Judiciaire ► Rétrospective 2012 : Espionnage, meurtres crapuleux et corruption


L’année 2012 aurait été bien sombre sur le côté judiciaires, meurtres horribles, juste a penser a Magnotta ou encore Sonia Blanchette .. de la corruption incrusté un peu partout … nous laisse un ton amère en cette fin d’année au Québec
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Judiciaire ►  Rétrospective 2012 : Espionnage, meurtres crapuleux et corruption

 

Crédit photo : TVA Nouvelles

Par Hugo Bourgoin | TVA Nouvelles

Espionnage, meurtres crapuleux, corruption, crime d’honneur. Autant de mots pour décrire les dossiers qui ont marqué la scène judiciaire québécoise au cours de l’année 2012.

TVA Nouvelles.ca a préparé, pour vous, une rétrospective de ces histoires qui ont retenu l’attention des médias et de la population souvent pour les mauvaises raisons.

JANVIER – Affaire Ian Davidson
Des informations du SPVM vendues à la mafia

L’année commence à peine lorsque le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) se retrouve au cœur d’une histoire digne d’un film d’espionnage. Un de ses anciens agents, le sergent-détective Ian Davidson, est soupçonné d’avoir vendu à la mafia montréalaise le nom d’informateurs de la police.


Le corps de Ian Davidson à sa sortie de l’hôtel de Laval (Agence QMI)

Les autorités enquêtent sur Davidson depuis des mois lorsque l’histoire coule finalement dans les médias. La pression s’accentue sur le policier à la retraite qui s’enlève finalement la vie dans un hôtel de Laval le matin du 18 janvier.

9 JANVIER – Meurtre de Diane Grégoire
L’accusé Paul Laplante se pend dans sa cellule

Triste dénouement dans l’interminable histoire du meurtre de Diane Grégoire, en 2008. Moins d’un mois après son arrestation, Paul Laplante se pend dans sa cellule de la prison Rivière-des-Prairies, à Montréal.


Paul Laplante au quartier général de la SQ, à Montréal (Agence QMI)

Celui qui était accusé du meurtre prémédité de sa conjointe commet ce geste avant même d’avoir enregistré un plaidoyer, emportant du même coup le secret au fond de sa tombe. Les quatre années d’enquête n’auront finalement jamais mené à un procès.

Un mois plus tard, en entrevue à Denis Lévesque, l’avocat de Laplante, Me Marc Labelle, a déclaré que le dossier aurait été difficile à défendre et a laissé entendre que c’est bel et bien son client qui avait tué Diane Grégoire.

29 JANVIER – Procès de la famille Shafia
Quand l’honneur mène au pénitencier

L’histoire a retenu l’attention du Canada tout entier: des parents et leur fils accusés d’avoir éliminé quatre femmes de leur famille pour laver leur honneur.

Mohammad Shafia, sa femme Tooba Mohammad Yahya et leur fils Hamed niaient toute implication et affirmaient même ignorer ce qu’était un crime d’honneur.


Les trois accusés de la famille Shafia (Reuters)

Après des semaines de procès fort médiatisé et une preuve accablante présentée par la Couronne, le jury se range finalement aux arguments de cette dernière et trouve coupables les trois accusés de meurtres prémédités. Les meurtriers prennent le chemin du pénitencier pour un minimum de 25 ans.

9 FÉVRIER – Meurtre de Rémy Allaire
Vanessa Tremblay condamnée

Le 9 août 2010, le propriétaire d’une bleuetière, Rémy Allaire, a été battu puis poignardé à mort à Victoriaville. Son corps a par la suite été découpé à l’aide d’une scie circulaire, les pièces étant placées dans une valise et un sac de sport.


Vanessa Tremblay achetant la scie circulaire ayant servi lors du crime (Gracieuseté)

Au cours du procès, Vanessa Tremblay a tenté de mettre le blâme sur son coaccusé, Patrick Lavoie, affirmant qu’elle avait seulement aidé ce dernier à camoufler le crime. Un an et demi après les faits, Tremblay a finalement été reconnue coupable du meurtre préméditédu sexagénaire.

Lorsque le verdict est tombé, le juge François Huot a été particulièrement dur envers la femme, allant même jusqu’à lui montrer la photo de la tête de Rémy Allaire.

«Regardez cette photographie, regardez là. Elle va vous suivre jusque dans la froidure de votre tombeau», a-t-il laissé tomber.

MAI – Meurtre de Jun Lin
Une série de macabres
découvertes déclenche une chasse à l’homme internationale

Le 29 mai marque le début d’une série de découvertes toutes aussi macabres les unes que les autres alors qu’un tronc (qu’on saura plus tard être celui de l’étudiant chinois Jun Lin) est découvert à l’intérieur d’une valise dans un amas de vidanges de l’arrondissement Côte-des-Neiges – Notre-Dame-de-Grâce, à Montréal.


Luka Rocco Magnotta lors de son retour au Canada (Gracieuseté du SPVM)

Le même jour, un pied humain appartenant à la même personne est reçu par la poste au siège du Parti conservateur, à Ottawa. Une main est quant à elle découverte dans un colis chez Postes Canada. Pendant ce temps, la vidéo du meurtre scabreux circule sur Internet.

Le présumé meurtrier est rapidement identifié par les enquêteurs du SPVM comme étant Luka Rocco Magnotta, 29 ans. Rapidement, la chasse à l’homme se transporte de l’autre côté de l’Atlantique, particulièrement en France. Le 4 juin, il est arrêté dans un café de Berlin avant d’être extradé à Montréal 14 jours plus tard. Il a fallu attendre le 1er juillet pour retrouver la tête de Jun Lin, au parc Angrignon.

Le procès de Magnotta, qui est notamment accusé de meurtre prémédité et d’outrage à un cadavre, devrait se tenir en 2013.

14 JUIN – L’ex-juge Delisle coupable de meurtre
Une condamnation sans précédent au Canada

L’ex-juge Jacques Delisle a marqué les anales judiciaires canadiennes: jamais un magistrat n’avait été reconnu coupable de meurtre au pays. Le procès a beau s’être étendu sur près de six semaines, le jury n’a mis qu’un peu plus de deux jours avant de rendre son verdict de culpabilité sur un chef de meurtre prémédité.


L’ex-juge Jacques Delisle (Agence QMI)

Tout au long du procès, la défense a prétendu que la conjointe de Delisle, Marie-Nicole Rainville, s’était suicidée d’une balle dans la tête puisqu’elle n’acceptait pas d’être partiellement paralysée à la suite d’un AVC. Or, la Couronne rejetait cette hypothèse, affirmant que la trace de poudre noire dans la main de la victime ne pouvait pas concorder avec cette version des faits.

Jacques Delisle en appelle du verdict de culpabilité, mais le tribunal a refusé de le libérer en attendant que la Cour d’appel se penche sur sa cause. Le septuagénaire purge donc une peine de pénitencier à perpétuité sans possibilité de libération avant 25 ans.

4 SEPTEMBRE – Victoire du Parti québécois
Un attentat vient ternir la soirée électorale

Le rassemblement de victoire du Parti québécois, lors de la soirée électorale du 4 septembre, a été assombri par un attentat au Métropolis de Montréal.


Arrestation de Richard Henry Bain (Agence QMI)

Peu avant minuit, Richard Henry Bain aurait tenté de s’introduire dans la salle où étaient réunis des militants et la nouvelle première ministre, Pauline Marois. Bain aurait ouvert le feu sur deux hommes, tuant l’un d’eux. Un incendie a aussi été allumé, sans faire trop de dommages.

Richard Hery Bain est actuellement en attente de son procès. Il fait face à 16 chefs d’accusation, dont meurtre au premier degré.

22 NOVEMBRE – Agression sexuelle d’une inconnue
Le prédateur Jean-Yves Migneault emprisonné pour une période indéterminée

Après avoir été trouvé coupable en janvier, le prédateur Jean-Yves Migneault a été déclaré délinquant dangereux en novembre. Pour protéger la société, la juge Lori Renée Weitzman a décidé d’envoyer le multirécidiviste derrière les barreaux pour une période indéterminée.


Jean-Yves Migneault (Gracieuseté du SPVM)

En avril 2010, Migneault avait enlevé une pure inconnue dans le stationnement d’un supermarché de Montréal avant de l’agresser sexuellement dans un secteur boisé. Plus tôt le même jour, il s’en était aussi pris à son ex-conjointe.

2 DÉCEMBRE – Triple meurtre à Drummondville
Un nouveau drame familial secoue le Québec

Après les Cathie Gauthier (2008), Guy Turcotte (2009) et Adèle Sorella (2009), voilà que Sonia Blanchette se retrouve au banc des accusés dans une nouvelle histoire d’un drame familial qui bouleverse les Québécois. La femme de 33 ans est accusée d’avoir noyé ses trois enfants l’après-midi du 2 décembre, à Drummondville.


Sonia Blanchette lors de sa comparution (Agence QMI)

Blanchette n’avait pas la garde de ses enfants et devait se soumettre à des visites sous supervision. Il y a un an, elle aurait d’ailleurs tenté d’enlever un de ses enfants.

L’accusée, qui est enceinte d’un quatrième enfant, fait face à trois chefs d’accusation de meurtre prémédité.

Procès de Tania Pontbriand
Une cause qui traîne en longueur

Le procès de Tania Pontbriand, cette enseignante accusée d’avoir eu des relations sexuelles avec un de ses élèves, traîne en longueur depuis plus d’un an. Après deux requêtes en arrêt des procédures, un changement de juge et de nombreux ajournements, le procès a finalement pu reprendre à l’automne, au palais de justice de Saint-Jérôme.


Tania Pontbriand (Agence QMI)

De nombreux anciens étudiants et collègues de Pontbriand ont défilé à la barre des témoins pour venir dire du bien de la femme. De 2002 à 2004, Tania Pontbriand aurait eu entre 200 et 300 rapports sexuels avec l’adolescent qui avait à l’époque de 15 à 17 ans.

Les témoignages des témoins se sont finalement terminés le 13 décembre et les plaidoiries devraient avoir lieu au début de 2013.

Industrie de construction
L’UPAC passe en mode offensif; la commission Charbonneau débute

L’année 2012 a été particulièrement faste en termes de lutte à la corruption dans l’industrie de la construction. L’Unité permanente anticorruption (UPAC) a non seulement multiplié ses opérations sur le terrain, mais la juge France Charbonneau a commencé à entendre les premiers témoins à la Commission d’enquête sur l’octroi des contrats publics dans l’industrie de la construction.


L’ex-maire de Mascouche, Richard Marcotte (Agence QMI)

En plus de mener des perquisitions dans de nombreuses villes et municipalités du Québec, l’UPAC a aussi procédé à l’arrestation de dizaines de personnes, dont plusieurs noms très connus. Parmi eux, les entrepreneurs Tony Accurso et Normand Trudel, le maire de Mascouche Richard Marcotte (qui a finalement quitté son poste le 30 novembre) et l’ex-grand patron de SNC-Lavalin, Pierre Duhaime. L’ex-maire de Laval, Gilles Vaillancourt, a quant à lui été l’objet de plusieurs perquisitions, mais aucune accusation criminelle n’a été portée contre lui à ce jour.

À la commission Charbonneau, c’est l’ex-entrepreneur Lino Zambito qui a particulièrement retenu l’attention lors de son long témoignage en venant expliquer les dessous d’un important système de collusion. Plusieurs fonctionnaires de la Ville de Montréal sont également venus affirmer sous serment avoir reçu des pots-de-vin de la part d’entrepreneurs. Les travaux se poursuivront en 2013.

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Richard Henry Bain avait 22 armes


Comment il se fait que ceux qui ont un état mental précaire ont autant d’arme en leur possession ??? Il est vrai que pour faire un attentat, il ne faut pas être très équilibré… Cependant j’espère que son état mental ne minimisera pas ses actes criminel étant donné qu’il était bien armé et savait c e qu’il faisait
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Richard Henry Bain avait 22 armes

 

Richard Henry Bain.

PHOTO: PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE

Richard Henry Bain possédait 22 armes, dont 21 enregistrées. Il en avait cinq avec lui au moment des crimes qu’on lui reproche, mardi soir dernier: deux dans les mains et trois dans son véhicule.

C’est ce qu’on a appris ce midi, après que l’homme de 62 ans eut brièvement comparu devant le juge Pierre Labelle, au palais de justice de Montréal. Il fait face à 16 accusations, dont le meurtre prémédité de Denis Blanchette, trois tentatives de meurtre, possession de matières incendiaires et incendie criminel, ainsi que plusieurs chefs liés à la possession et au mauvais entreposage d’armes à feu et de munitions. Parmi les armes, on trouve une carabine Ceska Zbrojovka, un Beretta 9 mm Luger et un revolver 357 M.

L’auteur présumé de l’attentat du Metropolis est arrivé au palais dans une voiture banalisée de la Sûreté du Québec. Une larme coulait sur sa joue droite, comme le démontre la photo prise par Patrick Sanfaçon, photographe à La Presse. Il portait encore sa chemise d’hôpital et la combinaison blanche que les policiers donnent aux prévenus après avoir saisi leurs vêtements comme pièces à conviction. Les autorités lui ont fourni des vêtements puisqu’il est ensuite entré dans la salle d’audience vêtu d’un pantalon de jogging bleu marin et d’un t-shirt blanc. M. Bain, qui a été hospitalisé dans la journée de mercredi, portait encore son bracelet d’hôpital et un pansement à un bras, semblable à ceux qu’on applique après des prises de sang ou des perfusions.

Il a jeté des regards dans la salle, puis son avocate, Me Elfride Duclervil, est entrée dans le box pour s’entretenir avec lui quelques secondes. Il a répondu calmement à Me Duclervil. À un certain moment, il a esquissé un bref sourire.

L’audience, qui n’a duré qu’une minute ou deux, s’est déroulée en anglais. Dans la salle se trouvaient des amis et des relations de la victime, Denis Blanchette, dont son filleul. Une fois la séance levée, ils ont quitté la salle rapidement. M. Bain doit retourner devant la Cour le 11 octobre, afin de fixer une date pour la suite du processus judiciaire.

Lors d’un point de presse, par la suite, la procureure de la Couronne Éliane Perreault a indiqué que l’enquête était toujours en cours et qu’il pourrait y avoir d’autres accusations. Pour le moment, il n’y a rien en lien avec un quelconque complot contre Pauline Marois, qui a été élue première ministre du Québec mardi.

Rappelons que le drame s’est produit aux alentours de minuit, alors que Mme Marois venait de prendre la parole après sa victoire. Armé, cagoulé et vêtu d’un peignoir par-dessus ses vêtements, M. Bain aurait tenté de pénétrer dans le Métropolis par une des portes arrière. M. Blanchette et son collègue Dave Courage se sont trouvés sur son chemin, et ont été frappés, vraisemblablement par la même balle. M. Blanchette est mort, tandis que M. Courage a été grièvement blessé, mais sa vie n’est plus en danger.

Selon l’acte d’accusation, Bain a aussi tenté de tuer Elias Ames-Bull de même que le sergent Stéphane Champagne, qui a couru après lui pour l’arrêter. Les deux n’ont heureusement pas été blessés. Avant d’être immobilisé, M. Bain aurait aussi mis le feu devant la porte. L’acte d’accusation signale qu’il était en possession de bidons d’essence et de fusées de signalisation.

L’homme souffrirait de problèmes psychiatriques, mais il n’en a pas été question lors de la comparution. Me Perrault a indiqué que l’accusé était en état de comparaître, qu’il comprenait. Malgré cela, il est fort probable que l’état mental de l’accusé sera l’enjeu majeur dans la suite du processus judiciaire.

Bain, retraité depuis quatre ans d’une entreprise de l’est de Montréal, n’avait pas de casier judiciaire. Il demeure à La Conception, où il exploite une petite pourvoirie de pêche, au lac Wade. Il a une propriété depuis 1989 à cet endroit. Mercredi, les policiers de la SQ ont perquisitionné à son domicile.

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Attentat au Métropolis Le triste destin d’un homme au grand cœur


Cet attentat contre Pauline Marois, a faillit être pire si l’arme du tireur ne s’aurait pas enraillé Cependant ce père de famille qui a voulu intercepté cet fou, a laissé la vie et dire qu’il devait être en congé .. il n’était pas supposé être présent a cette soirée électorale ..
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Attentat au Métropolis

Le triste destin d’un homme au grand cœur

 

 

Par Marie Lessard | TVA Nouvelles

Une simple soirée de travail entrecoupée d’une pause cigarette s’est avérée funeste pour Denis Blanchette. Le technicien de 48 ans, que ses proches dépeignent comme un homme courageux, aurait contrecarré les plans du tireur qui tentait d’entrer dans le Métropolis bondé de militants péquistes en plein discours de la victoire de Pauline Marois.

Mardi soir un peu avant minuit, le père d’une gamine de 4 ans, aurait essayé de désarmer Richard Henry Bain dans la rue derrière la salle de spectacles du centre-ville, empêchant que le tireur allégué se livre à un carnage.

«Je suis convaincu qu’il a tout fait ce qu’il pouvait pour ne pas que cet individu-là rentre au Métropolis et fasse mal au monde. Il a peut-être pensé qu’il était assez vite pour désarmer le tireur», croit Denis Bourgault, colocataire et ami de longue date de la victime.

Deux frères, deux complices

 

«On a fait du millage ensemble. Denis avait le cœur sur la main. Il était toujours là pour tout le monde», de confier M. Bourgault à Claude Poirier. «Nous étions deux amis, deux frères, deux complices», ajoute le parrain d’Amy, la fillette de Denis Blanchette qu’il surnomme affectueusement Mymy.

«Nous sommes allés chercher Amy à Rouyn-Noranda pour qu’elle soit avec sa mère. Elle ne réalise pas vraiment», souffle l’homme dévoré par le chagrin.

Denis Bourgault a ponctué d’anecdotes l’entrevue qu’il a accordée, jeudi matin au Négociateur. Son ami est mort, mais les petits plaisirs de la vie sont bien ancrés dans le cœur et la mémoire de celui qui travaille à la station de métro Beaubien à Montréal.

«Le matin des élections, il m’a appelé. Il était allé prendre un café avec un ami et Courage, l’individu qui a été blessé au Métropolis. Nous sommes allés prendre un gros déjeuner ensemble, un déjeuner de fou! Je savais que le Gros n’avait pas dormi, il avait travaillé. Il a fait comme d’habitude, il a dormi dans deux heures sur la terrasse dans l’après-midi.»

Denis Blanchette devait avoir congé le soir des élections, mais il a accepté de remplacer «une petite qu’il aimait bien» à son travail aux Productions du Grand Bamboo.

«Il me parlait de ses amis au travail. Tout le monde l’appelait Mon oncle Bambou. Il était aimé Denis.»

(Photo Agence QMI)

Un soutien pour Amy

 

M. Bourgault souhaite qu’un soutien financier soit offert à la famille de son ami.

«Ce sont des Québécois comme Denis qui font le Québec. Il vivait pour sa fille. J’aimerais que le gouvernement fasse un genre de fondation pour que sa petite ait des études. Denis se serait occupé d’elle s’il avait été là.»

Le suspect dans l’attentat du Métropolis comparaît aujourd’hui au palais de justice de Montréal. De son côté, Denis Bourgault s’est déjà forgé une idée sur le tireur qu’il lui a enlevé son ami.

«J’appelle ça des pauvres types qui n’ont pas la force de passer à travers les épreuves de la vie», laisse-t-il simplement tomber. […] Peu importe ce que l’on va dire, ce que l’on va faire, Denis ne reviendra jamais, mais Mymy ne sera pas seule, on va être-là, on va l’aimer.»

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La communauté anglophone se dissocie du geste de Bain


Les relations entre les communautés anglophone et française ne font pas toujours l’unité surtout qu’au Québec nous voulons garder le français comme langue première autant dans l’éducation que dans le milieu des affaires .. mais ce geste d’un anglais a jeter un froid mais le geste d’un ne fait pas des anglais des violents … car eux aussi trouvent que ce geste est horrible surtout que l’homme était lourdement armée et le contenu de son auto laisse présager que cela aurait pu être pire
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Élection 2012 : La communauté anglophone se dissocie du geste de Bain

 

Le comédien Jay Baruchel, qui habite le quartier... (Photo archives La Presse)

ISABELLE HACHEY
La Presse

Quand Josh Freed a aperçu l’énergumène en robe de chambre escorté par des policiers, au terme de la soirée électorale la plus tragique de l’histoire de Radio-Canada, il a prié pour que ce fou ne soit pas anglophone.

Mais l’homme a crié: «Les Anglais se réveillent! Les Anglais se réveillent!» Et le coeur de Josh Freed, chroniqueur au journalThe Gazette, s’est tordu de douleur.

«J’aurais préféré qu’il crie: « Les martiens arrivent! Les martiens arrivent! » Il aurait alors été un fou entièrement certifié. Sans programme», se désole ce Montréalais anglophone et francophile.

«Le danger, maintenant, c’est que ça devienne politique. C’est vraiment la dernière chose dont nous ayons besoin. Bon Dieu, nous parlons de la taille de l’affichage sur la devanture des commerces, il n’y a pas de raisons de sortir les armes!»

Le comédien Jay Baruchel, qui habite toujours le quartier Notre-Dame-de-Grâce malgré une carrière enviable aux États-Unis, a aussi eu le coeur brisé en entendant les propos de Richard Henry Bain.

«Je n’aime pas quand on parle au nom de ma communauté. Peu importe ce que dit ou pense cet homme, cela n’a rien à voir avec la politique. Rien ne peut justifier ce qu’il a fait. C’est un fou.»

Tensions réelles

Tous les représentants de la communauté anglophone joints hier par La Presse abondent dans son sens: il n’y a absolument aucun lien à faire entre la tragédie et les tensions – bien réelles – que certaines promesses péquistes ont provoquées chez les anglophones au cours de la campagne électorale.

«Cet homme est un malade, on ne peut l’expliquer autrement. Cela dit, Mme Marois en a froissé plusieurs, surtout avec son idée de faire passer des tests de français pour se porter candidat à une élection», admet Peter Trent, maire de Westmount.

«Il y avait une grande anxiété au sein de la communauté, à cause des questions identitaires soulevées par Mme Marois. Beaucoup de gens m’ont dit que si le PQ obtenait une forte majorité, ils quitteraient la province. Je n’avais pas entendu cela depuis le dernier référendum», ajoute Josh Freed.

Mais parmi les douzaines de gens interrogés par le chroniqueur pendant la campagne, aucun n’a jamais évoqué le moindre désir de régler ses comptes avec le PQ en faisant usage de violence.

Nombre d’entre eux ont néanmoins été soulagés par la mince marge de manoeuvre obtenue par Mme Marois mardi soir.

«Nous étions une vingtaine à regarder la télévision à la Gazette. Au début de la soirée, c’était le silence, mais au bout d’une heure, les gens ont commencé à se détendre», raconte Josh Freed.

Le discours victorieux de Mme Marois a contribué à mettre du baume sur les plaies.

«J’avoue que j’étais très impressionné», dit Robert Libman, ancien chef du Parti égalité. «C’était un discours rassembleur, dans lequel Mme Marois a fait l’effort de parler anglais. Cela a été très bien reçu.»

M. Freed confirme: «Pour la première fois, elle a parlé à tous les Québécois. Je découvrais une femme que je n’avais jamais rencontrée pendant la campagne.»

Et pour la première fois, les anglophones avaient – presque – le coeur léger.

Quelques minutes plus tard, c’était l’horreur.

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Fil des événements

> Peu avant minuit mardi soir, Pauline Marois, chef du Parti québécois et première ministre désignée, prononçait son discours de la victoire, au Métropolis de Montréal – une salle pouvant accueillir jusqu’à 2300 personnes.

> Vêtu d’un peignoir bleu et d’une cagoule noire, Richard Henry Bain, résidant de La Conception qui aura 62 ans le 8 septembre, s’est approché de l’entrée des artistes, derrière le Métropolis.

> M. Bain a tiré en direction de la salle et atteint deux techniciens. À l’intérieur de la salle, le son de l’arme a été couvert par le vacarme des militants, qui n’ont rien entendu.

> La mort de Denis Blanchette, technicien de scène de 48 ans, père d’une fille de 4 ans, a été constatée sur place. Il aurait empêché le tireur d’entrer dans le Métropolis.

> Un autre technicien de 27 ans, Dave Courage, a été touché au niveau du bassin. Il a été opéré à l’Hôpital général de Montréal et son état est stable. Un troisième homme a été traité pour choc nerveux au même hôpital, puis a reçu son congé.

> Rapidement, un agent de la Sûreté du Québec a tiré le blessé à l’intérieur du Métropolis et verrouillé la porte. Le suspect a allumé un incendie à l’extérieur de la salle.

> Des policiers ont ensuite plaqué le tireur au sol. «Les Anglais se réveillent, a dit l’homme. It’s gonna be fucking payback.» Un policier en civil a pris au moins deux armes saisies au suspect, une arme de poing et un fusil d’assaut.

> Pendant ce temps, alors qu’elle prononçait toujours son discours télédiffusé en direct, Mme Marois a été promptement entraînée dans les coulisses par ses gardes du corps. Elle est ensuite retournée au micro et a demandé aux militants de quitter la salle calmement.

> Une fois le suspect dans une voiture de patrouille, des policiers ont fouillé son véhicule de type Yukon GMC, garé dans le stationnement des Habitations Jeanne-Mance. Ils y auraient trouvé un bidon de liquide inflammable et une scie.

> Pendant son interrogatoire, hier matin, M. Bain a été transporté à l’hôpital sous protection policière, en raison d’un léger malaise. Selon la police, il pourrait comparaître aujourd’hui. C’est la Sûreté du Québec qui mène l’enquête.

– Marie Allard

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Élections Québec 2012 – Attentat au rassemblement du PQ : le suspect identifié


C’est incroyable que ca arrive au Québec un attentat envers un parti politique gagnant des élections .. il semble que la personne visée était la nouvelle première ministre Madame Marois .. mais une victime et un blessé ont été touché par ce gars qui semblerait avoir un comportement étrange d’après ceux qui le connaissait
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Élections Québec 2012 – Attentat au rassemblement du PQ : le suspect identifié

 

 

 

 

L’auteur présumé de l’attentat meurtrier commis en plein rassemblement de victoire péquiste au Métropolis, à Montréal, est Richard Henry Bain, 62 ans.

Il s’agit d’un résident de La Conception près de Mont-Tremblant, dans les Laurentides.

Le suspect a été amené à l’Hôpital Royal Victoria pour y subir une évaluation médicale.

Selon le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), il pourrait comparaître jeudi.

L’homme exploite un centre de pêche à La Conception. Il habite dans un milieu reculé. Selon un de ces amis, il aurait des comportements parfois excentriques et était suivi par un médecin. Richard Henry Bain aurait par exemple acheté pour 50 000 $ de provisions lors de la crise du H1N1.

Toujours selon son ami, il cherchait à obtenir une subvention pour transformer son centre en pourvoirie. Il n’était pas connu comme quelqu’un de politisé.

Le rassemblement du PQ a tourné au drame aux alentours de minuit. Alors que la chef péquiste Pauline Marois s’adressait à ses partisans, un homme a ouvert le feu près de l’entrée arrière de la salle du Métropolis, faisant un mort et un blessé grave.

Lisez l’entrevue avec l’auteur de ces images exclusives, le caméraman de Radio-Canada Martin Bouffard.

Un homme de 48 ans est mort sur les lieux. Il s’agit de Denis Blanchette, père d’une fillette de 8 ans. Il est de la région de Montréal.

Un autre homme de 27 ans a été transporté à l’hôpital pour traiter des blessures par balle. Il a subi une opération chirurgicale et sa condition est stable, a annoncé le Centre de santé de l’Université McGill dans un communiqué.

Les deux victimes sont des techniciens qui travaillaient pour le compte des Productions du Grand Bambou, a confirmé l’entreprise lundi matin.

Une troisième personne a été traitée pour un choc nerveux et a depuis reçu son congé de l’hôpital.

Vêtu d’une robe de chambre, le suspect s’est approché du vestibule arrière de l’édifice, avant de tirer plusieurs coups de feu. Il a ensuite allumé un incendie derrière le Métropolis avant de prendre la fuite à pied.

Selon la police, les deux victimes ont été atteintes à l’extérieur du bâtiment. Un agent de la Sûreté du Québec (SQ) a ensuite transporté l’une d’elles à l’intérieur, ce qui a fait naître une certaine confusion.

Le forcené a rapidement été arrêté par les policiers. Avant d’être emmené au poste de police, il a été entraîné menotté jusqu’à un véhicule en bafouillant des mots indistincts, ressemblant à « les Anglais se réveillent » ou « les Anglais sont arrivés ». « C’est la vengeance », a-t-il lancé.

On ignore pour le moment les motifs de l’agression.

Une affaire d’État

Lors d’un point de presse tôt mercredi matin, le porte-parole de la SQ Guy Lapointe a indiqué que la police provinciale mènera l’enquête qui sera effectuée conjointement avec l’unité des crimes majeurs du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

« La Sûreté du Québec a notamment le mandat d’assurer la protection de l’État, et dans la mesure où à ce stade-ci de l’enquête, il nous est impossible d’exclure que la personne qui était visée était la première ministre élue, la Sûreté du Québec prend la responsabilité de l’enquête », a-t-il déclaré.

M. Lapointe a indiqué que la SQ est satisfaite de l’intervention des policiers dans la mesure où ils sont intervenus rapidement pour assurer la sécurité de la première ministre élue. « En aucun temps Mme Marois n’était en danger », a-t-il souligné.

Peu après les événements, les techniciens en identité judiciaire du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) avaient été dépêchés sur les lieux et ont passé une partie de la nuit à reconstituer la scène de crime.

Selon le porte-parole du SPVM Ian Lafrenière, « possiblement » deux armes ont été retrouvées sur place.

Les policiers ont fouillé la camionnette du suspect, qui se trouvait à l’arrière du Métropolis, à la recherche de matières incendiaires. Ils ont indiqué que le véhicule ne renfermait pas d’explosifs.

Menaces et rumeurs
Un membre du Parti québécois dit avoir reçu des messages menaçants sur son téléphone cellulaire. Il entend déposer une plainte. Les autorités policières refusent de dévoiler l’identité de cette personne qui était partie prenante dans l’élection.

Par ailleurs, les médias sociaux ont relayé de nombreux témoignages selon lesquels les policiers avaient été avertis dans la journée de mardi qu’un attentat se préparait.

Les autorités policières ont réagi mercredi matin, affirmant qu’elles n’ont jamais été prévenues. Elles ont toutefois indiqué qu’elles entendaient étudier ce qui a été dit par les internautes afin de trouver des indices qui auraient pu laisser présager un tel événement.

Pauline Marois garde son sang-froid

La chef péquiste est « en bonne santé », a indiqué le SPVM. Pauline Marois a pu finir son discours à la hâte, après avoir été évacuée de la scène où elle s’adressait à ses militants.

Devant des partisans et des journalistes médusés, elle a été prestement entraînée dans les coulisses par deux de ses gardes du corps. Elle est ensuite revenue terminer son allocution accompagnée de ses candidats, puis elle a calmement demandé aux militants de quitter les lieux.

« Il est arrivé un petit incident malheureux, alors en quittant tranquillement, je crois que c’est ce qu’on peut faire de mieux. Moi, j’ai le goût de vous dire : allez-y lentement pour ne pas que les gens soient bousculés, n’est-ce pas? Et je veux vous dire du plus profond du coeur un merci d’être là avec moi ce soir », a-t-elle déclaré, sans savoir que des coups de feu avaient été tirés.

L’attentat meurtrier a suscité de nombreuses réactions de la part des partis politiques fédéraux et provinciaux.

Une page Facebook a été créée pour inviter les citoyens à prendre part à une vigile qui se tiendra à mercredi à 20 h, au Métropolis.

« En soutien aux victimes, aux familles des victimes, et à tout un peuple qui a besoin de paix. Puisque la peur et la haine n’amènent que plus de peur et de haine… Offrons-nous plutôt, ensemble, un peu d’amour et d’espoir. Souvenons-nous du 4 septembre 2012 », peut-on lire sur l’invitation.

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