Le Saviez-Vous ► 11 bruits étranges de l’organisme et leur explication


Notre corps peut émettre toutes sortes de bruits parfois gênants. Ces sons peuvent provenir du système digestif, de la respiration, des articulations …
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11 bruits étranges de l’organisme et leur explication

Le ventre qui gargouille

Le ventre qui gargouille

Le gargouillis du ventre répertorie des bruits parfois gênants que l’on entend à peu près tous les jours, en général vers midi. Normal : à midi, on a faim, et quand on a le ventre qui gargouille, c’est que notre organisme se prépare à manger et à digérer les aliments.

Eh oui, les bruits de gargouillis sont en réalité la somme de deux activités parallèles qui ont lieu parce que notre tube digestif se prépare à travailler. D’une part, l’estomac qui produit un acide pour faciliter la digestion des aliments, et d’autre part, les muscles situés sur les parois de notre intestin qui se contractent pour acheminer la nourriture digérée en direction du côlon. Et tout ça, ça fait du bruit. Alors quand notre estomac ne contient que de l’air, forcément, le bruit est amplifié !

La flatulence

Qu’on le dénomme pet, vent, flatulence ou gaz, c’est un bruit toujours gênant quand notre organisme l’émet en public ! Mais il s’explique assez facilement : quand on ingère des aliments, l’estomac produit un acide pour les réduire en bouillie et les digérer plus facilement.

Or, certains aliments contiennent des composés que notre organisme n’arrive pas à digérer entièrement. Ils arrivent donc dans notre gros intestin partiellement digérés. Ce qui fait le bonheur des bactéries présentes dans l’intestin, qui s’en régalent. Sauf que lorsqu’elles mangent, les bactéries produisent du gaz. Et plus elles mangent, plus on stocke du gaz à l’intérieur de notre intestin. Et quand il y a trop de gaz qu’on ne peut plus retenir à l’intérieur, il faut bien qu’il s’évacue…

Le rot

Roter (ou éructer), c’est ce qui arrive quand on avale trop d’air trop vite par la bouche : notre tube digestif, mécontent de ce trop-plein de gaz, le renvoie directement par où il est venu ! De manière plus ou moins bruyante, en fonction de la vibration de notre orifice œsophagien. Il peut également s’agir de dioxyde de carbone en cas d’ingestion de boissons gazeuses.

Comme dans les sociétés occidentales le fait de roter est assez mal vu, si on veut limiter les éructations intempestives, il est conseillé de mastiquer la bouche fermée, de ne pas parler en mangeant, de limiter notre consommation de tabac et de chewing-gum. En somme, d’éviter tout ce qui nous fait avaler de l’air en excès !

Le hoquet

Le hoquet

Le hoquet, c’est un phénomène presque toujours bénin. Mais quand il tombe mal et qu’on ne parvient pas à s’en débarrasser, quelle plaie ! Le hoquet est un réflexe totalement involontaire, qui survient après un repas trop copieux, une quinte de toux, voire un fou rire…

Le hoquet et le bruit caractéristique (« hic ») qui l’accompagne résultent de deux phénomènes qui se produisent dans notre organisme. Le premier, c’est la contraction irrégulière et répétée de notre diaphragme, qui va créer une grosse arrivée d’air dans les poumons. Le second, c’est la fermeture de la glotte, qui bloque l’arrivée de l’air, et produit le fameux hic !

La toux

La plupart des gens associent toux et maladie. Mais en réalité, on peut tout à fait tousser sans être malade  : la toux est un réflexe naturel et sain, que notre organisme met en route pour débarrasser les bronches des éléments parasites qui viennent les encombrer.

En effet, pas besoin d’avoir un rhume ou une infection pour que des sécrétions se déposent sur nos bronches et viennent obstruer nos voies respiratoires. Il suffit d’attendre la nuit quand notre organisme est au repos. Voilà pourquoi de nombreuses personnes toussent légèrement le matin

Le bâillement

Le bâillement

Le bâillement est un phénomène qui se décompose en plusieurs étapes : d’abord, on inspire profondément, puis on ouvre la bouche, on ferme les yeux, on coupe rapidement notre respiration, et on expire. De manière plus ou moins bruyante et élégante, c’est selon.

Quoi qu’il en soit, personne n’est aujourd’hui en mesure d’affirmer qu’il détient LE pourquoi du bâillement. On a longtemps pensé que c’était pour apporter de l’oxygène à notre cerveau…Une théorie maintenant réfutée, et qui a laissé place à de nombreuses autres. Parmi elles, la plus courue du moment : si l’on bâille, ce serait en fait pour refroidir notre cerveau afin qu’il fonctionne mieux1.

Les articulations qui craquent

Faire craquer ses doigts, c’est un petit « jeu » que l’on a tous essayé de faire au moins une fois dans sa vie. Et si le petit bruit de craquement nous amuse quand on le fait volontairement, on rigole moins quand avec l’âge, nos articulations se mettent à craquer d’elles-mêmes !

Mais puisqu’on ne se casse absolument rien quand on se fait craquer les doigts, d’où provient le « crac » ? Eh bien contre toute attente, ce bruit provient… d’un gaz ! Quand on fait craquer une articulation, un creux se crée entre les deux parties de l’articulation. Un gaz vient alors y prendre place, avant d’être expulsé lorsque les deux parties se remettent en place. D’où le bruit !

La respiration sifflante

La respiration sifflante

Inspirer et expirer sont des gestes que nous faisons tous au quotidien sans nous en apercevoir. Mais quand notre respiration devient sifflante, c’est qu’il y a un problème quelque part…

Le sifflement lors la respiration (qui survient souvent lors de l’expiration) est le signe d’un dysfonctionnement au sein de notre organisme ; l’air qui est censé circuler normalement et sans problème dans le nez, le pharynx, le larynx la trachée et les bronches, a du mal à passer, en raison d’un rétrécissement au niveau de ces 5 voies. Et comme l’air circule moins bien, on est obligé de forcer un peu notre respiration dans des voies respiratoires obstruées, ce qui crée des sifflements.

Le ronflement

Le ronflement, quel exemple parfait d’un bruit involontaire mais très bruyant… et qui est à l’origine de maintes disputes de couples ! Le mécanisme du ronflement est en fait assez simple : lorsque l’on respire, l’air passe par notre nez et notre bouche puis dans la gorge pour arriver aux poumons. Mais quand on dort, les muscles et les muqueuses situées dans la gorge se détendent, et l’air qui passe dans notre organisme fait vibrer la langue, le voile du palais, les amygdales, etc.

Ça n’a l’air de rien comme ça, mais ces vibrations peuvent être tellement sonores et intenses qu’elles réveillent parfois même le dormeur (en plus de son conjoint !). Le ronflement peut être aggravé par un surpoids, la prise d’alcool ou de médicaments avant le sommeil, et le fait de dormir sur le dos.

Les acouphènes

Les acouphènes

Pour bien comprendre ce qu’est un acouphène, il peut être intéressant de se pencher sur l’étymologie de ce mot. En effet, le terme « acouphène » nous vient du grec, et a été formé en juxtaposant les verbes « paraître » et « entendre ». Eh oui : quand on a un acouphène, on a l’impression d’entendre quelque chose !

Il peut s’agir d’un sifflement, d’un bourdonnement, d’un tintement, que l’on perçoit soit dans une oreille, soit dans les deux, voire à l’arrière du crâne. Même si en réalité, ce son ne provient de nulle part, et n’existe pas.

Dans l’écrasante majorité des cas, les acouphènes sont dits subjectifs : ils ne se manifestent que chez la personne qui en est atteinte. Même si les acouphènes sont souvent plus pénibles que graves, cette nuisance est difficile à appréhender, et donc à traiter.

L’éternuement

L'éternuement

Atchoum ! L’éternuement est un bruit de l’organisme parmi les plus cocasses, souvent incontrôlé, dont le son et l’intensité varient selon les individus. En réalité, lorsque l’on éternue, on expire de l’air par le nez et par la bouche, à une vitesse qui peut atteindre les 200 km/h1.

Mais pour quelles raisons nos muscles expirateurs (diaphragme et muscles intercostaux en tête) se mettent-ils à expulser de l’air hors de notre corps à une si grande vitesse ? Et bien parce qu’un intrus essaye de se glisser dans notre organisme via notre nez ! En effet lorsqu’un élément indésirable et irritant (poussière, grain de poivre, pollen, etc.) se glisse dans nos narines, il est stoppé par les muqueuses de notre nez. Et pour évacuer l’intrus hors de notre corps, le cerveau lui ordonne d’éternuer pour faire un coup de balai !

https://www.passeportsante.net/

    La raison de votre mauvaise haleine du matin


    La mauvaise haleine du matin est causée par la sécheresse de la bouche due par une respiration la bouche ouverte, aux ronflements, et même par certains médicaments, mais il se peut aussi être provoqué par une infection
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    La raison de votre mauvaise haleine du matin

     

    © thinkstock.

    Personne n’échappe à la mauvaise haleine du matin, qui s’explique pourtant très simplement.

    Embrasser son partenaire dès le réveil, c’est quelque chose qui ne se passe que dans les films, à moins que vous n’acceptiez les bisous malodorants; dans la vie réelle, la fatalité de la mauvaise haleine nous rattrape toujours. Et selon le Dr. Mazen Natour, qui s’est confié au Women’s Health Magazine, c’est principalement dû à notre salive.

    En effet, lorsque nous dormons, nous produisons moins de salive. Or, c’est la salive qui nettoie les bactéries responsables des mauvaises odeurs. En d’autres termes, plus notre bouche est sèche, plus nous risquons d’avoir une extrêmement mauvaise haleine au réveil.

    Qui plus est, toujours selon le Dr. Natour, le fait de respirer par la bouche, de ronfler et d’utiliser certains médicaments pourrait également contribuer à la sécheresse de notre bouche, et de surcroît aggraver notre haleine du matin.

    Mais si vous avez l’impression que votre haleine ne fait qu’empirer, c’est peut-être parce qu’elle cache un autre problème, comme une infection, un abcès ou un problème gastro-intestinal. La meilleure chose à faire si vous pensez être dans ce cas de figure-là, est sans aucun doute d’aller consulter un spécialiste.

    http://www.7sur7.be

    Le Saviez-Volus ► 12 troubles du sommeil (autres que l’apnée) que vous devriez connaître


    On peut avoir des troubles pour dormir de temps à autre, alors que d’autres ces troubles sont vraiment un problème important. Il existe plusieurs troubles du sommeil, les plus connus sont l’apnée du sommeil, les insomnies et plusieurs que nous ne connaissons pas vraiment
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    12 troubles du sommeil (autres que l’apnée) que vous devriez connaître

     

    Il n’y a pas que l’apnée du sommeil qui peut vous valoir une nuit exécrable. Si vous éprouvez de la difficulté à dormir pendant plusieurs nuits consécutives ou que ces troubles se manifestent toutes les quelques semaines, vous souffrez peut-être d’un trouble du sommeil.

    Insomnie

     

    L'insomnie est une réelle souffrance. Les insomniaques ont non seulement du mal à dormir et à rester endormi, mais ils ont en plus du mal à se rendormir s'ils se réveillent.

    Marcos Mesa Sam Wordley/Shutterstock

    Il vous suffit de regarder les yeux cernés de noir d’une personne frappée d’insomnie pour comprendre à quel point ce trouble est une souffrance. Essayez l’une de ces tisanes pour retrouver le sommeil. Selon Sabrina Magid Katz, dentiste et experte en sommeil, les insomniaques ont non seulement des problèmes à dormir et à rester endormi, mais ils ouvrent l’œil bien avant la sonnerie du réveil et n’arrivent pas à se rendormir. Ces épisodes d’éveil peuvent s’étirer sur plusieurs jours, voire plusieurs semaines.

    Pour tenter de mettre fin à ces longs face à face avec le marchand de sable, la Dre Magid recommande «de ralentir bien avant d’aller se coucher. Cela peut vouloir dire par exemple de baisser les lumières, d’éviter de grignoter ou de boire et de se déconnecter de tous vos appareils technos. Attention aussi à la caféine qui peut se cacher dans certains produits, surtout avant de vous coucher. Les techniques de méditation peuvent aussi aider.»

    Que faire si rien de tout cela ne vous fait dormir? Discutez-en avec un médecin pour essayer de trouver d’autres voies.

    Ronflement

     

    Vous avez sans doute entendu parler de la forme la plus grave de ronflement : l’apnée du sommeil. Caractérisé par un très fort ronflement et par des interruptions de respiration qui peuvent durer plus d’une minute, ce grave trouble du sommeil doit immédiatement être traité médicalement. Il existe cependant bon nombre d’autres raisons pour lesquelles vous pouvez produire des bruits de moteur durant la nuit. Cela ne vous dérange peut-être pas d’émettre des grognements de grizzly dès que vous posez la tête sur l’oreiller, mais votre partenaire n’est peut-être pas du même avis. Commencez par essayer l’un de ces remèdes naturels, mais si cela ne marche pas, parlez-en à un médecin. Le ronflement peut entraîner des problèmes plus graves et peut altérer votre sommeil. Steven Davis, directeur médical du Breathe Clear Institute, soutient que le ronflement peut-être traité, mais vous devez d’abord savoir si vous en êtes coupable. Si vous êtes célibataire ou préférez dormir seul, il existe différentes applications qui peuvent vous aider à le découvrir. Que faire ensuite ? Il recommande les bandes nasales, les dispositifs buccaux anti-ronflements, les vaporisateurs nasaux. Dans les cas extrêmes, une petite chirurgie pourrait rapidement régler le problème.

    Obstruction des voies aériennes supérieures

     

    Il s'agit d'un autre type de ronflement, caractérisé par de courtes interruptions de la respiration.

    Africa Studio/Shutterstock

    Nous parlons ici d’un autre type de ronflement.

    «Il se manifeste lorsque les ronflements sont entrecoupés de courtes interruptions de la respiration, explique le Dr Davis. Bien que la somnolence diurne soit un symptôme commun à l’apnée du sommeil et à l’obstruction des voies aériennes supérieures, cette dernière n’est pas associée aux mêmes risques pour la santé

    Comme les autres types de ronflement, vous pouvez essayer de régler le problème en prenant des produits qui vous aideront à respirer ou en subissant une chirurgie ambulatoire.

    Mouvements périodiques nocturnes des membres

     

    Si vous avez l’impression que quelque chose rampe sur vos jambes au moment de vous endormir, n’ayez pas peur, vous n’êtes pas en train de perdre la boule, mais souffrez plus vraisemblablement de mouvements périodiques nocturnes des membres. La Dre Magid explique que ce trouble du sommeil peut être assez courant, surtout en prenant de l’âge, et peut être soigné grâce à des médicaments qui vont aider vos jambes à se «reposer». Lorsque tout rentrera dans l’ordre et que ce sentiment bizarre d’avoir de vilaines petites bêtes qui rampent sur vos jambes disparaîtra, vous dormirez profondément et vous réveillerez prêt à affronter vos journées

    Grincements de dents

     

    Vous vous êtes déjà réveillé avec le cou raide et la mâchoire crispée en vous disant que vous sortez d’une sale nuit ? Selon la Dre Magid, il est possible que vous ayez passé la nuit à grincer des dents. De nombreux adultes (et enfants) frottent les dents les unes contre les autres durant la nuit, et cela vaut franchement le coup d’aller chez les dentistes pour régler le problème. Le grincement de dents, ou «bruxisme», peut être résolu par le port d’une gouttière de plastique rigide appelée plaque occlusale; elle protègera votre bouche. Le grincement de dents peut aussi indiquer un problème plus sérieux tel que l’apnée du sommeil. Pour des solutions pour cesser de grincer des dents, lisez ceci.

    Somnambulisme et terreurs nocturnes

     

    Le somnambulisme et les terreurs nocturnes, qui se caractérisent par des mouvements anormaux durant la nuit, peuvent être très perturbants.

    Africa Studio/Shutterstock

    Si vous avez grandi avec un frère ou une sœur qui hurlait dans son sommeil ou arpentait les couloirs, alors vous savez ce que sont les terreurs nocturnes et le somnambulisme, et vous savez également à quel point ces manifestations peuvent être perturbantes. Le Dr Magid explique que ces affections portent le nom de «parasomnies», un phénomène qui s’accompagne d’excitation et de mouvements anormaux durant le sommeil. Si vous ou l’un de vos proches souffrez de ce mal, consultez un médecin – il serait risqué, pour vous et pour les autres, de ne rien faire.

    Narcolepsie

     

    On se moque souvent cette maladie chronique dans les séries télé et les films, mais la réalité de ceux qui en souffrent n’a rien de drôle. Ils peuvent s’endormir n’importe quand, même en plein milieu d’une phrase, dit le Dr Raghu Idupuganti, MD, anesthésiste au NYC Surgical Associates. Et il n’y a pas que la somnolence.

    «La maladie est aussi parfois associée à une perte totale du tonus musculaire», note le médecin.

    Quelle en est la cause ? La plupart des narcolepsies restent un mystère, constate le Dr Idupuganti, mais les experts pensent que le manque d’une hormone appelée hypocrétine pourrait causer la maladie. Il n’existe malheureusement aucun traitement pour le moment, mais certains médicaments peuvent vraiment soulager les symptômes.

    Hypersomnie

     

    Ceux qui souffrent d'hypersomnie sont fatigués constamment et auraient besoin de toujours plus de sommeil.

    Stokkete/Shutterstock

    Le nom traduit bien le mal : vous êtes fatigué toute la journée et vous voulez dormir plus, toujours plus !

    «Les causes les plus fréquentes sont, entre autres, la narcolepsie, le manque de sommeil, l’apnée du sommeil obstructive, la consommation d’alcool, les médicaments tels que les somnifères et l’excès de caféine», énumère la Dr Idupuganti.

    N’allez cependant pas vous inquiéter si vous dormez davantage que les huit heures recommandées : le diagnostic d’hypersomnie requiert toute une batterie de tests. Le Dr Idupuganti ajoute que dans les pays d’Afrique subsaharienne, la mouche tsé-tsé véhicule un parasite qui peut donner la «maladie du sommeil», une forme d’hypersomnie.

    Excès de sommeil durant le jour

     

    Vous avez peut-être besoin de faire une sieste en début d’après-midi après une nuit trop courte – et la sieste a vraiment des vertus. Mais si vous somnolez constamment, surtout pendant la journée, il se pourrait bien que vous soyez aux prises avec un problème de somnolence diurne excessive.

    «La plupart du temps, c’est dû à un manque de sommeil, mais cela peut aussi trahir des pathologies sous-jacentes telles que la dépression, l’hypothyroïdisme ou l’anémie», indique le Dr Idupuganti.

     Traiter les causes sous-jacentes règle généralement le problème, toutefois, si la somnolence diurne excessive persiste, certains médicaments peuvent vous aider à rester éveillé, conclut le médecin.

    Troubles du sommeil paradoxal

     

    Le sommeil paradoxal, caractérisé par des mouvements oculaires rapides (REM), est une phase du sommeil au cours de laquelle le cerveau est actif et les muscles paralysés, ce qui nous empêche d’agir pendant nos rêves, explique le Dr Idupuganti. Chez les gens qui souffrent d’un trouble du sommeil paradoxal, les muscles restent actifs, ce qui provoque des gesticulations durant les rêves – les personnes peuvent alors se blesser ou blesser leur partenaire. Ce phénomène peut se manifester lorsqu’une personne essaie de se sevrer de l’alcool, des sédatifs ou de certains antidépresseurs, observe le Dr Idupuganti. Chez certains, ce mal peut aussi être le signe avant-coureur d’une maladie neurologique, aussi est-il important de consulter rapidement.

    «Il existe un lien entre ce problème de sommeil paradoxal et divers troubles neurologiques tels que la maladie de Parkinson, la démence à corps de Lewy et l’atrophie multisystématisée, précise l’anesthésiste. Il est indispensable de faire un polysomnogramme pour établir un diagnostic et une médication orale convient généralement au traitement.»

    Paralysie du sommeil

     

    La paralysie du sommeil peut être inquiétante parce que votre esprit prend conscience que vous n'arrivez pas à bouger, même si vous essayez.

    Africa Studio/Shutterstock

    La paralysie qui vous frappe durant vos rêves existe pour vous protéger, mais si vous vous rendez compte que vous êtes incapable de bouger, comme cela arrive à certaines personnes, il est possible que vous paniquiez.

    «Heureusement, observe le Dr Idupuganti, rares sont les personnes pour qui la perception de cette paralysie devient chronique, mais la plupart des gens vont en faire l’expérience à un moment de leur vie. On en attribue généralement la cause au manque de sommeil, à certains troubles psychiatriques, à l’usage de stupéfiants et de certains médicaments.»

    La plupart du temps, vous pouvez faire disparaître ce phénomène en dormant bien de six à huit heures.

    Syndrome de Kleine-Levin

     

    Bien qu’il se manifeste surtout chez les garçons adolescents, ce syndrome est parfois qualifié de Syndrome de la Belle au bois dormant parce que, lorsqu’il est en phase active, les personnes qui en souffrent peuvent dormir plus de 20 heures par jour – alors qu’elles dorment normalement d’habitude. Et durant les quelques heures où elles sont réveillées, elles peuvent sembler confuses, rêveuses ou se comporter comme des enfants.

    «Durant leurs heures d’éveil, ajoute le Dr Idupuganti, les gens souffrant de ce syndrome peuvent être pris de fringales excessives et de pulsions sexuelles. Ces attaques surviennent sans avertissements et, une fois la crise passée, la personne redevient parfaitement normale.»

    Les médecins essaient de traiter ce mal mystérieux à l’aide de certains médicaments destinés à stimuler les patients, ils ont beaucoup de difficulté à le soigner.

    http://selection.readersdigest.ca/

    Un patch pour diagnostiquer l’apnée du sommeil


    Bien voilà une belle avancée pour diagnostiquer l’apnée du sommeil. Il parait que ce n’est pas évident avec la machine et les fils, il arrive qu’il faille se reprendre plusieurs fois avant d’arriver à un bon dépistage
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    Un patch pour diagnostiquer l’apnée du sommeil

     

    Un patch pour diagnostiquer l'apnée du sommeil

    Ne pesant que quelques grammes, le patch enregistre un certain nombre de paramètres vitaux chez le patient.

    © SOMNARUS, INC.

    Lise Loumé

    Spécialiste santé au pôle digital de Sciences et Avenir

    Une entreprise américaine a mis au point un patch frontal qui permet de diagnostiquer l’apnée du sommeil sans avoir besoin de porter un dispositif encombrant.

    Savoir si l’on souffre d’apnée du sommeil sans devoir passer une nuit envahi de fils et de capteurs sur le corps : voilà une idée qui pourrait inciter davantage de patients à se faire diagnostiquer. En France, seul 15 % des personnes ayant des symptômes évocateurs (ronflement bruyant, pauses respiratoires, réveils nocturnes avec une sensation d’étouffement, etc.) ont réalisé un enregistrement de leur sommeil, selon Santé Public France. Lors du congrès de l’Académie Américaine de Médecine du Sommeil, qui a eu lieu du 3 au 7 juin 2017 à Boston, des scientifiques de l’entreprise Somnarus ont proposé de remplacer capteurs et fils multiples par un simple patch frontal.

    Un dépistage efficace à 87 %

    Ne pesant que quelques grammes, le patch enregistre un grand nombre de paramètres vitaux chez le patient : rythmes respiratoire et cardiaque, pression nasale, saturation en oxygène dans le sang, durée de sommeil, position du corps… Testé sur 174 patients lors d’un essai clinique, il a permis de détecter les apnées du sommeil avec une efficacité de 87,4 %.

    Le patch frontal serait également facile d’utilisation, selon les chercheurs, qui soulignent que 38 utilisateurs sur 39 ont réussi à l’activer seul et à collecter au moins quatre heures de données durant leur sommeil. Les paramètres collectés sont ensuite envoyés sur l’ordinateur du médecin.

    « Il existe déjà des dispositifs permettant de diagnostiquer l’apnée du sommeil chez soi mais la plupart sont difficiles à utiliser pour les patients et perturbent leur sommeil, affirme Maria Merchant, PDG de Somnarus, dans un communiqué. Notre étude montre que le patch est facile à utiliser et n’affecte pas le sommeil. »

    Enthousiasmée par les résultats obtenus lors de l’essai clinique, la PDG compte demander prochainement une autorisation de mise sur le marché américain de son patch à la FDA, l’Agence américaine de santé.

    https://www.sciencesetavenir.fr/

    Oreillers: bien choisir pour mieux dormir


    Une des causes d’une mauvaise nuit de sommeil est que l’oreiller n’est pas adapté à notre morphologie, qu’il est usagé depuis un certain temps ou d’autres causes encore. Comment choisir un oreiller ? Ce n’est pas sur le côté esthétique, mais il faut miser sur le confort
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    Oreillers: bien choisir pour mieux dormir

     

    En moyenne, nous passons le tiers de notre... (PHOTO THINKSTOCK)

    En moyenne, nous passons le tiers de notre vie au lit.

    PHOTO THINKSTOCK

    ISABELLE MORIN
    La Presse

    Mal adapté à nos besoins, un oreiller risque non seulement de nuire à la qualité du sommeil, mais d’engendrer différents problèmes de santé. Puisque nous passons le tiers de notre vie au lit, nous avons tout intérêt à prendre le temps de choisir le bon !

    Esthétique ne rime pas avec confort

    On n’imagine pas un lit douillet sans se le représenter avec plusieurs oreillers rebondis et moelleux. Or, l’oreiller qui plaît pour ses qualités esthétiques n’est souvent pas le même qui convient aux besoins du dormeur.

    « Les gens ont plusieurs oreillers inutiles, souvent achetés en promotion sans considération pour les critères qui devraient influencer leur choix, comme leur morphologie et le confort que procure l’oreiller », note Louis-Martin Despa, directeur régional chez Dormez-vous

    Résultat, malgré une surabondance d’oreillers dans nos maisons, nous serions nombreux à n’avoir pas encore su dénicher le bon.

    Un mauvais oreiller crée un inconfort et force le corps à s’ajuster continuellement durant la nuit. Des raideurs musculaires, un sommeil moins profond ou une impression d’être plus fatigué au réveil qu’au moment de se coucher, sont parfois des indices qu’il est temps de changer son oreiller.

    « Lorsque la colonne n’est pas bien alignée, ça exerce des pressions sur les vertèbres et ça peut à terme créer une adhérence entre les vertèbres et même contribuer à les déplacer, explique Annie Lalonde, chiropraticienne à la MultiClinique Parc Santé.

    «Ce n’est pas toujours un inconfort conscient, mais ça fait aussi en sorte qu’on a un sommeil moins réparateur.» Annie Lalonde Chiropraticienne à la MultiClinique Parc Santé

    Le corps a également besoin d’une bonne circulation sanguine et d’oxygénation pour éliminer ses déchets. Une tension sur les articulations et les muscles nuit à ce processus.

    Par ailleurs, selon le Dr Pierre Mayer, pneumologue à la clinique du sommeil du CHUM, la position de la tête peut avoir une influence sur le ronflement, l’apnée du sommeil et le reflux gastro-oesophagien, sans oublier que l’oreiller peut favoriser ou exacerber des allergies aux acariens et à la poussière.

    Une question de morphologie

    Chaque morphologie a ses particularités : la longueur du cou, la largeur des épaules et le poids de la tête sont des aspects dont il faut tenir compte au moment de choisir un oreiller. Pour savoir si un modèle nous convient, et puisque bon nombre de magasins ont des politiques de non-remboursement sur ce genre d’articles, on ne devrait pas hésiter à tester la marchandise avant de sortir son portefeuille.

    « Pour faire une bonne évaluation, il faut d’abord repérer un matelas qui correspond à celui qu’on a à la maison, car la hauteur de la tête sera plus ou moins élevée selon sa fermeté », conseille Louis-Martin Despa, directeur régional chez Dormez-vous.

    On choisira ensuite un oreiller selon la façon dont on dort, les meilleures positions étant d’être allongé sur le dos ou le côté.

    « La position ventrale est à proscrire, car elle impose un stress important sur les hautes cervicales, souligne Annie Lalonde. C’est un réflexe de protection. »

    «Pour éviter la position ventrale, on peut mettre un oreiller entre ses jambes ou utiliser une couverture ou un oreiller face à soi en guise de forteresse.» Annie Lalonde Chiropraticienne à la MultiClinique Parc Santé

    Que l’on dorme sur le dos ou sur le côté, la colonne devrait toutefois demeurer en position neutre lorsque la tête est déposée sur l’oreiller. Tout est question d’épaisseur.

    Si on dort sur le dos, on devrait avoir un poing et demi (le nôtre) de dégagement entre le menton et le sternum. Si l’espace est plus grand, l’oreiller est trop mince ; moins, c’est qu’il est trop haut.

    Lorsqu’on dort sur le côté, le nez et le menton devraient être dans le même axe que le sternum. Un cou incliné est signe que l’épaisseur de l’oreiller n’est pas adéquate.

    Un bon oreiller favorisera un sommeil profond et moins turbulent. Malgré tout, rares sont les personnes qui demeurent statiques toute la nuit. Certains modèles d’oreillers sont donc configurés pour répondre aux besoins des dormeurs polyvalents.

    Peu importe le modèle choisi, encore faut-il l’utiliser correctement. L’oreiller devrait combler l’espace sous le cou pour bien le soutenir et l’épaule devrait être positionnée à la bordure de l’oreiller, et non dessus. Quant à la tête, elle devrait être centrée sur l’oreiller, à moins d’utiliser un modèle adapté à la fois à un sommeil sur le dos et sur le côté. Dans ce cas, l’oreiller sera plus mince au centre : lorsqu’on est couché sur le côté, on déposera plutôt la tête sur les bords de l’oreiller.

    Ce qui se cache sous l’oreiller

    On distingue deux catégories d’oreillers, ceux de type confort et ceux de type support que préconisent les spécialistes en santé interrogés. Rien n’empêche, toutefois, de trouver son bonheur dans l’une ou l’autre des deux catégories. Louis-Martin Despa, directeur régional chez Dormez-vous, explique les avantages et inconvénients des matériaux les plus courants.

    Les oreillers «confort»

    Bourre synthétique

    Avantages : l’intérêt de ces oreillers est avant tout décoratif. Ils sont peu coûteux.

    Inconvénients : ils n’offrent pas un bon support. Leur durabilité est faible si on les utilise pour dormir.

    Durabilité : de 6 mois à 1 an

    Prix : de 10 $ à 60 $

    Laine, soie et autres fibres naturelles

    Avantages : ils régulent la température et sont plus durables que leurs équivalents synthétiques.

    Inconvénients : ils ne sont pas assez fermes pour offrir un bon support. Non recouvertes, ils constituent un emplacement de choix pour les acariens.

    Durabilité : deux ou trois ans

    Prix : de 50 $ à 70 $

    Duvet et plumes

    Avantages : on les apprécie pour leur gonflant et leur aspect douillet. Une distinction s’impose toutefois entre le duvet et la plume. Comme il n’a pas d’arêtes, le duvet laisse passer l’air. La plume, elle, offre un meilleur support mais respire moins bien. On trouve souvent des modèles d’oreillers hybrides dans lesquels la plume est concentrée au centre de l’oreiller et recouverte de duvet pour plus de confort.

    Inconvénients : ces oreillers sont trop mous pour offrir un bon support. Ils peuvent piquer s’ils sont en plume. À éviter pour les personnes qui ont des allergies et des sensibilités respiratoires.

    Durabilité : deux ou trois ans

    Prix : de 50 $ à 200 $

    Fibre microgel

    Avantages : offrent la même sensation douillette que ceux bourrés de plumes et de duvet, mais en version synthétique, hypoallergénique. Ils régulent la température.

    Inconvénients : tout comme dans le cas du duvet et de la laine, leur fermeté est insuffisante pour offrir un bon support.

    Durabilité : à venir

    Prix : de 70 $ à 90 $

    Les modèles «support»

    Latex

    Avantages : durables et se présentent dans des versions naturelles. Ils épousent bien les formes de la tête et offrent un bon maintien, tout en repoussant les acariens.

    Inconvénient : peuvent donner l’impression de rebondir.

    Durabilité : quatre ou cinq ans

    Prix : de 90 $ à 120 $

    Mousse mémoire

    Avantages : offrent un bon support et ne créent pas de points de pression puisqu’ils se moulent à la tête. Les mousses de bonne qualité sont durables et gardent longtemps leur forme. On en trouve en soja, une matière naturelle considérée comme étant plus « santé ».

    Inconvénients : sensibles à l’humidité et aux sels contenus dans la sueur, et souvent chauds. Il existe plusieurs qualités de mousses mémoire, dont certaines en pétrole. Les modèles bas de gamme se dégradent rapidement.

    Durabilité : de 3 à 5 ans

    Prix : de 80 $ à 180 $

    Mousse mémoire de type Tempur

    Avantages : à l’instar des autres mousses mémoire, elle n’exerce pas de points de pression et se moule à la tête. Sa particularité est de présenter des bulles ouvertes dans lesquelles l’air entre pour réguler la température et faire en sorte que l’oreiller retrouve sa forme. Elle est plus résistante que les mousses synthétiques.

    Inconvénient : elle est sensible aux liquides qui peuvent s’incruster dans ses bulles.

    Durabilité : cinq ou six ans

    Prix : de 100 $ à 160 $

    L’avis de la spécialiste

    L’oreiller devrait être assez ferme pour supporter le poids de la tête. Le reste est une question de confort et de durabilité. Les modèles orthopédiques sont un choix intéressant, selon Annie Lalonde, car ils se présentent en différents formats et ont été étudiés afin de fournir les conditions optimales pour un bon sommeil. Les mousses mémoire sont également un choix intéressant, car elles moulent le cou et conservent une bonne densité avec le temps. Pour les raisons opposées, la chiropraticienne déconseille les oreillers en plume et en duvet.

    « La tête doit pouvoir être soutenue afin de se décontracter. Il existe différentes matières hypoallergéniques, en latex ou d’autres matériaux offrant une bonne fermeté. Un oreiller à 29,99 $ peut très bien faire l’affaire ! S’il est moins durable, on le changera alors plus souvent. »

    Note : ces données tiennent compte d’une utilisation dans des conditions d’entretien optimales. Les prix varient en fonction de la qualité de chacun des matériaux et sont représentatifs de la marchandise offerte dans les magasins Dormez-vous.

    Entretien 101

    Bien utiliser votre oreiller, cela veut également dire l’entretenir correctement.

    « Pour diminuer les allergies aux acariens et à la poussière, il faut favoriser un matériel hypoallergénique ou mettre une housse. La littérature est claire et montre une diminution des symptômes d’allergies, un sommeil supérieur et une fatigue moindre dans ces conditions », souligne le Dr Pierre Mayer.

    Une housse peut être lavée toutes les deux semaines, ce qui n’est pas le cas pour un oreiller. Très peu de modèles tolèrent d’ailleurs un lavage. On aura donc tout intérêt à couvrir son oreiller pour le protéger, et par le fait même sa santé, en empêchant les poussières, les peaux mortes et l’humidité de s’y loger au moyen d’une pellicule perméable à l’air et imperméable aux liquides.

    Couvrir son oreiller d’une housse est également une façon de prolonger la durée de son achat.

    « On évacue en moyenne un tiers de tasse de sueur durant la nuit. La sueur s’incruste dans l’oreiller et crée un milieu humide dans lequel les bactéries et moisissures peuvent proliférer. Elle contient aussi des sels qui détériorent les matériaux et en altèrent la qualité et la densité », précise Louis-Martin Despa.

    Malgré tous ces bons soins, il faudra forcément changer son oreiller au bout d’un certain temps, souvent autour de deux ans, selon le type de rembourrage ou de tissus choisis et en fonction de la chaleur et de la pression exercée par la tête. Des changements physiologiques peuvent également imposer un nouvel achat : une prise de poids, par exemple, modifiera ses besoins.

    Pour savoir si son oreiller fait encore son travail, la meilleure manière est encore d’évaluer s’il répond aux mêmes critères qu’au moment de l’achat. Faites le test !

    http://www.lapresse.ca/

    Le Saviez-Vous ► Il était une fois la maladie: Histoire de Fat Joe (Apnée du sommeil)


    L’apnée du sommeil est une maladie qui est de plus en plus connue, mais elle a toute une histoire qui a débuté par un roman
    Nuage

     

    Il était une fois la maladie: Histoire de Fat Joe (Apnée du sommeil)

     

    Jacques Beaulieu

    Chroniqueur et communicateur scientifique

    L’apnée du sommeil, une nouvelle maladie

    «Tout le monde sait ce que l’on appelle avoir la luette tombée; mais l’on imaginerait peut-être pas que cette maladie, laquelle en général ne paroît point être de conséquence, pût à la longue coûter la vie au malade. Une Dame d’environ 40 ans, demeurant en Province, se montra ayant la luette tombée, à un Chirurgien du lieu qui lui ordonna les remèdes usités, les gargarismes connus, etc. La maladie augmenta peu à peu, mais à tel point que la Dame avoit peine à avaler. Sans cesse occupée de son gosier, prenant peu de nourriture, ne dormant point, elle tomba dans une maigreur et un état de langueur à faire craindre pour sa vie. Elle me fut amenée à Paris où je ne fus pas longtemps à reconnoître la cause de son fâcheux état, que je crus devoir attribuer à la chute de la luette. Je lui promis une guérison certaine et prompte en coupant la luette, et je lui tins parole.»

    Charles Dickens romancier, américain (1812-1870)

    C’est le chirurgien français Sauveur-François Morand qui décrivit ainsi au XVIIIe siècle la première pharyngotomie d’un cas qui devait certes présenter les symptômes sévères d’apnée du sommeil. Mais la première vraie description de la maladie fut formulée près d’un siècle plus tard, non pas par un médecin illustre mais, par un romancier anglais non moins illustre: Charles Dickens.

     

    L’histoire de Fat Joe

    Dans son roman: Les Papiers posthumes du Pickwick Club ou Les Aventures de Mr. Pickwick, le célèbre écrivain anglais Charles Dickens décrivait ainsi l’un de ses personnages:

    «Sa tête était affaissée sur sa poitrine ; seuls un ronflement continu et de temps à autre, un bruit d’étouffement partiel, révélaient à l’ouïe la présence du grand homme.»

    Il s’agissait d’un adolescent obèse à qui il avait donné le nom de Fat Joe et qui était serveur au Pickwick Club.

    Il faudra attendre au début du XXe siècle pour que la maladie soit reconnue et l’on doit au grand médecin canadien William Osler le nom de Syndrome de Pickwick.

    William Osler, médecin canadien (1849-1919)

    William Osler

    Le docteur Osler est un grand médecin canadien. Fils de pasteur, il est né en Ontario le 12 juillet 1849. Il débute des études religieuses dans le but de succéder à son père mais change vite de carrière et s’inscrit en médecine au Toronto School of Medicine. Après deux ans dans cette institution, il déménage à Montréal et termine ses études médicales à l’Université McGill qui avait la réputation d’être la meilleure au Canada et même aux États-Unis. Il complète des études post doctorales en Europe et revient enseigner à l’Université McGill. Il aura été professeur à l’Université de Pennsylvanie, puis médecin-chef au Johns Hopkins Hospital pour terminer sa carrière comme doyen de la faculté de médecine à l’université Oxford. Son livre : The Principles and Practice of Medicine a fait figure de bible dans l’enseignement de la médecine et a connu de multiples rééditions jusqu’en 2001. Passionné par l’histoire de la médecine, il légua son importante collection de livres à l’université McGill. Âgé de 70 ans, il est victime de la grippe espagnole et en décède le 29 décembre 1919.

    Henri Gastaut, médecin français 1915 -1995

    Henri Gastaut

    En 1965, un médecin français spécialisé en épilepsie, le Dr Henri Gastaut, constate pour la première fois chez les patients atteints du syndrome de Pickwick la survenue d’arrêts fréquents de la respiration durant le sommeil. On doit à ses observations la classification des apnées du sommeil en apnée obstructive, centrale et mixte.

     

    Dr Christian Guilleminault , médecin français et chercheur dans le domaine de la médecine du sommeil

    Quelques années plus tard, en 1972, un autre médecin français, le Dr Christian Guilleminault, raffine les critères diagnostiques. Ce dernier définit alors ainsi l’apnée du sommeil: 5 arrêts de la respiration à l’heure qu’il y ait ou non hypoventilation alvéolaire et en présence ou non d’obésité.

    Le ronflement, un symptôme oublié

    Un fait plutôt étonnant reste à noter dans le cas du syndrome de l’apnée du sommeil. De tous les médecins qui se sont penchés sur la maladie depuis les docteurs Morand au XIXe siècle, Osler au début du vingtième siècle, Gastaut et même Guilleminault dans les années 1960, 1970, aucun n’avait noté le ronflement comme symptôme de la maladie. Et ce, bien que l’écrivain Charles Dickens l’ait eu clairement identifié chez son personnage:

    «C’était le soir : MM. Pickwick Winkle et Snodgrass étaient allés avec leur joyeux hôte assister à la fête voisine de Muggleton ; Isabelle et Emily se promenaient avec M. Trundle ; la vieille dame sourde s’était endormie dans sa bergère ; le ronflement du gros garçon arrivait, lent et monotone, de la cuisine lointaine.»

    Il faudra attendre au début des années 1980 pour que le pneumologue, S. Fujita, remarque qu’en traitant l’apnée du sommeil, le ronflement disparaissait aussi.

    Mais le ronflement allait attirer aussi l’attention des chercheurs. Ainsi, le pneumologue italien E. Lugaresi, fut un pionnier dans ce domaine en effectuant la plus vaste étude sur le sujet. Ce spécialiste fit exécuter un recensement précis de la population de ronfleurs de la république de San Marin. C’est la plus grande étude systématique qui permit d’établir avec précision toutes les données démographiques concernant le ronflement et ce sur une population de 22 800 personnes. C’est ainsi qu’on apprit que:

     «Parmi la totalité de la population, enfants compris, on trouve 35 % de ronfleurs, dont 20 % de manière constante et 15 % de manière intermittente. Les hommes ronflent plus que les femmes: 25 % des hommes et 15 % des femmes ronflent toutes les nuits, tandis que 15 % des hommes et 13 % des femmes ne ronflent qu’à l’occasion de facteurs déclenchants (alcool, gros repas, fatigue)» (référence).

    L’étude permit aussi de mettre en lumière les relations entre ronflement et divers autres facteurs dont l’âge, l’obésité et les divers problèmes de santé dont les troubles cardio-vasculaires.

    Apnée : les solutions.

    Depuis l’ablation de la luette par le Dr Morand au XVIIIe siècle, il faudra encore ici attendre jusqu’au milieu du XX siècle avant que des solutions moins radicales fussent envisagées.

    La première percée en ce sens vit le jour à la fin des années 1970 à Chicago grâce à une pianiste et à son époux psychiatre pour le moins astucieux. C’est ainsi que pour cesser de ronfler, ce qui empêchait son épouse de dormir la nuit et nuisait à son oreille musicale de pianiste, le docteur Charles Samelson confectionna un moulage en cire d’abeille de sa langue, lequel, par succion dégageait ses voies respiratoires la nuit. Suite au succès personnel de son appareil, il fit entreprendre des études au Rush University Medical School. Aujourd’hui, plus d’une quarantaine d’appareils opérant selon des principes semblables sont sur le marché.

    CPAP

    Quelques années plus tard, en 1982, le Dr Colin Sullivan un chercheur australien fabrique le premier appareil de ventilation en pression positive continue, mieux connu ici sous l’acronyme anglophone CPAP (Continuous Positive Airway Pressure) et en 1985, le Dr John E. Remmers, professeur à l’université de Calgary invente le premier CPAP sous contrôle électronique. Le docteur Remmers est surnommé au Canada et aux États-Unis, l’homme de la renaissance, puisqu’il combine tous les talents des savants de cette époque: chercheur, thérapeute, inventeur, fabricant et distributeur de ses propres inventions.

    Appareils dentaires et bucco-pharyngés, CPAP et chirurgies font aujourd’hui partie de l’arsenal thérapeutique permettant de lutter efficacement contre l’apnée du sommeil.

    http://quebec.huffingtonpost.ca/

    Bouger la langue pour ronfler moins


    Avis aux ronfleurs, il est possible de faire des exercices de la langue pour atténuer les ronflements et voir même diminuer ceux qui souffrent de l’apnée du sommeil
    Nuage

     

    Bouger la langue pour ronfler moins

    Des exercices permettent d’éviter les ronflements.Photo Fotolia

    Quelques exercices réalisés avec la bouche et la langue peuvent s’avérer salvateurs pour éviter de ronfler la nuit si l’on en croit les résultats de cette récente étude.

    Une équipe de chercheurs brésiliens et colombiens a constaté qu’en utilisant une technique d’exercices oropharyngés utilisant la bouche et la langue, on pouvait obtenir une réduction du ronflement de 36% dans sa fréquence et de 59% de sa puissance.

    Le ronflement est produit par les vibrations des tissus de la gorge qui se détendent pendant le sommeil et viennent obstruer le pharynx. Il peut être accentué par certains facteurs comme la position de sommeil sur le dos, l’alcool, le tabagisme ou le surpoids. Un Français sur 4 serait concerné par ce problème nocturne fréquent.

    Les exercices, plutôt simples et accessibles à tous, décrits par les chercheurs sont les suivants:

    – Le premier consiste à pousser la pointe de la langue contre le toit de la bouche et faire coulisser la langue vers l’arrière du palais.

    – On peut ensuite pousser la langue à plat vers le haut contre le sommet de la bouche en appuyant sur la totalité de la langue.

    – Il s’agit ensuite de forcer l’arrière de la langue contre le plancher de la bouche en gardant la langue en contact avec le fond et les dents de devant.

    – Le dernier exercice consiste à pousser le fond de la langue vers l’arrière du palais en répétant la voyelle «A» plusieurs fois de suite.

    L’étude a porté sur 39 volontaires âgés de 46 à 59 ans et en surpoids (un facteur de risque du ronflement). Tous ont été répartis en 2 groupes, le premier astreint à un traitement de 3 mois sous forme de bandes nasales, le second soumis à des exercices respiratoires ou à 3 mois d’exercice quotidiens. À l’issue de l’expérience, les patients devaient subir des tests du sommeil pour mesurer objectivement leurs ronflements.

    Leurs conclusions, publiées dans la revue Chest du 7 mai, révèlent que «les exercices oropharyngés sont efficaces pour réduire de façon objective le ronflement mesuré et constituent un traitement potentiel pour une large population souffrant de ronflement».

    Une précédente étude publiée en 2009 avait déjà démontré que des exercices oropharyngés pouvaient réduire les syndromes liés à l’apnée du sommeil dont le ronflement est l’un des symptômes les plus courants.

    Or, il est important de détecter les ronflements responsables de l’apnée du sommeil, car ce trouble, souvent ignoré, peut être à l’origine de maladies cardiovasculaires.

    http://fr.canoe.ca/