Reconstitution : voilà à quoi devait ressembler le visage de Jules César


Si Jules César ressemblait vraiment à cette représentation 3D, il avait une tête bizarre. Le visage tout petit au centre d’une grosse tête
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Reconstitution : voilà à quoi devait ressembler le visage de Jules César

 

Crédits : Musée national des antiquités de Leiden / Maja d’Hollosy

par Yohan Demeure

Quel visage avait Jules César ? Un musée néerlandais vient de dévoiler une représentation jugée “hyperréaliste” du dictateur de la Rome Antique. Cependant, la forme de son crâne suscite quelques interrogations.

Plusieurs portraits de Jules César sont connus, comme le buste d’Arles ou encore ceux présents sur les pièces de monnaie romaines. Or, il est désormais question d’une nouvelle représentation plus réaliste que jamais : une reconstitution en trois dimensions de la tête du dictateur romain modelée par l’anthropologue Maja d’Hollosy.

L’intéressée s’est inspirée de deux bustes de marbre scannés en 3D, dont l’un se trouve au Rijksmuseum van Oudheden (Pays-Bas). Le second est une copie datant de 50-40 avant J.-C. d’un original en bronze qui est conservé au Museo di Antichità de Turin (Italie). Par ailleurs, ce dernier est considéré comme étant le plus fidèle portrait de Jules César connu à ce jour.

Crédits : Wikipedia

Le fait est que le plus choquant dans le résultat obtenu par Maja d’Hollosy est la forme du crâne. Il est couramment admis que Jules César est né par césarienne, ce qui pourrait expliquer cette forme. Mais à l’époque, ce type d’opération causait la mort de la mère ou laissait cette dernière mourante. Il ne s’agirait donc que d’une légende car selon les témoignages relatés dans les ouvrages, sa mère Aurelia aurait survécu et aurait donc vu grandir son fils.

Évoquons aussi le fait que cette représentation 3D a été faite avec le soutien de l’archéologue Tom Buijtendorp, et ce à l’occasion de la parution de son dernier ouvrage baptisé César aux Pays-Bas. Elle est visible jusqu’à la fin du mois d’août au Musée national des antiquités de Leiden (Pays-Bas).

Crédits : Musée national des antiquités de Leiden / Maja d’Hollosy

L’archéologue a également son avis sur l’étrange forme du crâne de ladite représentation 3D. Selon l’intéressé, celle-ci n’est pas issue de l’imagination des artistes, surtout qu’à l’époque c’est le réalisme qui primait.

Sources : HLNFutura Sciences

https://sciencepost.fr/

Des gants de boxe de l’époque romaine découverts en Angleterre


La boxe est un sport que je n’aime pas, par contre, il forme bien pour le combat en cas de nécessité. Des gants de boxe vieux de 2000 ans provenant des Romains ont été retrouvé en Angleterre. À comparer à ceux que l’on connait aujourd’hui, ces gants appelés cestes, ne protégeaient pas du tout les doigts et jointures.
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Des gants de boxe de l’époque romaine découverts en Angleterre

 

Crédits : VINDOLANDA CHARITABLE TRUST

par  Mehdi Karam 

Le dernier spécimen d’un objet très répandu jadis. Voilà ce que sont ces lanières en cuir, selon le Guardian, qui précisait le 19 février que dans la Rome antique, celles-ci faisaient office de gants de boxe – en témoigne la gravure ci-dessous.

Elles ont été découvertes lors de l’été 2017 sur le site de Vindolanda, au nord de l’Angleterre, à proximité du mur d’Hadrien, au sein d’un trésor comprenant chaussures en cuir, armes et tablettes d’écriture.

Crédits : Historical Picture Archive/Corbis via Getty Images

Si l’on était au courant, grâce aux œuvres d’art retrouvées, que la boxe occupait une part importante de l’entraînement des soldats romains, c’est la première fois que nous mettons la main sur ces gants, portés il y a plus de 2 000 ans par un légionnaire.

« Vous pouvez encore mettre vos mains dans les gants et voir comment les articulations de son propriétaire ont moulé le cuir », confie Patrician Birley, directeur de la recherche, au Chronicle Live, faisant état du lien fort qui unissait le combattant et son équipement.

Il s’agit plus exactement de « cestes », d’anciens gants de cuir assortis de lanières à nouer autour de l’avant-bras, que les combattants de pugilat enfilaient pour s’échanger des coups de poing. Révulsé par sa violence, l’empereur Théodose Ier l’avait fait interdire à Rome en même temps qu’il avait aboli les Jeux olympiques. Si sa pratique a brièvement réapparu en Angleterre au XVIIe siècle, il a définitivement disparu en 1889, et supplanté par la boxe anglaise.

Montés sur des mains articulées, les gants sont exposés au musée du site de Vindolanda. Le site étant encore en train d’être fouillé, il n’est pas impossible que de nouvelles découvertes surgissent

Sources : Chronicle Live / The Guardian

http://www.ulyces.co

Le Saviez-Vous ► Savez-vous vous couper les ongles?


Le coupe-ongles tel que l’on connait est assez récente, car il n’y a pas si longtemps, c’est au couteau qu’on coupait les ongles. Puis, des superstitions sont apparus selon le jour ou on choisissait de s’occuper des ongles
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Savez-vous vous couper les ongles?

 

2046 de Wong Kar Wai ©

2046 de Wong Kar Wai ©

Ernie Smith, traduit par Yann Champion

Histoire et perspectives d’une pratique aussi universelle qu’ancestrale. Cet article contient aussi la superstition la plus absurde qui soit.

 

Nos ongles sont pratiques: ils protègent les pointes de nos doigts. Mais ils ont aussi un côté ennuyeux: il faut les couper toutes les deux semaines environ.

Qui que vous soyez, il vous faut régulièrement sacrifier à ce rituel durant lequel de petits morceaux de votre kératine sautent dans tous les sens sous l’effet du coupe-ongles. Peu de gens le savent, mais le coupe-ongles est une invention assez récente, à peu près autant que le couteau suisse. Cela signifie que durant la majeure partie de son histoire, l’humanité a dû, pour se couper les ongles, se débattre avec des méthodes un peu plus compliquées qu’avoir simplement à sortir un coupe-ongles d’un tiroir.

Il s’avère que l’histoire de la coupe des ongles est aussi étonnamment compliquée. Pratique hygiénique parfois entourée de superstitions, elle comprend surtout beaucoup de zones d’ombre. Par qui fut inventé l’omniprésent coupe-ongle moderne? C’est une question à laquelle, pour commencer, nous ne pourrons peut-être jamais répondre.

Les ancêtres du coupe-ongles

Vers 1875, des brevets de coupe-ongles modernes commencèrent à apparaître, le tout premier étant au nom de Valentine Fogerty, même si son appareil s’apparentait plus à une sorte de lime circulaire, un «taille-ongles» plutôt qu’un coupe-ongles. Le premier système que j’ai pu trouver à l’USPTO (bureau américain des brevets) ressemblant quelque peu aux coupe-ongles modernes fut obtenu en 1881 par les inventeurs Eugene Heim et Oelestin Matz pour leur coupe-ongles de style pince (de nos jours, les coupe-ongles de ce style sont devenus si fréquents qu’ils n’entraînent plus le dépôt de brevets, même si cela n’empêche pas la création de nouveautés. Qui, par exemple, n’a jamais rêvé d’un coupe-ongles qui retient automatiquement les rognures d’ongles?)

S’il vous est déjà arrivé de peler une pomme au couteau, c’est à peu près la méthode qui était employée avant que ne soient conçus des coupe-ongles

Ces deux appareils tentaient de régler un problème qui, auparavant, se réglait à la dure: au couteau. Prenez, par exemple, le brevet du taille-ongles de R.W. Stewart: le geste ressemblait plus à celui que l’on fait lorsque l’on pèle un fruit que lorsque l’on presse une pince. S’il vous est déjà arrivé de peler une pomme au couteau, c’est à peu près la méthode qui était employée avant que ne soient conçus des appareils spécialement destinés à cet usage (qu’il s’agisse de couteaux ou de ciseaux spéciaux).

Brevet d’Eugene Heim et Oelestin Matz pour un coupe-ongles; vers 1881. U.S. PATENT OFFICE/PUBLIC DOMAIN

Se couper les ongles du lundi au jeudi

Néanmoins, vers la fin du XIXe siècle, les superstitions entourant la manière ou le moment de se couper les ongles étaient assez fréquents. Un article par dans le Boston Globe en 1889, notait que l’une des superstitions de l’époque était que les gens évitaient de se couper les ongles le week-end de peur que cela ne leur porte malheur.

«Cela porte malheur de se couper les ongles le vendredi, le samedi ou le dimanche, expliquait l’article. Si vous les coupez le vendredi, vous faites le jeu du diable. Le samedi, vous vous préparez à des déceptions. Le dimanche, cela vous portera malheur pour toute la semaine. Certaines personnes ressentent toutes sortes de mauvais présages si elles se coupent un ongle par inadvertance un de ces jours et elles préfèreront tous les désagréments liés au fait d’avoir les ongles longs plutôt que de se les couper après le jeudi.»

(Soyons honnêtes: c’est une superstition archi nulle. Je préfère nettement celle qui dit que des taches blanches sur les ongles seraient signe de chance.)

Mais toutes ces histoires de couteaux à éplucher et de superstitions ne nous ramènent que deux siècles en arrière. Comment faisait-on avant cela?

Plus loin encore

La documentation historique en la matière étant particulièrement mince, la littérature est d’un grand secours pour s’y retrouver. En 1702, par exemple, le dramaturge irlandais George Farquhar faisait référence à la coupe des ongles au couteau (paring) dans The Twin Rivals (Les Jumeaux rivaux)

En remontant plus loin encore, on découvre d’autres choses, comme le fait que les ongles étaient un marqueur social dans la Chine de la dynastie Ming: les ongles longs impliquaient que leurs porteurs ne pouvaient pas travailler et appartenaient donc à des classes élevées. Néanmoins, on peut faire remonter encore plus loin notre intérêt pour les ongles bien entretenus. À l’antiquité romaine, pour être précis.

Ici encore, c’est la littérature qui nous éclaire. Le satiriste Horace fait à plusieurs reprises référence aux ongles dans ses œuvres. Dans ses Satires (35 av. J.-C), notamment, il invente le cliché de l’artiste qui se ronge les ongles nerveusement (ou, comme il l’écrivit lui-même, «…se gratte au front et se ronge les ongles jusqu’au vif, et raturant et refaisant»)

Une œuvre plus tardive, le premier livre des Épitres (vers 20 av. J.-C.), nous offre sans doute notre référence historique la plus parlante. Dans un passage où il présente un personnage, il fait également référence à la coupe des ongles au couteau chez les barbiers. En voici la traduction de Panckoucke:

«Un citoyen actif et ferme, un orateur illustré par ses triomphes au barreau, Philippe, revenait un jour de ses travaux vers huit heures, et se plaignait que l’âge lui allongeât le chemin du Forum aux Carènes, quand il aperçut, dit-on, dans la boutique solitaire d’un barbier, un homme frais rasé qui, un petit couteau à la main, se coupait tranquillement les ongles.»

L’époque d’Horace a aussi été une période charnière pour l’histoire du vernis à ongles. La reine égyptienne Cléopâtre (69 à 30 av. J.-C.) se colorait les ongles couleur rouille intense avec du henné (et en raison des normes sociales de l’époque, c’était l’une des seules à se colorer les ongles en rouge).

Si l’on remonte encore plus loin, il est fait référence à la coupe des ongles dans l’Ancien Testament, Deutéronome 21:12.

«Lorsque tu partiras en guerre contre tes ennemis, que Yahvé ton Dieu les aura livrés en ton pouvoir et que tu leur auras fait des prisonniers, si tu vois parmi eux une femme bien faite et que tu t’en éprennes, tu pourras la prendre pour femme et l’amener en ta maison. Elle se rasera la tête, se coupera les ongles et quittera son vêtement de captive.»

Voici donc un écrit qui fait remonter l’histoire de la coupe des ongles au moins au VIIIe siècle av. J.-C., soit bien avant Valentine Fogerty.

Mais peut-être êtes vous plus intéressé par l’avenir de la coupe des ongles que par son histoire…

Brevet pour le coupe-ongles Antioch. U.S. PATENT OFFICE/PUBLIC DOMAIN

Pour le dire clairement, le coupe-ongles a connu quelques évolutions étonnantes ces dernières années, notamment:

Grosses poignées: Votre coupe-ongles vous glisse régulièrement des mains? Recevant de très bonnes critiques, le coupe-ongles de précision Bezox est peut-être la solution.

Tête pivotante: L’un des problèmes du coupe-ongles classique est que l’une des mains est souvent plus forte et plus habile que l’autre et qu’il n’est donc pas forcément aisé de se couper les ongles avec sa main la plus faible (d’où des problèmes d’ongles qui se plient, etc.). Les coupe-ongles à tête rotative offrent une solution possible à ce problème.

Le coupe-ongles extra long: Sorte de combinaison loufoque des deux premiers appareils avec une grande pince, le coupe-ongles Antioch, est apparu en 2011 pour permettre à ses utilisateurs de se couper les ongles des orteils sans avoir à se pencher, ce qui peut certes être pratique… tant que l’on trouve un endroit où ranger cet encombrant ustensile.

Le coupe-ongles ultra cher: Ses créateurs définissent le Khlip Ultimate Clipper comme le «coupe-ongles ultime», puisque «son design primé» vous offre «plus de contrôle et de précision lors de la coupe de vos ongles». Mais à près de 80 $, on est en droit de se demander s’il est bien raisonnable de débourser une telle somme pour un coupe-ongles. Car comme l’a dit une chronique parue sur Gizmodo: le Klhip Ultimate Nail Clipper est par-dessus tout un coupe-ongles horriblement cher.

L’électrique: Coupe-ongles futuriste, le Vanrro V1 est en quête de financement via un site de crowdfunding. L’appeler «coupe-ongles» prête toutefois un peu à équivoque: c’est plutôt une sorte de lime à ongles électrique, comme il en existe déjà pour chiens. Malheureusement, la campagne de financement n’a, pour l’instant, rassemblé que 264€ et il faut signaler qu’une tentative similaire a déjà été abandonnée le mois dernier.

Mais, au fond, la vraie question ne porte peut-être pas tant sur le coupe-ongles lui-même que sur la bonne manière de se couper les ongles, en assurant une coupe homogène. Heureusement, les conseils en la matière ne manquent pas.

«Observez vos dix ongles et choisissez le plus court, ou celui qui a le moins de “blanc” à son extrémité, a expliqué la star de la manucure Deborah Lippmann, dans an article de GQ. Prenez cet ongle comme référence pour vous assurer de couper tous vos ongles uniformément.»

Lippmann recommande aussi d’utiliser une lime, de prendre soin de ses cuticules pour éviter les petites peaux et de garder une bande de «blanc» au bout des ongles.

Pour le dire autrement, les plus beaux ongles ne sont pas ceux qui ont été coupés avec le coupe-ongles le plus élaboré, mais ceux qui ont été soignés avec le plus d’attention.

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Les ruines d’une ancienne caserne découvertes à Rome


Une belle découverte qui va intégrer une station de métro. Pour un visiteur, cet arrêt voudrait sûrement le détour
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Les ruines d’une ancienne caserne découvertes à Rome

 

Le sol des pièces est recouvert de mosaïques.

Le sol des pièces est recouvert de mosaïques.   PHOTO : AP/ALESSANDRA TARANTINO

Les travaux d’excavation pour construire une nouvelle ligne de métro en plein cœur de Rome ont permis de mettre au jour une caserne militaire datant du IIe siècle, une découverte qualifiée d’« exceptionnelle » par les archéologues.

RADIO-CANADA AVEC AGENCE FRANCE-PRESSE, BBC ET LES ÉCHOS

Le complexe de 39 chambres aurait servi à loger des centaines de soldats de la garde prétorienne de l’empereur Hadrien, qui a régné de 117 à 138.

Certaines des chambres ont encore leurs sols pavés de mosaïques noires et blanches, aux motifs géométriques. Sur certains murs, on peut voir des restes de fresques.

Les archéologues ont aussi retrouvé les squelettes de 13 adultes, des objets en bronze et des pièces de monnaie. La découverte a été effectuée entre novembre et décembre 2015, mais son ampleur n’a été connue que récemment et elle vient tout juste d’être dévoilée au public.

Les vestiges se trouvent à 9 mètres sous le niveau de la rue et couvrent 900 mètres carrés. Le site archéologique sera intégré à la nouvelle station de métro Amba Aradam-Ipponio, qui doit ouvrir dans environ 5 ans, près de la porta Metronia, non loin du Colisée et de la basilique Saint-Jean-de-Latran.

C’est une découverte unique, car il s’agit d’une caserne qui, avec quatre autres, faisait partie d’un complexe militaire couvrant tout le quartier. L’archéologue Rossella Rea

Le site est dans un excellent état de conservation, selon l’archéologue Rossella Rea.

« Dans l’Antiquité, ce quartier était le Champ de Mars où, durant les mois de février et de mars, se célébraient des cérémonies et des fêtes en l’honneur de Mars, le dieu de la Guerre », précise Mme Rea.

C’est dans ce quartier que s’entraînait la cavalerie personnelle de l’empereur, les equites singulares augusti, l’un des corps d’élite de la garde prétorienne. Chaque chambre logeait six soldats, explique Rossella Rea. Elles étaient « plutôt petites, de 4 mètres sur 4 ».

Ossements découverts par les archéologues sur le site de la caserne

Ossements découverts par les archéologues sur le site de la caserne   PHOTO : AP/ALESSANDRA TARANTINO

Un seul couloir de plus de 100 mètres desservant les chambres a été mis à jour, mais « il devait probablement y en avoir au moins trois autres, et sur deux étages », précise l’archéologue romaine.

La caserne aurait été abandonnée au IIIe siècle au moment de la construction du mur d’Aurélien, l’enceinte fortifiée protégeant la Rome antique.

Une « station-musée »

« Nous préserverons le site au maximum dans le cadre de la future station, de telle manière que, en allant prendre le métro, le voyageur puisse surplomber l’ensemble et profiter de la vue », explique l’ingénieur Andrea Sciotti, responsable du chantier.

Un couloir de plus de 100 mètres desservait les 39 chambres.

Un couloir de plus de 100 mètres desservait les 39 chambres.   PHOTO : AP/ALESSANDRA TARANTINO

« Pour nos ouvriers, tomber sur des restes archéologiques, c’est quelque chose d’assez banal, surtout quand on s’approche du centre historique, souligne M. Sciotti. Mais cette fois-là, l’effet a été différent, l’émotion est venue petit à petit, même s’il est vrai que nous, ingénieurs, sommes moins émus que les archéologues ».

La construction de la ligne de métro C, comportant 30 stations, a commencé en 2007, avec un budget de 4,4 milliards de dollars. Le projet a connu d’importants dépassements de coûts et des retards. Des dizaines de changements ont dû être apportés au tracé, notamment en raison de découvertes archéologiques – plutôt fréquentes au centre de Rome. Le projet a aussi souffert des scandales de corruption et de batailles juridiques entre entrepreneurs et autorités.

Les travaux de la ligne C du métro romain ont conduit à la découverte de ruines d’une ancienne caserne militaire datant du 2ème siècle.

PHOTO : ALESSANDRA TARANTINO

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Les toilettes et thermes romains n’étaient pas des modèles d’hygiène publique


L’Empire romain était réputé pour son avancée du bien-être de la population entre autres par ses réseaux d’égouts, ses bains publics, etc, mais cela n’a par empêcher les maladies infectieuses de se propager probablement par une mauvaise gestion de ces nouvelles technologie du temps
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Les toilettes et thermes romains n’étaient pas des modèles d’hygiène publique

 

Thermes romains d'Alhama de Granada en Espagne / SuperCar-RoadTrip.fr vlia Flickr CC License By

Thermes romains d’Alhama de Granada en Espagne / SuperCar-RoadTrip.fr vlia Flickr CC License By

Repéré par Jean-Laurent Cassely

Latrines, thermes et nourritures de l’Empire auraient, contrairement à la légende, contribué à la propagation des parasites.

Des infrastructures routières à l’hygiène publique, l’Empire romain est connu pour ses apports technologiques majeurs dans l’Antiquité. Les pays qu’il a conquis ont gardé les vestiges des réseaux d’égouts ou des aqueducs pour acheminer l’eau potable vers les villes. Thermes et latrines publiques participaient par ailleurs à la socialisation quotidienne des citoyens de Rome. Ces innovations techniques ont d’ailleurs été accompagnées de normes juridiques strictes pour l’époque en matière de gestion des déchets organiques.

Pour la première fois, des chercheurs ont examiné des traces de parasites intestinaux dans les anciennes latrines et des «coprolithes» (excréments fossilisés) de l’époque romaine, et leurs conclusions vont à l’encontre de l’idée commune selon laquelle les populations conquises par les Romains ont bénéficié d’une meilleure hygiène:

«Les preuves ont échoué à démontrer que la culture romaine du bain régulier dans les bains publics réduisait la prévalence de ces parasites», avertissent les auteurs. Ni les techniques utilisées ni les lois édictées par l’Empire «n’avaient de bénéfice évident pour la santé publique».

Non seulement ces parasites avaient tendance à se multiplier avec l’arrivée des Romains, mais les puces et les poux étaient tout aussi répandus dans leurs sociétés que chez les Viking ou à l’époque médiévale. La pratique régulière de bains dans les thermes n’aurait donc pas eu l’impact bénéfique en matière de santé publique qu’on lui attribue.

Des Gaulois découvrent l’hygiène romaine… Astérix Gladiateur

Comment expliquer qu’une civilisation qui a développé les toilettes, l’évacuation des eaux usées et l’eau potable n’ait pas réussi à réduire les risques de maladies infectieuses? Le professeur Mitchell qui a dirigé l’étude avance plusieurs hypothèses. Les eaux chaudes des thermes n’étaient pas renouvelées fréquemment, offrant un milieu favorable au développement de parasites. Quant aux excréments, ils étaient bien évacués en dehors des villes, mais souvent utilisés comme engrais dans les cultures environnantes.

L’impitoyable étude accuse enfin les foodies romains de l’époque d’avoir popularisé le garum, une sauce de chairs et viscères de poissons qui macèrent dans une saumure: commercialisée dans tout l’Empire romain, cette «précieuse pourriture de mauvais poisson» (selon le philosophe Sénèque) aurait servi de vecteur aux vers intestinaux…

L’apport culturel et technique des Romains est donc remis en question. Maigre consolation, selon le professeur Mitchell: la pratique régulière des bains publics aurait au moins amélioré l’odeur des citoyens romains.

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Le Saviez-Vous ► Les ancêtres du Couteau Suisse


Les couteaux suisses sont facilement transportables et peuvent être d’une grande aide. Cet outil multifonction a eu des ancêtres très lointains pour devenir indispensable aux soldats. Aujourd’hui, il est accessible à tous selon nos besoins ou nos caprices
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Les ancêtres du Couteau Suisse

 

Un outil multifonction de la Rome Antique

Cet outil romain de 15cm de long essentiellement en fer est vieux de plus de 1800 ans.

Il comporte une cuillère, un couteau en argent ( la partie abîmée en haut ), une fourchette, une spatule, un cure-dent et un pic, le tout se repliant pour en faciliter le transport.

Comme quoi le couteau suisse n’a rien inventé.

Un ancêtre plus récent

En 1880, 10 ans avant le début de la production du vrai Couteau Suisse, John S. Holler a créé ce couteau multifonctions en Allemagne.

Il comporte 100 outils, dont révolver à 5 coups qui fonctionne, des ciseaux, un tire-bouchon, une scie, un coupe-cigare, un stylo et un crayon, un miroir, un rasoir et une multitude de lames dont j’ignore l’utilité.

Le manche s’ouvre également pour dévoiler des couteaux et ciseaux miniatures dont un couteau-crucifix.

Il ne lui manque qu’un décapsuleur … la capsule ayant été inventée 12 ans plus tard.

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   Réf :   /www.laboiteverte.fr/

L’Armée suisse est une des plus puissantes d’Europe. Ses forces armées professionnelles sont si résistantes, si bien entraînées et si redoutables qu’elles ont su empêcher l’invasion du pays durant les deux guerres mondiales. Chaque homme suisse valide est appelé au service et reste au sein de l’armée en tant que réserviste jusqu’à l’âge de 50 ans. Afin d’être prêt à parer à toute éventualité, chaque soldat est muni de la technologie la plus avancée et en même temps la plus simple – un couteau de poche.

Accessoire du fusil

L’histoire remonte à 1886, lorsque l’Armée suisse prit la décision d’équiper chaque soldat d’un couteau à lame unique pliante. En 1889, un nouveau fusil fut introduit, et un tournevis s’avéra nécessaire pour le démonter. Il fut alors décidé de créer un outil multifonctions, incluant une lame, un tournevis, une alène et un ouvre-boîte – le couteau suisse. A cette époque l’industrie de la coutellerie en Suisse était déjà bien établie mais incapable de production de masse. Les couteaux étaient donc fabriqués à Solingen en Allemagne. Cependant, un coutelier suisse ouvrit bientôt une usine de couteaux, se trouvant être aujourd’hui Victorinox, et commença ainsi à produire des couteaux militaires.

Peu après, en 1893 à Courtételle, dans la vallée de Delémont, le deuxième fabricant de couteaux en Suisse, Paul Boéchat & Cie – qui deviendra par la suite Wenger S.A. – reçut une commande de l’Armée Suisse pour fabriquer des couteaux militaires. En 1895, un groupe d’entrepreneurs de Delémont acheta l’entreprise de P. Boéchat et implanta une nouvelle usine à Courtételle. Environ deux ans plus tard, Theodore Wenger en fut nommé Directeur Général. Fils de pasteur, Theodore Wenger avait officié durant quelques années aux États-Unis. S’étant rendu compte que cette voie n’était pas la sienne et sa femme regrettant la Suisse, ils étaient retournés dans leur pays d’origine. Il avait fait ses premières armes dans le monde du commerce au sein de l’entreprise familiale, dans la confection de draps. Quelques années plus tard, il postula pour devenir Directeur de la coutellerie de Courtételle. Une de ses premières décisions fut d’acquérir une usine de cuillères et de fourchettes, qu’il déménagea dans des locaux situés à Delémont. Puis, en 1900, il y fit construire une nouvelle usine de 18 000 m². La fabrication des couverts ainsi que la production de couteaux de Courtételle y furent installées, et l’usine prit le nom de Fabrique Suisse de Courtetelle. Quelques années plus tard, Theodore Wenger acquit la Fabrique Suisse, la rebaptisa Wenger et Cie et la géra durant les quarante années suivantes.

Le compromis de 1908

Lorsque l’entreprise Boéchat & Cie, fournisseur de l’Armée suisse depuis 1893, changea de nom pour devenir Wenger & Cie, le contrat resta inchangé ; tout comme cela fut le cas pour l’entreprise Victorinox qui fournissait l’Armée suisse depuis 1890. Wenger se trouve dans la région francophone du Jura et son concurrent direct se situe dans le canton germanophone de Schwyz. Afin d’éviter des tensions entre les deux cantons, le Gouvernement suisse décida, en 1908, que les deux entreprises fourniraient chacune, la moitié des besoins de l’armée. Ainsi, Victorinox peut prétendre être « l’original », et Wenger peut de son côté se défendre d’être le  » véritable  » couteau. Les deux entreprises ont fabriqué des couteaux suisses pendant plus de 100 ans et doivent se plier aux mêmes exigences spécifiques définies par l’Armée suisse.

Couteau suisse d’un soldat en 2008

Réf : http://www.forum-couteausuisse.com/

Les couteaux suisses, d’aujourd’hui, peuvent être plus personnalisé

Il veut réparer ses toilettes, il découvre tout un pan de l’histoire italienne


C’est une très belle découverte que ce restaurateur à fait sur son terrain. C’est l’histoire de plusieurs moments échelonnés à plusieurs époques à travers les siècles.
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Il veut réparer ses toilettes, il découvre tout un pan de l’histoire italienne

 

<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Lecce#/media/File:Anfiteatro_romano_Lecce.jpg">The Roman Amphitheatre</a> / Roberto Leinardi via FlickrCC <a href="http://commons.wikimedia.org/wiki/GNU_Free_Documentation_License">License by</a>

The Roman Amphitheatre / Roberto Leinardi via FlickrCC License by

par Vincent Manilève

Un restaurateur italien est tombé malgré lui sur un trésor archéologique inestimable.

Au début des années 2000, quand Luciano Faggiano achète un bâtiment dans la ville de Lecce, située dans les Pouilles, dans le sud de l’Italie, c’est pour en faire une trattoria. Les toilettes posaient cependant problème. Quand il commença à creuser avec ses deux fils pour en trouver l’origine, il a réalisé que ces toilettes cachaient quelque chose qu’il n’aurait jamais imaginé.

«Nous avons trouvé des couloirs souterrains et d’autres salles, donc nous avons continué à creuser», a expliqué Luciano Faggiano au New York Times, qui rapporte l’histoire.

«Le père et ses fils ont découvert un faux sol, qui menait à un autre sol fait de pierres médiévales, qui lui-même menait à une tombe des Messapes, qui ont vécu dans la région des siècles avant la naissance de Jésus. Vite, la famille découvre une chambre utilisée pour stocker le grain dans la Rome antique, et les fondations d’un couvent franciscain, où les nonnes ont préparé les corps des morts.»

Cette découverte a fait basculer leur vie. Les travaux, qui ne devaient durer qu’une semaine, ont mobilisé toute la famille pendant des années, y compris le plus jeune fils, âgé de 12 ans et suffisamment petit pour se faufiler dans les petites ouvertures. Prévenues par les voisins, les autorités sont vite intervenues pour le mettre en garde. Par la suite, Luciano Faggiano trouvera une bague ancienne chrétienne avec des symboles, des artefacts du Moyen-Age, des fresques cachées, et bien plus encore.

L’Italie est connue pour ses trésors cachés, que les habitants continuent de découvrir aujourd’hui encore. Et comme le précise le New York Times, Lecce a été à la croisée des invasions grecques, romaines, ottomanes, etc.

«Les premières couches [de civilisation] à Lecce datent du temps d’Homère, ou du moins selon la légende, explique l’historien local Mario De Marco au journal.Toutes ces populations ont laissé une trace.»

Severo Martini, membre du conseil municipal, ajoute:

«Peu importe quand vous commencez à creuser un trou, des siècles d’histoire vont en sortir.»

Il y a quelques semaines, le site Discovery News rapportait que des traces d’ADN du plus vieux Néandertalien avaient pu être extraites de son squelette découvert dans le sud du pays, à Altamura. Retrouvé dans une cave, l’homme d’Altamura aurait vécu il y a 150.000 ans. De quoi laisser présager de nombreuses découvertes à venir dans cette région d’Italie.

De son côté, Luciano Faggiano a transformé son immeuble en musée, et en a acheté un autre pour en faire une trattoria. Il espère que, cette fois-ci, il n’aura pas à sortir sa pelle. 

http://www.slate.fr/

Une trattoria est un restaurant italien, simple et sans prétention. L’ambiance y est ordinairement familiale et le service simple. Les trattorias n’ont habituellement pas de carte écrite et les mets servis sont traditionnels et bon marché. Une trattoria peut également avoir des activités de traiteur et de vente à emporter.

http://fr.wikipedia.org/