Des cours d’eau contaminés par les antibiotiques un peu partout dans le monde


Des antibiotiques se retrouvent dans plusieurs cours d’eau dans le monde, mais les concentrations sont plus élevées dans les pays à faible revenu et la rivière Buriganga au Bangladesh est celui qui est la plus polluer. Parmi les antibiotiques trouvés, ce sont ceux pour traités pour les infections urinaires et les infections bactériennes. Reste à savoir les conséquences sur les algues et les crustacés.
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Des cours d’eau contaminés par les antibiotiques un peu partout dans le monde


Quatre hommes naviguent en pirogue sur la rivière, dont les rives sont couvertes de déchets.

La rivière Buriganga est l’une des plus polluées du Bangladesh en raison du déversement généralisé de déchets industriels et humains. Comme beaucoup de pays en voie de développement, le Bangladesh n’a pas l’infrastructure nécessaire pour gérer efficacement ses déchets. Photo: Getty Images / Allison Joyce

Radio-Canada

Des dizaines de rivières dans le monde recèlent d’importantes concentrations d’antibiotiques, montre une étude menée par deux chercheurs de l’Université York, en Grande-Bretagne.

Il s’agit, selon les chercheurs, de la première étude de suivi qui tente de répertorier les points névralgiques de la contamination pharmaceutique à travers le monde.

Ce qu’elle dépeint est inquiétant, puBangladeshisqu’ils ont trouvé une quantité élevée d’antibiotiques dans 65 % des 711 emplacements testés. Dans certains cas, les taux sont 300 fois plus élevés que les niveaux considérés comme sécuritaires.

Les systèmes fluviaux contenant les plus hauts niveaux d’antibiotiques se trouvent en Afrique et en Asie, mais certains, en Europe ainsi qu’en Amérique du Nord et du Sud, enregistrent aussi des niveaux préoccupants.

Les cours d’eau où les chercheurs ont découvert les plus hauts taux d’antibiotiques se situent au Bangladesh, au Pakistan, au Kenya, au Ghana et au Nigeria.

John Wilkinson et Alistar Boxall, du Département d’environnement et géographie de l’Université York, ont analysé les niveaux de 14 antibiotiques communs dans 92 systèmes fluviaux de 72 pays. Chaque cours d’eau a été testé à plusieurs endroits. Des résultats plus détaillés de leurs recherches seront publiés ultérieurement.

Ces données ne surprennent pas Pedro A. Segura, professeur adjoint au Laboratoire de chimie analytique et environnementale du Département de chimie de l’Université de Sherbrooke, qui a dirigé, en 2015, une étude comparative recensant les données existantes sur la présence mondiale d’antibiotiques dans les eaux de surface.

« Les concentrations d’antibiotiques étaient considérablement plus élevées dans les pays à faible revenu par rapport aux pays à revenu élevé », explique-t-il.

L’étude de l’Université York révèle que les sites où l’on a mesuré les plus hautes concentrations d’antibiotiques se trouvaient habituellement à proximité de systèmes de traitement des eaux usées ou de décharges d’ordures ou d’égouts.

Il ne faut donc pas croire que la majorité des rivières du monde sont intégralement contaminées, nuance le professeur Segura.

« Ça dépend vraiment de l’endroit où l’on va prendre les échantillons. »

La résistance aux antibiotiques

L’antibiotique le plus présent dans l’échantillonnage est le trimethoprim, retrouvé dans 307 des 711 sites testés, dont on se sert pour traiter les infections urinaires. Les chercheurs ont aussi trouvé des concentrations très élevées de metronidazole et de ciprofloxacin, tous deux utilisés contre des infections bactériologiques.

La présence de ces substances dans l’eau inquiète la communauté scientifique, parce qu’elle pourrait mener au développement de la résistance aux antibiotiques chez les bactéries, explique Pedro A. Segura.

« Lorsque les antibiotiques se retrouvent dans un milieu donné, les bactéries qui sont capables de développer des outils pour détruire ces antibiotiques vont devenir de plus en plus importantes, tandis que celles qui ne le sont pas vont devenir moins importantes. »

Donc, on va se retrouver avec un ensemble de bactéries de plus en plus résistantes à un plus grand nombre d’antibiotiques. Pedro A. Segura, professeur adjoint au Département de chimie de l’Université de Sherbrooke

Un autre point à prendre en compte, mais sur lequel on en sait encore très peu, est l’impact des antibiotiques sur les organismes non ciblés, tels que les algues et les crustacés.

On devrait cependant s’en soucier davantage, « étant donné qu’ils sont à la base de la chaîne alimentaire »,  ajoute M. Segura.

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Une superbe rivière en Colombie se pare de cinq couleurs


Surnommé la rivière aux 5 couleurs ou la rivière qui coule du paradis près de la ville La Macarena en Colombie ressemble à toutes les rivières. Pourtant, une algue rouge pousse de septembre à novembre quand l’eau est au niveau de l’eau est basse. Le sable jaune avec les plantes aux alentours donne un effet spectaculaire qui transforme l’eau en arc-en-ciel.
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Une superbe rivière en Colombie se pare de cinq couleurs

Deux tiers des plus longs cours d’eau du monde entravés par des structures humaines


Avec les inondations, on parle un peu, mais peut-être pas assez des infrastructures humaines qui sont construit sur des cours d’eau dont des barrages pour l’électricité. Quand on pense qu’il y a 2,8 millions de barrages dans le monde et plus de 3 700 de barrages hydroélectriques sont en construction ou du moins en projet. Cela a des effets autant chez les poissons que l’environnement lors des crues.
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Deux tiers des plus longs cours d’eau du monde entravés par des structures humaines

Les auteurs s'inquiètent notamment de la situation du... (PHOTO TANG CHHIN SOTHY, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE)

Les auteurs s’inquiètent notamment de la situation du Mékong.

PHOTO TANG CHHIN SOTHY, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

Agence France-Presse
Paris

Deux tiers des plus longs cours d’eau du monde sont entravés par des barrages et autres infrastructures, menaçant les écosystèmes et les communautés qui en dépendent, selon une étude qui s’interroge ainsi sur l’hydroélectricité comme alternative aux énergies fossiles.

Utilisant des données satellites et des modèles informatiques, une équipe internationale de scientifiques a analysé près de 12 millions de kilomètres de fleuves et rivières dans le monde, créant la première cartographie mondiale de l’impact des constructions humaines sur ces cours d’eau.

L’étude publiée cette semaine dans la revue Nature conclut que seuls 37 % des 246 cours d’eau dépassant les 1000 km sont encore « à courant libre », c’est-à-dire libre d’aménagement entravant son cours naturel, et seulement 21 fleuves gardent un cours ininterrompu entre la source et la mer.

Et les cours d’eau qui restent « sauvages » sont surtout dans des régions très isolées comme l’Arctique, l’Amazonie et le bassin du Congo.

Pourtant, « les cours d’eau à courant libre sont tout aussi importants pour les humains que pour l’environnement », a commenté Günther Grill, de l’Université McGill.

Ces écosystèmes et les poissons qui y vivent sont ainsi cruciaux pour la sécurité alimentaire de centaines de millions de personnes, mais ils permettent aussi de protéger contre les inondations et d’apporter les sédiments dans les grands deltas.

Les chercheurs pointent surtout la responsabilité des routes dans les plaines inondables, des réservoirs, mais surtout des barrages hydroélectriques.

Aujourd’hui, il existe 2,8 millions de barrages dans le monde, dont 60 000 barrages d’au moins 15 mètres de haut, selon l’étude. Et plus de 3700 barrages hydroélectriques sont en cours de construction ou en projet.

Les auteurs s’inquiètent notamment de la situation du Mékong.

« Dans ce bassin, plus de 60 % de la population dépend de la pêche et plus d’un million de tonnes de poissons d’eau douce sont pêchés chaque année », explique à l’AFP Bernhard Lehner, également professeur à McGill.

« Il y a de nombreux barrages prévus sur le Mékong, et il est probable qu’ils auront un impact négatif sur beaucoup d’espèces de poissons », a-t-il ajouté.

Dans un monde qui subit déjà les impacts du changement climatique, les chercheurs s’interrogent alors sur le développement de cette énergie plus propre que le pétrole ou le charbon en terme d’émissions de gaz à effet de serre.

« L’hydroélectricité a inévitablement un rôle à jouer dans la révolution des énergies renouvelables. Mais nous devons changer notre approche », a indiqué à l’AFP Michele Thieme, de l’ONG WWF, qui a également participé à l’étude.

« Les énergies renouvelables sont comme une recette : vous devez trouver le bon mélange pour avoir à la fois un réseau énergétique durable et un monde naturel prospère », a-t-elle ajouté, estimant que le solaire et l’éolien « bien planifiés » pouvaient être des « options plus viables pour les cours d’eau » et ceux qui en dépendent.

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Le caca d’hippopotame nous aide à respirer


La disparition des hippopotames serait catastrophique. Alors qu’il est démontré que leurs déjections sont fatales pour les poissons des rivières. Ils sont cruciaux pour la base alimentaire comme des moules, crabes et escargots qui eux sont mangés par d’autres animaux. En plus, grâce a leur alimentation riche en nutriment comme le silicium qu’ils digèrent et rejettent par leurs déjections nourrissent les micr-algues qui eux transforment le silicium en oxygène.
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Le caca d’hippopotame nous aide à respirer


Chaque jour, l'hippopotame engloutit entre 30 et 40 kilos de plantes, herbes, racines et algues riches en silicium. | Stefan Steinbauer via Unsplash

Chaque jour, l’hippopotame engloutit entre 30 et 40 kilos de plantes, herbes, racines et algues riches en silicium. | Stefan Steinbauer via Unsplash

Repéré par Audrey Renault

Repéré sur Popular Science

En augmentant le taux en silicium des lacs et rivières d’Afrique, les selles de ces animaux jouent un rôle-clé pour la planète.


On connaît déjà l’impact nocif sur l’environnemental des flatulences des vaches, mais l’on sait moins que les selles d’hippopotames sont, elles, bénéfiques pour la planète.

D’après une récente étude, publiée dans le journal Science Advances, ces mammifères semi-aquatiques pouvant peser jusqu’à deux tonnes «jouent un rôle-clé dans la circulation du silicium, en agissant comme une pompe terrestre-aquatique».

Le silicium, très utilisé comme composant électronique, alimente également la croissance d’une espèce de micro-algues appelée diatomée, qui extrait le dioxyde de carbone de l’atmosphère et le transforme en oxygène. Bien que les estimations varient, les diatomées seraient responsables de la fabrication d’au moins 20% de l’oxygène disponible sur Terre.

Cette micro-algue, sans laquelle nous aurions beaucoup plus de difficulté à respirer, se développe grâce aux crottes d’hippopotames, puisque ces dernières permettent le transfert du silicium, dont se nourrit les diatomées, de la terre à la rivière.

Même s’il est capable de s’attaquer à des crocodiles, des lions ou des êtres humains, l’hippopotame est, comme le rappelle la journaliste Eleanor Cummins dans son article pour Popular Science, un animal presque exclusivement herbivore. Chaque jour, il engloutit entre 30 et 40 kilos de plantes, herbes, racines et algues: des végétaux riches en nutriments, et notamment en silicium, qui une fois digérés sont rejetés dans la rivière sous forme de déjections.

Si ces excréments, composés d’un mélange toxique d’ammoniac, de méthane et de sulfure d’hydrogène, sont fatals pour les poissons des rivières africaines, comme le révélait une étude des biologistes Christopher Dutton et Amanda Subalusky, ils permettent aussi d’augmenter le taux de silicium présent dans ces lacs et rivières.

Écosystème menacé

Pour étudier le cycle du silicium, Jonas Schoelynck, biologiste à l’université d’Anvers en belgique, et ses collègues ont analysé des échantillons de la rivière Mara, qui traverse la réserve nationale Masai Mara, au Kenya.

Les scientifiques ont comparé la composition chimique de l’eau de cette rivière bondée d’hippopotames avec les habitudes quotidiennes de ces mammifères. Ils en ont conclu qu’en moyenne, les selles d’hippopotames introduisent chaque jour 360 kilos de silicium dans la rivière Mara, soit environ 76% du flux total de la substance dans le cours d’eau.

Nourries en silicium, les diatomées peuvent ensuite proliférer pour fertiliser les sols, en devenant de la terre de diatomée, mais aussi former la base de la chaîne alimentaire, en nourrissant les petits animaux comme les moules, les crabes et les escargots, qui sont à leur tour mangés par de plus gros animaux, tels que les loutres, les tortues et même les êtres humains.

Mais comme bon nombre d’espèces africaines, les hippopotames sont aujourd’hui menacés par la chasse et la perte de leur habitat. Entre 1996 et 2004, leurs populations ont diminué d’environ 20%. Si ces animaux venaient à disparaître, la croissance des diatomées dans les eaux africaines pourrait considérablement diminuer, ce qui pertuberait toute la chaîne alimentaire et déstabiliserait massivement l’écosystème.

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Du microplastique… même dans les airs


Il existe des appareils pour capter des microplastiques. Il en a partout dans l’océan, les cours d’eau, les montagnes,. Comment peuvent-ils se rendre dans les parcs naturels dans les montagnes ? Il semble que le vent soit un facteur important. Ils vont essayer de découvrir si d’autres facteurs comme les oiseaux, les nuages, pluie et neige sont aussi des éléments qui amènent ces microplastiques.
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Du microplastique… même dans les airs

 

En 2015, 310 millions de tonnes de plastique... (PHOTO FERDINAND OSTROP, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS)

En 2015, 310 millions de tonnes de plastique ont été produites dans le monde.

PHOTO FERDINAND OSTROP, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

MATHIEU PERREAULT
La Presse

On a retrouvé du microplastique partout dans les rivières et les mers, jusqu’aux abysses océaniques. Des chercheurs européens viennent d’en détecter sur les sommets de la Terre. Ils y sont amenés par les vents.

Nos explications.

Au milieu des Pyrénées

Deonie et Steve Allen ont installé leurs pièges à microplastique au milieu des Pyrénées françaises, au sud de Toulouse, à 1425 mètres d’altitude. Le plus proche village, Vicdessos, se trouvait à 6 km de là, et la ville de Foix, qui compte 10 000 habitants, à 25 km.

« Nous avons retrouvé une quantité de microplastique beaucoup plus importante que ce qui pouvait être généré par les communautés des environs », explique Deonie Allen, qui travaille avec son mari comme biologiste au CNRS français et à l’Université de Strathclyde à Glasgow.

« Il y avait eu quelques études sur la présence de microplastique dans la pollution urbaine dans des villes en France et en Chine, mais personne n’avait pensé qu’ils pouvaient voyager sur des dizaines, voire des centaines de kilomètres. Nous pensons avoir trouvé l’un des réservoirs manquants des microplastiques. Quand on fait le bilan du plastique, il nous manque certains réservoirs. Des chercheurs ont proposé le fond des océans, nous montrons que ce peut aussi être l’atmosphère et les hautes montagnes. » L’étude de Deonie et Steve Allen a été publiée au début d’avril dans la revue Nature Geoscience.

Comme la poussière du Sahara ?

Les microplastiques voyagent potentiellement sur des milliers de kilomètres, selon Steven Allen.

« Nous montrons un déplacement probable de 95 km, mais on sait que la poussière du Sahara peut voyager sur 3500 km. Les grains de poussière peuvent atteindre 450 microns, ce qui est plus gros que nos particules de microplastique, qui mesuraient entre 10 et 300 microns. »

Un micron est un millième de millimètre. La limite de 10 microns correspond à celle des instruments de mesure. D’où provenait le microplastique retrouvé au milieu de ce parc naturel de montagnes ?

« On l’ignore, c’était l’hiver et les vents sont très changeants dans cette région, dit M. Allen. On n’a pas pu non plus déterminer la source, les incinérateurs de déchets, la peinture des routes qui se transforme en poussière, les sacs de plastique, les engrais. La liste potentielle est longue. »

L’étude avance que le microplastique pourrait même venir de Toulouse ou de Saragosse, à plus de 200 km de la station météorologique.

Nuages et oiseaux

Quelle est la prochaine étape ?

« Nous devons tout d’abord déterminer la provenance de ces microplastiques et la manière dont ils voyagent dans l’atmosphère, dit Deonie Allen. Il faut examiner la situation à différents endroits dans le monde, distinguer le rôle du vent, des nuages, de la neige et de la pluie. Le vent semble important, mais il pourrait se passer des phénomènes importants dans les nuages, où existent des populations de bactéries. Sont-elles capables de se nourrir du plastique, comme les bactéries des océans ? Les oiseaux avalent-ils des microplastiques quand ils volent ? Les questions ne manquent pas. »

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Ces images prouvent que d’im­menses rivières traver­saient Mars autre­fois


La planète Mars n’a pas toujours été une planète austère. D’après les preuves de l’Agence spatiale européenne, il y a des millions d’années, l’atmosphère était plus dense et plus chaude, et donc de l’eau qui circulait dans les lits des rivières.
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Ces images prouvent que d’im­menses rivières traver­saient Mars autre­fois

 

Crédits : ESA

par  Laura Boudoux

Il y a des milliards d’an­nées, la planète Mars n’était pas celle que nous obser­vons aujourd’­hui depuis nos téles­copes.

L’Agence spatiale euro­péenne (ESA) vient de trou­ver la preuve qu’il exis­tait sur la planète rouge un réseau de rivières qui sillon­naient des vallées, la rendant rela­ti­ve­ment simi­laire à la Terre. Ces images prouvent que les condi­tions de vie sur Mars étaient certai­ne­ment propices à la vie, puisqu’il y faisait alors proba­ble­ment plus chaud, et que la présence de l’eau empê­chait la séche­resse.

« Nous voyons Mars comme une planète froide et sèche, mais beau­coup de preuves suggèrent que ça n’a pas toujours été le cas », ont déclaré les astro­nomes sur le site de l’ESA. « Les recherches menées ces dernières années montrent que la planète avait une atmo­sphère plus épaisse et plus dense, capable de capter beau­coup plus de chaleur, et donc de faci­li­ter et de main­te­nir le flux d’eau liquide à sa surface », ont confirmé les scien­ti­fiques. 

Crédits : ESA

Les images satel­lites montrent ainsi sur Mars des tran­chées, des vallées et des lits de rivières assé­chés, creu­sés il y a des milliards d’an­nées par des courants d’eau. Les cher­cheurs devraient désor­mais se servir de ces photo­gra­phies pour tenter de comprendre d’où venait origi­nel­le­ment cette eau. 

« Des préci­pi­ta­tions, des eaux souter­raines, ou de la fonte des glaciers ? » s’in­ter­rogent-ils aujourd’­hui. 

Source : ESA

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Les mégots de cigarettes, principale source de déchets marins


Il y a environ plus de 5 milliards de filtres pour cigarettes fabriqués dans le monde fait en acétate de cellulose. Les 2/3 seraient jeté dans la nature. Plusieurs de ces mégots se retrouveront dans des cours d’eau et dans les océans. Fumer est un choix, mais où jeter ses mégots sont la responsabilité des fumeurs
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Les mégots de cigarettes, principale source de déchets marins

 

cigarette mégot plage

 

Crédits : Pixabay / Sulox32

par Brice Louvet

Si les pailles et autres sacs plastiques ont attiré l’attention du public depuis quelques années, d’autres déchets, plus vicieux, participent grandement à la pollution des océans : les mégots de cigarettes. En 32 ans, une ONG en a recueilli plus de 60 millions sur les plages.

La pollution marine est l’un des fléaux les plus importants de la planète, impliquant l’ensemble de la chaîne alimentaire. Si depuis quelques années le viseur est pointé sur les sacs plastiques, et plus récemment sur les pailles, les mégots de cigarettes sont de leurs côté passés inaperçus – du moins au plus grand nombre. L’organisation Ocean Conservancy, qui sponsorise le nettoyage de plages du monde entier chaque année depuis 1986, explique en effet avoir récolté plus de 60 millions de filtres au cours de ces 32 dernières années. C’est un tiers de tous les déchets collectés. Et c’est un gros problème.

La grande majorité des 5 600 milliards de filtres fabriqués dans le monde chaque année sont en effet chargés en acétate de cellulose, une forme de plastique qui peut mettre plusieurs années à se décomposer. On estime aujourd’hui que les deux tiers de ces filtres sont jetés dans la nature. Par le biais des égouts pluviaux, des ruisseaux et autres rivières, beaucoup se retrouvent dans les océans, nuisant à la faune marine. Des micro-plastiques auraient ainsi été décelés chez environ 70 % des oiseaux de mer et 30 % des tortues marines.

En ce sens, de nombreuses personnes tirent la sonnette d’alarme, demandant l’interdiction pure et simple de la fabrication de ces filtres.

« Ils ne présentent aucun avantage pour la santé. Ils ne sont qu’un outil de marketing. Et ils facilitent la consommation de tabac, explique Thomas Novotny, professeur de santé publique à l’Université de San Diego (États-Unis). C’est aussi un contaminant majeur, avec tous ces déchets plastiques. Il me semble évident que nous ne pouvons continuer à autoriser cela ».

Les campagnes anti-tabac et autres rappels de civilités ne portant pas leurs fruits, certains se penchent directement sur la composition de ces filtres, avec pour objectif de les rendre biodégradables. En ce sens, le chimiste Mervyn Witherspoon, par exemple, qui travaillait autrefois pour le plus grand fabricant de filtres en acétate, œuvre actuellement en tant que conseiller technique auprès de Greenbutts. Il s’agit d’une startup basée à San Diego qui tente de développer un filtre composé de chanvre de Manille et de pâte de bois, liés ensemble par un amidon naturel.

Source

https://sciencepost.fr/