poissons.

«Ce nouvel amphibien ressemble à un monstre sorti tout droit d’un mauvais film d’horreur», note Steve Brusatte, un scientifique de l’école de géoscience de l’Université d’Édimbourg au Royaume-Uni, le principal auteur de ces travaux.

«Il était aussi long qu’une petite voiture et avait des centaines de dents effilées dans sa grande tête plate…», précise-t-il. «C’était le type de prédateur redoutable dont les tout premiers dinosaures devaient éviter de se tenir trop près dans l’eau, et ce longtemps avant les jours de gloire des T-Rex et des brachiosaures», ajoute le paléontologue.

Cette découverte révèle que ce groupe d’amphibiens était plus diversifié géographiquement que ce qu’on pensait précédemment.

Cette espèce est le premier membre de ce groupe d’amphibiens préhistoriques à être mis au jour dans la péninsule ibérique, relèvent ces scientifiques.

Des fossiles d’ossement d’espèces appartenant à ce même groupe ont été trouvés en Afrique, en Europe, en Inde et en Amérique du Nord.

Des différences dans le crâne et la mâchoire des fossiles mis au jour au Portugal révèlent qu’ils appartenaient à une espèce séparée, précisent les scientifiques.

Cette nouvelle espèce a été découverte dans un site qui pourrait contenir de nombreux ossements fossilisés de plusieurs centaines de créatures mortes quand le lac s’est asséché, supputent ces chercheurs. Seule une petite partie a fait l’objet à ce jour d’une excavation, soit environ quatre mètres carrés. L’équipe continue à excaver les lieux dans l’espoir de mettre au jour de nombreux autres fossiles.

La plupart des membres de ce groupe de salamandres géantes ont disparu lors de l’extinction de masse qui remonte à 201 millions d’années qui marque la fin de la période triasique quand le supercontinent de Pangée, qui comprenait tous les continents actuels, avant qu’ils commencent à se séparer.

L’extinction a fait disparaître de nombreux groupes de vertébrés comme les grands amphibiens ouvrant la voie à la domination des dinosaures eux-mêmes emportés par une autre grande extinction il y a 65 millions d’années.

http://www.lapresse.ca/