Le Collège des médecins insiste sur l’efficacité des vaccins contre la rougeole



Il est dommage que la désinformation à propos de la rougeole a pu faire croire que les vaccins seraient inutiles voir plus nocifs que leurs bénéfices. Maintenant, il y a plus de cas déclarés et c’est un risque pour la santé publique.
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Le Collège des médecins insiste sur l’efficacité des vaccins contre la rougeole


L'apparition de taches rouges sur le corps fait partie des symptômes de la rougeole.

L’apparition de taches rouges sur le corps fait partie des symptômes de la rougeole. Photo: iStock

La Presse canadienne

Le secrétaire du Collège des médecins du Québec, Yves Robert, publie sur le site web de l’organisme un texte qui rappelle l’efficacité de l’immunisation au moment où l’on observe un retour de la rougeole en Amérique du Nord.

Depuis le début de l’année, sept cas ont été détectés à Montréal. Les deux personnes ayant le plus récemment contracté la maladie avaient été en contact avec une personne infectée arrivant de l’extérieur.

Les autorités de santé publique de Montréal espèrent juguler une possible éclosion de rougeole dans la métropole, car des centaines de personnes auraient pu être exposées à la maladie entre samedi et mardi derniers.

Les personnes qui sont nées avant 1970 ne sont pas a priori à risque, tout comme celles nées après 1970 qui ont été vaccinées.

La rougeole est une maladie hautement contagieuse qui s’attrape par le contact avec de minuscules gouttelettes infectées dans l’air.

Le Dr Robert écrit que, dans le passé, l’immunisation a permis d’éradiquer la variole et d’endiguer ces autres maladies contre lesquelles on vaccine universellement : la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la rougeole, la rubéole et les oreillons.

Il fait observer que le virus sauvage de la rougeole a la capacité de demeurer muet dans le tissu cérébral de la personne infectée. Il devient donc possible que plusieurs années après la maladie aiguë, il y ait dégénérescence du cerveau, ce qu’on appelle une panencéphalite sclérosante subaiguë.

Yves Robert dénonce que des gens et des organisations aient créé des doutes dans le public à propos de la vaccination. Il affirme que ces doutes sont nourris par l’absence de culture scientifique.

Il conclut son texte en se demandant comment une société peut en arriver à accepter qu’une maladie ou des morts évitables réapparaissent.

La dernière grande épidémie de rougeole au Québec remonte à 1989. Plus de 10 000 cas avaient alors été signalés.

Le vaccin contre la rougeole est jugé efficace à 85 % après la première dose et à 95 % après la seconde.

https://ici.radio-canada.ca/

Le Saviez-Vous ► Médecine: de l’horreur à la menace


Il fut un temps que les maladies infectieuses, les épidémies, des maladies n’avaient pas de moyen pour l’enrayer et beaucoup trop de victimes y succombaient, comme diabète avant l’insuline, les gens souffraient le martyre à cause des infections et la putréfaction des plaies, ou encore la diphtérie avant le vaccin qui était transmissible d’un humain à un autre, ne sont que des exemples. Grâce à la recherche, beaucoup de maladies et infections possiblement mortelles sont maintenant évité par des médicaments ou des vaccins. Aujourd’hui, certaines maladies reviennent à cause des campagnes d’anti-vaccins. Malheureusement, ces personnes mettent leur vie et la vie des autres en danger.
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Médecine: de l’horreur à la menace

En réalité, il existera toujours deux facteurs qui feront pencher l'équilibre de la maladie et de la santé dans un sens ou dans l'autre. La beauté de l'histoire est que nous avons le contrôle sur l'un et l'autre de ces facteurs.

En réalité, il existera toujours deux facteurs qui feront pencher l’équilibre de la maladie et de la santé dans un sens ou dans l’autre. La beauté de l’histoire est que nous avons le contrôle sur l’un et l’autre de ces facteurs.

D-KEINE VIA GETTY IMAGES


Nous pouvons tous constater le recul des maladies mortelles et des épidémies qui décimaient des populations entières. Mais la partie n’est pas gagnée pour autant.

  • Jacques Beaulieu Communicateur scientifique

Voici des situations auxquelles les gens étaient trop souvent confrontés et qui n’existent plus de nos jours.

Une odeur de mort dans toute la maison

Le grand-père était couché dans son lit. Tout le monde savait qu’il n’en avait plus pour bien longtemps à vivre. Donc, inutile d’appeler le médecin ou encore de l’amener à l’hôpital. De toute façon, personne dans la famille n’aurait eu les moyens financiers pour payer le docteur et, encore moins, l’hôpital.

Alors on laissait grand-père s’éteindre lentement, trop lentement, de son diabète. Hier, son gros orteil s’était détaché de lui-même, complètement rongé par la gangrène. Sa jambe était bleuâtre et l’odeur infecte de viande pourrie embaumait la maison. En après-midi, monsieur le curé était passé et l’encens qu’il avait apporté réussissait à peine à camoufler cette odeur.

Ce tableau était fréquent avant que l’insuline ne fut découverte.

Brûlée vive ou dangerosité?

Toute la ville était aux abois. Une nouvelle épidémie faisait rage dans tout le pays et les premiers cas venaient d’apparaître dans la ville. Mais l’horreur atteint son comble quand Violette, la cadette de sept ans, présenta les premiers signes de la maladie.

Deux solutions s’offraient alors. Ou bien on laissait aller la maladie, alors la fillette vivrait quelque temps. Mais cette solution impliquait que durant sa brève existence, elle infecterait plusieurs autres personnes de son entourage. L’autre solution consistait à plonger la jeune enfant dans un bassin d’huile chaude.

Si elle en survivait, elle serait complètement défigurée pour toute sa vie, mais ne pourrait plus contaminer personne. Imaginez-vous, si vous l’osez, être la mère ou le père de Violette. Quelle décision prendrez-vous ?

Ce tableau était fréquent avant l’arrivée du premier vaccin.

Un père meurt après avoir été mordu par son fils de 4 ans

Nous sommes en 1620. La diphtérie est alors une maladie relativement fréquente et… mortelle. Infectées, les muqueuses de la gorge s’épaississent et finissent par obstruer complètement le passage de l’air dans les poumons.

Le patient aura beau vouloir inspirer ou expirer de l’air de toutes ses forces, plus rien ne passe. La mort par suffocation a alors lieu dans les minutes qui suivent l’obstruction complète. Le père voyant son fils souffrir ainsi et étant sur le point d’agoniser, il plongea sa main dans la bouche du petit et tenta d’enlever ce qui bloquait le passage de l’air.

Le fils, par réflexe, referma violemment sa bouche et mordit la main de son père jusqu’au sang. Quelques jours plus tard, le père développa aussi la diphtérie et, comme son fils, en mourut. Louis Mercado, médecin privé du roi d’Espagne Philippe III, en fut témoin et fut le premier à constater la nature transmissible de cette horrible maladie.

Bien sûr, les vaccins n’avaient pas encore été découverts.

Oui, mais

Nous pouvons tous constater le recul des maladies mortelles et des épidémies qui décimaient des populations entières. Et il est tout à fait normal et même louable de s’en féliciter. Mais la partie n’est pas gagnée pour autant.

En réalité, il existera toujours deux facteurs qui feront pencher l’équilibre de la maladie et de la santé dans un sens ou dans l’autre. La beauté de l’histoire est que nous avons le contrôle sur l’un et l’autre de ces facteurs.

Premier facteur: le patient

Le public a un rôle primordial à jouer en santé publique. S’il n’adopte pas un mode de vie sain et ne respecte pas les normes d’hygiène minimales requises, il forcera la balance à pencher du côté de la maladie. Les campagnes anti-vaccination ainsi que les doutes colportés contre les médicaments en général contribuent aussi à faire pencher la balance du côté de la maladie.

Quand une personne refuse de se protéger en se faisant vacciner ou en faisant vacciner ses enfants, elle met non seulement en jeu sa vie et celles de ses proches, mais représente une menace en santé publique. Il n’est pas normal qu’alors que des vaccins existent et sont disponibles certaines personnes refusent de faire vacciner leurs enfants. La résurgence de foyers épidémiques de rougeole, comme on le voit présentement, n’a aucune raison d’être acceptée.

La vaccination a éliminé complètement la variole de la surface de la Terre. Elle aurait pu, si tous les pays l’avaient adoptée, éliminer une autre maladie grave: la poliomyélite. Quant à la tuberculose, elle ne sévit qu’à des endroits où la promiscuité est grande et les mesures d’hygiène déficientes.

Quand le patient deviendra réellement un partenaire de sa santé, non seulement il favorisera sa propre santé, mais aussi il contribuera à l’amélioration de la santé publique.

Deuxième facteur: la recherche

La recherche demeure la seule garantie de pouvoir lutter efficacement contre les maladies présentes et futures. Ainsi, les antibiotiques ont longtemps été, et sont encore très efficaces contre les maladies infectieuses.

Mais les bactéries ne lâchent pas si facilement prise. Avec le temps, certaines bactéries peuvent développer des résistances aux antibiotiques. Qui plus est, on a découvert que ces bactéries résistantes peuvent partager leur «savoir-faire» avec d’autres bactéries augmentant ainsi les foyers de résistance.

Dans un article paru il y a quelques semaines, le Journal de Montréal rapportait que depuis cinq ans, 197 Québécois sont morts après avoir été infectés par l’une des bactéries résistantes surveillées par le ministère de la Santé (MSSS). Ce fléau pourrait devenir plus meurtrier que le cancer d’ici 2050.

Dans cette guerre sans fin entre l’homme et les microbes, notre seule arme efficace est la recherche scientifique. Elle vise deux objectifs: mieux connaître l’univers des microbes pour mieux se prévenir (recherche fondamentale) et développer de nouvelles armes (recherche appliquée et clinique) pour lutter contre les infections et les autres maladies.

S’asseoir sur ses lauriers et se contenter de bénéficier des avancées existantes n’est pas une option. Pour contrer les menaces, il faut encourager de toutes les façons possibles la recherche fondamentale et la recherche clinique en soutenant le mieux possible les médicaments novateurs.

En résumé, les deux clefs du succès: motiver le patient à devenir réellement partenaire de sa santé et favoriser la recherche et l’émergence de nouveaux médicaments.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Vaccins: des robots en ligne alimentent la désinformation


La rougeole augmente même au Canada. Il est triste de voir que la désinformation semble gagner du terrain. Il semble qu’en plus des robots se mettent de la partie.
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Vaccins: des robots en ligne alimentent la désinformation

 

L'administratrice en chef de la santé publique a... (PHOTO DAVID GOLDMAN, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS)

L’administratrice en chef de la santé publique a souligné que les acteurs malveillants en ligne peuvent être très efficaces pour alimenter la méfiance des parents.

PHOTO DAVID GOLDMAN, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

La Presse Canadienne
Ottawa

 

L’administratrice en chef de la santé publique du Canada a déclaré que l’émergence de robots en ligne conçus pour semer la méfiance complique encore davantage la lutte contre la désinformation liée aux vaccins.

La docteure Theresa Tam a affirmé que des robots répandaient des fausses déclarations sur la vaccination. Elle a ajouté que la désinformation sur les médias sociaux était au moins en partie responsable de la progression de 300 % des cas de rougeole observée cette année.

L’administratrice en chef de la santé publique a souligné que les acteurs malveillants en ligne peuvent être très efficaces pour alimenter la méfiance des parents, semer des doutes et persuader les gens à tort qu’un débat sur la vaccination est en cours entre experts fiables de la santé publique.

S’adressant aux journalistes après un événement vendredi à Ottawa, Mme Tam a expliqué que le niveau de vaccination au Canada pourrait baisser par rapport à son niveau actuel – qu’elle a décrit comme n’étant pas assez élevé, bien que pas épouvantable.

Elle affirme que toute personne peut être victime d’informations erronées en ligne, car même une courte exposition à ces informations peut changer l’idée de quelqu’un. L’administratrice en chef de la santé publique est particulièrement préoccupée par le fait que de 20 à 30 % des parents se posent des questions sur les vaccins.

Mme Tam a dit que la clé était de s’assurer que les parents qui ont des questions obtiennent des réponses fiables fondées sur des données scientifiques de la part de prestataires de santé.

https://www.lapresse.ca/

Plaidoyer pour interdire des produits homéopathiques présentés comme des substituts aux vaccins


Je ne suis pas une adepte de l’homéopathie, ce que j’ai essayé n’a pas eu d’effet escompté. Cependant, je respecte ce qui y voit des solutions naturelles qui leur font du bien, mais de là a prétendre qu’un produit homéopathique peut remplacer un vaccin pour protéger des maladies infectieuses, c’est vraiment exagéré et des trop gros risques pour les enfants.
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Plaidoyer pour interdire des produits homéopathiques présentés comme des substituts aux vaccins

 

Des flacons de produits homéopathiques

Plus de 8500 traitements homéopathiques sont approuvés par Santé Canada. Photo: Associated Press / Josh Reynolds

 

Radio-Canada

La récente mise en garde de Santé Canada selon laquelle les remèdes homéopathiques ne sont pas une solution de rechange aux vaccins ne va pas assez loin, affirment des professionnels de la santé au moment où le pays connaît une résurgence de la rougeole.

Au début du mois, Santé Canada a dit s’inquiéter de fausses allégations faites dans la commercialisation de produits homéopathiques connus sous le nom de nosodes, présentés comme substituts aux vaccins traditionnels pour prévenir les maladies infectieuses.

Le gouvernement fédéral enquête d’ailleurs sur des rapports selon lesquels certains homéopathes et naturopathes de la Colombie-Britannique ont fait la promotion de vaccins qu’ils disent naturels en vantant leurs supposées vertus préventives, même si aucune preuve scientifique n’étaie ces informations.

Les nosodes sont des préparations biologiques dérivées d’un élément de maladie ou de tissus pathologiques.

« Les nosodes ne sont pas approuvés par Santé Canada comme remplacement des vaccins et ne l’ont jamais été. Rien ne prouve leur efficacité dans la prévention ou le traitement des maladies infectieuses », a précisé Santé Canada dans un avis émis au début du mois.

Aucun produit homéopathique ne devrait être promu comme solution de rechange aux vaccins, car il n’existe aucun substitut aux vaccins. Extrait d’un avis de Santé Canada émis le 6 mars 2019

L’avis ajoutait que les enfants qui ont reçu des nosodes au lieu de vaccins « risquent de développer des maladies infantiles graves et potentiellement mortelles, comme la rougeole, les oreillons, la rubéole, la poliomyélite et la coqueluche ».

Le ministère a émis cet avis dans la foulée de l’éclosion de nouveaux cas de rougeole – une maladie qui avait été éradiquée il y a plus de 20 ans – au Canada, essentiellement en Colombie-Britannique.

Santé Canada oblige les fabricants de nosodes à indiquer sur l’étiquette de leurs produits qu’ils ne sont « ni un vaccin ni une solution de rechange à la vaccination », que leur efficacité « n’a pas été prouvée pour la prévention d’une infection » et que leur utilisation est déconseillée pour les enfants.

Des produits pourtant autorisés par Santé Canada

Il reste que Santé Canada a approuvé la mise en vente des nosodes à titre de produits de santé naturels, dont l’approbation est soumise à des critères beaucoup moins stricts.

« Il est absurde que ces produits soient homologués par Santé Canada », déplore le directeur de la division des maladies infectieuses de l’Université McMaster à Hamilton, le Dr Mark Loeb, qui a mené une étude comparative entre les vaccins, les nosodes et des placebos.

Les résultats, publiés dans la revue Vaccine en novembre dernier, n’ont révélé « absolument aucune réponse anticorps » aux remèdes homéopathiques ou aux placebos, comparativement à « une réponse robuste au vaccin », a mentionné le Dr Loeb, en entrevue au réseau CBC.

Santé Canada doit cesser d’homologuer les nosodes homéopathiques et non se contenter d’avertir les gens contre les risques qu’ils posent, argue-t-il.

Même si Santé Canada interdit la promotion des remèdes homéopathiques comme solutions de rechange aux vaccins, le fait qu’il les autorise est nuisible, renchérit Timothy Caulfield, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en droit et politiques de la santé à l’Université de l’Alberta. C’est d’autant plus vrai, affirme le chercheur, que les vaccins font l’objet d’une importante campagne de désinformation.

« C’est ce genre de gage de légitimité qui peut être utilisé par ceux qui commercialisent l’homéopathie », souligne-t-il.

Une campagne antivaccination qui inquiète

L’hésitation d’un nombre grandissant de parents à l’égard des vaccins accroît le besoin d’une réglementation plus stricte à l’endroit de produits de santé non éprouvés, soutient M. Caulfield.

La semaine dernière, l’administratrice en chef de la santé publique du Canada, Theresa Tam, a fait part de sa vive inquiétude face à la réapparition de la rougeole et d’autres maladies graves et contagieuses évitables par la vaccination.

Elle déplorait notamment la désinformation sur la vaccination ciblant les parents qu’elle constate dans les médias sociaux.

L’Agence de la santé publique du Canada note que les collectivités ont besoin d’un taux de vaccination de 95 % pour être adéquatement protégées contre la rougeole.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’une des pires menaces à la santé mondiale cette année est l’hésitation à se faire vacciner.

Avec les informations de Nicole Ireland, de CBC News

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Désinformation sur les vaccins : la médecin en chef du Canada sonne l’alarme


La rougeole avait été éradiquée en 1998 au Canada, alors qu’avant le vaccin dans les années 1960, de 300 milles à 400 milles enfants étaient atteint de la rougeole. Malheureusement, à cause de la désinformation, qu’une étude truquée en 1998 affirmait que l’autisme avait un rapport avec le vaccin ROR. Truquer, parce qu’ils se sont basés sur 12 enfants. Ce qui n’est vraiment pas représentatif, dans l’ensemble, des enfants vaccinés. De toute façon, dans un autre billet, il semblerait qu’il y ait plus de risque d’avoir un enfant autisme s’il n’était pas vacciné.
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Désinformation sur les vaccins : la médecin en chef du Canada sonne l’alarme

 

Gros plan sur le bras d'un bébé vacciné par un pédiatre.

Au cours des prochaines semaines, Theresa Tam entend lutter contre la désinformation à propos de la vaccination. Photo: Getty Images / Sean Gallup

Radio-Canada

La réticence de certains parents à faire vacciner leurs enfants préoccupe au plus haut point l’administratrice en chef de la santé publique du Canada, Theresa Tam, qui veut sensibiliser la population à la résurgence de maladies contagieuses.

Dans un communiqué publié mardi, la Dre Tam se dit « très inquiète de la réapparition au Canada et ailleurs dans le monde de certaines maladies évitables par la vaccination, en particulier de maladies aussi graves et contagieuses que la rougeole ».

« Le décès d’un enfant dû à la rougeole, ne serait-ce qu’un seul, est quelque chose d’inacceptable », déplore la médecin, spécialiste des maladies infectieuses pédiatriques.

Se gardant de critiquer les parents, qui veulent « tous […] protéger leurs enfants », elle déplore la désinformation ciblant les parents, véhiculée notamment sur les médias sociaux.

À une époque où, grâce à la vaccination, nous ne sommes plus touchés par ces maladies dangereuses, voilà que certains parents ont plus d’inquiétude sur la prévention que sur la maladie. Theresa Tam, administratrice en chef de la santé publique du Canada

Elle appelle les professionnels de la santé à « prendre le temps nécessaire pour répondre aux questions des parents inquiets » et les aider « à distinguer le vrai du faux ».

La Dre Tam encourage du même souffle les parents « à poser des questions et à chercher des sources d’information fiables et crédibles ».

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a inscrit l’hésitation à se faire vacciner sur sa liste des 10 menaces à la santé mondiale en 2019.

Selon l’OMS, la vaccination prévient de 2 à 3 millions de morts par année. L’Organisation estime qu’elle pourrait sauver la vie de 1,5 million de personnes supplémentaires si elle était davantage répandue.

Retour de la rougeole au Canada

Selon l’Agence de la santé publique du Canada, entre 300 000 et 400 000 Canadiens contractaient la rougeole chaque année avant l’apparition de la vaccination contre cette maladie infectieuse, dans les années 1960.

La rougeole avait été éradiquée au Canada en 1998.

Le dernier rapport hebdomadaire de l’Agence de la santé publique du Canada, au 23 février dernier, faisait cependant état de 19 cas apparus depuis le début de l’année, majoritairement en Colombie-Britannique.

La vaccination n’est pas obligatoire au pays, mais deux provinces – l’Ontario et le Nouveau-Brunswick – exigent une preuve de vaccination pour les jeunes qui fréquentent l’école, indique la coalition Immunisation Canada.

En janvier dernier, plus de 500 élèves d’Ottawa ont été suspendus parce que leur carnet de vaccination n’était pas à jour.

La méfiance à l’égard des vaccins découle d’une étude établissant un lien entre le vaccin et l’autisme, publiée par la revue The Lancet en 1998 et décriée par la communauté scientifique.

La revue scientifique a fait son mea culpa des années plus tard, reconnaissant qu’elle n’aurait jamais dû publier cette étude à la méthodologie douteuse menée sur à peine 12 enfants. En 2011, le British Medical Journal avait dénoncé un « trucage élaboré ».

De multiples études, dont une menée par des chercheurs de l’Université McGill et publiée en 2004, puis une autre, réalisée plus récemment par des chercheurs danois, ont montré au fil des ans qu’il n’y avait aucun lien entre le vaccin ROR et l’autisme.

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Le Saviez-Vous ► Vaccins : 6 idées reçues décryptées


Ce que j’entends souvent des adeptes d’anti-vaccins est qu’il serait à l’origine de l’autisme, e ne crois pas que les vaccins soient la causes du vaccin. Cependant, il est vrai qu’il y en a plus qu’avant. La médecine évolue et le dépistage aussi pour mieux cataloguer certains troubles et maladies. On accuse les compagnies pharmaceutiques de faire de l’argent .. Bien oui, c’est sur, mais en font-ils vraiment quand les vaccins vont à des pays plus pauvres ? Des effets secondaires ? Tous les médicaments peuvent provoquer des effets indésirables généralement sans gravité, et parfois, il y a des cas très graves.
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Vaccins : 6 idées reçues décryptées

 

Comme tout médicament, la vaccination peut entraîner des effets secondaires, la plupart du temps bénins. © Irina, Fotolia

Comme tout médicament, la vaccination peut entraîner des effets secondaires, la plupart du temps bénins. © Irina, Fotolia

Céline Deluzarche
Journaliste

« Les vaccins contiennent des adjuvants dangereux », « il est préférable de se faire immuniser naturellement », « la vaccination est le fruit du lobbying de l’industrie pharmaceutique »,…

Ces idées circulent largement sur Internet et font même l’objet de publications scientifiques sérieuses Alors que faut-il vraiment en penser ?

Futura fait le point.

La vaccination sauve chaque année trois millions de vies, rappelle l’Unicef. Pourtant, les vaccinsvfont l’objet de nombreuses controverses et même de défiance : un sondage Ipsos de 2018 montrait ainsi que près d’un Français sur cinq était défavorable à la vaccination. Accusés de favoriser l’autisme, de contenir des produits toxiques ou même de nuire à l’immunité, les vaccins sont même remis en doute par certains médecins ou études scientifiques. Rien de très nouveau :

« En 1802 déjà, des pamphlets et des figures satyriques circulaient en Angleterre montrant des vaccinés contre la variole se transformer en vache et en porc », ironise Jean-Nicolas Tournier, chef du département des maladies infectieuses à l’Institut de recherche biomédicale des armées (Irba).

Pour démêler le vrai du faux, voici six mythes anti vaccins décryptés.

Les adjuvants utilisés dans les vaccins sont dangereux : faux

Les adjuvants sont utilisés dans certains vaccins pour augmenter la réponse immunitaire et réduire le nombre de doses nécessaires. Le thimérosal, un dérivé de mercure connu pour être neurotoxique, a ainsi été accusé de favoriser l’autisme chez les jeunes enfants. Mais les doses utilisées (entre 0,003 % et 0,01 %, soit au maximum 25-50 ug/dose) sont notoirement insuffisantes pour un quelconque risque de toxicité, explique l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé). Autre adjuvant mis en cause : l’hydroxyde d’aluminium, accusé de provoquer des lésions musculaires (myofasciites à macrophages). Problème : les études épidémiologiques sur le sujet semblent souffrir de nombreux biais statistiques et la maladie semble étonnamment une spécificité française, alors que ces sels d’aluminium sont utilisés dans le monde entier. De plus, l’aluminium injecté par voie intramusculaire est pour l’essentiel éliminé rapidement, note le Haut Conseil de santé Public dans un rapport de 2013.

Les vaccins favorisent l’autisme : faux

Plusieurs études scientifiques expliquent que la vaccination ROR (rougeole-oreillons-rubéole) peut favoriser l’apparition de troubles autistiques chez les enfants. Une polémique lancée en 1998 par The Lancet avec une étude sur le sujet, retirée depuis pour falsification. Les mouvements anti vaccins s’appuient aussi sur l’augmentation du taux d’enfants diagnostiqués autistes (la prévalence est passée de 1 sur 5.000 à 1 sur 68 entre 1975 et 2010), qu’ils mettent en parallèle avec la généralisation de la vaccination. En réalité, il n’y a pas de réelle augmentation des cas, mais des critères de diagnostic plus larges, explique notamment Franck Camus, directeur de recherche au CNRS. Au final, plusieurs études épidémiologiques portant sur ces centaines de milliers de cas n’ont trouvé aucune corrélation entre vaccination et autisme.

Les vaccins ont des effets secondaires : vrai

Comme n’importe quel médicament, les vaccins peuvent entraîner des effets secondaires, comme des rougeurs locales ou de la fièvre (environ 2 % à 15 % des cas selon l’OMS), mais ils sont généralement bénins et de courte durée. De très rares cas d’allergie sont toutefois possibles : le vaccin ROR (rougeole-oreillons-rubéole) peut ainsi provoquer des chocs anaphylactiques (3,5 à 10 cas sur un million de doses injectées) ou des convulsions fébriles. Au final, les avantages de la vaccination dépassent largement les risques, rappelle le site Vaccination Info Service. Il existe toutefois des contre-indications, par exemple chez les personnes suivant un traitement immunosuppresseur ou en cas d’allergie connue à l’un des adjuvants. Les vaccins vivants atténué ssont également déconseillés aux femmes enceintes

Les vaccins sont 100 % efficaces : faux

Chaque année, beaucoup de personnes se plaignent d’avoir attrapé la grippe même en s’étant fait vacciner. Normal : étant donné qu’il existe des souches différentes, la composition du vaccin est décidée six à neuf mois à l’avance en fonction des souches circulant dans le monde et des prévisions. En 2019, le vaccin montrait par exemple un taux d’efficacité relativement faible en France, de l’ordre de 59 % contre le virus A(H1N1) et de 19 % contre le virus A(H3N2), les deux souches le plus courantes cette année-là. Mais même imparfait, le vaccin reste le meilleur moyen de se protéger : on estime que 2.000 décès par an sont évités chez les personnes âgées grâce à la vaccination. Les autres vaccins présentent une protection quasi intégrale (97 % pour la rougeole après deux doses par exemple). Attention : il faut compter une période d’incubation de deux semaines en moyenne avant que le système immunitaire ne développe une protection. Il est donc possible de contracter la maladie dans cet intervalle.

La vaccination est poussée par le lobby de l’industrie pharmaceutique : vrai et faux

« Comment ne pas s’étonner qu’une ministre qui a été en partie payée, pendant des années, par des labos pharmaceutiques, décide sans argument majeur le passage à onze vaccins obligatoires? », s’interrogeait le site Reporterre en janvier 2018, reprenant l’un des arguments préférés des antivaccins : celui d’un gouvernement à la solde du lobby pharmaceutique qui chercherait à tout prix à écouler ses produits.

Des soupçons largement alimentés par le fiasco de 2009, où 94 millions de vaccins avaient été commandés par la ministre de la Santé pour faire face à la pandémie annoncée de grippe H1N1, seuls six millions ayant été effectivement utilisés.

Certes, le business des vaccins est en constante progression dans le monde : il est passé de 23 à 42,3 milliards d’euros entre 2012 et 2016, selon le Leem (Les entreprises du médicament). Cela reste tout de même une toute petite partie des 1.000 milliards que génère au total l’industrie pharmaceutique (2017). De plus, ces vaccins sont largement écoulés dans des pays à faible revenu à des prix très bas, donc peu rentables pour les laboratoires par rapport à d’autres médicaments. Même pour les vaccins ayant un coût relativement élevé, la vaccination reste rentable pour les pouvoirs publics.

« Pour chaque euro investi dans la vaccination, le retour sur investissement est de 48 euros », rappelle le Gavi, l’organisation internationale qui fournit des vaccins à prix réduits aux pays en voie de développement.

Les vaccins empêchent le corps de se protéger naturellement : faux

Certains pensent qu’il est préférable d’attraper la grippe ou les oreillons plutôt que de passer par le vaccin, afin que le système immunitaire développe des défenses sur le long terme. En réalité, le vaccin agit de la même manière que l’infection elle-même : il stimule la production d’anticorps spécifiques contre le virus ou la bactérie, ce qui nous protège si notre corps rencontre par la suite ce microbe. Le vaccin étant spécifique à chaque maladie, il n’a aucun effet sur les autres pathogènes extérieurs

« Les 150 antigènes que l’on trouve dans les vaccins représentent une goutte d’eau dans l’océan des 10.000 milliards de bactéries et virus qui nous entourent et contre lesquels notre système immunitaire répond en permanence depuis notre naissance », insiste Jean-Nicolas Tournier.

De plus, mêmes des maladies que l’on croit bénines comme la grippe peuvent s’avérer mortelles en cas de complications

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https://www.futura-sciences.com/

Aucun lien entre vaccin anti-rougeole et autisme


Il est vraiment dommage et dangereux que des parents ne vaccinent pas leurs enfants contre la rougeole, oreillons et la rubéole. Il semblerait qu’en fait, que l’autisme augmenterait de 17 % sans vaccins et une augmentation de 7 % s’il y a déjà des enfants atteint de l’autisme.
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Aucun lien entre vaccin anti-rougeole et autisme

 

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Une autre étude le confirme.

  • Jean-Benoit Legault

Le vaccin ROR n’augmente pas le risque d’autisme, démontre un examen de tous les enfants nés au Danemark de mères danoises entre 1999 et 2010.

Le vaccin antirougeoleux, antiourlien et antirubéoleux (contre la rougeole, les oreillons et la rubéole) ne cause pas non plus l’autisme chez les enfants qui y seraient vulnérables et n’est pas associé à l’apparition de grappes de cas d’autisme après la vaccination, ajoutent les chercheurs dans les pages du journal médical Annals of Internal Medicine.

Un lien hypothétique entre le vaccin ROR et l’autisme continue à inquiéter certains parents, au point où plusieurs refusent maintenant de faire vacciner leur enfant.

L’Organisation mondiale de la Santé estime que cette réticence face à la vaccination constitue l’une des dix plus grandes menaces à la santé publique. On note actuellement une recrudescence du nombre de cas de rougeole en Europe et aux États-Unis.

Près de 660 000 enfants ont été inclus dans l’analyse des chercheurs de l’institut danois Statens Serum. Un peu plus de 6500 d’entre eux ont reçu un diagnostic d’autisme.

Les scientifiques ont découvert que les enfants qui avaient été vaccinés étaient 7 pour cent moins susceptibles que les autres de souffrir d’autisme. De plus, le risque d’autisme augmentait de 17 pour cent chez les enfants qui n’avaient pas été vaccinés.

Les enfants qui comptaient des cas d’autisme dans leur fratrie multipliaient environ par sept leur risque d’autisme.

L’inquiétude est née en 1998, quand le journal médical The Lancet a publié une étude qui traçait un lien entre le vaccin et l’autisme. The Lancet s’est formellement rétracté en 2010, en reconnaissant que l’étude n’aurait jamais dû être publiée, et l’année suivante, le British Medical Journal a dénoncé un «trucage élaboré».

De multiples études, dont une publiée en 2004 par des chercheurs de l’Université McGill, ont assuré au fil des ans qu’il n’y a aucun lien entre le vaccin ROR et l’autisme.

Santé Canada recommande le vaccin ROR pour les enfants âgés de 12 à 15 mois.

L’agence fédérale prévient que «la perte de (…) confiance du public relativement à l’immunisation peut réduire le nombre de personnes qui sont vaccinées et entraîner la réémergence de maladies évitables par la vaccination et de complications connexes».

 

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