Taza


En  février 2002, je suis partie a l’aventure seule vers le Maroc, pour 3 mois et rester dans une famille d’acceuil.  Le plus loin que j’ai pu aller était le Mexique alors traverser le continent pour un pays complétement différent était une belle occasion.  Le dépaysement total assuré.  J’ai rencontrer des gens attachant , d’abord mes hôtes ainsi que les clients du cybercafé de la famille et une journaliste qui avait entendu parler de moi. Elle m’a demander d’écrire un poème à l’occasion de la journée internationale de la poésie avec d’autres poètes dont certains connu la-bas. Le député de la culture m’a invité a un souper après que chaque poètes avait dédier leur oeuvres au public … Ce poème avait été éditer par la suite dans le journal de Taza a cette époque. Ce fût une expérience enrichissante ..
Nuage

 

Taza

 

 
Cité de grandeur d’autrefois vite oubliée dans les ruines
Laissée à elle-même côtoyant les événements du passé au devenir
Mélange d’un hier lointain au présent incertain cherchant racine
Jusqu’au coeur de l’essence de l’âme d’où des rêves à cueillir
 
Tout devant mes yeux se dessine un monde différent
Des moments gravés qui  récoltés au long des années
D’une époque d’avant et d’aujourd’hui qui se glisse dans l’histoire doucement
Se propagent à de simple regard vers milles images de l’éternité
 
Mon coeur qui a appartenu à un monde sans nom à un monde d’Occident
Se retrouve balancé à cette ville découvrant certains secrets qui m’étaient inconnus
Voir cette chaleur humaine se diffuser  au son des salam m’a fait apprécier cet enchantement
Que mon âme en cavale a trouvé refuge avec ce sentiment de bienvenu
 
Cette ville qui le jour  devient des rues agitées d’êtres de tous les coins
Essayant d’attraper la vie au passage pour contempler quelques trésors
Car  la richesse dévoile ici un autre visage sans hypocrisie sans venin
Qui ne reste qu’à exploser de tous ses feux donnant un autre décor
 
Puis survient la nuit, étrange sensation qui naît dans mon intérieur
Chaque artère métamorphosée à un désert que seul le vent est maître
En guise de trêve,  les visions du jour viennent s’inscrire à jamais dans mon coeur
Parfumer ma peau, mon âme de divers arômes à saveur champêtre
 
Je ne peux oublier ces visages, ces épisodes, ces couleurs enfin tout ce qui meublent le temps
Je ne peux oublier les cinq échos de l’appel qui deviennent mon appel vers ce créateur
Je ne peux oublier cette fraternité ensemencée de réel sentiment
Non je ne peux oublier Taza et la générosité des gens qui y demeurent

 
Rachel Hubert (Nuage)
13 Mars 2002