Presque un an après la fin de la mission, l’ultime image de la sonde Rosetta


On croyait avoir tout eu de la sonde Rosetta avant son ultime saut sur la comète Tchouri. Les scientifiques ont trouvé dans les données de Rosetta une dernière image de la comète
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Presque un an après la fin de la mission, l’ultime image de la sonde Rosetta

 

Rosetta

La toute dernière image de la comète Tchouri prise par la sonde Rosetta juste avant son atterrissage, signant la fin de sa mission, le 30 septembre 2016

CRÉDIT : ESA

Par Erwan Lecomte et Sarah Sermondadaz

Surprise inattendue : quasiment un an après la fin de sa mission, les données envoyées par la sonde Rosetta ont permis de reconstituer une ultime image avant son crash à la surface de la comète Tchouri.

ROSETTA. C’est une surprise inattendue : quasiment un an jour pour jour après la fin de sa mission, le vendredi 30 septembre 2016 à 13h19, Rosetta livre une ultime image, issue des dernières données transmises par le télémètre à la Terre avant le crash de fin. Car la sonde avait déjà transmis l’an dernier une image saisie depuis à peine 51 mètres de la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko – dite « Tchouri »… mais n’avait visiblement pas dit son dernier mot !

Le dernier testament de Rosetta

« Bien après l’image finale, nous avons retrouvé des données de télémétrie transmises par Rosetta sur nos ordinateurs, explique Holger Sierks, du Max Planck Institute, à travers un communiqué.

Et nous avons réalisé que ces données nous permettaient d’obtenir une nouvelle image ! » 

En fait, ces données correspondaient à un fragment de photo, qui n’a pas été reconnu comme une image par le système de traitement automatisé des données. C’est pourquoi les ingénieurs du Max Planck Institute ont dû la reconstituer manuellement.

Localisation de l’ultime prise de vue délivrée par Rosetta sur Tchouri

La mission de Rosetta a duré 12 années, qui l’ont emmenée à quelque 8 milliards de kilomètres de la planète Terre. Partie pour larguer le petit atterrisseur Philae sur la comète Tchouri, la sonde a elle-même fini son périple en s’écrasant sur l’astre… puis en coupant toute communication avec la Terre.

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L’odyssée spatiale de Rosetta est terminée


Comme un conte de fées, la sonde Rosette va rejoindre Philaé pour l’éternité. C’est une très belle aventure que l’Agence spatiale européenne a fait vivre à ceux qui l’ont suivi pendant toutes ces années
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L’odyssée spatiale de Rosetta est terminée

 

La dernière photo de Tchouri prise par Rosetta avant de se fracasser sur la comète.

La dernière photo de Tchouri prise par Rosetta avant de se fracasser sur la comète.  PHOTO : AP/AGENCE SPATIALE EUROPÉENNE

La sonde européenne Rosetta s’est écrasée, comme prévu, sur la comète Tchouri, mettant un terme à une mission spatiale historique de plus de 12 ans.

RADIO-CANADA AVEC AGENCE FRANCE-PRESSE ET REUTERS

« Merci, Rosetta », a tweeté le directeur général de l’Agence spatiale européenne, Jan Woerner.

L’odyssée de Rosetta, qui avait pour objectif d’étudier la comète Tchourioumov-Guérassimenko (alias Tchouri), prend donc fin après un parcours de près de 8 milliards de kilomètres. Lancée en mars 2004,la sonde escorte la comète depuis août 2014.

Mais Rosetta et Tchouri s’éloignaient de plus en plus du Soleil, qui est la seule source d’énergie de la sonde.

L’Agence spatiale européenne a donc choisi de mettre fin à la mission pendant qu’elle contrôlait encore la sonde et que celle-ci avait encore assez de puissance pour travailler.

Rosetta avait été programmée pour s’éteindre dès qu’elle entrerait en contact avec la surface du noyau cométaire.

La mission de la sonde Rosetta visait à mieux comprendre l’évolution du système solaire depuis sa naissance, les comètes étant considérées comme des vestiges de la matière primitive permettant d’expliquer la vie sur Terre.

Les dernières heures de Rosetta

Durant sa descente contrôlée vers la comète, une approche commencée jeudi et qui a duré plus de 14 heures, la sonde a pris des photos rapprochées du corps céleste et a recueilli des données sur les gaz près de la surface.

« Nous ne sommes pas allés avec Rosetta dans les deux derniers kilomètres [avant la surface de la comète] et nous pensons qu’ils sont essentiels à la compréhension de la façon dont les gaz et la poussière s’échappent de la surface pour gagner l’atmosphère extérieure », avait affirmé, plus tôt, Matt Taylor, scientifique attaché à la mission Rosetta, au centre opérationnel de l’Agence spatiale européenne à Darmstadt, en Allemagne.

Nous sommes excités [mais aussi] un peu tristes. En même temps, nous savons qu’il y a encore beaucoup de recherches scientifiques à faire [avec les données recueillies]. Matt Taylor, responsable scientifique de la mission Rosetta

Ceux qui ont travaillé à la mission Rosetta s’accordent à dire que la sonde a dépassé de loin les attentes des scientifiques, en tenant bon aussi longtemps.

La contribution de Philae

Le 12 novembre 2014, après avoir été largué de la sonde, le robot Philae s’est posé sur Tchouri, une première historique. Philae a notamment découvert des molécules organiques sur la comète. Il s’est endormi 60 heures après s’être posé, s’est réveillé en juin 2015, puis n’a plus donné signe de vie depuis le 9 juillet dernier. Rosetta a coupé ses communications avec Philae fin juillet 2016.

Un dessin d'artiste du robot Philae sur la surface de la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko

Un dessin d’artiste du robot Philae sur la surface de la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko   PHOTO : ESA

La mission Rosetta en dix chiffres

  • 7,9 milliards de kilomètres : la distance totale parcourue par Rosetta depuis son lancement.
  • 12 ans, 6 mois et 28 jours : le temps qui s’est écoulé depuis le lancement de Rosetta, le 2 mars 2004.
  • 786 jours : le temps passé par la sonde à escorter la comète Tchouri.
  • 720 millions de kilomètres : la distance à laquelle se trouvait Rosetta par rapport à la Terre jeudi soir.
  • 19 kilomètres : l’altitude de Rosetta avant d’entamer sa descente vers Tchouri.
  • 14 heures : la durée de la descente de la sonde jusqu’à la collision volontaire sur la comète.
  • 40 minutes : le temps que met un signal envoyé par Rosetta pour parvenir à la Terre.
  • 100 kilogrammes : le poids de Philae. Rosetta, elle, pèse environ 3 tonnes.
  • 2 milliards de dollars : le coût de la mission Rosetta.
  • 500 : le nombre de scientifiques et d’ingénieurs participant au projet.

Source : Agence spatiale européenne

 

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La sonde Rosetta ira mourir sur la comète Tchouri


 

Une aventure qui aurait duré 12 ans. Cela a commencé en 2004 et finira en automne 2016. 10 à se rendre jusqu’a la comète Tchouri et 2 ans à nous émerveiller pour les informations que le robot Philae avait transmis à Rosetta. Et la fin, quelle belle fin que ces complices puissent être réunis pour l’éternité
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La sonde Rosetta ira mourir sur la comète Tchouri

Apperçu de la sonde Rosetta

Apperçu de la sonde Rosetta   PHOTO : ? NASA NASA / REUTERS

Après 12 années passées dans l’espace, la sonde Rosetta achèvera sa mission en rejoignant le robot Philae sur la comète Tchouri le 30 septembre prochain, a indiqué jeudi l’Agence spatiale européenne (ESA).

L’odyssée de Rosetta, qui avait pour objectif d’étudier la comète, prendra donc fin après avoir parcouru près de 8 milliards de kilomètres.

Pour conclure de façon magistrale sa mission, Rosetta, après une descente contrôlée inédite, ira rejoindre Philae et donnera un ultime baiser à sa comète. Centre national d’études spatiales (CNES)

    Avant de tirer définitivement sa révérence, Rosetta prendra des clichés à très haute résolution de la comète et fera des mesures scientifiques inédites.

    La vie de Rosetta en quelques dates :

  • 2 mars 2004 : la sonde est lancée

  • 5 septembre 2008 : Rosetta survole l’astéroïde Steins

  • 10 juillet 2010 : Rosetta survole l’astéroïde Lutétia

  • 8 juin 2011 : Rosetta entre en hibernation en vue de son long périple vers la comète Rosetta (je crois que c’est Tchouri que le journaliste veut dire ndlr)

  • 20 janvier 2014 : Rosetta se réveille

  • 6 août 2014 : la sonde entre en orbite autour de la comète Tchourioumov-Guérassimenko

  • 12 Novembre 2014 : Rosetta largue le petit robot-laboratoire Philae. Le robot a marqué l’histoire en se posant sur la comète. Depuis, il est totalement endormi sur Tchouri, qui continue de se refroidir à mesure qu’elle s’éloigne du soleil.

  • 30 septembre : Rosetta ira rejoindre Philae sur Tchouri pour conclure sa mission

« Dès le contact avec la surface de la comète, les communications cesseront, ainsi que les opérations menées par Rosetta », indique le CNES.

La mission de la sonde Rosetta visait à mieux comprendre l’évolution du système solaire depuis sa naissance, les comètes étant considérées comme des vestiges de la matière primitive.

Les premières images captées par le robot Philae à la surface de la comète « Tchouri » montrent un terrain très accidenté. Au premier plan, on aperçoit une des pattes du robot.

Les premières images captées par le robot Philae à la surface de la comète « Tchouri » montrent un terrain très accidenté. Au premier plan, on aperçoit une des pattes du robot.   PHOTO : AP/ESA/ROSETTA/PHILAE

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Premier anniversaire pour Philae, Rosetta revient vers lui


Je ne sais pas si Philae va finir son travail sur la comète Tchouri mais, nous pouvons que félicité l’agence européenne pour ce coup de maitre de poser un robot sur une comète en mouvement. En plus de cet exploit, Philae et Rosetta ont pu communiquer entre eux et informer les scientifiques de leur conversation Bref, c’est une année bien remplie avec succès
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Premier anniversaire pour Philae, Rosetta revient vers lui

 

Philae est un héros interplanétaire: au bout de... (PHOTO ARCHIVES ESA/AP)

Philae est un héros interplanétaire: au bout de dix ans de voyage comme passager de Rosetta, il a réalisé le 12 novembre 2014 une première historique en atterrissant sur la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko, un exploit qui a tenu en haleine le monde entier.

PHOTO ARCHIVES ESA/AP

PASCALE MOLLARD-CHENEBENOIT
Agence France-Presse
Paris

Le célèbre robot Philae fête jeudi son premier anniversaire sur la comète «Tchouri». La sonde européenne Rosetta lui a fait un beau cadeau en se rapprochant plus vite de lui, ce qui pourrait l’aider à reprendre contact avec la Terre et à se remettre au travail.

«Je suis à nouveau à environ 200 km de la comète. Cela améliore les chances d’avoir des nouvelles de Philae», a annoncé lundi Rosetta sur son compte Twitter animé par l’Agence spatiale européenne (ESA), alors que le robot-laboratoire est muet depuis quatre mois.

En un an, le duo a déjà fait nettement progresser la science des comètes.

Philae est un héros interplanétaire: au bout de dix ans de voyage comme passager de Rosetta, il a réalisé le 12 novembre 2014 une première historique en atterrissant sur la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko, un exploit qui a tenu en haleine le monde entier.

Après plusieurs rebonds imprévus, il s’est stabilisé à l’ombre, entre deux falaises. Équipé de dix instruments, le robot a travaillé pendant 60 heures avant de s’éteindre faute d’un ensoleillement suffisant pour ses batteries solaires.

Il s’est réveillé à l’improviste le 13 juin, a établi plusieurs contacts avec la Terre, mais ne communique plus depuis le 9 juillet, laissant craindre qu’il ne soit partiellement endommagé.

Pour qu’il puisse entrer en contact avec Rosetta, celle-ci doit se trouver à moins de 200 km de la comète. Or, durant l’été, Rosetta s’était éloignée prudemment de Tchouri, qui rejetait de plus en plus de poussières à mesure qu’elle se rapprochait du Soleil.

Tchouri a été au plus près de notre étoile le 13 août, mais depuis elle s’en écarte et l’activité de la comète décroît.

«Il y a vraiment d’assez bonnes chances pour que nous puissions à nouveau établir un contact avec Philae. Disons 50/50», selon Stephan Ulamec, responsable de l’atterrisseur à l’agence spatiale allemande DLR.

«Nous pourrions avoir quelques contacts avec le robot dès cette semaine. Mais c’est surtout à partir de fin novembre, début décembre, que nous espérons pouvoir redémarrer une série d’opérations scientifiques avec Philae», déclare à l’AFP Jean-Pierre Bibring, responsable scientifique du robot.

Petits grains au four

Le but de la mission Rosetta, menée par l’ESA, est de mieux comprendre les comètes, témoins de la genèse du système solaire il y a 4,6 milliards d’années. Les chercheurs espèrent trouver des indices sur l’apparition de la vie sur Terre.

Philae a «permis de voir au millimètre près les grains à la surface» du noyau de la comète, déclare à l’AFP Nicolas Altobelli, scientifique à l’ESA.

Lors de son premier rebond, qui a soulevé un nuage de poussière, Philae a reniflé une série de composés volatils, dont plusieurs molécules organiques qui sont des «briques de la vie».

Ses instruments ont aussi mis en évidence la présence d’un matériau organique carboné à la surface, mais aussi sans doute dans le noyau cométaire.

«Il nous reste à poursuivre l’analyse de ce matériau. Comme il est très réfractaire (NDLR résistant), il faut le faire chauffer pour qu’il se fragmente et entre dans nos instruments», indique M. Bibring.

Certains des petits fours de Philae, situés à l’extérieur du robot, ont peut-être déjà capturé un peu de ce matériau qui pourrait être composé de macromolécules complexes.

S’il n’y avait rien dans les petits fours, il faudrait forer le sol pour les alimenter.

Il y a un an, Philae avait tenté un forage, mais cela n’avait rien donné. «Il faudrait tourner Philae de quelques degrés pour que la foreuse puisse toucher le sol, ce qui présente un certain risque», convient M. Bibring.

Rien ne pourra se faire sans une communication stable avec Rosetta.

«Il nous suffit d’avoir des contacts d’une dizaine de minutes par jour pour réaliser nos expériences.»

La comète s’éloignant du Soleil, les températures vont baisser peu à peu. «Nous avons jusqu’à fin janvier» pour tenter de faire travailler Philae, indique M. Bibring.

Ensuite Philae pourra prendre une retraite bien méritée, en attendant que Rosetta le rejoigne en septembre 2016 pour finir sa vie sur la comète.

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Quels sont ces mystérieux cercles qui apparaissent sur Tchouri ?


Tchouri n’a pas fini d’intéressé les terriens. Maintenant ce sont des crop cicle qui intrigue les scientifiques. 
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Quels sont ces mystérieux cercles qui apparaissent sur Tchouri ?

 

Séquence de dix images représentant les changements dans la région d'Imhotep. ESA/Rosetta/MPS for OSIRIS Team MPS/UPD/LAM/IAA/SSO/INTA/UPM/DASP/IDA

Séquence de dix images représentant les changements dans la région d’Imhotep. ESA/Rosetta/MPS for OSIRIS Team MPS/UPD/LAM/IAA/SSO/INTA/UPM/DASP/IDA

Par Joël Ignasse

Quelques semaines avant son passage au plus près du Soleil, sur la surface de la comète se sont formées des structures concentriques à croissance rapide.

 

CROP CIRCLE. Si des farceurs peuvent être accusés de dessiner la nuit des crop circle, ces cercles d’épis flétris, en plein champ, ils sont toutefois mis hors de cause quand des configurations similaires se forment sur la comète67P/Tchourioumov-Guérassimenko ! C’est pourtant bien de telles structures concentriques qui sont apparues dans la région d’Imhotep, proche de l’équateur de Tchouri et qui ont été photographiées par la sonde Rosetta, en orbite autour de la comète depuis août 2014.

Les premiers cercles détectés datent de juin 2014. « Un matin, nous avons remarqué que quelque chose de nouveau était arrivé : la surface d’Imhotep avait commencé à changer de façon spectaculaire » relate Olivier Groussin, du Laboratoire d’Astrophysique de Marseille qui vient de co-signer un article sur le sujet dans la revueAstronomy & Astrophysics.

La première onctionnalité a été photographiée par la caméra OSIRIS de Rosetta le 3 juin, les images suivantes ont montré qu’elle augmentait de taille puis qu’un deuxième cercle apparaissait. Le 2 juillet ils mesuraient respectivement 220 et 140 mètres de diamètre et un troisième cercle était observé. L’ensemble avait fusionné le 11 juillet tandis que deux autres nouvelles structures se formaient. Les observations ont malheureusement cessé à partir de cette date, la sonde étant repositionnée avant le passage au périhélie qui a eu lieu un mois plus tard.

ÉROSION.

« Ces changements se sont déroulés très rapidement avec une expansion des bords de quelques dizaines de centimètres par heure. Cela met en évidence la complexité des processus impliqués » souligne Olivier Groussin.

Quels sont-ils ? Pour une part, ils se sont formés suite à la sublimation de la glace située juste sous la couche de poussière qui tapisse la région d’Imhotep. Cette glace s’est transformée en vapeur sous l’effet des rayons du Soleil, la comète se rapprochant de l’astre et Imhotep est une région proche de l’équateur de la comète qui reçoit une grande quantité de lumière. Mais cette explication n’est pas suffisante pour rendre compte du rapide taux d’expansion des cercles. Il devrait être de quelques centimètres par heure et non de plusieurs dizaines de centimètres. Des mécanismes additionnels interviennent donc dans ce phénomène. Pour les décrypter il faudra mettre en commun les observations réalisées par la caméra OSIRIS et les données provenant des autres instruments de Rosetta.

« Nous pourrons alors reconstituer l’origine de ces curieuses caractéristiques »  conclut Olivier Groussin.

Progression des cercles entre mai et juillet. ESA/Rosetta/MPS for OSIRIS Team MPS/UPD/LAM/IAA/SSO/INTA/UPM/DASP/IDA.

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Le «canard» de Tchouri formé par l’impact de deux comètes


Rosetta va continuer son aventure encore un an, mais en attendant, les scientifiques ont pu constater qu’au temps de la formation du système solaire deux comètes se sont rencontrées pour former un petit canard au nom de Tchouri qui survole l’espace. En tout cas,, c’est vraiment une belle réussite pour les Européens
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Le «canard» de Tchouri formé par l’impact de deux comètes

 

La forme de Tchouri est le résultat d'un... (Photo archives Agence France-Presse/Agence spatiale européenne)

La forme de Tchouri est le résultat d’un impact à faible vitesse entre deux comètes qui a dû avoir lieu il y a quelque 4,6 milliards d’années.

PHOTO ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE/AGENCE SPATIALE EUROPÉENNE

Agence France-Presse
PARIS

Une tête, un corps et un cou affiné, la drôle de forme en canard de bain de la désormais célèbre comète Tchouri serait le résultat de la fusion de deux corps distincts il y a des milliards années selon les dernières données de la mission Rosetta.

Après dix ans, cinq mois et quatre jours de voyage, le 6 août 2014, la sonde européenne Rosetta se mettait en orbite autour de la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko et envoyait, trois heures plus tard, de nouvelles images étonnantes.

Relief lisse ou escarpé, rochers à la surface, «cou» reliant deux lobes du noyau, un grand et un petit: on découvrait des détails inédits de la comète, baptisée Tchouri.

Sa forme si particulière fait alors naître une question: quelle est l’origine de ces deux lobes et de ce cou? Est-ce le résultat de la fusion de deux blocs ou celui d’une forte érosion ou de dégazages, localisés dans la région centrale de la comète ?

En utilisant les images à haute résolution réalisées par la caméra OSIRIS embarquée sur Rosetta, Matteo Massironi, du département de géosciences de l’université de Padoue en Italie, et ses collègues ont pu établir que les deux lobes, les deux parties de la comète sont constitués de couches stratifiées un peu comme un oignon.

Et que le corps et la tête du canard «sont deux objets distincts avec leur propre structure en oignons», explique à l’AFP Matteo Massironi, coauteur de l’étude publiée lundi dans la revue britannique Nature.

«Collisions douces»

En utilisant les données récoltées par les instruments de Rosetta, les chercheurs ont pu établir que la partie la plus large de la comète est constituée de strates allant jusqu’à 650 mètres de profondeur et que ces couches sont différentes de celles de la «tête» de Tchouri.

La forme de Tchouri est donc le résultat d’un impact à faible vitesse de deux comètes stratifiées avant leur fusion qui a dû avoir lieu à l’époque des premiers stades de la formation du système solaire, il y a quelque 4,6 milliards d’années.

«Pour la première fois, cette étude donne des explications sur la façon dont les corps originaux se sont formés au début du système solaire», précise à l’AFP Matteo Massironi.

Autre élément: la similitude des structures et de la composition des deux lobes indique que les deux morceaux ont été formés par des processus similaires d’accrétion, de capture de matière par un astre sous l’effet de la gravitation.

«Notre étude prouve pour la première fois que des collisions douces et des fusions se sont produites, conduisant à la formation de ces corps à deux lobes», précise le chercheur.

«La collision et la fusion des deux corps ont dû être très lentes, sinon nous n’aurions pas cette structure ordonnée, en oignons», ajoute-t-il.

Il y a plusieurs autres comètes comme Borrelly, Hartley 2 et peut-être Halley qui montrent une forme à deux lobes, mais les images disponibles ne permettent pas de définir leur structure interne.

«Nous ne pouvons donc pas encore en conclure qu’elles ont toutes été formées à partir de deux éléments», tempère le chercheur.

L’objectif de la mission Rosetta, lancée il y a plus de 20 ans, est de mieux comprendre l’évolution du système solaire depuis sa naissance, les comètes étant considérées comme des vestiges de la matière primitive.

Et les aventures de la sonde vont se poursuivre. L’Europe a prolongé la mission jusqu’en septembre 2016.

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Rosetta pourrait terminer ses jours sur la comète Tchouri


C’est probablement le meilleur scénario que la sonde Rosetta pourrait faire, aller rejoindre son compagnon de toujours le robot Philae.
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Rosetta pourrait terminer ses jours sur la comète Tchouri

 

Rosetta

Représentation artistique de la sonde Rosetta à proximité de la comète Tchouri. Photo ESA

PARIS – L’Europe a décidé de prolonger jusqu’en septembre 2016 la mission Rosetta et envisage de faire «atterrir» la sonde sur la comète Tchouri, où se trouve déjà le petit robot Philae, pour clore en beauté une aventure scientifique qui passionne le grand public.

«Je vais peut-être prendre ma retraite à la surface de la comète 67P à la fin de ma mission. Mais d’ici-là, j’ai plein de nouvelles expériences scientifiques très excitantes à réaliser», a tweeté Rosetta via l’Agence spatiale européenne (ESA).

Mardi, le comité scientifique de l’ESA a donné officiellement son accord pour prolonger de neuf mois la mission qui jusqu’à présent n’était financée que jusqu’à fin décembre 2015. «L’aventure continue», souligne l’ESA dans un communiqué.

Puis, en septembre 2016, selon le scénario «le plus probable», la sonde sera envoyée sur le noyau de la comète, indique l’ESA.

Les comètes sont des petits corps du système solaire constitués d’un noyau fait de glace, de matériaux organiques et de roches, et entouré de poussières et de gaz. L’objectif de la mission, lancée il y a plus de vingt ans, est de mieux comprendre l’évolution du système solaire depuis sa naissance, les comètes étant considérées comme des vestiges de la matière primitive.

Lancée en mars 2004, la sonde Rosetta a voyagé pendant dix ans, en compagnie du robot Philae, avant de rejoindre 67P, devenant le premier engin spatial à réussir cet extraordinaire rendez-vous à 100 km d’une comète.

Rosetta, qui compte onze instruments, a ensuite largué avec succès le 12 novembre l’atterrisseur Philae sur le noyau de la comète, réalisant une autre première historique.

FANTASTIQUE POUR LA SCIENCE


Les prochains mois seront très intenses pour la sonde et son robot car la comète file vers le Soleil. Elle envoie de plus en plus de jets de gaz et de poussières, ce qui oblige Rosetta à se tenir à une distance respectueuse d’environ 200 kilomètres.

Le 13 août, la comète atteindra sa «périhélie», c’est-à-dire le point sur son orbite qui est le plus proche du Soleil. Il se situe à 186 millions de kilomètres pour Tchouri.

Puis la comète s’éloignera à nouveau du Soleil.

La prolongation de la mission est «une nouvelle fantastique pour la science», a souligné Matt Taylor, scientifique de la mission Rosetta. «Nous pourrons observer le déclin de l’activité de la comète alors que nous nous éloignerons de nouveau du Soleil, et nous aurons la possibilité de voler plus près de la comète afin de recueillir plus de données encore», explique-t-il.

Les comètes captivent les scientifiques parce qu’ils pensent qu’elles ont pu apporter de l’eau et des molécules carbonées sur la Terre, contribuant ainsi à l’apparition de la vie sur la Planète bleue.

La prolongation de la mission devrait aussi permettre de localiser visuellement Philae de façon précise car la sonde sera autorisée à prendre plus de risques et à réaliser à nouveau des survols proches.

Puis, la comète s’éloignant du Soleil, les panneaux solaires de la sonde finiront par ne plus recevoir assez de lumière pour lui permettre de fonctionner correctement.

«La façon la plus logique de terminer la mission est de poser Rosetta à la surface» du noyau de la comète, déclare Patrick Martin, le responsable de la mission Rosetta.

Si ce scénario est retenu, Rosetta devra entamer une descente en spirale vers la comète sur une période de trois mois, tout en continuant à travailler.

La sonde n’ayant pas été conçue pour atterrir, son arrivée sur la comète impliquera sa détérioration et sans doute la fin de ses communications avec la Terre.

«Cela mettra fin à l’une des missions d’exploration de l’espace les plus réussies à ce jour», selon l’ESA.

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