Hiver enneigé, printemps inondé? Pas forcément


Avec l’hiver que nous avons eu, le froid qui ne démordait pas et la neige qu’on ne savait plus ou la mettre, les trottoirs impraticables, le déneigement des rues difficiles, semble être enfin derrière nous. Il reste maintenant a fondre toute cette neige et cette glace. Allons-nous connaitre des inondations un peu partout au Québec ? Tout dépend de la quantité de pluie et la température. Si cela fond trop vite, … Sortez vos bateaux ? Pour le moment, cela semble aller tranquillement et on ne prévoit pas de grandes inondations, mais cela est quand même à surveiller.
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Hiver enneigé, printemps inondé? Pas forcément

 

La rivière Sainte-Anne photographiée en hiver. On aperçoit un pont surplombant la rivière. Cette dernière est entièrement recouverte de neige.

La rivière Sainte-Anne, à Saint-Raymond, fait l’objet d’une étroite surveillance. Photo: Radio-Canada / Samuel Pouliot

Louis Gagné

L’importante quantité de neige qui est tombée sur le Québec depuis le début de l’hiver n’entraînera pas nécessairement plus d’inondations lors de la fonte printanière.

Le directeur des opérations d’Hydro-Météo, Pierre Corbin, mentionne que d’autres facteurs que la quantité de neige peuvent influencer l’intensité des crues, tels que les précipitations de pluie et la température.

« C’est vraiment ça qui va faire qu’on aura des problèmes, d’une part, avec les glaces, et, d’autre part, sans les glaces, après les débâcles pour certains cours d’eau », explique M. Corbin en entrevue à Radio-Canada.

Le directeur des opérations ajoute qu’il est difficile de prévoir si la fonte des neiges sera accompagnée de pluie ou d’épisodes de redoux prolongés. Si c’est le cas, la quantité élevée de neige au sol pourrait effectivement provoquer des inondations.

« Plus il y a de la neige au sol, plus la crue va être significative, longue, dépendamment de la vitesse de fonte », indique-t-il.

S’il y avait des précipitations […] pendant la période de fonte, ou si la fonte était tout simplement plus rapide avec des températures de 15, 20 degrés Celsius, aucune région ne pourrait échapper aux problématiques. Pierre Corbin, directeur des opérations, Hydro-Météo

Le centre-ville de Sainte-Marie photographié lors d’une inondation au printemps 2018.

Le printemps dernier, le centre-ville de Sainte-Marie, en Beauce, avait été inondé à la suite du débordement de la rivière Chaudière. Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

Pas de problème, à court terme

Pour l’instant, ce scénario ne semble pas se dessiner, du moins à court terme. Les températures douces annoncées pour les journées de jeudi, vendredi et samedi vont faire fondre une partie de la neige, mais ne devraient pas provoquer d’importantes inondations.

« On ne devrait pas avoir d’inondation. Par contre, il faudra surveiller les plus petits cours d’eau comme les ruisseaux, qui pourraient être problématiques, mais sinon, les grosses rivières ne devraient pas bouger, en fin de semaine à tout le moins », indique Éric Drolet, directeur de la sécurité civile pour la région Capitale-Nationale-Chaudières-Appalaches-Nunavik.

Le maire de Sainte-Marie, en Beauce, abonde dans le même sens. Gaétan Vachon estime que sa municipalité devrait « s’en tirer à bon compte » au cours des prochains jours.

Il précise qu’en cas de pluie, la neige qui recouvre la glace sur la rivière Chaudière permettra d’éponger une partie des précipitations.

Une voiture circule sur une rue inondée au centre-ville de Sainte-Marie, en Beauce. La photographie a été prise de soir.

De nombreuses municipalités du Québec ont vécu des inondations au printemps 2018. Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Une « bonne nouvelle »

Le maire ajoute que la composition du couvert de glace et la présence de fissures pourraient contribuer à empêcher des inondations comme celles que Sainte-Marie a connues au cours des dernières années.

« La glace a 16 pouces d’épaisseur, mais ce n’est pas une glace pure, c’est une glace avec une couche de neige, du frasil, donc la glace comme telle n’est pas dangereuse comme certaines années, ça, c’est une bonne nouvelle », se réjouit Gaétan Vachon.

Selon les experts, on aura une meilleure idée de l’ampleur des crues printanières d’ici la fin du mois de mars et le début du mois d’avril.

« C’est à ce moment-là qu’on va voir si le dégel est plus agressif, mais pour l’instant, à court terme, on ne voit rien d’extraordinaire au niveau du dégel rapide et des précipitations », mentionne Pierre Corbin.

Avec la collaboration d’Alexandra Duval

https://ici.radio-canada.ca/

Les mégots de cigarettes, principale source de déchets marins


Il y a environ plus de 5 milliards de filtres pour cigarettes fabriqués dans le monde fait en acétate de cellulose. Les 2/3 seraient jeté dans la nature. Plusieurs de ces mégots se retrouveront dans des cours d’eau et dans les océans. Fumer est un choix, mais où jeter ses mégots sont la responsabilité des fumeurs
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Les mégots de cigarettes, principale source de déchets marins

 

cigarette mégot plage

 

Crédits : Pixabay / Sulox32

par Brice Louvet

Si les pailles et autres sacs plastiques ont attiré l’attention du public depuis quelques années, d’autres déchets, plus vicieux, participent grandement à la pollution des océans : les mégots de cigarettes. En 32 ans, une ONG en a recueilli plus de 60 millions sur les plages.

La pollution marine est l’un des fléaux les plus importants de la planète, impliquant l’ensemble de la chaîne alimentaire. Si depuis quelques années le viseur est pointé sur les sacs plastiques, et plus récemment sur les pailles, les mégots de cigarettes sont de leurs côté passés inaperçus – du moins au plus grand nombre. L’organisation Ocean Conservancy, qui sponsorise le nettoyage de plages du monde entier chaque année depuis 1986, explique en effet avoir récolté plus de 60 millions de filtres au cours de ces 32 dernières années. C’est un tiers de tous les déchets collectés. Et c’est un gros problème.

La grande majorité des 5 600 milliards de filtres fabriqués dans le monde chaque année sont en effet chargés en acétate de cellulose, une forme de plastique qui peut mettre plusieurs années à se décomposer. On estime aujourd’hui que les deux tiers de ces filtres sont jetés dans la nature. Par le biais des égouts pluviaux, des ruisseaux et autres rivières, beaucoup se retrouvent dans les océans, nuisant à la faune marine. Des micro-plastiques auraient ainsi été décelés chez environ 70 % des oiseaux de mer et 30 % des tortues marines.

En ce sens, de nombreuses personnes tirent la sonnette d’alarme, demandant l’interdiction pure et simple de la fabrication de ces filtres.

« Ils ne présentent aucun avantage pour la santé. Ils ne sont qu’un outil de marketing. Et ils facilitent la consommation de tabac, explique Thomas Novotny, professeur de santé publique à l’Université de San Diego (États-Unis). C’est aussi un contaminant majeur, avec tous ces déchets plastiques. Il me semble évident que nous ne pouvons continuer à autoriser cela ».

Les campagnes anti-tabac et autres rappels de civilités ne portant pas leurs fruits, certains se penchent directement sur la composition de ces filtres, avec pour objectif de les rendre biodégradables. En ce sens, le chimiste Mervyn Witherspoon, par exemple, qui travaillait autrefois pour le plus grand fabricant de filtres en acétate, œuvre actuellement en tant que conseiller technique auprès de Greenbutts. Il s’agit d’une startup basée à San Diego qui tente de développer un filtre composé de chanvre de Manille et de pâte de bois, liés ensemble par un amidon naturel.

Source

https://sciencepost.fr/

Raison de vivre


Comme tout ce qui vit sur cette Terre, nous avons besoin de soins propres à notre nature pour alimenter notre raison de vivre. Sans cela, nous sommes qu’une enveloppe sans âme
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Raison de vivre

 

 

 

Comme le ruisseaux et les plantes, les âmes ont besoin de la pluie, mais d’une autre sorte: l’espoir, la foi, la raison de vivre. Sinon, même si le corps continue à vivre, l’âme dépérit.

Paulo Coelho

Les incendies de forêt se répercutent sur la qualité de l’eau


Les incendies de forêt ont des conséquences bien sûr sur l’environnement immédiat, sur les gens restant à proximité. Il y a aussi sur les cours d’eau qui subissent les conséquences de ces incendies. En effet la qualité de l’eau peut-être compromise même dans les zones urbaines qui sont loin des feux.
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Les incendies de forêt se répercutent sur la qualité de l’eau

 

Une équipe de chercheurs provenant de diverses universités... (PHOTO Mark RALSTON, archives AFP)

Une équipe de chercheurs provenant de diverses universités tente de déterminer comment les incendies de forêt influencent les écosystèmes et la qualité de l’eau.

PHOTO MARK RALSTON, ARCHIVES AFP

BOB WEBER
La Presse Canadienne

 

La fumée n’est pas le seul inconvénient que font subir les incendies de forêt aux personnes vivant loin des sinistres.

Une équipe de chercheurs provenant de diverses universités tente de déterminer comment ces incendies influencent les écosystèmes et la qualité de l’eau.

Selon une membre de l’équipe, Monika Emelko, de l’Université de Waterloo, les incendies de forêt sont « particulièrement éprouvants pour l’eau ».

« Si l’incendie est intense, s’il ravage une grande superficie du bassin hydrographique, alors il peut avoir des répercussions très importantes pouvant être durables sur l’approvisionnement en eau », a-t-elle souligné.

L’équipe a été créée il y a plus de 10 ans à la suite de l’incendie de Lost Creek, dans le sud de l’Alberta. Son travail s’est révélé si précieux qu’elle a récemment reçu des subventions totalisant environ 9 millions de dollars pour étudier comment la transformation des zones forestières attribuable aux flammes touche la qualité de l’eau.

Les forêts ont été la proie des flammes depuis la nuit des temps. Toutefois, le phénomène a changé de visage au tournant du siècle.

L’intensité et la vitesse de propagation des flammes ont augmenté. Des incendies, qui, auparavant, se seraient éteints pendant la nuit continuent de faire rage le lendemain. À Lost Creek, les pompiers avaient signalé une muraille de flammes atteignant une hauteur de 150 mètres au milieu de la nuit.

Selon un article publié en 2016, les effets de ce sinistre se faisaient toujours sentir dans les cours d’eau plus d’une décennie plus tard.

Le ruissèlement commence plus tôt et est plus rapide, augmentant l’érosion et asséchant les forêts. Certains nutriments, comme le phosphore, ont crû de façon exponentielle, ce qui est excellent pour les insectes aquatiques, mais aussi pour les algues.

« Certains de ces ruisseaux ont été étouffés par les algues », fait remarquer un autre chercheur de l’équipe, Uldis Silins de l’Université de l’Alberta. « Nous avons constaté des effets durables et assez profonds sur la qualité de l’eau et l’écologie aquatique ».

L’équipe a découvert des effets similaires pour d’autres incendies étudiés. Elle a même retracé des conséquences sur des écosystèmes situés à des centaines de kilomètres en aval des flammes, entraînant de graves répercussions sur le traitement des eaux en milieu urbain.

« La qualité de l’eau peut varier considérablement, a souligné Mme Emelko. La contamination n’est pas le plus important défi ni le plus commun des programmes de traitement des eaux. Ce sont plutôt les grandes variations de la qualité de l’eau. »

Les nutriments qui étouffent les ruisseaux peuvent créer une croissance microbienne dans les conduites d’eau et les réseaux de distribution. Ils peuvent aussi réagir avec les produits chimiques utilisés pour purifier l’eau et former des éléments eux-mêmes nocifs.

Selon elle, on doit aussi songer à la sécurité des approvisionnements d’eau, là où la ressource est présente. Une grande partie des cours d’eau se nourrit de la forêt. Ainsi, les deux tiers de l’eau utilisée en Alberta proviennent de ces régions boisées.

« Lorsque nous avons commencé à travailler sur les incendies de forêt et l’eau, on nous avait dit qu’il ne s’agissait que d’un problème ponctuel et que nos travaux ne seraient pas pertinents pour la communauté scientifique dans son ensemble. Les choses ont beaucoup changé. »

http://www.lapresse.ca/

L’éléphant qui perdit son oeil


Un autre petit conte qui exprime bien l’agitation en cas de problème et ce même si la situation est très grave ne donne pas grand chose .. sauf qu’empirer la situation et nous avançons a l’aveuglette sans repère clair …
Mais si on prend de bonne respiration, laisse le temps de se remettre de nos émotions qui je sais n’ai pas facile … la vue devient moins trouble
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L’éléphant qui perdit son oeil

 

 

L’éléphant se trouvait au bord d’un ruisseau.

L’eau coulait, claire et transparente.
Il eut envie de boire.
Il se pencha au-dessus de l’eau, trempa sa trompe et… plouf !

« Quoi ! Que ?… mais qu’est-ce que… AAAaaaarrrrggggghh j’ai
perdu mon oeil ! »
s’écria l’éléphant au comble de la panique.

Effectivement, son oeil droit s’était détaché de son orbite et
était tombé au fond du ruisseau.
 

Le mastodonte chercha à retrouver son précieux globe.
Il ne vit rien. Très inquiet, il agita sa trompe dans tous les
sens, cherchant à saisir son oeil dans le lit du ruisseau.
Il remua tant et si bien que l’eau devint trouble. Plus il
agitait sa trompe et plus le sable remontait, compromettant ses
chances de retrouver une vue complète.

Soudain, l’éléphant entendit rire à gorge déployée.
Furieux, il releva la tête et vit, sur un rocher au bord de
l’eau, une petite grenouille verte. Elle riait, elle riait…,
la bouche grande ouverte :


– coaAH ! coAH ! coAH ! coAH !…
– Tu trouves ça drôle. J’ai perdu mon oeil et ça te fait rire ?!
– Ce qui est drôle, c’est de voir à quel point tu t’agites.
Calme-toi, tout ira mieux !

L’éléphant, un peu honteux, suivit le conseil de la
grenouille. Il se calma et cessa d’agiter sa trompe.
L’eau redevint calme, peu à peu le sable retomba.

Tout au fond du ruisseau, l’éléphant vit son oeil, intacte.
Il le saisit avec sa trompe, le remit dans son orbite, à sa place.
Sans oublier de remercier la grenouille verte.

Écoute la terre


Je ne sais pas si vous en souvenez mais en 2003 ce fut la guerre en Irak lancé par Bush. Voyant les nouvelles, les bêtises humaines, les erreurs des soi-disant alliés et toutes ces innocentes victimes …
Nuage

 

Écoute la terre

 

Écoute la terre, d’où sort les murmures
De poètes déchus, fréquentant les nuits
Dépeindre sous leurs pierres, de leurs tombes impures
Quelques vies fichues, d’un destin enfuient
Les proses de l’histoire, inscrite à jamais
De soupirs confiés, à l’oreille distraite
D’amour illusoire, d’un semblant de paix
De rêves mystifiés, mit à la retraite

Écoute la terre qui quelquefois tremble
Engouffre dans les abîmes, les peuples insoumis
Victoire de cette guerre, d’où la vie s’affole
Voulant taire les crimes de l’homme ennemi
Entasse ses ossements, réduit en poussière
Mais l’âme en sursis, attend le procès
De son châtiment, dans le cimetière
Sans le paradis, viens les pires regrets

Écoute la terre, d’où coulent les ruisseaux
Le murmure du vent, le bruissement des feuilles
Au calme du désert, au chant des oiseaux
Du son sanglotant, d’un nuage en deuil
Tous les secrets que dévoile ce monde
Unissant ses forces à cette création
Oubli le rejet, de cette fausse Joconde
Ce n’est que l’écorce, d’une simple illusion

Rachel Hubert (Nuage)
23 juin 2003