Des images infrarouges révèlent des tatouages vieux de 3000 ans sur des momies égyptiennes


Le plus vieux tatouage connu est celui d’Ötzi, mais en Égypte grâce à la technologie infrarouge, ils ont découvert des tatouages sur le corps de plusieurs momies qui étaient dans un village d’ouvriers et d’artisan datant de 3 000 ans.
Nuage


Des images infrarouges révèlent des tatouages vieux de 3000 ans sur des momies égyptiennes

Des images infrarouges révèlent des tatouages vieux de 3000 ans sur des momies égyptiennesDes images infrarouges ont permis de révéler des tatouages invisibles à l’oeil nu sur des momies du site égyptien de Deir al-Medina.© Anne Austin


Par Emeline Férard –

Des chercheurs ont utilisé la technologie infrarouge pour scanner des momies vieilles d’au moins 3.000 ans découvertes sur le site de Deir al-Medina en Egypte. Les images ont révélé la présence de nombreux tatouages de formes variées sur la peau des défunts.

Plus de 3.000 ans après leur mort, des momies égyptiennes ont révélé un secret bien caché Des archéologues ont annoncé avoir découvert sur leur peau des tatouages restés jusqu’ici insoupçonnés. Les momies en question ont été mises au jour sur le site de Deir al-Medina niché au creux d’un vallon désertique au sud du Caire.

Ce lieu est connu pour abriter les vestiges d’un village antique et d’une nécropole attribués à une communauté d’ouvriers et d’artisans ayant œuvré à la réalisation des tombes des pharaons du Nouvel Empire (d’environ -1500 à -1000) et de leur famille. De nombreuses momies d’hommes et de femmes ont ainsi été révélées sur le site mais on sait relativement peu de choses sur les défunts.

C’est en utilisant une technologie infrarouge pour observer en détails treize momies – douze femmes et un homme – que les archéologues ont révélé la présence de tatouages invisibles à l’œil nu. Une découverte inattendue. En plus d’un siècle de recherches, la pratique n’avait jusqu’ici été mise en évidence que sur six momies de Deir al-Medina.

« ‘C’est assez magique de travailler sur une tombe antique et d’observer soudainement des tatouages sur un individu momifié en utilisant la photographie infrarouge », a expliqué à Science News, Anne Austin, archéologue de l’université de Saint-Louis dans le Missouri qui a présenté ses recherches en novembre dernier lors de la réunion annuelle des American Schools of Oriental Research.

Des tatouages très variés

La découverte montre que la pratique était bien plus répandue qu’on ne pensait dans cette communauté mais pas seulement. Elle donne également des indices quant à la symbolique associée aux tatouages. Les dessins mis en évidence ont montré une grande variété de formes et d’emplacement. Sur une momie de femme, les images infrarouges ont révélé pas moins de 30 tatouages sur différentes parties du corps.

Ceux figurant sur ses bras présentaient des motifs de croix observés sur aucune des autres momies, selon Anne Austin qui a mené les recherches entre 2016 et 2019 alors qu’elle travaillait pour l’Institut français d’archéologie orientale du Caire. Plusieurs autres de ses tatouages ressemblaient eux, à des hiéroglyphes utilisés dans l’écriture égyptienne antique.

L’étendue et la nature des dessins présents sur la peau de la femme suggère un lien étroit avec des rituels religieux.

Il s’agissait peut-être « d’une pratiquante religieuse importante pour la communauté de Deir al-Medina », a suggéré l’archéologue.

Néanmoins, ce n’est pas le cas de tous les exemples mis en évidence sur les momies du site antique.

Sur une autre femme, les images ont mis en lumière au niveau du cou un tatouage représentant un oeil humain – un ancien symbole égyptien associé à la protection – ainsi que des dessins de babouin assis.

« Je ne vois aucun modèle apparent dans les tatouages que nous avons trouvés jusqu’ici », a précisé la spécialiste.

Le cou de cette femme présente plusieurs tatouages dont ceux d’un oeil humain et de deux babouins assis. – Anne Austin

Ces exemples semblent en revanche contredire la théorie selon laquelle les tatouages des femmes étaient associés à la fertilité ou la sexualité durant l’Egypte antique. Pour les archéologues, cette découverte représente ainsi un nouvel aperçu précieux sur cette pratique et la façon dont elle était utilisée il y a plusieurs millénaires.

Les plus anciens tatouages connus à ce jour

« Tous les aspects de cette découverte de nouveaux tatouages sont surprenants parce que nous en savons tellement peu sur cette pratique de l’ancienne Egypte », a commenté pour Science News, Ketty Muhlestein, égyptologue de l’université Brigham Young dans l’Utah.

Si ces dessins sont âgés d’au moins 3.000 ans, ils sont toutefois loin d’être les plus anciens révélés à ce jour.

En utilisant la technologie infrarouge de la même façon, une autre équipe a trouvé des tatouages d’animaux vieux de plus de 5.000 ans sur les momies d’un homme et d’une femme contenues dans la collection du British Museum de Londres. Selon le musée, il s’agirait des plus anciens tatouages figuratifs identifiés à ce jour et des plus anciens révélés sur une momie de femme.

Le record des tatouages les plus vieux connus est en effet détenu par la célèbre momie d’Ötzi, l’homme de 5.250 ans découvert dans un glacier des Alpes italiennes dans les années 1990. De nature géométrique – en forme de lignes parallèles ou de croix -, les siens ne seraient pas non plus de simples dessins ornementaux. Les études menées jusqu’ici suggèrent plutôt une fonction thérapeutique.

https://www.geo.fr/e

Le Saviez-Vous ► La cocaïne, du traitement de la douleur à la douleur humaine


L’arbre de coca est connu depuis avant JC. Il était utilisé pour des rituels religieux, des initiations en Amérique du Sud. Plus tard en médecine, il était utilisé en médecine naturelle. Quand des scientifiques se sont intéressées à cette plante, un des chercheurs a découvert la cocaïne. Cette drogue devenait une panacée pour toutes sortes de maux et fut oublier pendant plusieurs années après être réapparu en guise de drogue. Beaucoup d’adeptes ont perdu énormément en devenant dépendant de la cocaïne
Nuage

 

La cocaïne, du traitement de la douleur à la douleur humaine

 

Jacques Beaulieu

Chroniqueur et communicateur scientifique

    Des archéologues ont retrouvé des traces de cocaïne dans les tombeaux péruviens datant de 2 500 ans avant Jésus-Christ. En Bolivie, on a aussi découvert l’illustration datant de 400 ans avant J.-C. d’un visage humain dont la joue est arrondie. Cet ancêtre chiquait simplement une feuille de coca. Le coca a été utilisé dans les rituels religieux et initiatiques tout au long de l’histoire précolombienne en Amérique du Sud.

    Chez les Incas, la feuille du coca était frottée à l’hymen des jeunes vierges pour rendre indolore la défloraison lors du premier rapport sexuel. On l’utilisait aussi en médecine lorsqu’on devait ouvrir la boîte crânienne de l’infortuné opéré. Ses vertus anesthésiantes étaient donc déjà largement utilisées. On se servait aussi de la feuille de coca pour augmenter l’endurance et diminuer la fatigue. Les conquistadors espagnols voulurent interdire son usage, mais ils ont vite changé d’idée compte tenu les bénéfices économiques que la vente du produit rapportait.

    L’histoire moderne

    Au début du XIXe siècle, on s’intéresse de plus en plus aux vertus de la plante du coca. En 1859, le chimiste Albert Niemann réussit à isoler la substance active de la plante qu’il nomme : cocaïne. Ses vertus médicinales sont immédiatement mises à contribution. On l’utilise comme anesthésique, comme substitut à la morphine pour aider les morphinomanes à quitter leur dépendance, comme remède contre les allergies comme les rhinites et même pour corriger certains troubles de personnalité comme la timidité et la déprime.

    Ayant perdu ses lettres de noblesse, la cocaïne disparaît du marché quasi entièrement. Elle réapparaît vers les années 1970 chez les classes plus huppées de la société, parmi les artistes, hommes d’affaires, avocats, etc. On l’appelait alors : le champagne des drogues. Son usage se démocratise durant les années 1980 avec l’apparition du crack et du freebase et n’a cessé de se répandre depuis.

    La plante

    Le nom scientifique de la plante de Coca est Erythroxylon Coca qui à l’origine (Khoca) voulait dire : l’arbre par excellence. De la feuille de cet arbuste, plusieurs substances actives peuvent être extraites. En tout, 14 alcaloïdes peuvent être produits à partir de la feuille de coca dont la papaïne, un ferment qu’on utilise pour accélérer la digestion, l’higrine dont les vertus sont utilisées pour améliorer la circulation sanguine et pour protéger du mal des montagnes et la quinoline qu’on utilise en mélange avec du calcium et du phosphore pour prévenir la carie dentaire. Évidemment le plus connu de ces alcaloïdes est la cocaïne. Voici un exemple parmi des milliers d’autres de ses effets.

    Un bon début

    Vers la fin des années 1960, Pierre écumait les discothèques à la mode et il était difficile de compter ses succès auprès de la gent féminine. C’était un beau garçon, pas trop grand, juste ce qu’il faut. Il avait toujours rêvé de devenir pompier ou policier. Mais son père étant alcoolique, il ne se résignait pas à laisser sa mère seule avec lui, ce qui lui aurait pourtant permis d’aller suivre une formation à l’école de police de Nicolet. Pierre obtient finalement un poste de gardien de pénitencier et il n’était pas d’hommes plus fiers que lui en ville.

    Après quelques années de travail, Pierre a une belle situation, une automobile neuve et un bel appartement. Il rencontre une jeune fille et l’épouse. Il était beau à voir le jour de ces noces, sa mère n’était pas peu fière. Mais contrairement aux contes de fée, ils n’eurent cependant pas le temps d’avoir de nombreux enfants.

    Un nouveau pénitencier venait d’ouvrir ses portes dans une région fort éloignée des grands centres. On offrait à Pierre un poste plus élevé, une augmentation de salaire substantielle et on défrayait même tous les coûts rattachés à l’installation du jeune couple dans le village voisin.

    Nos tourtereaux acceptèrent tout de go et sautèrent dans le premier avion les menant dans leur nouveau paradis. Ils avaient de quoi se payer la plus belle chaîne stéréo, le plus gros téléviseur et chacun une automobile du modèle de l’année. Quel bonheur de pouvoir se payer tout ce qu’on a désiré pendant si longtemps.

    Les paradis terrestres ont tendance à ne pas être éternels et quelques mois après avoir commencé leur nouvelle vie, l’ennui commença à gagner la conjointe qui se trouvait ici loin de sa famille, de ses amies et qui n’avait pas d’emploi.

    Le début de la fin

    Un soir, Pierre rentra chez lui et trouva la maison bien vide. Son épouse avait plié armes et bagages et avait décidé de demander le divorce. Pierre continua pendant un certain temps son travail comme si de rien n’était. Puis un soir, il décida d’aller danser en ville, question de se distraire. Au bar, il rencontra des copains. Alors qu’il disait qu’il se sentait fatigué parce qu’il avait pris quelques bières, un bon samaritain l’initia à la prise de cocaïne. Pierre trouva l’effet extraordinaire. Comme il occupait un poste bien rémunéré, l’achat de cocaïne ne présentait pas un problème majeur alors. Il lui arrivait souvent de payer la traite aux filles et à ses amis du coin. Comme Pierre consommait de plus en plus, même son salaire n’arrivait plus à couvrir ses dépenses.

    La descente s’amorçait. Il commença par vendre sa maison. Après tout, vivant seul, qui a besoin d’une si grande maison ? s’était-il dit. Mais une fois les maigres profits dépensés en poudre et en alcool, le problème du manque d’argent réapparut de plus belle. Un autre bon samaritain lui suggéra l’idée du siècle. Comme il était gardien du pénitencier, il lui serait facile de faire entrer de la drogue à l’intérieur de la prison et de gagner beaucoup d’argent.

    Bien sûr, Pierre finit par se faire prendre et comme le service pénitencier ne tenait pas à faire trop de publicités sur l’événement, on lui offrit de quitter volontairement et surtout discrètement son emploi en démissionnant de ses fonctions. En échange, on lui remettait une prime équivalente à 6 mois de salaire et on lui remettait tout l’argent qu’il avait amassé dans un fonds de pension pendant les 5 années de service qu’il avait faites.

    Il revint donc à Montréal, s’acheta un édifice appartement délabré du centre-ville et y démarra une piquerie. Connaissant bien ce milieu maintenant, il allait selon lui devenir riche bien vite tout en pouvant se procurer sa cocaïne à meilleur prix. Bien nanti et bien organisé, il était à l’abri des coups durs, du moins le croyait-il.

    Mais, il se fit voler deux ou trois fois et quelques descentes de police ont fait fuir sa clientèle. Il ne restait que quelques junkies, des habitués qui payaient mal d’ailleurs. Un soir de découragement, il prit sa seringue et s’injecta un speedball. Tout en injectant le précieux liquide, il réalisa qu’il venait de faire une erreur. Il n’avait pas pris SA seringue, mais plutôt celle d’une de ses rares clientes. Le hic est que Pierre savait pertinemment qu’elle était atteinte du SIDA. Ce qu’il ignorait, mais qu’il eut quand même en bonus, ce fut une hépatite.

    Quelques mois plus tard, une nouvelle descente de police ferma définitivement la baraque. Pierre commençait alors une troisième étape de sa descente aux enfers : l’itinérance. Ne cherchez plus le beau jeune homme des années 1960, ni même un bel homme mature. Vous auriez peut-être pu le rencontrer, quêtant dans le centre-ville de quoi se payer son prochain gramme. Ses joues creusées par les médicaments et la misère, son crâne dégarni, il lui arrive parfois de penser encore à la belle époque où il a été presque un policier. Il a alors bien hâte qu’un généreux piéton lui glisse le 2 dollars qui lui manque pour se payer sa prochaine injection pour croire encore une petite demi-heure qu’il est beau, riche et puissant.

    Pourtant il était bien parti dans sa vie, occupant le poste qu’il rêvait d’avoir. C’est vers l’âge de 35 ans que tout s’est mis à déraper. Et les 30 dernières années de sa vie furent un enfer.



    (Cet article est tiré du livre : Cocaïne, la poudre de l’ennui, par Jacques Beaulieu, Publistar, 2006)

  • http://quebec.huffingtonpost.ca

Les escargots géants africains envahissent la Floride


La Floride est un lieu très prisé pour les vacances surtout en hiver. Le climat, la mer tout pour plaire au tourisme, mais aussi aux espèces invasives. L’escargot géant, qui a été un animal de compagnie ou encore un élément d’un rituel religieux ont bien aimé le climat floridien, ce qui n’est pas du goût des habitants
Nuage

 

Les escargots géants africains envahissent la Floride

 

Pour une deuxième fois en 50 ans, l’État de la Floride est aux prises avec cette calamité baveuse. Sa démarche paresseuse et sa mine patibulaire sont trompeuses : malgré les apparences, l’escargot géant africain est d’une efficacité impressionnante.

L’escargot géant africain peut atteindre la taille d’un avant-bras. Ce mollusque géant dévore presque toutes les espèces de plantes qu’il trouve sur son passage, ce qui peut être problématique, surtout dans le deuxième état agricole des États-Unis après la Californie.

Il adore aussi le plâtre, qui solidifie sa coquille, ce qui explique qu’on le retrouve parfois sur les murs des résidences.

La Floride semble être une terre d’accueil idéale pour certaines espèces envahissantes, comme le python birman, la rainette de Cuba ou le varan du Nil. Mais les escargots géants ont de nets avantages reproductifs.

Comme nous, ils doivent être deux pour se reproduire. Mais ils peuvent changer de sexe en cas de besoin, ou produire des œufs en l’absence de partenaire. Sexuellement matures dès six mois, ils pondent au moins deux fois par année, à coup de 400 œufs environ.

D’où viennent-ils?

La Floride eut son premier contact avec les escargots géants africains en 1966. Et ce ne fut pas une histoire d’amour : il aura fallu plus de 10 ans pour s’en débarrasser. Importés à l’époque comme animaux de compagnie et à des fins scientifiques et éducatives, certains croient que ce sont les rituels religieux les utilisant comme la santeria ou la culture yoruba qui pourraient être à l’origine de la récente invasion.

Ces animaux sont aussi capables d’hiberner sous terre, si la température est trop aride. Ils s’enferment ainsi au fond de leur coquille, qu’ils sellent d’un film de bave séchée en attendant de meilleures conditions.

Ceux qui saliveraient à l’idée de faire cuire ce gibier qui peut peser jusqu’à 1,5 kg dans le beurre à l’ail doivent malheureusement se raviser : il est porteur d’un parasite, un petit vers rond qui peut provoquer des méningites chez l’homme.

Un envahisseur récalcitrant

L’escargot n’ayant pas de prédateur naturel en Floride hormis l’homme, des sommes colossales doivent être investies pour éradiquer cette plaie. Depuis son retour à Miami en 2011, l’État a dépensé 11 millions de dollars dans l’espoir de se débarrasser de ce gluant problème.

Des boulettes de poisons ont été disséminées au sol, mais les escargots les évitent en grimpant aux arbres.

Une ligne de téléphone spéciale a été mise à la disposition des citoyens qui se trouveraient sur le chemin visqueux d’un de ces spécimens. Le rythme lent de ces bestioles est un avantage pour les autorités floridiennes, qui peuvent ainsi aller récupérer l’animal, jamais bien loin de l’endroit où il a été aperçu un peu plus tôt.

Deux labradors ont même été dressés pour repérer leur signature olfactive, afin de repérer les spécimens qui auraient échappé aux campagnes d’éradication chimique.

Les responsables de ces campagnes pensaient avoir fait des progrès, jusqu’à ce qu’on découvre, en septembre 2014 dans un quartier cossu de Miami, la « maison aux escargots ». Plus de 5000 individus y vivaient paisiblement, se reproduisant à loisir.

En quatre ans, plus de 158 000 escargots ont été éliminés. La Floride ne pourra être déclarée libre d’escargots géants que si l’on ne trouve aucun spécimen vivant dans la nature durant au moins deux ans. En attendant, les efforts contre ce fléau rampant au ralenti se poursuivent.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Pérou: découverte de statuettes vieilles de 3800 ans


Des statuettes de boue très bien conservées malgré plusieurs millénaires, issus d’une civilisation très ancienne au Pérou
Nuage

 

Pérou: découverte de statuettes vieilles de 3800 ans

 

La civilisation de Caral a émergé il y... (Photo: AFP)

La civilisation de Caral a émergé il y a environ 5000 ans et était une société précolombienne complexe qui comprenait 30 centres majeurs de population sur la côte nord du Pérou.

PHOTO: AFP

Des chercheurs ont découvert des statuettes précolombiennes vieilles de 3800 ans sur le site archéologique de Vichama appartenant à l’antique civilisation de Caral, au nord du Pérou, a indiqué mardi le ministère péruvien de la Culture.

Les trois statuettes de boue ont été trouvées à l’intérieur d’un panier de roseaux noué avec des fils de coton, dans les ruines d’un bâtiment du site archéologique.

Situé sur le littoral péruvien, à proximité du village de Vegueta, à 130 km au nord de Lima, ce site appartient à l’ensemble culturel de la civilisation Caral, décrété Patrimoine culturel du Pérou en 2008.

Selon le ministère, les statuettes anthropomorphes étaient probablement utilisées dans des rituels religieux.

Des chercheurs ont découvert des statuettes précolombiennes... (Photo: AFP) - image 2.0

PHOTO: AFP

Les statuettes de boue représentent un homme et une femme nus peint en blanc, rouge et noir, représentant la noblesse de l’époque. Une deuxième femme à 28 doigts est recouverte de peinture blanche avec des points rouges symbolisant une prêtresse.

L’équipe de recherche, dirigée par l’archéologue Ruth Shady, a également déterré deux têtes de femmes en boue enveloppées de tissus recouverts de plumes jaunes, bleues et orange.

La civilisation de Caral a émergé il y a environ 5000 ans et était une société précolombienne complexe qui comprenait 30 centres majeurs de population sur la côte nord du Pérou.

C’est la plus ancienne civilisation connue d’Amérique qui a laissé derrière elle une architecture impressionnante comprenant pyramides et amphithéâtres.

http://www.lapresse.ca/