En Égypte, découverte d’un atelier de préparation des momies enfoui dans le désert


Une découverte qui est assez différente des autres, mais qui ont un rapport avec les momies en Égypte. Sous terre, les archéologues ont trouvé un endroit ou étaient momifiés les morts, avec des chambres et bains funéraires, cercueils, momies, et même un masque en métal orné de pierres précieuses.
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En Égypte, découverte d’un atelier de préparation des momies enfoui dans le désert

 

Crédits : Ramadan B. Hussein, University of Tubingen

par  Clara Lalanne

 

Comme le rapporte un article posté le 14 juillet 2018 sur le site de l’université de Tubingen, des chercheurs viennent de découvrir une nécropole égyptienne perdue au milieu du désert de Saqqara, près de la pyramide de Djoser, dans laquelle les prêtres de l’Antiquité se rendaient pour momifier les morts.

Dans ce lieu rarement préservé, les membres du clergé préparaient les corps avant l’enterrement des défunts, pour faciliter leur voyage vers l’au-delà. Le site se trouve à plus de 30 mètres sous la terre, et se compose de plusieurs chambres et bains funéraires. Les archéologues y ont ainsi retrouvé des cercueils, des objets rituels, ainsi que cinq momies, conservées dans ces profondeurs depuis de longs siècles. L’une des autres découvertes importantes de cette excavation est celle d’un masque, retrouvé dans l’un des cercueils de la chambre. Réalisé en argent doré, avec des yeux fait de minéraux précieux comme l’onyx ou la roche volcanique obsidienne, une telle pièce n’avait pas été retrouvée depuis 1939.

Crédits : University of Tubingen

Pour Ramadan Badry Hussein, le chef de l’équipe qui a réalisé la découverte, « très peu de masques en métaux précieux ont été conservés jusqu’à nos jours, car les tombes de la plupart des dignitaires égyptiens ont été pillées au cours de l’Antiquité […] la découverte de ce masque est sensationnelle ».

 Grâce à des examens plus approfondis, l’équipe a également pu déterminer l’identité du porteur du masque : il s’agissait du Second Prêtre de la Mère de la Déesse Mut et Prêtre de la Déesse Niut-shaes, qui aurait vécu entre 664 et 404 avant J.-C.

Crédits : Ramadan B. Hussein/University of Tubingen

Cette découverte permet également de mieux comprendre les rites funéraires pratiqués par les Égyptiens dans l’Antiquité. Les bassins entourés de briques étaient probablement utiliser pour sécher les corps à base de sel, et pour préparer les bandages et les huiles avant la momification.

Chaque pot étant étiqueté, des chimistes vont même pouvoir travailler sur leur composition. Enfin, ils ont également découvert des figurines mortuaires et des pots en albâtre, qui servaient à conserver les organes des défunts.

« Nous sommes sur une véritable mine d’or d’information », a conclu le chercheur.

Crédits : Ministère égyptien des antiquités

Source : Université Tuebingen

http://www.ulyces.co/

En Indonésie, le peuple de Toraja cohabite avec ses morts


Une tradition ancestrale qui semble-t-il se perd sur une île en Indonésie. Mais ce rite funéraire est assez étrange pour nous qui enterrons nos morts le plutôt possible
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En Indonésie, le peuple de Toraja cohabite avec ses morts

 

Crédit photo : Shutterstock

Par Mélissa Becquet

Pour ce peuple de l’île de Sulawesi, la mort n’est pas une fin mais une prolongation de la vie.

Alors que les occidentaux s’empressent d’enterrer leurs défunts, par respect, sur l’île indonésienne de Sulawesi, à Toraja, les morts font partie intégrante de la vie quotidienne.

Pour de nombreuses personnes, le simple fait de parler ou d’évoquer la mort met dans l’inconfort. À Toraja, en Indonésie, il faut parfois compter des semaines, des mois, voire des années pour que des funérailles aient finalement lieu. Là-bas, les morts sont plus que jamais considérés comme vivants…

Attention : certains lecteurs pourraient trouver certaines images choquantes.

 

Un membre de la famille ajuste les lunettes portées par Tappang Rara, décédé en 2006 à 65 ans.

Retirés dans les montagnes de l’île de Sulawesi, les Torajas, un groupe ethnique indigène à majorité chrétienne, pratique un étonnant rite funéraire. La mort ne les effraie pas. Et en attendant que des funérailles soient organisées, les familles gardent le corps de leur défunt chez eux et s’occupent de lui comme s’il était un simple malade.

Dans un documentaire, le National Geographic rapporte :

« Un défunt qui réside toujours à la maison n’est pas mort. »

C’est pourquoi le défunt est impliqué dans un véritable séjour funéraire durant lequel il reçoit, plusieurs fois par jour, des prières et des offrandes sous forme de nourriture, de boissons ou d’autres présents.

Crédit photo : Shutterstock

Le défunt est lavé puis habillé par sa famille qui entretient avec lui des conversations, comme s’il était encore en vie. Chez les Torajas, la mort n’est qu’un sommeil prolongé. Pour eux, cette coexistence n’a d’ailleurs rien de morbide. L’une des personnes interrogées explique :

« Nous n’avons pas peur du corps mort parce que notre amour pour nos ancêtres est beaucoup plus grand que notre peur. »

Autrefois, des feuilles et des herbes traditionnelles étaient frottées sur le corps du mort pour le conserver. Aujourd’hui, c’est une solution à base de formol qui est injectée dans le corps, stoppant ainsi la putréfaction. Le corps se momifie et se change en statue figée dans le temps.

Crédit photo : Muslianshah Masrie

Dans cette communauté, la relation physique entre les morts et les vivants se poursuit longtemps après, à travers un rituel appelé Ma’nene (« faire quelque chose pour les grands-parents »), symbolisé par des secondes funérailles.

Tous les deux ans environ, les familles ouvrent les cercueils de leurs défunts pour une grande réunion avec les morts. Ils les retirent de leur tombeau, les nettoient et les revêtissent de nouveaux vêtements. Cette pratique témoigne du respect et de l’amour qu’ont les vivants pour leurs morts.

Crédit photo : Muslianshah Masrie

Selon la croyance des Torajas, les funérailles marquent le moment où l’âme quitte définitivement la Terre et commence son long et difficile voyage jusqu’à Pooya, la dernière étape de l’au-delà, là où l’âme se réincarne.

Et parce qu’ils pensent que les buffles sont les porteurs de l’âme dans l’au-delà, les familles en sacrifient un grand nombre pour faciliter le voyage du défunt.

Crédit photo : Oscar Espinosa

Chez les Torajas, les morts sont souvent enterrés plusieurs années après leur trépas, le temps pour la famille de réunir suffisamment d’argent pour organiser des funérailles à leur hauteur. Elles durent parfois plusieurs jours et peuvent coûter bien plus cher qu’un mariage, soit plus de 68 000 euros.

Près de Rantepao, Sulawesi, des cousins ​​et des soeurs entourent Syahrini Tania Tiranda, âgé de trois ans, qui est mort la veille. Ils la touchent et lui parlent. Pour eux, elle doit faire un malade.

PHOTO DE BRIAN LEHMANN, NATIONAL GEOGRAPHIC

Une tradition ancestrale, mais qui tend à être de moins en moins pratiquée par les Torajas avec le développement du christianisme dans la région.

Une autre façon de se souvenir des morts.

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Un bébé du Moyen Âge retrouvé dans un sarcophage


En France, à l’époque mérovingien peu de cercueils de jeune bébé ont été trouvés, ils ont été pour la plupart pillés. Mais, les archéologues ont pu en trouver un sarcophage en bonne condition datant du V ème siècles.
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Un bébé du Moyen Âge retrouvé dans un sarcophage

 

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Sarcophage d’enfant mérovingien ©WikiCommons

La découverte d’un cercueil de nourrisson à Chartres est l’occasion d’en apprendre davantage sur les rites funéraires des tout-petits.

À quoi ressemblaient les rites funéraires des enfants ? Jusqu’à présent, les chercheurs n’en savaient pas grand-chose. La campagne de fouille annuelle de l’église de Saint-Martin-au-Val, à Chartres, est peut-être sur le point de changer la donne. À la mi-avril, elle a permis de retrouver une série de sarcophages mérovingiens datant du Ve ou du VIIe siècle. La majorité des cercueils avaient été pillés entre le XIIIe et le XIXe siècles. Toutefois, l’un deux était resté scellé depuis environ 1500 ans.

Lors de l’ouverture de ce sarcophage, les archéologues ont fait une découverte rare : les restes d’un bébé âgé de 4 à 6 mois. Des bijoux, des tissus et des objets non identifiés étaient présents à côté du corps.

« On a retrouvé un petit anneau en fer au niveau du poignet gauche, des perles enserrées par un alliage en cuivre au niveau de l’oreille droite, des éléments de tissu très bien conservés, s’enthousiasme Bruno Bazin, responsable des opérations archéologiques de la campagne. Quatre petites pierres rondes colorées avaient été déposées au niveau de l’épaule droite. Il est probable que ces pierres sont des objets de jeu, sûrement des osselets. »

Le sarcophage, resté dans un état de conservation exceptionnel, pourrait révéler aux chercheurs d’autres rites funéraires jusqu’ici ignorés.

Le lieu de la découverte – la nef de l’église – est particulier. Si l’un des premiers évêques de Chartres, Saint Lubin, est enterré dans la crypte,

« il est très rare de retrouver un enfant enterré à l’intérieur de bâtiments saints, explique Bruno Bazin. Les personnages qui y étaient inhumés appartenaient à l’élite de l’époque mérovingienne. Cet enfant en faisait certainement partie. »

Par Pierre Gautrand

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Découverte d’un nouveau cousin lointain de l’Homme


Homo naledi est une nouvelle espèce dans la famille humaine. Les ossements ne sont pas encore dater mais ces ossements montrent des particularités propres à l’homme moderne
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Découverte d’un nouveau cousin lointain de l’Homme

 

Les ossements exhumés en Afrique du Sud représentent... (PHOTO JOHN HAWKS, AGENCE FRANCE-PRESSE)

Les ossements exhumés en Afrique du Sud représentent un défi pour les chercheurs. Ils compliquent un peu plus le tableau des hominidés, car l’espèce découverte présente à la fois des caractéristiques propres aux hominidés modernes et anciens.

PHOTO JOHN HAWKS, AGENCE FRANCE-PRESSE

BÉATRICE DEBUT
Agence France-Presse
MAROPENG

 

Une ancienne espèce humaine a été mise au jour dans une grotte d’Afrique du Sud où ont été exhumés les ossements de 15 hominidés, ont annoncé jeudi des chercheurs, avançant l’hypothèse que ce lointain cousin de l’homme pratiquait déjà des rites funéraires.

La nouvelle espèce a été baptisée Homo naledi – «étoile» en sesotho, une langue locale sud-africaine – et classée dans le genre Homo, auquel appartient l’homme moderne.

Les fossiles ont été trouvés dans une grotte profonde et extrêmement difficile d’accès, à Maropeng, près de Johannesburg, sur le très riche site archéologique du «Berceau de l’humanité», classé au patrimoine de l’UNESCO.

«Nous avons découvert une nouvelle espèce de notre ancêtre», a annoncé avec enthousiasme Lee Berger, qui a dirigé des explorations physiquement éprouvantes. «C’est un événement qui marquera l’histoire», a ajouté Terry Garcia de la National Geographic Society, lors d’une conférence de presse à Maropeng.

En 2013 et 2014, des scientifiques internationaux ont exhumé plus de 1550 os appartenant à au moins 15 individus, parmi lesquels des bébés, de jeunes adultes et des personnes plus âgées. Les ossements n’ont pas encore été datés, mais cette découverte représente le plus grand échantillon de fossiles hominidés jamais exhumés en Afrique.

À quoi ressemblait l’Homo naledi ?

«Il avait un cerveau minuscule de la taille d’une orange et un corps très élancé», selon John Hawks, chercheur à l’université américaine de Wisconsin-Madison et auteur d’un article publié jeudi dans le magazine scientifique eLife.

Il mesurait en moyenne 1,5 mètre et pesait 45 kilos.

Ses mains «laissent supposer qu’il avait la capacité de manier des outils», tandis qu’«il est pratiquement impossible de distinguer ses pieds de ceux d’un homme moderne», précise un communiqué conjoint de l’université du Witwatersrand, la National Geographic Society et du ministère sud-africain des Sciences.

Rites funéraires

Les chercheurs, soucieux de comprendre les raisons pour lesquelles les ossements se trouvaient dans cette grotte quasi inaccessible, n’étaient cependant pas au bout de leur surprise.

Cette chambre isolée «n’a jamais été contact avec la surface», notent-ils.

Le tunnel pour y accéder est extrêmement raide et tellement étroit que seuls des chercheurs à la morphologie menue ont réussi à se rendre sur les lieux de cette découverte majeure.

«Nous avons imaginé plusieurs scénarios, y compris la possibilité de l’attaque d’un super prédateur, une catastrophe, une mort accidentelle ou encore un traquenard», avant finalement d’éliminer toutes ses hypothèses, a raconté Lee Berger.

En fait, «nous avons découvert une nouvelle espèce du genre humain qui pratiquait des rites funéraires», a-t-il conclu. «Jusqu’à présent, nous pensions que le recours aux rites funéraires était unique à l’Homo sapiens. Nous nous considérions comme différents. Nous avons désormais découvert – en tout cas nous le croyons – une espèce qui avait cette même capacité, et cela est une découverte extraordinaire», a-t-il estimé dans une salle de presse bondée.

Les ossements exhumés en Afrique du Sud représentent un défi pour les chercheurs. Ils compliquent un peu plus le tableau des hominidés, car l’Homo naledi présente à la fois des caractéristiques propres aux hominidés modernes et anciens.

«Ses mains, ses poignets et ses pieds sont très proches de celles de l’homme moderne. Dans le même temps, son petit cerveau et la forme de la partie supérieure de son corps sont plus proches du groupe préhumain des australopithèques», explique le professeur Chris Stringer du Musée d’histoire naturelle de Londres.

Cette découverte pourrait donc permettre d’en apprendre davantage sur la transition, il y a environ 2 millions d’années, entre l’australopithèque primitif et le primate du genre homo, notre ancêtre direct.

Une importante quantité des fossiles exhumés seront exposés au public à partir de vendredi et pour un mois au «Berceau de l’humanité».

Depuis des années, ce site, truffé de grottes et de fossiles de pré-humains et véritable mine d’informations sur nos ancêtres, est un trésor pour les archéologues et paléontologues.

Et Lee Berger l’assure:

«la chambre aux étoiles» où a été trouvé l’Homo naledi «n’a pas encore révélé tous ses secrets, car il pourrait y avoir encore des centaines, voire des milliers de fossiles d’Homo naledi».

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Un lynx de compagnie découvert sur un site funéraire vieux de 2000 ans


En Amérique, un vieux site funéraire fut découvert ou vivaient les Premières Nations. Dans leur rite, il n’était pas rare qu’un chien se retrouve avec des ossements humains, mais parmi eux, il y avait un félin, un lynx probablement domestiqué
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Un lynx de compagnie découvert sur un site funéraire vieux de 2000 ans

 

Un jeune lynx roux (Felis Rufus) © SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Un jeune lynx roux (Felis Rufus) © SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Par Sarah Sermondadaz

La domestication du chat remonte à l’Egypte antique. Celle des autres félins, en revanche, est plus anecdotique. Or, c’est bien une dépouille de jeune lynx apprivoisé, vieille de 2000 ans, qui a été découverte aux Etats-Unis.

DOMESTICATION. Il y a près de 2000 ans, au sud du lac Michigan aux Etats-Unis, les indiens de la culture Hopewell régnaient en maîtres. C’est grâce aux monticules de terre édifiés pour honorer leurs morts que leur mémoire a pu perdurer jusqu’à aujourd’hui. Ces chasseurs-cueilleurs, très proches de la nature, avaient pour coutume d’enterrer les défunts accompagnés de leurs chiens. Mais quelle ne fut pas la surprise des archéologues lorsqu’ils exhumèrent, parmi les ossements humains et canins… une dépouille de jeune lynx ! Le fruit de leur découverte a été publié en juillet 2015 dans le Midcontinental Journal of Archeology. Le monticule étudié a pour sa part été excavé en 1980.

Chaton de luxe

Un collier en dents de chiens et d’ours a même été retrouvé sur l’animal. C’est dire si ce lynx semble avoir été chéri par ses maîtres. Par ailleurs, la structure des os ne montre aucune trace de mort violente, ce qui suggère que le jeune félin, peut-être un individu orphelin découvert lors d’une séance de chasse, fut bel et bien adopté en tant qu’animal de compagnie. Car chez les Hopewell, on n’était pas toujours si tendre avec les animaux. À quelques mètres à peine du petit lynx, les ossements d’une spatule rosée (Platalea ajaja), un oiseau très coloré, portent la trace d’une décapitation. Le volatile pourrait pour sa part avoir trouvé la mort… lors d’une cérémonie sacrificielle.

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Les premiers Paléoindiens étaient peut-être plus sédentaires


Vivre, il y a plus de 11 mille ans dans un endroit les plus froids de l’Amérique du Nord, a dû être vraiment une grande épreuve. Cette découverte des sépultures d’enfants, laissent à penser que les habitants étaient sédentaires et avaient des rites funéraires même si les morts sont des bébés
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Les premiers Paléoindiens étaient peut-être plus sédentaires

 

Ces ossements des plus jeunes Paléoindiens jamais découverts... (Photo Bernard Brault, Archives La Presse)

Ces ossements des plus jeunes Paléoindiens jamais découverts en Amérique du Nord ont été mis au jour en 2013. Ci-dessus un glacier en Alaska.

Photo Bernard Brault, Archives La Presse

Agence France-Presse
WASHINGTON

Les Paléoindiens étaient peut-être un peu plus sédentaires qu’on ne le pensait et pratiquaient des rites funéraires plus sophistiqués, suggère la découverte des restes de deux nouveau-nés en Alaska datant d’environ 11 500 ans.

Ces ossements des plus jeunes Paléoindiens jamais découverts en Amérique du Nord ont été mis au jour en 2013 sur le site d’une excavation effectuée près de la rivière Tanana dans le centre de l’Alaska, où avaient été déjà trouvés en 2010 les restes calcinés d’un autre enfant âgé de trois ans, précise l’étude publiée dans les Comptes rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS).

Or le fait que ces trois enfants aient été enterrés ou incinérés au même endroit pourrait indiquer que ces peuplades de chasseurs-cueilleurs étaient moins nomades qu’on ne le pensait jusqu’alors.

Ces trois morts rapprochées au sein d’un groupe nomade de la fin de la dernière grande période glaciaire montrent aussi que les Paléoindiens auraient pu souffrir du froid et de la faim.

Ces découvertes donnent également un nouvel éclairage sur leurs rites funéraires et leur organisation sociale.

Les chercheurs ont découvert que la sépulture circulaire contenait des pointes de pierre biface destinées à des flèches ou à des lances, les plus anciennes jamais découvertes en Amérique du Nord, confirmant les théories sur la forme des armes utilisées par les premiers Paléoindiens.

«La présence de ces objets pourrait par exemple montrer l’importance des matériels de chasse dans les cérémonies de sépulture», relève Ben Potter, chercheur à l’Université d’Alaska à Fairbanks et principal auteur de ces travaux.

Les chercheurs ont aussi trouvé des restes de poisson ressemblant au saumon et des restes d’écureuil indiquant que le site était probablement occupé entre juin et août, ce qui détermine la période de l’année au cours de laquelle les enfants sont morts et ont été enterrés.

Cette découverte «pourrait déboucher sur une nouvelle compréhension de la manière dont ces premières sociétés préhistoriques étaient structurées, les difficultés auxquelles elles étaient confrontées pour survivre et la manière dont elles traitaient leurs plus jeunes membres et aussi comment elles voyaient la mort».

Les ossements des deux nouveau-nés ont été mis au jour dans une fosse située à 37,5 centimètres sous le foyer d’un ancien lieu d’habitation, où avait été incinéré le premier enfant.

La datation au radiocarbone de ces restes les fait remonter à 11 500 ans et montre une courte période entre la crémation et l’enterrement des deux nouveau-nés, peut-être trois mois.

Ces scientifiques ont également examiné les bourgeons dentaires et les squelettes pour déterminer le sexe et l’âge des enfants au moment de leur mort: un avait survécu quelques semaines après la naissance, tandis que l’autre était mort-né.

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Les inconnus de l’Atacama


– 300 à 1000 ans avant notre ère des tombes ont ressurgit pour être découverte à notre époque au Pérou. Des squelettes sont tellement bien conservés depuis des millénaires que même des tissus sont encore présents ainsi des ornements des élites.
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Les inconnus de l’Atacama

 

Un défunt de la culture Tambo, au nord de l'Atacama. Des roseaux sont fixés aux oreilles.

Les roseaux fixés aux oreilles de ce défunt de la culture de la rivière Tambo, au nord de l’Atacama, dépassaient à l’origine de sa tombe. Servaient-ils à communiquer avec les vivants ?

Projet Tambo, Université de Wroclaw

Une culture précolombienne inconnue a été découverte dans le delta de la rivière Tambo au Nord-Est de l’Atacama

L’une des tombes en forme de puit aménagé à l’aide de galets. On note les jolies poteries colorées qui faisaient partie du matériel funéraire.

Projet Tambo, Université de Wroclaw

Les marges des déserts sont le berceau de cultures. Un phénomène illustré une fois de plus par la découverte d’une culture inconnue dans le delta de la rivière Tambo, au Nord du désert de l’Atacama, au Pérou. Plus de 150 tombes datant du VIIe siècle au IVe siècle avant notre ère ont été découvertes par les archéologues polonais, péruviens et colombiens du projet européen Tambo, dirigé par Józef Szykulski, de l’Université de Wroclaw. Elles témoignent d’une culture qui a précédé dans la région celle de Tihuanaco (- 300 à 1000).

L’une des momies retrouvées accompagnée d’un arc (en haut).

Projet Tambo, Université de Wroclaw

Ces tombes et le matériel funéraire qu’elles renfermaient sont intacts, car rien ne signalait leur présence à la surface de la zone où elle se trouvent. L’aridité extrême qui règne dans l’Atacama a préservé une large part des matières organiques. Ainsi, certains des corps étaient encore enveloppés de nattes, de linceuls de coton ou encore dans de filets de pêche, ce qui montre au passage que la pêche faisait partie des activités de subsistance de la population locale. D’épaisses coiffes en laine de camélidé auraient eu la fonction de casques.

Cette interprétation guerrière est confortée par la présence dans certaines tombes masculines de massues se terminant par des masses de pierre ou de cuivre. Selon J. Szykulski, il s’agirait d’objets de prestige attestant de la présence de l’élite dans la nécropole. Plusieurs défunts ont aussi été retrouvés accompagnés d’arcs et de carquois remplis de flèches à pointes d’obsidienne (un verre volcanique). C’est d’autant plus remarquable que les témoignages d’arcs sont très rares au Pérou. Autre détail intéressant : le squelette d’un jeune lama atteste que l’introduction dans la région de ce camélidé domestique est plus précoce que ce que l’on pensait. Or, outre les habituelles poteries, le mobilier funéraire contient des instruments de tissage richement décorés, ce qui signale l’importance sociale de la laine et de son exploitation. Par ailleurs, les défunts étaient accompagnés de nombreux bijoux, parmi lesquels des objets de cuivre et de tumbaga, un alliage d’or et de cuivre largement utilisé par les cultures précolombiennes.

Pour J. Szykulski, des différences de statut sont clairement observables entre les défunts. Cette nécropole est manifestement celle d’une société d’agriculteurs hiérarchisée et dirigée par une élite. Or, dans le Sud du Pérou, aux limites orientales du désert de l’Atacama, le ruissellement des pluies estivales tombant sur les Andes crée des oasis. Comme dans la vallée du Nil au néolithique, l’augmentation de l’aridité de l’Atacama au cours des siècles avant notre ère a amené les habitants d’un désert autrefois verdoyant à se concentrer dans les oasis. La compétition pour les ressources augmentant, des élites ont émergé, qui ont organisé la vie sociale par des systèmes militaires (pour se défendre des concurrents) et religieux (pour maintenir la cohésion des groupes). L’importance de cette organisation sociale est visible dans la présence d’armes de prestige et d’offrandes pour l’au-delà.

Plus étonnant, plusieurs défunts ont été retrouvés avec une sorte de coiffe comportant deux roseaux fixés aux oreilles. À l’origine, les roseaux dépassaient sans doute du sol. Les archéologues y voient une sorte de système de communication entre le défunt et le monde extérieur. Comme si le groupe utilisant la nécropole avait voulu se réserver la possibilité de continuer à demander conseils aux grands hommes enterrés !

Pour en savoir plus

Le site du projet Tambo, mené par des archéologues de l’Université de Wroclaw.

Bernhard Eitel, Les marges de désert, berceau des civilisations, Pour la Science N°375, janvier 2009.

L’auteur

Francois Savatier est journaliste à Pour la Science.

http://www.pourlascience.fr

Une étrange figurine aux yeux clos découverte au Proche-Orient


Les archéologues trouvent des objets tout au long de leurs fouilles, certains de ces objets sont mystérieux et ils doivent essayer de trouver leur utilité de l’époque à laquelle ils doivent appartenir. C’est un énigme  a travers le temps, que les seuls indices sont l’environnement d’un temps révolu
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Une étrange figurine aux yeux clos découverte au Proche-Orient

 

Le bâton gravé de deux visages − Luis Teira, Mission de Qarassa

Le bâton gravé de deux visages − Luis Teira, Mission de Qarassa

Vers 10 000 ans av. J.-C., bien avant les royaumes mésopotamiens ou l’Égypte pharaonique, des sociétés sophistiquées émergent au Proche-Orient.

Ce sont elles qui abandonnent peu à peu la chasse et la cueillette des hommes préhistoriques, pour l’agriculture et l’élevage. Ce sont elles aussi qui apporteront ce mode de vie en Europe, changeant à jamais le cours de son histoire. Depuis les années 1950, des découvertes en Turquie, Syrie, Israël, Palestine et Jordanienotamment, dépeignent des sociétés complexes, aux mœurs et rituels élaborés.

Autour de 8200 ans av. J-.C., ces sociétés semblent connaître une évolution religieuse ou idéologique assez profonde. Alors que les visages humains étaient très rares dans leur répertoire artistique, voire totalement absents pour les périodes les plus anciennes, ils apparaissent à profusion à partir de cette date. Et ils deviennent un petit peu plus réalistes, moins schématiques.

Les archéologues ne savent pas pourquoi le visage humain prend une telle importance à cette époque. Mais une découverte de chercheurs espagnols et français éclaire cette évolution, la liant à un rite funéraire bien connu.

Ils viennent en effet de publier l’analyse d’un petit bâton en os sur lequel sont sculptés deux visages, qui date précisément de cette période : 8300 à 8000 ans av. J.-C. Ils l’avaient mis au jour il y a quelques années, lors des fouilles du site de Tell Qarassa dans le sud de la Syrie. Long de cinq centimètres, sans doute en os d’auroch, il se trouvait dans les restes d’une habitation en pierre transformée en cimetière.

Ce qui étonne le plus les archéologues, ce sont ces yeux fermés. Ils n’ont pas d’équivalent dans l’art de cette époque. Sauf avec un rite qui a fait couler beaucoup d’encre et apparaît à peu près au même moment : les crânes surmodelés. Ce rite se déroulait vraisemblablement de la manière suivante : quelque temps après la mort d’un défunt, des hommes creusaient sa tombe et y prélevaient le crâne. Sur la surface de celui-ci, ils appliquaient alors une sorte d’enduit. En modelant ce dernier (et en le rehaussant parfois de couleurs), ils redonnaient alors un visage − assez stéréotypé − au défunt.

Or dans les crânes surmodelés comme dans les visages de Tell Qarassa, les créateurs figurent la bouche par un trait bref. Et les yeux sont le plus souvent fermés. Les proportions de la tête sont également assez similaires.

Et justement, des pratiques qui rappellent les crânes surmodelés existaient à Tell Qarassa. Dans le cimetière où se trouvait la figurine, les squelettes sont sans tête. Dans une autre zone du site, qui semble dater de la même époque, onze crânes d’hommes et d’enfants mâles ont été regroupés dans une toute petite pièce ovale. Pas de crânes surmodelés ici, mais le visage fait toutefois l’objet d’une attention particulière : il est absent (la partie du crâne correspondant au visage a été retirée).

Voilà pourquoi l’équipe qui a découvert le bâton estime que sa fonction était probablement similaire à celles des crânes surmodelés. Lesquels ont fait l’objet de différentes interprétations au cours de l’histoire : des trophées de guerre, ou des opérations liées aux ancêtres (leur rendre un culte, rappeler leur souvenir ou au contraire de les oublier). Selon l’équipe, il s’agirait peut-être d’une manière de réintégrer les défunts dans la vie sociale, de les humaniser. Et les yeux fermés ou ouverts de ces crânes, représenteraient la mort ou la vie.

En tout cas, les hommes qui se sont servi du bâton l’ont peut-être utilisé pour des rituels funéraires. Car malgré sa présence dans ce cimetière, il ne semble pas s’agir d’une simple offrande aux défunts, qui sont totalement absentes des tombes du site. En revanche, quelqu’un semble avoir fractionné le bâton en plusieurs morceaux, ce qui faisait peut-être partie d’un rite. En effet, à la base de celui-ci se trouve un léger renflement très similaire avec le haut des deux têtes gravées : il y avait donc sans doute d’autres visages sur le bâton, qui était plus long.

Nicolas Constans

http://archeo.blog.lemonde.fr/

Des fleurs mortuaires depuis 13 700 ans


L’être humain a toujours voulu souligner par des rites funéraires la mort d’une personne. Les plantes, les fleurs lors d’un décès ne datent pas d’hier, mais bien plus longtemps, peut-être depuis que les premiers hommes ont décidé de vivre groupé
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Des fleurs mortuaires depuis 13 700 ans

 

Reconstitution d'une tombe découverte

Reconstitution d’une tombe découverte Photo :  Université d’Haïfa

La tradition ne date pas d’hier… Des traces de fleurs et de plantes ont été mises au jour dans des tombeaux vieux de 11 700 à 13 700 ans dans une grotte du mont Carmel, en Israël.

Cette découverte réalisée par des archéologues de l’Université d’Haïfa est non seulement la plus vieille preuve du recours aux fleurs lors de rites funéraires, mais aussi de l’existence de cérémonies chez les Natoufiens, des hommes préhistoriques qui vivaient au Proche-Orient il y a environ 11 500 à 15 000 ans.

Cette culture fut la première dans le monde, selon les connaissances actuelles, à abandonner la vie nomade pour devenir sédentaire et construire des fondations en pierre. Elle fut également parmi les premières à établir des cimetières, c’est-à-dire des zones délimitées dans lesquelles les membres de leurs communautés étaient enterrés pour des générations.

Ces cimetières étaient habituellement placés dans les premières chambres de cavernes ou sur des terrasses situées au-dessous des cavernes. C’est le cas observé dans la caverne Raqefet située au mont Carmel, un site qui comptait 29 squelettes de bébés, d’enfants et d’adultes.

La plupart des morts étaient enterrés seuls, bien que certains étaient placés par deux dans une même fosse. Dans certaines des tombes, une ornementation végétale prenait la forme d’un lit de plantes du genre salvia. D’autres espèces de laîches et de menthes de la famille des Lamiaceaeont été trouvées

Le détail de cette découverte est l’objet d’un article publié dans les Proceedings of the National Academy of Science

Le saviez-vous?
La famille des Lamiaceae est une source importante d’huiles essentielles, d’infusion et d’antibiotiques naturels. L’industrie cosmétique les utilise encore aujourd’hui pour leurs propriétés hydratantes et antiseptiques.

http://www.radio-canada.ca

Inde: vautours recherchés


Comme rite funéraire c’est assez spécial, sans compter que cela peut se voir de tous homme, femme et enfant … mais bon ..pour ce qui est de réintroduire le vautour c’est une bonne idée car il est quand même très utile a l’environnement ..
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Inde: vautours recherchés

 

Le gouvernement indien planche sur la construction d'une... (Photo : Am Panthaky, archives AFP)

Le gouvernement indien planche sur la construction d’une dizaine de volières dans le pays afin de régénérer la population de vautours. Les nécessités écologiques rejoignent les convictions religieuses…

PHOTO : AM PANTHAKY, ARCHIVES AFP

FRÉDÉRICK LAVOIE, collaboration spéciale
La Presse

(Bombay) Durant des siècles, les Parsis de Bombay ont laissé les dépouilles de leurs défunts en pâture aux vautours dans des tours en pierre en plein coeur de la capitale économique de l’Inde. Jusqu’à ce que les oiseaux de proie disparaissent mystérieusement du ciel indien, il y a 15 ans. Aujourd’hui, la petite communauté veut recréer une population de rapaces pour perpétuer cette tradition menacée.

Les préceptes enseignés par le prophète Zarathoustra il y a 3500 ans sont clairs: le feu, l’eau, l’air et la terre sont sacrés. Puisque la mort est une «victoire temporaire du Mal», les cadavres sont impurs et ne peuvent être ni brûlés, ni submergés, ni enterrés, afin de ne pas «polluer» les éléments. Seule solution: laisser le soleil et les vautours se charger de les faire disparaître.

Jusqu’à récemment, il était aisé pour les quelque 75 000 Parsis d’Inde – venus de la Perse il y a un millénaire et principalement installés à Bombay – de poursuivre cette tradition de disposition des morts au sommet de tours en pierre. Leur pays d’adoption comptait une importante population d’oiseaux prédateurs.

Tout a changé au tournant des années 90. De 40 millions, le nombre de vautours a chuté à environ 60 000 en à peine une décennie. Le plus rapide déclin d’une population d’oiseaux jamais enregistré sur la planète.

Le coupable de cette hécatombe n’a été découvert qu’en 2004: le diclofénac (commercialisé sous les noms de Voltaren et Pennsaid au Canada), un antidouleur administré aux bovins et aux humains, notamment en fin de vie. Une fois dans l’organisme des vautours, ce médicament cause une insuffisance rénale souvent mortelle. Deux ans après cette découverte, l’Inde, le Pakistan et le Népal ont interdit l’utilisation de ce médicament chez les animaux. Mais il était déjà trop tard.

«Je n’ai pas vu un vautour dans le ciel de Bombay depuis 20 ans!», se désole Dinshaw Rur Mehta, président élu du Panchayat (assemblée) parsi de Bombay.

Afin d’accélérer la décomposition des corps, le Panchayat a installé en 2001 des panneaux solaires pointant vers les «tours du silence», nichées dans une forêt de 54 acres jouxtant l’un des quartiers les plus luxueux de Bombay.

Or, durant les deux mois et demi de mousson, quand le ciel est couvert, les corps peuvent mettre plusieurs semaines à se décomposer. Les odeurs pestilentielles qui en émanent ont entraîné des plaintes de la part des résidants des tours d’habitation des environs.

Intérêts concordants

La solution idéale pour pérenniser la tradition serait donc de faire réapparaître les oiseaux de proie dans le ciel indien. Et justement, le gouvernement indien planche sur la construction d’une dizaine de volières dans le pays afin de régénérer la population de vautours. Non pas pour des raisons religieuses, mais parce que leur disparition a eu de sérieuses conséquences écologiques partout sur le territoire.

C’est que l’Inde compte le plus grand cheptel bovin au monde – plus de 300 millions de têtes. Sans vautours, leurs carcasses se décomposent lentement dans les champs, contaminent les sources d’eau et favorisent l’apparition de charognards terrestres comme les rats, souvent porteurs de maladies.

Les intérêts du pays et des Parsis concordent donc. Un centre de reproduction qui sera créé dans un parc naturel en périphérie de Bombay. L’installation de volières sur deux des quatre tours pourrait commencer en avril prochain et dès janvier 2014, les vautours y reprendraient du service.

Même si on ne recense qu’environ 800 décès par année chez les Parsis, cette communauté très riche, d’où sont issues plusieurs des grandes familles commerciales de l’Inde, est prête à investir 5 millions de dollars sur 15 ans pour financer le projet.

Scepticisme

Avant de commencer les travaux, le Panchayat devra toutefois obtenir l’assentiment officiel des six grands prêtres, gardiens de l’orthodoxie zoroastrienne. «Ensuite, nous devrons consulter des médecins», explique Dinshaw Rur Mehta. Car pour ne pas menacer la survie des oiseaux, il faudra développer un test permettant de s’assurer que les défunts n’ont pas consommé de diclofénac dans les 72 heures précédant leur décès.

Si une majorité de Parsis semble appuyer le projet, certains émettent des réserves quant à ses chances de réussite.

«Comment le Panchayat pourra-t-il contrôler toutes les maladies [aviaires] et les médicaments pris par les défunts?», s’interroge notamment Homi B. Dhalla, président de la Fondation culturelle mondiale zaratushti.

Devant le mauvais fonctionnement des «tours du silence», ou pour des raisons pratiques, certains Parsis ont délaissé la tradition et se sont tournés vers la crémation. L’écrasante majorité continue tout de même de suivre ce rite funéraire, vanté comme étant «le plus écologique qui soit».

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