Le Saviez-Vous ► Faut-il manger du riz quand on a la diarrhée ?


Légende urbaine ou vérité ? Un des remèdes de grand-mère en cas de diarrhée est de manger du riz. Est-ce efficace ? Pour ma part, je faisais de l’eau de riz pour mes enfants mélangé avec un peu du jus, car ce n’était pas vraiment ragoûtant de voir cette matière visqueuse.. Est-ce que tous les riz se valent ?
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Faut-il manger du riz quand on a la diarrhée ?

 

Bol de riz blanc.

Bol de riz blanc.

© MARTIN LEE/REX/REX/SIPA

 

Si vous (ou vos enfants) êtes un habitué de la gastro ou des voyages en Inde, vous êtes également certainement familier de ce conseil : en cas de diarrhée, mangez du riz. A suivre ?

C’est bien connu, nos mères et nos grand-mères l’ont toujours répété : le riz, ça constipe. Info ? Croyance ? Et basée sur quelles réalités scientifiques ? Petite enquête intérieure au cœur des intestins. Pour comprendre le pourquoi des humeurs changeantes de nos intestins (un coup c’est mou, un coup c’est dur), il faut d’abord se pencher sur les selles. Autrement dit, le caca, c’est quoi ? Eh bien c’est une sorte de pâte composée d’eau, de bactéries et de fibres alimentaires non digérées. Quand cette mixture est trop riche en eau et est évacuée trop souvent, on parle de diarrhée. A l’inverse, quand le mélange manque de liquide, les selles sont dures et ont du mal à se frayer un chemin jusqu’à la sortie. On parle de constipation.

La diarrhée : quand le côlon se laisse déborder

Le responsable du dosage en eau, c’est le côlon. Quand tout va bien, il est censé fabriquer l’étron de consistance idéale, avec juste ce qu’il faut de liquide. Un travail complexe quand on sait que la pâte qui lui est apportée par l’intestin précédent (le grêle) ressemble à de la soupe. Le côlon doit donc assécher ce potage. L’image d’une éponge qu’on essore est séduisante mais d’un point de vue physique, ça ne se passe pas tout à fait comme ça. En réalité, dans les cellules de la paroi intestinale sont logées de petites pompes qui transportent les minéraux (le sel essentiellement) de l’intérieur du côlon vers l’intérieur du corps. Pour équilibrer les concentration en sels de part et d’autre de la paroi intestinale, l’eau, par osmose, suit. Enfin, quand on est en bonne santé.

Car en cas de gastro-entérite, un virus maléfique nommé rotavirus empêche le gros intestin d’effectuer sa tâche correctement. La même chose se produit lors de certaines infections bactériennes. La réabsorption intestinale est alors perturbée car les petites pompes décrites ci-dessus ne peuvent plus assurer leur tâche. Du coup, l’eau reste dans le côlon, et finit par sortir par les voies naturelles en entraînant les déchets de la digestion. C’est la diarrhée.

Riz et diarrhée : les meilleurs ennemis

Que viendrait faire le riz dans cette histoire ? Eh bien, pour être franc, pas grand chose, mais quand même. Parce qu’en cas de diarrhée, le côlon est donc mis à rude épreuve. Et le riz (uniquement s’il est blanc) est un aliment sans résidus : autrement dit, une fois que votre bol de riz a franchi l’intestin grêle, il n’en reste rien. Or, pas de déchet égale pas de selle ! Et pas de selle signifie que le côlon peut se reposer un peu.

Mais la diarrhée, ce n’est pas que des excréments liquide, c’est aussi du caca fréquent. On l’a vu, la première tâche du côlon, c’est un travail d’essorage. Mais le gros intestin œuvre également dans la vitesse du transit. En temps normal, les aliments sont poussés grâce à des mouvements réflexes de l’intestin (les mouvements péristaltiques). Sans nous demander notre avis puisqu’il est doté de son système nerveux autonome, le côlon se contracte régulièrement afin d’appuyer sur son continu et de le pousser vers la sortie. Un peu comme on chasserait le dentifrice de son tube. Or, en cas de diarrhée, ces mouvements sont accélérés, d’où un besoin accru de se rendre sur le trône. Là encore, le riz n’a finalement que peu d’influence : son seul pouvoir réside toujours dans son absence de déchet. Sans caca à pousser, le péristaltisme a tendance à ralentir.

Manger du riz en cas de diarrhée ?

En conclusion : ça ne coûte rien de manger du riz en cas de diarrhée, et c’est même recommandé. Les petits grains blancs ne pourront que faire du bien à votre côlon malmené. Mais ça n’est pas un remède miracle qui dispenserait de consulter le médecin… car certains médicaments offrent des effets autrement plus efficaces. Ah, et dernier détail, le riz « anti diarrhée », il doit être blanc. Car le riz complet, chargé de fibres, aurait lui, sur votre système digestif déjà mal en point, un effet aggravant.

Marina Lena

https://www.sciencesetavenir.fr/

Le Saviez-Vous ► Virus : combien de temps survivent-ils sur nos vêtements?


Les temps plus froids s’en viennent à grand pas, avec toutes les conséquences de grippe, gastro qui sont toutes heureuses de se propager. Dépendant de la surface ou les germes sont installés, leur temps de contamination peuvent varier de quelques minutes à quelques heures, voir même des jours
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Virus : combien de temps survivent-ils sur nos vêtements?

 

Le corps humain est porteur d’une quantité très importante de germes. Une très large majorité des microorganismes sont non pathogènes et très utiles pour notre système immunitaire, mais d’autres non… Et à chaque fois que nos mains rencontrent une surface porteuse d’une mauvaise bactérie, on risque de tomber malade. 

Le virus de l’influenza, responsable de la grippe saisonnière, ne vit que 5 minutes sur notre peau. Cependant, il peut rester actif plus de 8 heures sur un vêtement, et entre 24 heures et 48 heures sur une surface sèche (comme un meuble, une poignée de porte etc.).

Gastro-entérite, un calvaire 

Deux virus sont responsables de la gastro-entérite : le norovirus et le rotavirus. Le premier, généralement le coupable de notre épidémie saisonnières, survit au moins 8 heures sur les surfaces… Et parfois même jusqu’à sept jours !

Le rotavirus, quant à lui, est un véritable supplice pour les hôpitaux et les garderies ! Il peut survivre entre 6 et 60 jours sur nos vêtements, coussins, meubles… 

Nettoyage efficace 

Pour éviter d’être sans cesse réinfecté par la même maladie, il est donc primordial de jeter ses mouchoirs usagés immédiatement après s’en être servit, et de ne surtout pas les poser sur une surface (comme un bureau ou une table). 

Ensuite, n’hésitez pas à utiliser des produits ménagers désinfectants sur vos surfaces – sans pour autant tomber dans la paranoïa.

Inutile de le répéter : il faut se laver les mains. D’abord pour éviter d’être infecté, ensuite pour ne pas transmettre ses germes.

Aussi, se tenir à distance (raisonnable) d’une personne malade n’est pas un mythe : si une personne a une infection des voies aériennes, elle émet des microgouttelettes par la toux… Mais aussi par la parole ! Et ces gouttelettes ont une portée d’un mètre cinquante.

Cependant, contrairement à l’idée reçue, retenir son souffle n’a aucun intérêt : portés par les gouttelettes, les germes sont précipités sur notre visage et les risques de maladie sont aussi importants qu’après avoir touché une poignée de porte infectée.

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Pourquoi daber vous sauvera du rhume


Pourquoi il est si important de faire attention quand nous éternuons ? Il faut savoir qu’un éternuement peut se propulser jusqu’è 6 mètres et reste en suspend très longtemps. Il est donc important de protéger les choses et les gens autour de nous. Les Français offrent une façon drôle pour éternuer dans le coude
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Pourquoi daber vous sauvera du rhume

Éternuer dans son coude, à la fois cool et utile | Ben_Kerckx via Pixabay CO License by

Éternuer dans son coude, à la fois cool et utile | Ben_Kerckx via Pixabay CO License by

Cécilia Léger

Grippe, rhume, gastro, pour éviter de propager tous ces virus, éternuez correctement: en dansant.

L’épidémie de grippe sévit depuis plusieurs semaines. Ajoutez à cela qu’on est au cœur de l’hiver. Les systèmes immunitaires sont mis à rude épreuve et les rhumes se propagent. Personne n’a envie d’être cloué au lit, vidé de son énergie et le nez plein de morve. Et pourtant, qui d’entre nous fait un peu attention à ne pas propager le virus? Pas grand monde. Vous éternuez soit dans vos mains, soit dans les airs (pas bravo). Alors qu’il suffirait de daber pour freiner les maladies saisonnières

 

Tout le monde a déjà toussé ou éternué devant soi sans se protéger. Évidemment, ce n’est pas du tout hygiénique, on s’en doute. Mais bon, on se dit qu’au bout de quelques secondes les particules vont juste retomber par terre ou s’évaporer dans les airs. En réalité, un éternuement atteint une vitesse d’environ 16 km/h selon une étude du journal scientifique Plos One. Une vitesse et une force de propulsion qui projettent les particules juqu’à six mètres, comme l’explique au Figaro Lydia Bourouiba, professeure d’ingénierie civile et environnementale au MIT.

Pas la peine d’espérer que les particules se volatilisent. En réalité, elles restent en suspend très longtemps dans les airs.

«En cas de toux ou d’éternuements, des milliers de particules infectieuses contaminent l’air de toute une pièce non aérée pour plusieurs heures», explique l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes).

Résultat, après chaque «atchoum», vous faites profiter tout un tas de monde autour de vous de vos miasmes.

Les petits mouchoirs

«L’idéal est de se moucher dans un mouchoir en papier qu’on jette immédiatement dans une poubelle fermée», explique Jean-Paul Hamon, le président de la Fédération des médecins de France (FMF).

Ok, c’est peut-être ce qu’il y a de mieux. Mais franchement, qui garde toujours à côté de lui un mouchoir déplié, prêt à servir à la dernière seconde? Pas moi en tous cas.

Seul recours alors, éternuer dans ses mains puis les frotter piteusement sur son pantalon en pensant que «c’est bon, c’est essuyé». Encore perdu. Si le virus de la grippe influenza, responsable de la grippe, ne survit que cinq minutes sur la peau, il reste actif de 24 à 48 heures sur toutes les surfaces inertes que vous touchez, selon le rapport «Virus de l’hiver» publié en décembre 2013 par l’Inpes. Le norovirus, responsable de la gastro-entérite, survit, lui jusqu’à sept jours sur les surfaces inertes. Et le rotavirus (également responsable de la gastro-entérite) jusqu’à soixante jours selon la même étude.

Voilà pourquoi l’Inpes insiste autant dans ses campagnes médiatiques pour qu’après chaque éternuement ou quinte de toux, on se lave les mains «pendant 30 secondes pour produire de la mousse, sans oublier les ongles et le bout des doigts, la paume et l’extérieur des mains, les jointures des doigts et les poignets.»

Daber comme jamais

Il existe pourtant une solution pour limiter les dégats: éternuer dans le pli intérieur de son coude.

«À l’époque où Roselyne Bachelot était ministre de la Santé, il était conseillé, en l’absence de mouchoir, d’éternuer à l’intérieur de son coude et non pas dans ses mains. Une façon de ne pas disperser de germes sur ses mains qu’on n’aurait pas eu le temps de laver», explique Jean-Paul Hamon, de la Fédération des médecins de France.

Pour faire simple, il suffirait donc de nicher son visage dans son bras –comme pour daber–afin d’éviter de propager les virus. Rien sur les mains, rien dans les airs. Tout dans la partie intérieure de la manche. En plus, ça vous donne l’occasion de claquer un petit dab des familles gratuit de temps en temps. Preuve que l’idée véhiculée à l’époque de Roselyne Bachelot est toujours d’actualité, l’appli Bistrips, qui permet de se créer un personnage à son effigie, a trouvé ça cool, puisqu’elle en a fait un Bitmoji.

Bitstrips

Alors, cet hiver, dabons dans l’espoir de moins faire circuler les maladies.

«L’histoire ne dit pas ce que devient le pull si on éternue souvent», sourit Jean-Paul Hamon.

Il doit être assez sale à la fin de la journée, effectivement. Mais qu’on se rassure, les virus meurent en huit à douze heures sur les vêtements selon l’Inpes. Aucune raison, donc, d’avoir peur que son panier à linge ne se transforme en incubateur à virus.

http://www.slate.fr

En hiver, déjouez les pièges de la gastro


En cette période de l’année nous sommes plus casanier et l’alimentation est peut-être moins bien équilibré, ce qui laisse une porte entrouverte aux virus dont la gastro. Comme c’est une maladie très contagieuse, il est nécessaire de prendre quelques précaution
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En hiver, déjouez les pièges de la gastro

 

Elle court, elle court, l’épidémie de gastro ! A tel point que vous avez bien peur de ne pas pouvoir y échapper. Petits trucs pour vous prémunir, ainsi que votre famille.

Nausées, vomissements, diarrhée : les symptômes de la gastro


Se précipiter aux toilettes toutes les cinq minutes, être parcouru de frissons de fièvre sans pouvoir contenir sa nausée… On a tous éprouvé au moins une fois les désagréables symptômes liés à la gastro-entérite.

La plupart du temps tout à fait bénigne et de courte durée, cette maladie n’en est pas moins particulièrement incommodante et elle laisse généralement sa victime complètement épuisée pendant plusieurs jours. Chez les enfants et les personnes fragiles, elle peut être encore plus sévère, provoquant une déshydratation qui conduira à l’hôpital.

Très contagieuse

 

© Nyul/Fotolia.com

Mal au ventre, nausées, diarrhée, vomissements… Pas drôle d’avoir la gastro !

La gastro-entérite peut avoir différentes causes, bactériennes ou virales, c’est selon. Les fameuses salmonelles que l’on retrouve dans la nourriture y sont parfois pour quelque chose, de même que les colibacilles.

En hiver, c’est essentiellement le rotavirus,extrêmement contagieux, qui frappe la population européenne, entraînant de véritables épidémies.

Pour lutter : avoir une hygiène irréprochable

 

© iStockphoto/Thinkstock

Le frigo, un véritable nid à bactéries, qu’il faut donc nettoyer le plus souvent possible.

L’essentiel de la prévention consiste donc à fuir ce virus très résistant, qui peut rester plusieurs jours voire plusieurs semaines à l’air libre tout en continuant de sévir. Une hygiène scrupuleuse peut vous permettre de passer au travers.

Se laver les mains après être passé aux toilettes est primordial. Certes, cela devrait toujours être le cas mais des études ont prouvé qu’en l’absence de témoins, beaucoup zappaient cette étape. Surtout pas en période de gastro !

Se laver les mains avant la préparation du repas est également nécessaire.
Evidemment, les personnes malades s’abstiendront de préparer à manger pour le reste de la famille. De toute façon, elles ne devraient a priori pas en avoir envie.

Se laver les mains (oui, encore !) avant de passer à table et en sortant de table. Pas toujours évident lorsque l’on ne mange pas chez soi. Mais il existe aujourd’hui des savons-gels très efficaces qui s’utilisent sans eau et éliminent un maximum de germes indésirables.

Ne pas boire et ne pas manger dans le même verre ou la même assiette que quelqu’un d’autre.

L’hygiène des surfaces est également très importante, notamment dans la cuisine. Le plan de travail, l’évier, la table doivent être désinfectés très régulièrement.

De même, désinfecter les toilettes souvent, surtout si quelqu’un est malade dans la famille.

Attention au frigo ! Ne rien laisser traîner à l’air libre, fermer toutes les boîtes hermétiquement et vérifier régulièrement les dates de péremption. Ne pas laisser moisir indéfiniment un reste de repas pour le consommer plusieurs jours après.

Booster ses défenses immunitaires

 

© Hemera/Thinkstock

Optez pour une alimentation équilibrée, riche en vitamines, histoire de booster vos défenses immunitaires au maximum.

Si le rotavirus sévit essentiellement en hiver, ce n’est pas par hasard : notre organisme est affaibli par le froid, le manque de lumière… Il lutte donc moins bien contre les différents microbes qui tentent de s’introduire. Une manière d’éloigner la gastro comme bien d’autres maladies de l’hiver consiste donc à veiller à rester en forme en tout temps. Cela passe par une alimentation équilibrée, riche en vitamines et autres éléments nécessaires au corps pour fonctionner.
Un check-up de début d’hiver chez son médecin traitant peut permettre de déceler une carence à laquelle il faudra remédier.

Pour les jeunes enfants, deux vaccins sont aujourd’hui disponibles sur le marché, qui permettent de se prémunir contre la forme la plus répandue du rotavirus. Ils sont très efficaces : entre 70 % et 90 % de réussite. Ils peuvent être administrés par voie orale, avant l’âge de six mois. Seul souci : ils coûtent encore très cher.

Attention, le virus de la gastro est particulièrement contagieux et le strict respect de ces mesures ne garantit pas de pouvoir l’éviter. Si jamais il vous assaille, patience : vous devriez être sur pied en une ou deux journées.

Mathilde REGNAULT, Journal des Femmes