Un morceau du Grand Canyon retrouvé… en Australie


Les continents au cours des milliards d’années on changer plusieurs fois de position. L’Amérique du Nord et l’Australie-Tasmanie semble avoir été voisin. Ce que laisse penser une roche trouver en Tasmanie qui est différente des autres, mais s’apparente au Grand Canyon
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Un morceau du Grand Canyon retrouvé… en Australie

 

grand canyon

Crédits : Pixabay / StockSnap

par Brice Louvet

Une équipe de géologues annonce avoir décelé en Tasmanie la présence de roches similaires à certaines des couches de roches retrouvées dans le Grand Canyon. Si les deux terres sont aujourd’hui séparées de plus de 13 600 kilomètres, elles étaient autrefois reliées au même supercontinent. Les détails de l’étude sont rapportés dans la revue Geology.

Il y a un peu plus d’un milliard d’années, l’Amérique du Nord et l’Australie-Tasmanie semblaient reliées à Rodinia, un ancien supercontinent finalement brisé il y a 800 millions d’années. Si le Grand Canyon ne s’était évidemment pas encore formé à cette époque lointaine, une étude révèle en effet que les terres qui le composent sont également présentes aujourd’hui en Tasmanie.

« [Cet] article montre que la Tasmanie détient la clé pour relier la géographie tectonique de l’époque », explique à New Scientist Alan Collins, de l’Université d’Adélaïde en Australie. « C’est vraiment un bon lien qui nous permet de construire des modèles complets de la Terre cienne ».

Âgé d’entre 1,1 et 1,2 milliard d’années, « le groupe de roches étranges de Tasmanie ne ressemblait pas beaucoup aux roches du même âge situées à proximité », .

Les analyses géochimiques (isotopes de hafnium) révèlent en revanche que ces roches, de par leur composition, se rapprochent davantage de celles retrouvées aujourd’hui dans le Grand Canyon

« Nous avons conclu que, même si elle se trouve maintenant du côté opposé de la planète, la Tasmanie doit avoir été rattachée à l’ouest des États-Unis », poursuit le chercheur.

Tasmanie

 

Crédits : chesshirecat / Pixabay

Ainsi, les roches du groupe Unkar, en Arizona, et du groupe Rocky Cape, en Tasmanie (dont il est question ici), faisaient partie de la même formation il y a 1,1 milliard d’années. Moins connu que la célèbre Pangée – qui ne vit le jour que des centaines de millions d’années plus tard – rappelons que Rodinia, qui représente malgré tout une étape importante de l’évolution continentale de notre planète, s’était de son côté formé à partir d’un supercontinent plus ancien appelé Columbia.

Source

https://sciencepost.fr/

Comment les continents de la Terre se sont-ils transformés en 200 millions d’années?


Les continents n’ont pas toujours été ce que nous connaissons aujourd’hui. D’ailleurs, on voit bien que les continents peuvent s’imbriquer l’un dans l’autre comme le supercontinent Pangée. Mais les chercheurs veulent aller plus loin dans le temps, celle du supercontinent Rodinia.
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Comment les continents de la Terre se sont-ils transformés en 200 millions d’années?

Depuis l’apparition de l’être humain, il y a environ 5 millions d’années, la géographie de la Terre ne semble pas avoir beaucoup évolué. Mais avant d’accueillir l’Homme, la planète a subi de nombreux bouleversements majeurs.

Dans une étude publiée au mois de mars dans la revue Earth and Planetary Science Letters, des scientifiques se sont concentrés sur le plus récent d’entre eux : la formation des continents.

Avant l’Amérique, l’Europe, l’Afrique, l’Asie, l’Océanie et l’Antarctique, il n’y avait que le supercontinent Pangée où toutes les terres immergées étaient imbriquées. C’est à sa dislocation au cours des 200 derniers millions d’années qu’une équipe de l’Université de Sydney s’est intéressée.

En se basant sur les mouvements des plaques tectoniques et leur vitesse, ces scientifiques ont pu recréer l’évolution de la surface de la Terre dans une vidéo ( voir plus bas) et mettre en évidence le fait que la croûte continentale avait évolué de manière irrégulière.

« On a découvert que les plaques pouvaient changer de vitesse et de direction sur des laps de temps relativement courts, d’environ 1 million d’années », explique Sabin Zahirovic, spécialiste en géodynamique. « Si vous ne regardez qu’à des intervalles de 20 millions d’années, vous pouvez facilement passer à côté d’une réorganisation importante ».

Après cette simulation informatique impressionnante, l’équipe dont fait partie Zahirovic devrait s’attaquer à l’ère avant la Pangée. Les chercheurs vont donc devoir remonter plus de 800 millions d’années en arrière pour étudier la dislocation du supercontinent précédent, la Rodinia.

http://quebec.huffingtonpost.ca/