Des gants de boxe de l’époque romaine découverts en Angleterre


La boxe est un sport que je n’aime pas, par contre, il forme bien pour le combat en cas de nécessité. Des gants de boxe vieux de 2000 ans provenant des Romains ont été retrouvé en Angleterre. À comparer à ceux que l’on connait aujourd’hui, ces gants appelés cestes, ne protégeaient pas du tout les doigts et jointures.
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Des gants de boxe de l’époque romaine découverts en Angleterre

 

Crédits : VINDOLANDA CHARITABLE TRUST

par  Mehdi Karam 

Le dernier spécimen d’un objet très répandu jadis. Voilà ce que sont ces lanières en cuir, selon le Guardian, qui précisait le 19 février que dans la Rome antique, celles-ci faisaient office de gants de boxe – en témoigne la gravure ci-dessous.

Elles ont été découvertes lors de l’été 2017 sur le site de Vindolanda, au nord de l’Angleterre, à proximité du mur d’Hadrien, au sein d’un trésor comprenant chaussures en cuir, armes et tablettes d’écriture.

Crédits : Historical Picture Archive/Corbis via Getty Images

Si l’on était au courant, grâce aux œuvres d’art retrouvées, que la boxe occupait une part importante de l’entraînement des soldats romains, c’est la première fois que nous mettons la main sur ces gants, portés il y a plus de 2 000 ans par un légionnaire.

« Vous pouvez encore mettre vos mains dans les gants et voir comment les articulations de son propriétaire ont moulé le cuir », confie Patrician Birley, directeur de la recherche, au Chronicle Live, faisant état du lien fort qui unissait le combattant et son équipement.

Il s’agit plus exactement de « cestes », d’anciens gants de cuir assortis de lanières à nouer autour de l’avant-bras, que les combattants de pugilat enfilaient pour s’échanger des coups de poing. Révulsé par sa violence, l’empereur Théodose Ier l’avait fait interdire à Rome en même temps qu’il avait aboli les Jeux olympiques. Si sa pratique a brièvement réapparu en Angleterre au XVIIe siècle, il a définitivement disparu en 1889, et supplanté par la boxe anglaise.

Montés sur des mains articulées, les gants sont exposés au musée du site de Vindolanda. Le site étant encore en train d’être fouillé, il n’est pas impossible que de nouvelles découvertes surgissent

Sources : Chronicle Live / The Guardian

http://www.ulyces.co

César a bien tenté de débarquer en Angleterre !


Il n’y avait pas de preuves que Jules César a voulu conquérir la Grande-Bretagne, enfin jusqu’à maintenant. Les archéologues ont pu déterrer des armes de fer, des javelots, etc. La raison est hypothétique, mais on sait que César aimait la gloire et son prestige politique
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César a bien tenté de débarquer en Angleterre !

 

Bas-relief

Bas-relief en marbre réalisé par John Deare (1759-1798) illustrant les tentatives d’invasion de l’Angleterre par Jules Cesar.

CRÉDITS: ANN RONAN PICTURE LIBRARY /PHOTO 12 /AFP

Par Bernadette Arnaud

César et ses légions ont tenté d’envahir la Grande-Bretagne à deux reprises dès 55 avant notre ère. Un de ces sites de débarquement a été découvert dans le Kent.

Il est venu, il a vu… il est reparti… Des armes de fer et des javelots romains, qui viennent d’être découverts au sud de la Grande-Bretagne, témoignent directement des tentatives de conquête de l’Angleterre par Jules César. Le proconsul romain avait en effet espéré à deux reprises, en 55 et 54 avant notre ère, envahir la Bretagne, nom qui désignait alors la grande île. Mais aucune preuve archéologique n’avait jusque-là été mise en évidence. Ce qui vient d’être fait fortuitement lors de travaux routiers effectués dans le Kent. Ces diverses armes de fer, javelots romains de type pilum et restes de poteries datant du 1ersiècle avant notre ère, ont été exhumées sur le site d’Ebbsfleet, dans la baie de Pegwell, qui correspond aux descriptions faites par Jules César lui-même selon Andrew Fitzpatrick, chercheur associé à l’Ecole d’archéologie et d’histoire ancienne de l’Université de Leicester.

Dans ses Livres IV et V de La Guerre des Gaules, César décrit en effet ses deux entreprises depuis une large baie bordée de falaises. Il mentionne aussi la présence d’un terrain plus élevé à proximité, sur lequel s’étaient rassemblés les habitants résistant à ce débarquement,ce qui correspond bien à la baie de Pegwell. César évoque aussi les préparatifs de la construction d’un camp, ce que corrobore la présence d’un fossé défensif de 5 m de large et plus de deux mètres de profondeur, aux formes identiques à celles des défenses romaines mises au jour sur le continent, comme à Alesia (52 av J.C). Pour le professeur Colin Haselgrove, responsable de ces travaux, ce fossé faisait partie d’un grand fort de 20 ha entouré de palissades, érigé pour protéger non seulement les soldats des attaques des « barbares », et aussi  la flotte de César composée de 800 navires selon les textes.

Premières traces des invasions romaines de César en Grande-Bretagne sur le site d’Ebbsfleet, à Thanet, dans le Kent. ©Université de Leicester

 

« Ces découvertes correspondent à l’année 54 avant notre ère, soit la seconde tentative d’invasion de l’Angleterre », a tenu à préciser à Sciences et Avenir Yann Le Bohec, historien spécialiste de l’histoire romaine.

L’année précédente, César avait en effet effectué une reconnaissance pour voir à quoi ressemblait la grande île qui lui était connue uniquement  par ce qu’en rapportaient les rares marchands qui en revenaient. Une première visite qui fut brève mais marquée par un épisode célèbre: le porte-aigle de la Xe Légion, la plus dévouée à César, s’était en effet jeté à l’eau afin d’encourager les soldats qui hésitaient à le faire, les Bretons les attendant de pied ferme sur le rivage. César avait ainsi décrit ses adversaires :

«Tous se teignent avec du pastel, ce qui leur donne une couleur azurée et rend leur aspect horrible dans les combats. Ils portent leurs cheveux longs, et se rasent tout le corps, excepté la tête et la lèvre supérieure ».

Lors de la seconde incursion, il semble que César et ses troupes soient parvenus jusque dans la région de Canterbury, puis les environs de Londres avant de revenir en Gaule. Un parcours qui fait dire à certains historiens qu’il aurait échoué à vouloir conquérir la Bretagne, d’autres estimant au contraire qu’il s’agit d’un succès puisqu’il n’aurait voulu y conduire que des raids. Ceci afin d’amasser un butin utile à sa réélection à Rome. Ce n’est finalement qu’un siècle plus tard que l’empereur Claude réussira à coloniser réellement Britannia en 43 de notre ère, à l’aide de cinq des plus puissantes légions de Rome, la II Augusta, IX Hispania, VIe Victrix, la XVIe Gemina et la XXe Valeria Victrix, soit 40 000 hommes.

Pourquoi Jules César a-t-il voulu conquérir la « Bretagne » ?
La question divisait déjà dans l’Antiquité! L’historien Suétone au 1er siècle racontait ainsi que César s’était rendu en Bretagne parce qu’il aimait les perles… et que l’on en trouvait beaucoup. « Ce qui est complètement faux »,
explique Yann Le Bohec, historien spécialiste de l’histoire romaine.

« Dans un texte que j’ai retrouvé, Cicéron (106-43 av.J.C) s’interroge aussi sur les raisons qui ont pu pousser le proconsul de Rome à se rendre en Bretagne, puisque que cette île est très pauvre, et que même les esclaves qui en proviennent ne valent rien, car ne savent ni cuisiner ni jouer des instruments de musique ».

Alors ?

Pour Yann Le Bohec, « il voulait ajouter cette conquête à celle de la Germanie et de la Gaule pour s’approcher du mythe d’Alexandre le Grand (IVesiècle av. notre ère), alors très présent dans la culture de Rome ».

Vouloir égaler Alexandre, c’était en quelque sorte devenir un dieu.

« Il voulait lui aussi faire son Jupiter… », sourit l’historien. Avec une expédition maritime, César désirait surtout démontrer qu’il était un protégé de Vénus, (née de l’Océan, NDLR), déesse dont il se disait le descendant et ainsi prouver à Rome qu’il était protégé des dieux ».

On ne peut toutefois soustraire le désir probable d’accéder aux importantes et très rentables mines d’étain du Pays-de-Galles.

« Quoi qu’il en soit, n’oublions pas que César faisait surtout la guerre pour la gloire de Rome et sa carrière politique », conclut Yann Le Bohec.

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Photos Qui Vous Feront Regarder L’Histoire Avec Des Yeux Différents


Des photos du passé qui sont figées pour toujours. Qu’aurait été notre présent, si Adolf Hitler aurait fait une carrière comme artiste ? On peut se considérer chanceux que la denturologie ai pu progresser. Celle que je trouve vraiment spécial, c’est la vision de l’an 2000 en 1924
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Photos Qui Vous Feront Regarder L’Histoire Avec Des Yeux Différents

Saviez-vous qu’Hitler était un amateur d’art et qu’il peignait même? Voici quelques-unes de ses oeuvres.

image: © wikipedia

image: © wikipedia

image: © wikipedia

Les membres du groupe du Titanic ont joué pendant que le bateau coulait pour tranquilliser les passagers. Voici leurs visages.

image: © flickr

Des Iraniennes photographiées avant la révolution islamique.

image: © themuslimissue

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image: © themuslimissue

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L’ombre d’une victime d’Hiroshima après l’explosion nucléaire.

image: © nowiknow

Voici comment les années 2000 étaient vues par les illustrateurs français en 1924.

image: © amazon

La technologie est bien présente dans le dessin!

Le témoignage des anciens contacts entre les Vikings et les Arabes: un anneau viking du IXe siècle avec l’inscription « Pour Allah »gravée.

image: © sciencenews

Une scène du premier film érotique de l’histoire, tourné à Paris: c’était en 1896.

image: © wikipedia

Au début des années 1900, l’héroïne était prescrite comme médicament pour le traitement de nombreuses maladies, y compris la toux.

image: © inosmi

Voici comment les Romains construisaient les routes: maintenant on comprend pourquoi elles sont restées intactes des siècles plus tard!

image: © imgur

Une ingéniosité qui ne se dément pas aujourd’hui!

Les prothèses dentaires à Rome étaient ainsi fabriquées…

image: © bedminsterdental

Les uniformes pour le gouvernement nazi furent fabriqués, entre autres, dans les usines du styliste Hugo Boss: il était un grand admirateur du Führer et un fervent national-socialiste.

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En 1864, le coup de poing américain faisait partie de l’équipement d’un policier new-yorkais.

image: © pinterest

L’intérieur d’un sous-marin utilisé pendant la Seconde Guerre mondiale.

image: © flickr

L’Argentavis est le plus grand oiseau jamais existé sur Terre.

image: © genesispark

Avant de finir entre les mains d’Hitler, la croix gammée a été utilisée pendant 3000 ans comme symbole de bon présage.

image: © commons.wikimedia

Des pêcheurs russes montrent leurs butins, 1924.

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La structure du lit destinée aux domestiques, Angleterre 1843.

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Photo colorée d’une ville allemande prête pour une parade nazie dans les années 30.

image: © flickr

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Le Saviez-Vous ► Prostitution, les sanctions au fil des siècles [Histoire]


Je suis contre la prostitution et la pornographie plus que jamais, ce que je déteste le plus c’est qu’on appelle ces femmes de pute, putain … Alors que les hommes qui profitent ces femmes n’ont pas de tel nom. Certains prétendent que ces femmes le font par choix, peut-être pour certaines, mais pas toutes, c’est une question de survie ou d’esclavage sexuelle. On prétend aussi encore aujourd’hui, si la prostitution était légalisée, il y aurait moins de viols, moins d’enlèvement, c’est de la foutaises, ( a voir nos rues, elles est vraiment tolérée) juste à entendre les nouvelles, les enlèvements d’enfants, etc. En plus à travers, l’histoire, la vie des prostituées n’a pas été rose, a une époque, elles étaient marquées au fer, ou mutilées et les choses ne changent guère aujourd’hui à voir comment elles sont traitées et les hommes qui n’ont que fait assouvir leurs désirs, eux, sans sorte bien sauf s’ils ont contrâtes une MST En plus des problèmes des drogues et l’alcool qui s’ajoutent.
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Prostitution, les sanctions au fil des siècles [Histoire]

 

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On dit souvent que la prostitution est « le plus vieux métier du monde », bon, c’est une connerie mais ça veut bien dire qu’elle ne date pas d’hier. Certains se plaisent à penser que dès la préhistoire, les femmes vendaient leur corps en échange de nourriture.

Ce que l’on sait, et on en est certain, c’est que dès les premières heures de l’Antiquité, les politiques et la religion ont tenté de légiférer sur la prostitution afin de la contrôler ou de l’interdire. La dernière loi date de 2016.

Voici un aperçu non exhaustif des mesures et souvent des sanctions visant les prostituées.

 L’Antiquité, de la liberté de se vendre à la sanction

Loin de vouloir interdire la prostitution, en Mésopotamie aux alentours du Ve siècle avant notre ère, Hérodote écrit qu’à Babylone, il existe une pratique qu’il juge honteuse. Les femmes doivent se prostituer au moins une fois dans leur vie pour rendre hommage à la déesse de la fertilité. Le procédé est bien rodé, on ne peut pas faire ça n’importe comment. La femme doit entrer dans le temple d’Inanna et attendre qu’un homme lui donne de l’argent et « s’unisse à elle à l’intérieur du temple » pour qu’elle s’acquitte de son devoir. C’est seulement après s’être prostituée qu’elle peut retourner chez elle, avec en prime la bénédiction de la déesse. En Lydie, toutes les filles sont amenées à se prostituer avant leur mariage (elle est encore loin l’idée de se marier vierge) afin de constituer leur dot. De plus, elles sont libres d’épouser qui elles souhaitent, les familles n’ont pas leur mot à dire. C’est plutôt classe. Certaines décident d’ailleurs de ne jamais se marier et deviennent des courtisanes, d’autres se découvrent être infertiles et ne pouvant fonder de famille et intégrer un foyer, elles redeviennent ou restent femmes « publiques », gagnant leur vie grâce à la prostitution.

Mais attention, si en Mésopotamie, c’est une action sacrée ou au moins complètement acceptée dans la société, la prostitution dans les civilisations gréco-romaines n’est pas aussi bien vue. Pour autant, durant l’antiquité grecque la prostitution est largement répandue et elle n’est pas interdite. On tente ceci-dit de la contrôler et surtout, on ne mélange pas les mamans et les putains. Démosthène écrit au IVème siècle,

« Nous avons les courtisanes en vue du plaisir, les concubines pour nous fournir les soins journaliers, les épouses pour qu’elles nous donnent des enfants légitimes et soient les gardiennes fidèles de notre intérieur ».

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Pour trouver des putes, c’est assez simple, il suffit d’aller dans les ports des grandes cités grecques (comme aujourd’hui autour des gares et des grands axes de circulation) ou dans des bordels low-cost mis en place et autorisés par Solon. En effet, il s’agit de maisons de passes étatiques dont les revenus tombent directement dans la caisse de l’état. Pratique. En revanche, la prostitution prend plusieurs formes en Grèce : il y a les esclaves pornai (qui appartiennent souvent à l’Etat et se retrouvent dans les bordels de Solon), les indépendantes, les hétaïres…

A Rome, il existe une loi contre le proxénétisme mais pas contre la prostitution. Une esclave ne peut pas, en théorie, être prostitué par son maître. Dans les faits, très difficile à contrôler et la loi est assez inefficace. Les prostituées de basse condition ont l’habitude de racoler devant chez elles, alors qu’il faut aller dans une maison close pour trouver un service plus qualitatif et surtout plus discret. A partir du IIème siècle avant notre ère, les prostituées doivent obtenir une licence d’exercice (il suffit de l’acheter) ainsi, l’Etat taxe la profession et le trésor public se porte bien.

Avec l’arrivée du monothéisme, c’est mort, tout le monde veut supprimer la prostitution et l’opprobre apparaît de manière assez forte.

L’Ancien Testament, qui correspond à la chrétienté et au judaïsme est très clair à ce propos, on peut lire dans le Deutéronome(23,17)

« Il n’y aura pas de prostituée sacrée parmi les filles d’Israël, ni de prostitué sacré parmi les fils d’Israël. »

Les choses sont dites, et si jamais certaines femmes ne respectent pas, des sanctions sont prévues dans le Livre des Roi ou le roi Josias démolit les maisons des prostituées. En effet, la prostitution représente une infidélité envers le Dieu d’Israël.

Dans les Evangiles (qui ne concernent que la chrétienté), les putes n’ont pas bonne réputation, certes, mais Jésus, dans sa grande bonté leur accorde le salut. Selon Saint Matthieu, la prostituée, peut quitter le statut de pécheresse en se repentant. Est-ce le cas de Marie-Madeleine ?

Aux balbutiements de l’Église catholique, les sanctions sur les prostituées sont plus morales que physiques mais au fil des siècles, les mesures prises pour supprimer la prostitution sont de plus en plus dures.

La prostitution médiévale, un mal nécessaire…

Jusqu’au XIVe siècle, la prostitution n’est pas encouragée mais elle est considérée comme naturelle et permet de contrôler les désirs des hommes, ça évite les forcements (les viols) et les rapts. Mais elle permet aussi de les former aux gestes de l’amour Les seigneurs qu’ils soient laïcs ou religieux en profitent pour se faire un peu de pognon, ben oui, business is business hein.

La prostitution médiévale autorisée est la prostibulum publicum Les bordels sont tenus par des abbesses ou un cabaretier qui paie de lourdes taxes à la municipalité. Les filles doivent attirer les hommes puis les faire picoler et manger, en général au rez-de-chaussée d’une maison ou d’une auberge, tout est au frais du client. Ensuite, si l’homme le désire et moyennant finance, il monte à l’étage avec la fille publique, encore appelée clostière, de son choix. Les filles ont un règlement à respecter, genre pas de baise pendant les fêtes religieuses comme Noël ou Pâques, ou la semaine sainte.

En théorie, selon le règlement, les clients doivent être des jeunes hommes non mariés.

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Les filles qui souhaitent se prostituer de manière indépendante ont de nombreuses astuces, comme celle de se retrouver dans des lieux propices comme les étuves, ces endroits chauds et humides, où tout le monde est nu… ou encore dans des bordelages, des petits bordels privés. Les clients peuvent alors être mariés, vieux, et même les deux. Les filles publiques sont contraintes à différentes règles, déjà, la tenue, elles doivent porter des rayures jaunes et rouges. Il faut savoir distinguer les putes des honnêtes femmes, alors le racolage doit être notoire. Enfin, si une prostituée tombe enceinte, elle a deux solutions : se marier et élever son gamin ou abandonner son gamin à un hôpital public mais en aucun cas elle a le droit d’élever son enfant tout en continuant à se prostituer. Aussi, malignes, elles pratiquent le coït interrompu ou des rapports anaux et buccaux pour prendre le moins de risques possibles.

Le pieux Moyen-Age lutte contre les putains

En 1254, Saint Louis, qui comme son nom l’indique est très pieux, souhaite interdire officiellement la prostitution avec une ordonnance. En vain. Personne n’y croit et personne ne veut vraiment l’appliquer. L’ordonnance vise à éliminer la prostitution en interdisant les hôtels et les particuliers d’accueillir les putes chez eux (même contre un loyer). Saint Louis veut saisir les biens et expulser des villes toutes les prostituées du royaume. Y’a pas à dire, c’est ambitieux. Mais c’est surtout un échec car en 1256 soit, deux ans plus tard, une nouvelle ordonnance vient annuler celle de 1254 et rétablit la prostitution permettant la réouverture des bordels dans certaines rues.

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Avec la Réforme de l’Eglise et l’importance du protestantisme, les normes changent à nouveau. Le rigorisme religieux veut faire interdire la prostitution, et la pression morale qu’il exerce sur la population marche assez bien dans certaines régions (le sud-ouest par exemple).  Autre raison qui pousse les autorités à prendre des mesures contre la prostitution, c’est la syphilis qui à la fin du XVe siècle fait des ravages ! Aussi, en 1485, les filles publiques peuvent avoir le nez coupé mais aussi être marquées au fer rouge d’une lettre P (comme PUTE) sur le front, le bras ou la fesse. Les maquerelles ont la même peine, mais avec un M (comme Maquerelle) ou d’une fleur de lys. Charles IX, qui n’est pas un mec drôle, maintient l’interdiction et les sanctions physiques humiliantes et discriminantes, avec un édit royal qui stipule

« Que toutes filles de joie et femmes publiques deslogent de nostre dite cour, dans ledit temps, sous peine de fouet et de la marque (…) »

 Louis XIV devient dévot, qu’on enferme les putains !

Au début du règne de Louis XIV, c’est pas la grosse fiesta de la prostitution mais dans l’ensemble, on tolère. Au fil des années, rappelons que Loulou a régné pendant environ 100 ans (72 en théorie.. 60 années effectives), les choses ont évolué. Depuis qu’il fricote avec la Maintenon et qu’il voit son heure arrivée, Louis XIV se rapproche de l’Église, de ses valeurs et de sa morale. De fait, il trouve que la prostitution n’a pas sa place dans son royaume et il ordonne par édit royal que toutes les putains soient emprisonnées. Oui, toutes celles qui sont prises en flagrant délit de racolage sont envoyées à la Salpêtrière ou en prison.

C’est seulement lorsque le personnel de santé, souvent des prêtres et des religieuses, estime que la femme est redevenue saine d’esprit et qu’elle s’est repenti qu’elle peut sortir de prison ou de l’hôpital. Mais en cas de récidive, on peut lui couper le nez ou les oreilles, comme un siècle avant. A la mort de Louis XIV, Louis XV adoucit un peu les mesures, il tolère la prostitution et préfère réglementer la pratique plutôt que de l’interdire. Et pour cause, le Loulou XV, c’est un sacré coquin et s’il ne fréquente pas les bordels, c’est uniquement parce qu’il a une peur panique des maladies. Il préfère de loin jouir de son privilège de tête couronné pour pécho des jeunes filles vierges non vérolées ! En revanche, Louis XVI est de l’avis de Louis XIV et à nouveau les sanctions contre les prostituées sont plus lourdes. Mais encore, l’histoire n’a pas dit son dernier mot !

La tolérance post-révolutionnaire

Au début du XIXe siècle, comme je vous en ai parlé dans cet article, la prostitution n’est pas interdite, en revanche elle est très réglementée. Les femmes doivent s’inscrire à la préfecture en tant que prostituées pour avoir le droit de pratiquer leur activité de manière légale. Elles sont alors enregistrées et doivent se soumettre à des visites médicales tous les 15 jours pour ne pas refiler des maladies vénériennes à la moitié de la population.

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La loi interdit le racolage (même s’il est largement pratiqué dans certains quartiers et dans les petites villes) donc théoriquement, toutes les filles de joie se retrouvent dans des bordels.

http://www.racontemoilhistoire.com

Le Saviez-Vous ► Les protections solaires du néolithique à nos jours


Depuis des millénaires que l’être humain se protège du soleil sans savoir vraiment le côté néfaste des rayons UV. À chaque époque, il y avait des solutions plus ou moins efficaces, mais le vêtement fut vraiment la meilleure protection. Dans les années 1200, on affirmait que la femme parfaite devait avoir la peau blanche pour éviter de ressembler à une paysanne. Odieux n’est pas ? Puis viens les grandes marques et la mode de bronzage qui apparaissent XIXe siècle qui était au début plus ou moins efficaces surtout qu’être bronzé était signe de santé.
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Les protections solaires du néolithique à nos jours

 

Photo : ec.gc.ca

Depuis le néolithique, hommes et femmes enduisent leurs corps de différentes substances ou se couvrent pour se protéger du soleil. Découvre les astuces au fil des siècles.

(Toutes les illustrations sont de l’Agence Rol, sur Gallica et datent des années 1920)

PAR MARINE GASC

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La protection solaire durant l’Antiquité

Des petits récipients contenant des poudres d’ocre et de cendres, ont été retrouvés, ils datent d’au moins cent siècles avant notre ère et il est possible d’imaginer que les hommes et les femmes s’en servaient de maquillage mais aussi et surtout de protection solaire. Aucune source sure. Il faut attendre l’Égypte antique pour lire sur un papyrus toute une liste de produits utilisés pour se protéger des rayons du soleil. On peut d’abord citer le mesdemet, le fameux khôl, dont on s’entoure les yeux pour se protéger du soleil, des insectes et du vent. Mais aussi des huiles (de jasmin) ou encore de l’Aloe Vera, des corps gras qui apaisent la peau et qui protègent du soleil lorsqu’on les mélange à différentes poudres comme la céruse de plomb (qui fait tomber les dents et file le saturnisme) ou le charbon.

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La méthode la plus efficace et sans risque reste le coton, eh oui ! Il n’y a rien de tel qu’un bon t-shirt pour se protéger, mais aussi d’un chapeau ou d’une ombrelle. Il faut savoir qu’en Egypte, en Mésopotamie et en Chine tout le monde utilisait des ombrelles. D’ailleurs, on a rendu l’ombrelle imperméable pour se protéger de la pluie, mais dans un premier temps, il s’agissait vraiment d’éviter les coups de soleil. Dans d’autres contrées, telles que l’Inde ou l’Afrique du Nord, on utilise plutôt des turbans, des chapeaux à larges bords ou différents voiles. En Grèce, durant l’Antiquité, on se couvre la tête, et Celsus (un savant, qu’ils disent) conseille de se frotter les parties du corps exposées au soleil avec du pétrole. L’épaisseur du pétrole protège la peau. Mais on imagine qu’il y a des effets secondaires peu agréables comme des irritations cutanées, des problèmes respiratoires et on parle aujourd’hui de perturbations endocriniennes. On évitera donc la méthode grecque. Les Tibétains, à la même époque, utilisaient une crème solaire à base de goudron et d’herbes…

Le saviez-vous ?

Déjà durant l’Antiquité, on recommande en Grèce et à Rome de s’exposer quelques minutes par jour au soleil afin de d’améliorer son moral et ses humeurs mais il faut attendre 1888 pour que le médecin Paul Pouzet mette au point l’Héliothérapie…

Le soleil médiéval, on en fait quoi alors ?

Figurez-vous que je n’ai pas trouvé grand chose à propos des protections solaires au Moyen-Age, différents écrits parlent cosmétiques, maquillages, onguents, mais rien qui s’intéresse véritablement au soleil. Et pourtant, on sait que la haute-société fuit ses effets et que les paysans qui y sont confrontés toute l’année doivent bien se protéger, sans doute avec des chapeaux et des tenues en coton !

Dans tous les cas, la femme parfaite doit avoir la peau blanche, comme le décrit Jean de la Halle en 1276 :

« De la tête aux pieds, sa peau est blanche. Son front est large, dégagé ; l’arête du nez belle et droite ; les sourcils forment un arc fin et bien dessiné ; les yeux, noirs, sont grands sous de fines paupières ; la bouche est fine, mais charnue en son centre, vermeille comme la rose. La nuque est fine, blanche et ronde, sans la moindre pilosité. La gorge est blanche et longue et les seins petits et durs, les bras fins et longs et les mains fines et blanches. » (Les diktats sur les corps féminins existent depuis toujours hein)

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Trotula, une célèbre médecin dont je vous parlerai dans un prochain article, donne une recette pour se protéger de la déshydratation cutanée provoquée par la chaleur. Tout d’abord l’eau de rose. Il faut s’en enduire le visage et appliquer ensuite de l’huile de lis et bien masser pour faire pénétrer. Elle le conseille « pour protéger le visage, le soir devant le feu ». On peut aisément penser que cette méthode était également utilisée pour les coups de soleil mais Trotula n’y fait pas référence. En revanche, elle donne aussi des astuces pour se blanchir la peau à base d’argile blanche, de céruse et de poudre d’alun. A Versailles, on utilise une autre solution : la saignée ! Eh oui, en évacuant une partie du sang, on permet au visage d’avoir l’air blême et malade. Et c’est souvent la véritable conséquence.

Cette mode de la peau laiteuse ne disparaît que bien plus tard, aussi, jusqu’à la fin du XIXe siècle, on reste autant que possible à l’ombre ou on se protège avec des vêtements amples en coton épais, des chapeaux et des voiles. Hommes et femmes se poudrent le visage avec des produits à base de plomb, on sait aujourd’hui que ça en a tué plus d’un ! Au XIXe siècle, dans le tableau « La promenade », Claude Monet illustre bien la protection de femmes contre le soleil : vêtements longs, chapeau, ombrelle…

Les grandes découvertes du XIXe siècle

Au XIXème siècle, les bains de mer commencent à se répandre sur toutes les côtes, il existe alors les cabanes de plage pour se protéger du soleil, mais l’ombrelle se démocratise et elle évolue aussi. On l’agrandit et on la renforce, c’est l’apparition du parasol ! Ainsi protégée, toute la famille peut partir sur la plage sans risquer de bronzer et de ressembler à un paysan.

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Si jusqu’à la fin des années 1800, la peau laiteuse était une mode, on comprend à cette même époque que les UV peuvent avoir des impacts positifs sur l’homme, c’est ce que l’on va travailler avec l’héliothérapie, mais on découvre surtout la radiation des ultraviolets et leurs effets néfastes sur l’organisme. En 1820, le docteur anglais Everand Home observe les effets de la chaleur sur la peau mais sans rien de plus. En 1858, le docteur français Charcot note que les ultraviolets provoquent des inflammations des yeux et de la peau. Et en 1891, Widmark et Hammer recommandent de se protéger du soleil avec des crèmes à base de quinine, mais on n’y fait pas grand cas, car à l’heure de la Belle Époque, on sort, on danse et l’heure n’est pas à la prévention des cancers de la peau et autres maladies photosensibles et puis après la Première Guerre mondiale, on part à la plage avec les congés payés !

Les congés payés, la plage et le bronzage

A vrai dire, la crème solaire telle qu’on la connaît est apparue avant les congés payés, elle date de 1928 et a initialement été commercialisée aux États-Unis. En revanche, en France, c’est bien en 1936, année des premiers congés payés que l’Oréal met en vente sa crème solaire qu’il teste déjà depuis plusieurs années. Son slogan « bronzer sans brûler ».

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Eh oui, durant les années 1920, il existe des produits dont l’efficacité n’est pas optimale hein. La mode est au bronzage depuis qu’en 1920 Coco Chanel a pris un coup de soleil énorme sur la croisette. Ses fans ont décidé de reproduire son bronzage en prenant des coups de soleil (depuis toujours je dis que la mode c’est de la merde). Il faut être rouge puis bronzé pour être hype, on oublie le teint clair et la peau laiteuse, il faut prouver qu’on part en vacances, alors hommes et femmes s’exposent au soleil durant de longues heures avec des crèmes solaires approximatives. En 1925 Joséphine Bakerest sur toutes les affiches et on lui envie son teint, de plus, on donne au soleil de nombreuses vertus.

Jean Cocteau écrit lui-même :

« Fais-moi le corps tanné, salé / fais ma grande douleur s’en aller / […] Soleil, je supporte tes coups / tes gros coups de poing sur mon cou » ou encore « Tu grises mieux que l’opium ».

Le soleil devient une drogue et le bronzage le fruit d’une addiction.

Vogue en 1931 donne de nombreux conseils pour éviter les taches de rousseur, les faire disparaître, ou encore bronzer sans cramer ! En réalité, il y avait déjà beaucoup de publicités dans Vogue.

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Le teint bronzé est désormais signe de bonne santé. Beaucoup de personnes utilisent des huiles végétales comme le coco ou la vanille, ça sent bon, c’est exotique, ça hydrate mais en aucun cas ça ne protège !! Comme la graisse à traire, oui ça stimule le bronzage mais il n’y a aucun filtre pour les UV et ça crame ! La graisse à traire c’est uniquement un corps gras que l’on met sur les mamelles des vaches pour éviter les crevasses due à la traite pendant l’hiver… Alors si tu fous ça sur le dos de ton gamin sur la plage de la Grande-Motte, faut pas s’étonner si tu rentres à la maison avec une écrevisse et un mélanome. En 1940, c’est la crème Deliel marron qui est la plus efficace. Mais l’Ambre Solaire cartonne avec ses publicités mettant en avant des pin-up au corps sculpté et au bronzage parfait.

L’évolution des protections solaires

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les soldats dans le Pacifique utilisent une protection solaire à base de pétrole : « dark red veterionary petrolatum ». Il s’agit d’un corps gras et rouge, semblable à de la vaseline, mais qui pue… Mais c’est efficace. La marque Coppertone améliore la composition est connaît un grand succès avec son slogan « Je bronze plus vite avec Coppertone ». Eh oui, faut rentabiliser les vacances ; On reste peu longtemps sur la plage mais il faut être vite bronzé.

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Il faut attendre les années 1950 pour voir les premières grandes évolutions, on trouve différentes textures : mousse, spray, huile et on obtient des protections solaires avec des indices anti-UV un peu plus importants et efficaces. En 1960 on se rend compte qu’il faut protéger la peau du soleil toute l’année et en particulier lors des vacances au ski. Garnier lance en premier une gamme pourles sports d’hiver. Le problème c’est que ça empêche de bronzer efficacement alors comment prouver qu’on est en bonne santé et qu’on a du fric pour partir en vacances ? La solution est toute trouvée mais il faut attendre les années 1980 et l’apparition de l’autobronzant… Ça donne un aspect bronzé et un teint halé. Enfin, avouons-le, durant les années 1980, la peau est plutôt orange que caramel. Les années 1990 sont marquées par l’apparition des protections solaires waterproofs !

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A ce jour, des chercheurs britanniques recherchent une solution sur le long terme, une pilule qui protégerait la peau contre le soleil pendant plusieurs semaines.

http://www.racontemoilhistoire.com

Le Saviez-Vide ► Rome : L’histoire de la fondation de la ville Mythique


La fondation de Rome est difficile à bien la situé, car elle est habitée depuis l’Antiquité. Cependant, certain croit qu’une légende pourrait apporter quelques réponses, mais l’archéologie est quand même un moyen plus sûr pour découvrir le passé cette ville mythique
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Rome : L’histoire de la fondation de la ville Mythique


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Le 21 avril 753 av. J.-C. est la date traditionnelle, voire mythique, de la fondation de Rome. Profitons (…) pour nous intéresser brièvement à la légende des origines de celle qu’on surnomme la ville éternelle, ainsi qu’aux données archéologiques liées à cette histoire.

Une légende liée à la guerre de Troie :


Le poète Virgile écrivant l’Énéide
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Le mythe de la fondation de Rome a commencé à être écrit et à circuler dans le monde romain au cours du 1er siècle avant notre ère, notamment avec des auteurs comme Virgile et Tite-Live, nous indiquant que cette histoire était déjà en partie connue à cette époque et même avant. Pour valider la puissance de l’Empire romain à cette époque, il était important de lier l’histoire de la ville au monde des dieux et pourquoi pas, à un mythe célèbre en Méditerranée, la guerre de Troie. 


Énée, fresque de Pompéi
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C’est donc un personnage de cette guerre, Énée, fils de la déesse Vénus, qui arrive en Italie après la destruction de Troie. La légende nous raconte qu’il y a fondé une ville, nommée Lavinium et que son fils, Ascagne, aurait fondé quant à lui une fille du nom d’Albe-la-Longue. Toujours selon la légende, c’est dans cette ville que seraient nés les célèbres jumeaux Romulus et Rémus.

Romulus, Rémus et la louve :


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Ces jumeaux seraient nés à la suite d’un viol d’une Vestale, soit une prêtresse de la déesse Vesta dans l’Empire romain, par le dieu de la guerre, Mars. Comme ces enfants étaient nés d’une union impure, ils auraient été jetés dans le Tibre, fleuve qui traverse aujourd’hui la ville de Rome. Portant le sang du dieu Mars, ils auraient survécu à la noyade et auraient été nourris par une louve, avant d’être adoptés par un couple de paysans, qui les a découverts par hasard.


Romulus et Rémus par Rubens
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Adultes, les jumeaux souhaitèrent fonder eux aussi leur propre ville, à l’endroit où ils auraient été secourus par la louve. Hélas, ils ne s’entendirent pas sur le lieu exact de fondation, menant à un conflit. Rémus aurait osé sauter par-dessus le sillon de la future ville tracé par son frère à la charrue et ce que dernier décida ainsi de le tuer, car il aurait offensé les dieux. Voilà comment Romulus fonda sa ville, Rome, devenant ainsi son premier souverain, le 21 avril 753 av. J.-C.

Que nous dit l’archéologie?


Un modèle des premières maisons de Rome
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Les découvertes archéologiques à Rome sont compliquées, puisque la ville n’a jamais cessé d’être habitée depuis l’Antiquité. Voilà pourquoi il est difficile de confirmer ou de contester la date de fondation. Depuis les années 1950 néanmoins, des fouilles ont permis de découvrir des vestiges de cette époque, témoignant d’un début d’habitation modeste vers les années 750 av. J.-C. Alors que le mythe nous parle d’une ville, les débuts de Rome ont plutôt été sous la forme d’un petit hameau composé de quelques cabanes et d’un petit muret de protection. C’est plutôt vers le VIème siècle av. J.-C. que Rome s’est développée en cité, avec un centre urbain, des temples et une augmentation significative de sa population. 


Grotte sacrée des jumeaux
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Une découverte surprenante est toutefois survenue en 2007, alors que les archéologues fouillaient sur la colline du Palatin, site du palais d’Octave-Auguste, premier empereur de Rome. Ils ont découvert ce que les auteurs antiques appelaient le Lupercale, soit la grotte sacrée de Romulus et Rémus, grâce à une caméra laser passée par un puits de forage. À sept mètres de profondeur, ils ont aperçu un sanctuaire circulaire, dont la voute était décorée de fresques géométriques. Il s’agit donc d’un lieu de culte datant du Ier siècle av. J.-C.

Les fouilles sont lentes à Rome, mais presque tous les mois, elles nous révèlent

Spécialisée en histoire ancienne, Evelyne Ferron

http://www.historiatv.com/

Le secret de la résistance du béton romain est découvert : c’est l’eau de mer


Le béton fait par les Romains est plus solide que le béton actuel, il a traversé les siècles et se tiens encore debout grâce aux cendres volcaniques et à l’eau de mer
Nuage

 

Le secret de la résistance du béton romain est découvert : c’est l’eau de mer

 

 

Nathalie Mayer
Journaliste

 

Nombre de structures en béton bâties dans l’antiquité par les Romains sont toujours debout aujourd’hui. Même battues par les vagues pendant plus de 2.000 ans, elles continuent de résister à l’érosion. Mieux : elles se renforcent. Comment ? 

Une équipe de chercheurs américains propose une explication.

Exposées à l’assaut des vagues et de l’eau salée, les structures de béton construites en mer par nos ancêtres romains semblent gagner en résistance et en stabilité au fil des siècles. Au grand étonnement des ingénieurs modernes d’ailleurs qui, souvent, voient leurs propres structures s’effondrer en seulement quelques décennies.

Pour résoudre le mystère, des géologues de l’université de l’Utah ont étudié les microstructures de ce matériau d’une incroyable longévité. Et, surprise, ils ont découvert que l’eau de mer qui peut filtrer au travers de ces structures est responsable de la croissance de minéraux entrelacés, eux-mêmes à l’origine d’un accroissement de la cohésion du béton.

Sur cette photo prise au microscope, on observe la matrice de ciment romain (C-A-S-H pour calcium-aluminium-silicium hydratés) formée à partir de cendres volcaniques, de chaux et d’eau de mer ainsi que les cristaux de tobermorite qui la renforcent. © Marie Jackson, université de l’Utah

Sur cette photo prise au microscope, on observe la matrice de ciment romain (C-A-S-H pour calcium-aluminium-silicium hydratés) formée à partir de cendres volcaniques, de chaux et d’eau de mer ainsi que les cristaux de tobermorite qui la renforcent. © Marie Jackson, université de l’Utah

Béton romain : une recette à réinventer

Le béton romain, en effet, était construit à partir de cendres volcaniques. Les composants de celles-ci sont dissous par la percolation de l’eau de mer, permettant ainsi à des minéraux comme une tobermorite ou la phillipsite de croître dans cette ambiance hautement alcaline. La forme particulière que prennent les cristaux de ces minéraux renforce la résistance du béton à la fracture.

Les chercheurs espèrent désormais retrouver la recette exacte du béton romain. Ou plutôt, une recette de substitution, car si les Romains pouvaient exploiter de nombreuses cendres volcaniques, ce n’est pas le cas dans le monde moderne. Quoi qu’il en soit, il faut un peu de temps au béton romain pour qu’il se renforce au contact de l’eau de mer. Néanmoins, il pourrait servir dans des contextes particuliers, comme le projet d’exploitation de l’énergie marémotrice à Swansea (Royaume-Uni) qui nécessiterait quelque 120 années d’exploitation pour devenir rentabl


 

http://www.futura-sciences.com