Les os de Richard III nous apprennent ce qu’il mangeait


Ce n’est pas pour le personnage de Richard III, mais plus, pour la science que de pouvoir décelé l’alimentation d’une personne qui a existé il y a plusieurs siècles est mit en évidence aujourd’hui juste avec des ossements
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Les os de Richard III nous apprennent ce qu’il mangeait

 

Détail d’un portrait de Richard III, par un auteur inconnu, fin du 16e siècle, présenté à la National Portrait Gallery à Londres

  • Soline Roy

     

    Des céréales vers 8 ans, des banquets luxueux et du vin en abondance à la fin de sa vie: des chercheurs britanniques nous racontent, à travers l’étude de ses dents et de ses os, l’évolution du mode de vie du dernier des Plantagenêts.

    La dépouille de Richard III, considéré comme l’un des plus sanguinaires et machiavéliques rois d’Angleterre, avait été retrouvée en septembre 2012 à Leicester lors de la construction d’un parking, et authentifiée grâce à des analyses ADN en février 2013. Des chercheurs du British Geological Survey et de l’Université de Leicester révèlent aujourd’hui d’étonnants détails sur son style de vie, obtenus grâce à l’analyse de ses ossements. Leur étude, publiée dans le Journal of Archeological Science , nous racontent la vie de Richard III, ses déménagements et les modifications de son alimentation, marquée à la fin de sa vie par une abondance de mets et boissons luxueux.

    L’analyse isotopique (strontium, nitrogène, oxygène, carbone et plomb) de trois parties du squelette du dernier des Plantagenêts a permis aux chercheurs de se faire une idée précise des endroits où il a vécu au cours de son existence, et du régime qu’il suivait: les dents, qui se forment lors de l’enfance, le fémur, qui permet de retracer les 15 dernières années avant la mort, et les côtes qui donnent des indications sur les dernières années de vie.

    Vers les contrées pluvieuses de l’ouest

    Le crâne de Richard III, retrouvé en 2012 à Leicester.

     

    Le crâne de Richard III, retrouvé en 2012 à Leicester.

    On sait que Richard III est né dans le Northamptonshire in 1452, mais son enfance et son adolescence sont mal connues des historiens car peu documentées, le benjamin du duc d’York n’étant alors pas censé devenir roi.

    Il aurait, selon les chercheurs, quitté le château de son enfance, dans l’est de l’Angleterre, vers l’âge de 7 ou 8 ans, pour rejoindre les contrées plus pluvieuses de l’ouest de l’Angleterre. Son régime serait alors devenu plus riche en céréales, et plus pauvre en viande et poisson. Le duc de Gloucester serait ensuite retourné dans l’est du pays, avant d’accéder au pouvoir en 1483 pour ne régner que deux ans. Richard III est tué en 1485, lors de la bataille de Bosworth.

    «Je hais les amusements de ces jours de frivolité» in «Richard III», de William Shakerspeare

    Les chercheurs britanniques ont aussi mis en évidence une profonde modification de son alimentation durant les deux dernières années de son règne: son accession au trône a sans doute été l’occasion de profiter des luxueux banquets de l’aristocratie, riches de gibier à plume et poissons de rivière, et où le vin coulait à flots. Les modifications chimiques mises en évidence pourraient aussi, notent les chercheurs, évoquer un changement de lieu de vie, mais on sait que Richard III n’a quasiment pas quitté l’est de l’Angleterre dans les deux dernières années de sa vie.

    «Les différences évidentes entre les isotopes retrouvés dans le fémur et les côtes (…) suggèrent une augmentation significative des festins et de la consommation de vin dans ses dernières années», écrivent les chercheurs.

    «Je hais les amusements de ces jours de frivolité», s’exclame le futur roi dans la pièce éponyme de William Shakespeare.

    Le souverain à la noire réputation n’était en fait, selon les chercheurs britanniques, pas si dédaigneux que cela des plaisirs de la chair…

     

    http://www.lefigaro.fr/

  • Où inhumera-t-on Richard III? La justice tranchera


    Je peux comprendre l’intérêt pour l’histoire, mais je trouve quand même déplorable un tel débat public pour des ossements d’un roi qui est mort depuis longtemps et qui semble t’il n’a pas été vraiment aimé
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    Où inhumera-t-on Richard III? La justice tranchera

     

    Le squelette de Richard III... (Photo Reuters)

    Le squelette de Richard III

    PHOTO REUTERS

    Agence France-Presse
    LONDRES

    La dernière bataille de Richard III, mort à la guerre en 1485, a commencé jeudi devant la haute cour de justice de Londres, à qui il reviendra de décider où inhumer le squelette du monarque retrouvé sous un stationnement de Leicester en 2012.

    De lointains descendants et admirateurs du dernier roi Plantagenet ont saisi la justice en espérant que le défunt trouvera le repos éternel en la cathédrale de York. Et non pas dans celle de Leicester, comme le voudraient les archéologues qui l’ont excavé.

    Les scientifiques de l’université de Leicester bénéficient du soutien du ministère de la Justice et de la municipalité, qui espère augmenter dans cette affaire l’attractivité touristique de la ville du centre de l’Angleterre.

    Face à cette coalition, l’Alliance des Plantagenet affirme que le souhait «du dernier roi médiéval d’Angleterre», était d’être inhumé en sa bonne ville de York (nord).

    Cependant, les membres du cercle d’admirateurs de Richard III sont prêts à accepter un compromis: la tenue «d’une consultation populaire» en vue de départager les deux camps.

    Une troisième option consisterait à enterrer le roi à l’abbaye de Westminster.

    La reine Elizabeth II s’est bien gardée d’intervenir dans le débat épineux, a relevé jeudi l’avocat des Plantagenet, Gerard Clarke, en déplorant ce «silence».

    Il s’explique par le fait que le 14e arrière-grand-oncle de la reine sent encore le soufre, plus de cinq siècles après son trépas. Richard III n’a régné que deux ans, mais il est affublé d’une image d’usurpateur et de tyran sanguinaire, immortalisée par le dramaturge William Shakespeare.

    Les ossements royaux ont été découverts en août 2012 lors de la construction d’un stationnement municipal.

    Les analyses d’ADN ont confirmé que le squelette voûté et présentant des blessures de guerre était bien celui du roi tombé à la bataille de Bosworth, non loin de là, et enterré en catimini par des frères franciscains.

    Les débats de la haute cour présidés par trois juges se poursuivront vendredi.

    Le jugement final pourrait cependant se faire attendre, au grand dam d’Anya Proops. Intervenant au nom de l’université de Leicester, elle a déploré qu’«une des plus importantes découvertes historiques des temps modernes» ait dégénéré en «querelle indigne».

    http://www.lapresse.ca/

    Le visage de Richard III reconstitué


    Une reconstitution pour rendre plus vrai la trouvaille du corps du roi Richard lll. Malgré les siècles qui se sont écoulés, une ressemblance frappante avec un descendant de la ligné du roi Richard lll
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    Le visage de Richard III reconstitué

     

    Les couleurs de la peau, des yeux ou des cheveux sont inspirés par les rares portraits du souverain dont on dispose.
    Les couleurs de la peau, des yeux ou des cheveux sont inspirés par les rares portraits du souverain dont on dispose. Crédits photo : Gareth Fuller/ap

    Les archéologues ont travaillé à partir du crâne de l’ancien monarque anglais découvert sous un parking à Leicester.

    Le roi d’Angleterre Richard III, mort en 1485, a désormais un visage. Les restes du dernier Plantagenêt, suspecté d’avoir tué ses neveux après avoir usurpé le trône,ayant été identifiés lundi, les archéologues ont pu dévoiler la reconstruction faciale réalisée à partir de son crâne.

    Le crâne découvert à gauche, un portrait posthume à droite.
    Le crâne découvert à gauche, un portrait posthume à droite. Crédits photo : DARREN STAPLES/REUTERS

    Un buste 3D a d’abord été modélisé sur ordinateur à partir de scans avant d’être réalisé en plastique.

    «Il a été peint, nous avons ajouté des prothèses d’yeux puis nous lui avons mis une perruque, un chapeau et des vêtements», raconte à la BBC Caroline Wilkinson, professeur d’identification cranio-faciale à l’université de Dundee.

    L’artiste de son équipe, Janice Aitken, s’est fondée sur les portraits existants de Richard III pour le style de coiffure, de vêtements ainsi que la couleur des cheveux, des yeux et de la peau.

    Rien d’étonnant, donc, à ce que le résultat final ressemble beaucoup aux images que l’on connaissait de Richard III. Si ce n’est que les seuls portraits du personnage dont nous disposons ne sont pas d’époque mais datent, au mieux, de la fin du XVIe siècle. Les spécialistes suspectaient qu’il s’agissait de copies de portraits de son vivant, mais des doutes subsistaient forcément. La récente reconstitution permet de les lever en partie.

    Chacun pourra enfin juger par soi-même de l’éventuelle ressemblance entre le roi, immortalisé par Shakespeare sous les traits d’un tyran bossu, avec le descendant de sa sœur, Michael Ibsen. Dix-huit générations séparent les deux hommes:

    Michaal Ibsen, à droite, face à son ancêtre lointain.
    Michaal Ibsen, à droite, face à son ancêtre lointain. Crédits photo : JUSTIN TALLIS/AFP

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