Si vous ne riez pas quand vos amis rient, peut-être que vous êtes un psychopathe


Ce ne sont que des tests qui pourraient peut-être jour, prendre a la base les problème chez les enfants qui auraient des troubles de comportement social. Grâce à l’imagerie du cerveau, ils peuvent voir l’activité cérébrale face aux rires qui serait un indice de ces troubles. Il reste quand même d’autres études pour étayer ces constats
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Si vous ne riez pas quand vos amis rient, peut-être que vous êtes un psychopathe

 

Repéré par Camille Jourdan

Repéré sur Current Biology

Une étude montre que ceux qui ne trouvent pas le rire contagieux pourraient avoir des troubles du comportement social.

Le rire est contagieux, c’est bien connu. Des chercheurs du Collège Universitaire de Londres sont partis de ce constat pour mener une étude sur la psychopathie, parue dans la revue Current Biology. Le résultat montre que ceux pour qui le rire n’est justement pas contagieux pourraient bien être des psychopathes.

«Le rire est une expression universelle de l’émotion, écrivent-ils, il est utilisé pour maintenir des liens sociaux […] La nature sociale du rire est évidente dans la mesure où un individu a trente fois plus de chances de se mettre à rire lorsqu’il est avec d’autres personnes que lorsqu’il est seul.»

Face à ces contats, le rire leur est apparu comme une «preuve idéale» pour étudier les personnes souffrant de troubles du comportement social.

Peu de recherches ont pourtant été engagées de cette manière; les études se focalisent généralement sur la réaction des personnes potentiellement psychopathes face à la souffrance des autres, et non face à leur joie.

Les scientifiques du Collège de Londres ont donc observé une centaine de garçons âgés entre 11 et 16 ans. Les deux tiers présentaient des troubles du comportement plus ou moins sévères. On leur a fait écouté à la fois des éclats de rires, des rires plus calmes, mais aussi des pleurs. À chaque fois, les chercheurs ont observé l’activité cérébrale de ces enfants, en fonction des sons entendus. Après l’expérience, les jeunes garçons ont notamment dû répondre à la question suivante:  à quel point entendre ces rires vous donnent envie de vous joindre à celui qui rit et/ou à partager son émotion?

Tant sur les résultats des imageries du cerveau que dans les questionnaires, les chercheurs ont pu constater que les enfants qui présentaient des troubles du comportement réagissaient moins aux rires entendus:

«Les réactions dans leur partie antérieure du cortex étaient moindres, une région pourtant censée faciliter la réponse automatique à des marques auditives d’émotions.»

Pour la première fois, ces chercheurs ont donc démontré que les garçons souffrant de troubles du comportement présentaient des «réactions neuronales atypiques face au rire, qui joue un rôle majeur dans l’appartenance sociale et dans la promotion et le maintien des liens sociaux.»

Les auteurs de cette étude reconnaissent cependant que d’autres expériences devront être menées en ce sens, notamment en incluant des filles, pour venir approfondir ces résultats. Le journal The Independent précise que la même équipe de chercheurs pourraient bientôt observer les réactions de personnes potentiellement psychopathes face à des «visages souriants, des démonstrations d’affection et des phrases d’encouragement.»

http://www.slate.fr/

Le Saviez-Vous ► Peut-on vraiment rire à en mourir ?


Rire, le fou rire fait du bien, par contre certains rires peuvent être mortel si combiné a autre problèmes de santé. Ou encore, quoique rare, il peut être le signe d’une lésion au cerveau
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Peut-on vraiment rire à en mourir ?

Bien sûr, le rire est bon pour la santé, excellent pour les voies respiratoires, pour la digestion, pour l’humeur ou encore contre la douleur mais le rire a aussi son côté obscur.

Que risque-t-on à trop rire?

Le rire « n’est pas seulement bon pour la santé » mettent en garde des chercheurs anglais qui ont signé une étude sur le sujet en décembre 2013.

Cette étude parue dans le British Medical Journal (BMJ) cite par exemple le cas d’une femme atteinte d’une malformation cardiaque et qui est morte après trois minutes de rire ininterrompu.

Des personnes ont aussi avalé des objets lorsqu’ils voulaient reprendre leur souffle, d’autres se sont disloqués la mâchoire. Le rire peut être aussi un vecteur de transmission de maladie infectieuse selon ces chercheurs du City Hospital Birmingham.

Une crise de rire pathologique

Si les chercheurs anglais se sont cantonnés aux dangers banals du rire, un neurologue français, Patrick Verstichel a vu passer un cas digne d’un épisode de la série Docteur House.

« Je me souviendrai toujours d’un de mes patients que tout faisait rire » explique-t-il dans la revue Cerveau & Psycho en 2008.

Ce patient qui ne semblait pas être en mauvaise santé ne pouvait s’empêcher d’être hilare en permanence.

En cause, une lésion cérébrale.

« Qu’on lui demande son lieu de naissance, il est pris d’un fou rire, les larmes lui montent aux yeux, il étouffe pratiquement sous les hoquets, incapable bien sûr de répondre », raconte encore le neurologue.

Après un scanner, le spécialiste va découvrir une lésion localisée dans le lobe frontal droit du cerveau de ce patient, doublé d’un œdème qui comprime son cerveau. Cette lésion s’était formée à cause d’une dent infectée non soignée. Les bactéries se sont progressivement propagées au cerveau et ont proliféré. Résultat, crise de rire. Après l’opération, en revanche, le patient n’avait plus le cœur à rire, un mal profond le rongeait, la dépression.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Rire


C’est important de trouver des moments agréables, beaux dans une journée, les années se passeront mieux ainsi
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Rire

 

Trouve toujours une raison de rire. Cela n’ajoutera peut-être pas des années à ta vie, mais ajoutera de la vie à tes années

Auteur inconnu

Mourir de rire, sans blague ?


Peut-on mourir de rire ? Quoique cela doit être assez rare, il est possible de mourir à cause d’un rire trop intense. Sinon, il peut aussi causer d’autres problèmes qui demandent une aide médicale, mais plus souvent qu’autrement, un bon rire, est bon pour la santé
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Mourir de rire, sans blague ?

Jack Nicholson dans le rôle du Joker. NANA PRODUCTIONS/ SIPA

Jack Nicholson dans le rôle du Joker. NANA PRODUCTIONS/ SIPA

Par Audrey Boehly

Fin 2013, des chercheurs ont passé en revue les études consacrées aux effets du rire sur la santé publiés depuis 1964. Des travaux à (re)découvrir à l’occasion de la Journée mondiale du rire, ce 5 mai.

ZYGOMATIQUES. Faisant honneur au traditionnel humour anglais, le très sérieux British Medical Journal (BMJ) publie chaque année une édition de Noël propice à divertir la communauté biomédicale, sans cependant faire de compromis sur la rigueur scientifique. La revue propose cette année un article qui, à défaut de vous faire rire à gorge déployée, déridera sûrement vos zygomatiques. Ses auteurs y dissèquent avec ironie les études des cinquante dernières années traitant de l’impact du rire sur la santé. Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce drôle de spasme n’aurait pas que des conséquences positives sur notre organisme.

Incontinence, cataplexie, arythmie cardiaque, crise d’asthme et pneumothorax : gare à ne pas trop rire !

SOUFFRIR DE RIRE. On dit souvent que le rire est bon pour la santé. Pourtant, parmi les 785 articles compulsés par Robin Ferner et Jeffrey Aronson – co-auteurs de cette publication – plus d’une centaine font état des nombreux dangers que nous fait courir une crise de rire. Incontinence, cataplexie, arythmie cardiaque, crise d’asthme et pneumothorax sont notamment référencés.

Le rire peut provoquer des maux de tête, comme d’autres choses très plaisantes telles que la crème glacée, le chocolat ou le sexe (et pourquoi pas tout en même temps) affirment les auteurs dans leur étude.

On a déjà vu une crise de rire accentuer une hernie ou déclencher un syndrome de Boerhaave (perforation spontanée de l’œsophage).

Pire, l’expression « rire à s’en disloquer la mâchoire » ne serait pas qu’une image, mais bien une conséquence possible d’une trop forte extension de la mandibule.

Des femmes ayant subi une fécondation in vitro ont plus de chances de tomber enceinte lorsqu’un clown vient les distraire après l’intervention

Un fou rire peut aussi vous valoir une syncope – expliquée par les scientifiques comme une réaction réflexe dû à l’augmentation de la pression dans le thorax. Les moins chanceux pourront même mourir de rire si celui-ci déclenche un accident cardiovasculaire.

Mais rassurez-vous, le Professeur Ferner nous a confié que « la plupart du temps il n’y a pas de danger, comparé à d’autres activités humaines comme celle pour laquelle les français sont renommés ».

GUÉRIR DE RIRE. Les auteurs nous assurent en effet que l’hilarité fait en moyenne plus de bien que de mal. Elle réduit l’anxiété, la colère et la dépression. Succomber à une bonne blague fait baisser la tension (psychologique et cardiovasculaire), augmente la tolérance à la douleur, diminue le risque d’infarctus du myocarde et améliore le fonctionnement des poumons.

Sans compter que cela peut même vous aider à garder la ligne – un quart d’heure de rigolade fait perdre 40 calories. Selon une étude de 2011, des femmes ayant subi une fécondation in vitro ont plus de chances de tomber enceinte lorsqu’un clown vient les distraire après l’intervention (36 % de taux de réussite contre 20% pour le groupe test). Comme quoi certaines personnes sont peut-être « nées de rire ».

http://www.sciencesetavenir.fr/