Les bienfaits du ronronnement du chat, sur lui, et sur nous


On s’intéresse beaucoup au ronronnement des chats ! Comment expliquer ce phénomène qui en plus a un son tout à fait apaisant pour le maitre que pour le chat.
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Les bienfaits du ronronnement du chat, sur lui, et sur nous

 

Apaisante musique, moyen de communication, signe de plaisir mais aussi parfois de douleur, le ronronnement du chat n’a pas finit de nous livrer ses mystères. Mais pourquoi le chat ronronne-t-il ? Que signifient ses ronrons et quels sont les bienfaits du ronronnement du chat sur nous autres humains ?

Docteur vétérinaire et journaliste, Laetitia Berlerin, notre Miss Véto, nous en dit plus sur les secrets des ronrons et de la ronronthérapie.

Un signe de joie ou… de douleur !

Premier son émis par le chaton (dès 2 jours d’âge), le ronronnement est un moyen de communication apaisant et inné entre la chatte et ses petits.

Il persiste plus ou moins chez l’adulte et serait d’autant plus présent que le chat est proche de l’homme. Les chats qui ont grandi avec des enfants câlins ou qui ont été élevés au biberon sont de vraies « locomotives ». Ronronner est à l’évidence un signe de bien-être et de plaisir chez le chat mais pas seulement ! Un chat blessé ou très malade, une chatte mettant bas peuvent ronronner car ce murmure particulier est déclenché par une émotion intense, qu’elle soit agréable ou non.

Comment le chat ronronne-t-il ?

Le mécanisme précis du ronronnement est une énigme qui a de tous temps passionné les chercheurs. Des théories aussi fantaisistes les unes que les autres ont été avancées. Selon les dernières études, ce son attendrissant serait dû à des mouvements d’air lors des ouvertures et des fermetures de la glotte, elles mêmes déclenchées par les muscles du larynx. Et non pas à un organe spécial « moteur à ronrons » !

Le chat domestique n’est pas le seul à ronronner, beaucoup de félins sauvages en sont capables : serval, puma, ocelot, guépard… Le plus puissant est celui du puma qu’on dit entendre à plusieurs kilomètres à la ronde !

Une musique thérapeutique

Comme caresser un chat, l’entendre ronronner aurait chez nous des effets relaxants similaires à ceux qu’apporte la méditation. Mais cette douce musique a aussi et surtout un effet positif chez celui qui l’émet !

Selon certains scientifiques, le ronronnement stimulerait chez le chat la production d’endorphines, ces hormones du bien-être qui diminuent les sensations douloureuses. Pour d’autres, les vibrations produites favoriseraient la croissance des os et leur consolidation après une fracture.

Un ronronnement au pouvoir guérisseur ? Voilà le secret des 9 vies du chat !

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Le ronronnement du chat : que signifie-t-il vraiment ?


Les chats ronronnent et leur ronronnement est apaisant pour l’être humain. On croit plus ou moins à tort que le chat ronronne par plaisir, quand il est content. Mais, en réalité, il existe toute sorte de ronronnements comme certes le contentement, mais aussi, la soumission et la douleur
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Le ronronnement du chat : que signifie-t-il vraiment ?

 

Crédits photo : skye underwater – Flickr

Pourquoi les chats ronronnent-ils ? Ce bruit si apaisant est-il toujours un signe de contentement ?

Alors qu’on ne cesse ces derniers temps de vanter les bienfaits de la ronronthérapie, il est bon de rappeler d’où provient le ronronnement du chat, et sa signification. Expression de bien-être, oui, mais pas toujours !

Comme nous l’explique Marie-Hélène Bonnet, comportementaliste du chat, les félins ne ronronnent en effet pas seulement lorsqu’ils sont bien dans leurs pattounes :

Un échange entre les chatons et leur mère

 

Le chat dès son plus jeune âge ronronne. Ce phénomène dû aux mouvements alternatifs de l’air dans l’appareil respiratoire est propre aux félins, grands et petits.

Le chaton ronronne de plaisir en tétant sa mère, qui elle même ronronne pour informer ses petits que tout va bien, qu’elle est là pour les protéger, qu’ils sont en sécurité. Lors de ces échanges de ronronnements, il y a aussi un échange phéromonal qui va indiquer au chaton que tout va bien que sa mère veille sur lui et le protège.
Ces instants d’intimité totale entre la chatte et ses chatons, où ils se sentent complètement en sécurité, la plupart des chats le rechercheront toute leur vie quand ils seront angoissés, notamment avec le
patounage, qui est systématique lors de chaque tétée, réflexe présent dès la naissance du chaton, et même in utéro !

Le ronron apaisant

Plus tard, le chat ronronne par plaisir, quand il se sent en toute quiétude. Il n’a pas peur, se sent en harmonie avec vous, il se lâche et la machine se met en route. Il ronronne aussi en se frottant dans vos jambes, pour vous dire  » tout va bien, je suis heureux de te voir«  et déposer ces fameuses phéromones territoriales sur vous. Mais aussi « j’ai faim, soif ou envie de câlins !« , ce qui revient à vous faire part d’une demande en ronronnant !

De la même façon si un chat sent son maître fatigué ou malade il viendra ronronner en se collant long de lui pour le bercer et l’apaiser, on connaît toutes et tous la fameuse ronronthérapie que les psychologues pour humains mettent à profit.

Parallèlement, il ronronne face à un chat agressif pour lui faire savoir qu’il est pacifique, c’est le ronronnement de soumission. Un chat qui a peur peut donc ronronner aussi.

Le ronronnement de la douleur

Et enfin, en plus de ces différentes formes de ronrons, il en existe un dernier, celui de la douleur, comme si le chat essayait de se débarrasser du mal en le désarmant, comme s’il avait affaire à un adversaire. Un chat agonisant ronronne. Le bercement doit l’apaiser ainsi que les phéromones qu’il dégage il doit se rassurer face à la mort. Mais il n’y a encore une fois aucune certitude sur ce processus.

Toutefois, ces mécanismes sont encore mal connus et il est difficile de différencier les types de ronrons pour un novice (peur, joie, douleur, soumission).

Là aussi, un chat qui ronronne sans cesse doit faire l’objet d’une analyse comportementale afin de définir si un traitement prescrit par le vétérinaire est nécessaire. De la même façon un chat qui ne ronronne jamais doit être vu, il peut souffrir de stress et ne pas oser ronronner face à vous, par peur.

Marie-Hélène Bonnet
Comportementaliste du chat

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Le ronron du chat, un câlin qui guérit


Je crois que ceux qui aiment les chats vont sûrement être d’accord avec ce billet … car oui les chats ont quelques chose d’apaisant .. Ils sont juste la près de nous profitant du moments présent
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Le ronron du chat, un câlin qui guérit

 

Le chat est comme un violoncelle dont la... (Photo : Relaxnews)

Le chat est comme un violoncelle dont la musique s’amplifie en fonction de la taille de sa cage thoracique, qui fait office de caisse de résonance. Le ronron vient du larynx et ses vibrations sont un signe d’apaisement entre chats.

PHOTO : RELAXNEWS

Agence France-Presse

Le stress, l’insomnie ou l’anxiété peuvent aussi se soigner ponctuellement sans médicament grâce au ronronnement du chat, aux vertus thérapeutiques vantées par leurs maîtres et les professionnels animaliers.

Jean-Yves Gauchet, vétérinaire à Toulouse, qui revendique la paternité en France de la «ronron thérapie», assure que le ronronnement «apaise» et agit comme «un médicament sans effet secondaire».

«Quand l’organisme lutte contre des situations pénibles, comme le stress, le ronronnement du chat émet des vibrations sonores apaisantes et bienfaisantes, un peu comme la musique», explique-t-il.

Le chat est alors comme un violoncelle dont la musique s’amplifie en fonction de la taille de sa cage thoracique, qui fait office de caisse de résonance. Le ronron vient du larynx et ses vibrations sont un signe d’apaisement entre chats.

«C’est le premier signal que la mère envoie à son petit, un appel de reconnaissance et d’apaisement qui fonctionne aussi avec l’homme», affirme le vétérinaire.

L’homme perçoit le ronron par son tympan, mais pas seulement.

«C’est par le tympan, mais aussi les corpuscules de Pacini, des terminaisons nerveuses situées au ras de la peau, que nous percevons le ronron qui émet des fréquences basses, entre 20 et 50 hertz. Des pensées positives et de bien-être sont alors transmises à notre cerveau», explique-t-il.

Et les vertus des chats, qui sont près de 11 millions dans les foyers français, ne se limitent pas au ronronnement.

«Le chat est un éternel bébé qui aime se faire cajoler et ne demande qu’à jouer et dans certains cas il comble un manque affectif pour ceux qui n’ont pas d’enfant», déclare-t-il.

Bars à chats au Japon

Voir mon billet Neko Cafés ou les cafés à chats

 

Victoria Houssay, 22 ans, est «rassurée et détendue» par la présence de Memphis, son troisième chat.

«Quand il ronronne sur mon ventre, je suis calme et détendue», confie la jeune femme. «Il vient de lui-même quand je suis triste, fatiguée ou malade et ça me fait du bien».

Dans les maisons de retraite acceptant les animaux, les chats réconfortent les résidents, confient les encadrants.

«Une de nos clientes souffre d’un trouble du comportement et seule la présence de son chat l’apaise, il l’aide à l’endormissement», témoigne Bruno Hardy, cadre de santé à la maison de retraite «Richard» à Conflans-Saint-Honorine (Yvelines).

Journaliste santé, Véronique Aiache a consacré un ouvrage à «La ronron thérapie», aux éditions Guy Trédaniel.

«C’est un puissant anti-stress, régulateur de la tension artérielle, boosteur des défenses immunitaires et un soutien psycho-moteur» note-t-elle rapportant les résultats d’une étude menée dans les années 1950 par le corps médical américain.

«À fracture égale, le chat se rétablit trois fois plus vite que tout autre animal. Les vibrations émises par le ronronnement ont d’ailleurs été reproduites par des kinésithérapeutes pour accélérer la cicatrisation osseuse», raconte-t-elle à l’AFP.

Au Japon, il existe même des «bars à chats», où les clients viennent se détendre après le travail, en buvant un thé tout en caressant les animaux.

La complicité entre le chat et l’homme trouve ses racines dans l’agriculture lorsqu’il faisait fuir les nuisibles il y a plusieurs millénaires.

Jean-Denis Vigne, chercheur au CNRS et archéologue, dit avoir découvert lors de fouilles à Chypre en 2005 les traces les plus anciennes d’une association entre l’homme et le chat «au sens affectif».

«Une sépulture d’un homme associée à un squelette de chat datant de 8.500 ans avant notre ère tend à prouver leur association dans la vie et dans l’au-delà», estime-t-il.

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