Voici comment éradiquer le virus de la grippe de votre foyer


Nous sommes en pleine saison de toux, reniflements, éternuements, maux de gorge, le tout est de ne pas contaminer les autres. Bien qu’il est difficile d’y échapper, quelques règles d’hygiène  et de désinfection peut diminuer les risques
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Voici comment éradiquer le virus de la grippe de votre foyer

Sur vos mains, vos télécommandes ou vos poignées de porte, le virus de la grippe est partout. Un scientifique nous dit comment l'éliminer de votre foyer. 

DAVID PEREIRAS / EYEEM VIA GETTY IMAGES

Jason Tetro Expert en microbiologie, santé et hygiène

Lorsqu’on l’exécute adéquatement, la combinaison d’une hygiène des mains et de désinfection aidera à prévenir la propagation de la grippe et permettra un retour rapide à la normale.

Sur vos mains, vos télécommandes ou vos poignées de porte, le virus de la grippe est partout. Un scientifique nous dit comment l’éliminer de votre foyer.

Les résidences sont propices aux germes. Les microbes proviennent de diverses sources comme les systèmes de ventilation, les plantes, l’environnement extérieur et notre propre nuage microbien. Habituellement, ils ne sont pas une menace pour notre santé et il n’y a pas lieu de s’en soucier.

Lorsque quelqu’un contracte un virus respiratoire, tel que l’influenza, vous pourriez souhaiter réévaluer la situation pour préserver les autres de la maladie.

Alors, comment évacuer ces germes de la grippe de votre foyer et de votre lieu de travail?

La meilleure façon est de suivre le processus connu sous le nom de prévention et contrôle des infections. On l’utilise depuis des décennies dans les centres de soins de santé pour la sécurité des patients, des visiteurs et du personnel.

Tout ce qu’il faut, c’est un changement de mentalité: vous devez considérer votre foyer comme un hôpital.

Alors, en suivant ces quelques simples étapes, vous pourrez réduire les possibilités de propager l’infection aux personnes qui vivent ou entrent chez vous.

Cesser de se toucher le visage

La première étape du processus est de déterminer comment l’agent pathogène en question se propage. Pour l’influenza, il y a deux voies bien connues. La première est la transmission directe d’une personne à l’autre par gouttelettes et possiblement dans l’air.

Par exemple, une étude a démontré que les étudiants en médecine touchent leur visage 23 fois par heure, et que 44% de ces touchers impliquent une membrane muqueuse.

JOSCHA MALBURG / EYEEM VIA GETTY IMAGES

La deuxième est la transmission indirecte par laquelle les gens s’infectent eux-mêmes par inadvertance après avoir touché des surfaces contaminées, appelées parfois «vecteurs passifs».

Quelle voie est celle qui vraisemblablement contribuera le plus à la propagation de l’infection? La voie directe peut sembler un choix évident. Mais la recherche a démontré que la transmission indirecte peut contribuer de façon importante à une épidémie. C’est parce que les humains ont l’habitude de se toucher régulièrement le visage, augmentant ainsi les possibilités d’introduction du virus.

Utiliser la vapeur pour éliminer la grippe

À l’étape suivante, on détermine les méthodes pour prévenir et/ou contrôler les routes de l’infection.

La façon la plus simple est d’éliminer la propagation en tenant les personnes infectées à l’écart des endroits où celles qui ne le sont pas se rassemblent. Mais, contrairement aux hôpitaux, l’isolation n’est pas habituellement possible — ou éthique — au foyer.

La seule option alors est de réduire la probabilité d’auto-inoculation en tuant le virus sur les surfaces, une pratique connue sous le nom de désinfection.

La désinfection diffère du nettoyage général puisqu’elle vise à tuer certains types d’espèces microbiennes. Dans les soins de santé, les désinfectants sont règlementés et approuvés par les gouvernements et possèdent des allégations spécifiques contre les virus. On ne peut toutefois pas dire la même chose des produits de consommation, qui peuvent ne pas être suffisamment efficaces.

Heureusement, on peut combattre l’influenza en essuyant avec de simples détergents, de l’eau de Javel diluée ou du peroxyde d’hydrogène.

Si on veut éviter les produits chimiques, la grippe peut être combattue avec la vapeur, un fait reconnu depuis plus de 100 ans.

Désinfecter la télécommande

Après avoir choisi un désinfectant, l’étape finale consiste à déterminer les surfaces à nettoyer. Celles qui nous préoccupent le plus sont «les surfaces touchées fréquemment» — celles que plusieurs personnes utilisent régulièrement.

Dans les hôpitaux, elles comprennent les armatures de lit, les tables et les chariots. Au foyer, on trouve aussi des surfaces touchées fréquemment comme les poignées du réfrigérateur et du micro-ondes, les robinets, les interrupteurs, les poignées de porte, les toilettes et, sans surprise, la télécommande et autres appareils électroniques.

UNSPLASH/ALEXANDER DUMMER, CC BY-SALes appareils électroniques, notamment les télécommandes, doivent être désinfectés régulièrement.

Tout cela est une source importante de contamination virale et doit être désinfecté régulièrement.

Évidemment, régulièrement est un terme arbitraire. Pour savoir à quelle fréquence désinfecter, vous devez comprendre l’habilité de l’agent pathogène à demeurer vivant dans l’environnement.

Les expériences sur l’influenza révèlent que le virus peut demeurer infectieux jusqu’à 24 heures sur les surfaces.

Ce qui signifie que vous devriez désinfecter aussi souvent que possible lorsqu’une personne manifeste des symptômes et, par sécurité, quelques jours après qu’ils se soient estompés.

Se laver les mains régulièrement

Comme on l’a appris avec la prévention et le contrôle des infections, il est difficile de maintenir une telle fréquence. C’est pourquoi il faut compléter la désinfection des surfaces avec une hygiène constante des mains.

Après un contact avec une surface suspecte, les gens devraient se laver les mains. S’il y a un évier, lavez-les avec de l’eau et du savon et assurez-vous de bien les savonner au moins 20 secondes et de les sécher complètement. Vous pouvez aussi utiliser un rince-main à base d’alcool, composé de 62 à 70% d’éthanol, pourvu que les mains restent mouillées au moins 15 secondes.

Lorsqu’on l’exécute adéquatement, la combinaison d’une hygiène des mains et de désinfection aidera à prévenir la propagation inutile de la grippe et permettra un retour plus rapide à la normale.

Ce processus peut aussi aider à stopper la propagation d’autres agents pathogènes, comme le rhume, les infections cutanées et le redoutable norovirus.

Même si toutes ces mesures nécessitent du temps et de l’énergie, s’assurer que nos proches sont à l’abri de ces infections en vaut certainement la peine.

La version originale de cet article a été publiée sur La Conversation.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-Vous ► 8 vitamines et minéraux qui pourraient être une perte d’argent (et même être dangereux)


Le marché des vitamines et minéraux est florissant, cependant avons-nous vraiment besoin de ces suppléments, alors qu’ils sont déjà présents dans une alimentation équilibrée.?  À moins d’un avis médical, il n’est vraiment pas nécessaire de dépenser de l’argent dans ce genre de commerce, surtout qu’en avoir plus qu’on devrait risque de nous rendre beaucoup plus malade.
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8 vitamines et minéraux qui pourraient être une perte d’argent (et même être dangereux)

 

Un excès de vitamines et de minéraux ne vous feront pas vivre plus longtemps.

Syda Productions/Shutterstoc

En ce qui concerne les suppléments, trop ne veut pas nécessairement dire mieux.

Trop d’une bonne chose?

Les vitamines et les minéraux sont essentiels à la santé, mais cela ne signifie pas que des mégadoses vous tiendront loin des hôpitaux ou qu’ils vous feront vivre plus longtemps. À mauvais dosage, certains peuvent être nocifs. Cependant, des doses élevées de certaines vitamines et minéraux peuvent convenir à certaines personnes. Parlez-en à votre médecin si vous êtes enceinte ou si vous pensez avoir bientôt des enfants si vous êtes végétarien ou végétalien, si vous bénéficiez d’un exposition limité au soleil, si vous êtes un athlète ou si vous pensez avoir une carence alimentaire. De plus, ce type de remède naturel pourrait être incompatible avec des médicaments sur ordonnance.

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Vitamines: plusieurs consomment le bêta-carotène pour les vertus anticancer.

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Bêta-carotène

La bêta-carotène est une substance que notre corps convertit en vitamine A. Si les autorités en santé canadienne ne recommandent pas une quantité particulière de bêta-carotène, une consommation journalière de vitamine A est cependant recommandée. Soit, 900 mcg pour les hommes et 700 mcg pour les femmes qui ne sont pas enceintes et qui n’allaitent pas. Parmi ses sources alimentaires les plus élevées, on retrouve les carottes, les épinards, le chou frisé et le cantaloup. Certaines personnes les prennent comme un antioxydant anticancéreux, mais ces suppléments peuvent augmenter le risque de cancer du poumon chez les fumeurs. De plus, contrairement à leurs homologues alimentaires, ils n’ont pas été démontrés pour prévenir toute autre forme de cancer.

Le corps entrepose la vitamine A dans le foie pour une longue période : une forte dose pourrait donc être toxique. En fin de compte – sauf sur la recommandation de votre docteur en relation à une condition médicale –, ne le prenez pas.

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Vitamines: L'acide folique réduirait le risque de défaut du tube neural chez les nouveau-nés.

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Acide folique

Il faut viser une consommation de 400 mcg de folate tous les jours. On en trouve dans le pain enrichi ou le pain de grains entiers, dans les céréales pour le petit-déjeuner, les légumineuses ou les asperges. L’acide folique – une forme de folate – est souvent associée à la réduction du risque de défaut du tube neural chez les nouveau-nés, c’est pourquoi les autorité en santé recommandent ce supplément aux femmes enceintes. Parce qu’on associe l’acide folique – une forme de folate –, à la réduction du risque de défauts du tube neural chez les nouveau-nés, c’est un supplément qui est fortement recommandé aux femmes enceintes par les autorités de la santé. Toutefois, certains docteurs font remarquer qu’à forte dose, la supplémentation peut contribuer au cancer du colon. Sauf si le docteur vous a recommandé l’acide folique pour une condition médicale, par exemple une maladie intestinale inflammatoire, c’est un supplément nécessaire seulement aux femmes enceintes ou en voie de le devenir, ou aux femmes allaitantes.

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Vitamines: Certaines personnes prennent du sélénium pour prévenir le cancer de la prostate.i

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Sélénium

Essayer d’obtenir 55 microgrammes de sélénium provenant de sources naturelles, comme les noix du Brésil, le thon et le bœuf. Certaines personnes prennent du sélénium pour prévenir le cancer, en particulier le cancer de la prostate. Mais ces bonnes intentions pourraient se retourner contre vous. Une étude majeure a révélé que la prise de sélénium pourrait augmenter le risque de cancer de prostate chez les hommes qui ont déjà un haut taux de ce minéral. Une méthode parfaitement sécuritaire pour prévenir le cancer de la prostate? L’éjaculation! Le sélénium pourrait également être l’un des pires suppléments pour le diabète. Une autre étude de 2007 a révélé un risque accru de 50 % de diabète de type 2 chez les personnes qui ont pris 200 microgrammes par jour. À long terme, il est possible de développer une dose toxique de sélénium, ayant des effets secondaires tels que la perte de cheveux ou des lésions cutanées. Bien que rarement, une trop grand dose pourrait s’avérer létale. En fin de compte mieux vaut ne pas en prendre sans une indication contraire de votre médecin.

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Selon certaines études, la vitamine B6 aidera à prévenir le déclin mental et les maladies cardiaques.

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Vitamine B6

Les adultes âgés de 19 à 50 ans devraient consommer chaque jour 1,3 milligramme de vitamine B6. Les pommes de terre au four, les bananes et les pois chiches en sont d’ailleurs une bonne source. Après 50 ans, les hommes devraient viser une consommation quotidienne de 1.7 milligramme comparé à 1.5 pour les femmes. Certains utilisent ce supplément pour prévenir le déclin mental, d’autres pour influencer les niveaux d’homocystéine (un acide aminé associé à une maladie cardiaque), mais les études sont mitigées. Deux revues ont échoué systématiquement à démontrer ses avantages cognitifs, et bien que la vitamine B6 réduit l’homocystéine, il n’est pas clair si cela empêche véritablement les crises cardiaques. Les personnes présentant certaines conditions médicales – comme les maladies rénales – peuvent avoir besoin de ce supplément. Cependant, la consommation prolongée d’une forte dose de B6 peut entraîner des dommages au système nerveux. En fin de compte : prenez-le si votre médecin le recommande.

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Une carence en vitamine B12 peut causer l'anémie et la démence.

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Vitamine B12

Dans la liste des aliments riches en vitamine B12, on trouve les poissons, les crustacés, le bœuf maigre et les céréales de petit déjeuner enrichies. C’est une vitamine dont les végétariens et les végétaliens ont tendance à ne pas avoir assez dans leur organisme. Voici comment ce manque de vitamine B12 peut entrainer une dépression chez les végétariens.

L’objectif est d’en consommer 2,4 microgrammes tous les jours. Plusieurs personnes âgées éprouvent des difficultés à absorber naturellement la vitamine B12 et peuvent bénéficier de nourriture enrichie ou de supplément. Occasionnellement, une carence — qui peut causer l’anémie et la démence — est un problème pour ces personnes, de sorte que de fortes doses de suppléments sous forme orale ou par des injections peuvent les aider à renverser le processus.

Cependant, de fortes doses de B12 n’ont pas été prouvées pour prévenir les pertes cognitives et elles ne stimulent pas l’énergie. L’apport maximum tolérable pour la vitamine B12 n’est pas défini, car il n’y a pas d’évidence quant aux effets adverses à forte dose. En fin de compte : si vous avez 50 ans et plus ou si vous êtes végétalien ou végétarien, essayez de combler votre apport quotidien en vitamine B12, soit sous forme de suppléments, soit par des nourritures enrichies.

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La vitamine C permettrait de protéger contre le rhume.

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Vitamine C

La vitamine C se retrouve dans plusieurs fruits et légumes, par exemple, dans les agrumes, dans les melons et dans ces 15 autres aliments. Les hommes adultes devraient en consommer 90 milligrammes par jour, tandis que les femmes devraient viser 75 milligrammes. Certaines personnes prennent des suppléments en guise de prévention contre le rhume. Une revue d’études contrôlées a démontré que la prise de suppléments en vitamine C régulière pouvait réduire la durée des symptômes, mais n’avait aucune incidence sur le nombre de rhumes dont une personne peut souffrir. Les fumeurs peuvent avoir besoin de vitamines supplémentaires en vitamine C. Il a été démontré que les personnes consommant beaucoup de vitamine C, de fruits et de légumes courent un risque plus faible d’avoir un cancer et de souffrir de maladies cardiovasculaires. Cependant, il n’est pas clair que les suppléments peuvent aider à prévenir ou à traiter ces maladies. En fin de compte : la plupart des gens n’ont pas besoin de suppléments C.

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On associe la vitamine E à la prévention de plusieurs maladies : maladies cardiaques, cancers et maladie d'Alzheimer.

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Vitamine E

La vitamine E – que l’on trouve dans l’huile végétale, les noix et les légumes verts feuillus et d’autres aliments – a été associée à la prévention des maladies cardiaques, du cancer et de la maladie d’Alzheimer. Essayez d’en consommer 15 milligrammes par jour en provenance de votre alimentation. Non seulement les études ont échoué à montrer que les suppléments de vitamine E empêcheraient les crises cardiaques ou le cancer, mais des doses élevées pourraient augmenter le risque d’AVC. Une étude a révélé que la vitamine E issue de la nourriture — mais pas des suppléments — aiderait à prévenir la maladie d’Alzheimer. En fin de compte : ne prenez pas de suppléments.

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Vitamines: le zinc traiterait les symptômes du rhume.

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Zinc

La portion quotidienne recommandée trouvée dans la nourriture (notamment dans les huîtres, le bœuf maigre et les céréales pour le petit-déjeuner) est de 11 milligrammes pour les hommes et de 8 milligrammes pour les femmes.

Il serait avéré que l’action du zinc – pris sous forme de pastille ou de sirop, mais pas nécessairement sous forme de supplément – pourrait aider à diminuer la durée et la sévérité des symptômes du rhume. Cependant, le dosage idéal ou la durée de la prescription restent toujours inconnus. À long terme, les doses élevées peuvent affaiblir le système immunitaire. En fin de compte, votre médecin peut vous recommander ce supplément pour plusieurs conditions médicales ou si vous êtes végétarien. ne le prenez pas, sauf pour l’utilisation occasionnelle sous forme de pastilles de zinc ou de pulvérisations pour les rhumes.

https://www.selection.ca/

Le Saviez-Vous ► 18 remèdes de grand-mères à réactualiser


Je ne sais pas si tout ces remèdes de grand-mère sont efficaces, car aucun lien de sites officiels n’est pas noté. Cependant, il y a certains points que j’ai moi-même testés. La balle sous le pied, cela fait un bien fou. Le bouillon de poulet pour le rhume, ne guérit pas, mais il est réconfortant et aide pour dégager le mucus au nez. Aloès aide en effet pour des petites blessures. Les pruneaux aident beaucoup contre la constipation. Le miel aide aussi pour la gorge irrité causé par la toux
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18 remèdes de grand-mères à réactualiser

 

Votre grand-mère a grandi en utilisant ces remèdes maison simples, qui sont tombés dans l’oubli. Nous avons demandé à nos experts quels sont ceux que nous devrions redécouvrir.

 

Le gingembre contre la nausée

 

Cela fait des siècles que l’on connaît les propriétés médicinales du gingembre, en particulier contre les maux de ventre.

« Les recherches prouvent que le gingembre est utile pour les troubles digestifs. Il soulage les nausées matinales pendant la grossesse ou une chimiothérapie ainsi que le mal des transports, explique la diététicienne Erin Palinski-Wade. On ne comprend pas encore exactement comment le gingembre diminue la nausée, mais on pense qu’il bloque les récepteurs de sérotonines qui se trouvent dans l’intestin. »

Il a une autre propriété : il amènerait le corps à libérer des enzymes qui décomposent les aliments.

Le thé froid pour les cernes et les yeux bouffis

Le thé a des vertus curatives pour tout le corps, à l’interne et à l’externe. Par exemple, il est souverain pour les poches sous les yeux, ce que votre grand-mère savait probablement.

« La caféine qui se trouve dans les sachets de thé favorise la vasoconstriction, c’est-à-dire le resserrement des vaisseaux sanguins; c’est utile pour diminuer les poches et l’œdème de la peau dans la région des yeux », dit la dermatologue Purvisha Patel, créatrice de la gamme de soins Visha Skin Care.

« Le froid aide aussi à diminuer l’inflammation et les poches sous les yeux. »

Il suffit d’essorer des sacs de thé infusés, de les placer au réfrigérateur pendant quelques minutes, puis de les appliquer sur vos yeux. Des études ont par ailleurs démontré que, en application locale, la caféine du thé joue un rôle d’écran solaire et de prévention du cancer de la peau.

Les pruneaux pour la constipation

Si votre transit intestinal a des ratés, essayez ce remède maison contre la constipation : le pruneau. Ça ne vous inspire pas du tout et pourtant, les pruneaux faisaient l’affaire de votre grand-mère. Pourquoi pas vous? Selon Erin Palinski-Wade une alimentation riche en fibres, combinée à l’habitude de boire beaucoup d’eau, est efficace pour soulager la constipation. Les pruneaux sont une source complètement naturelle de fibres. Ils en contiennent 3 grammes par portion de 100 calories. Intégrez-les à votre alimentation pour cette raison. »

Un bain à la farine d’avoine pour les maladies de peau

Que vous fassiez de l’eczéma ou du psoriasis, ou que vous ayez tout simplement la peau sèche, adoptez ce remède maison. Ça peut sembler farfelu de se baigner dans quelque chose qui est alimentaire, mais les bains à la farine d’avoine (avoine colloïdale qui reste en suspension dans l’eau) soulagent; ils sont même recommandés par l’Association américaine de l’eczéma.

« Les bains à la farine d’avoine sont vraiment bons pour la peau sèche qui démange, commente le Dr Patel. L’avoine saupoudrée dans l’eau tiède crée un film qui recouvre la peau, la protège et permet d’emmagasiner l’humidité. »

Réduisez en poudre fine des flocons d’avoine (gruau à l’ancienne, pas du gruau instantané) et versez celle-ci dans un bain tiède, mais pas très chaud. En sortant, asséchez-vous en vous tapotant avec la serviette au lieu de vous frotter.

Le jus de canneberges contre les infections urinaires

Aux premiers signes d’une infection des voies urinaires, votre mère buvait sans doute du jus de canneberges. Ce petit fruit peut-il vraiment combattre une infection bactérienne? Des experts croient qu’il suffit de boire beaucoup pour nettoyer les voies urinaires, ou que les bactéries n’aiment pas l’environnement acide créé par les canneberges, mais il y a plus.

Selon la gynécologue obstétricienne Diana Bitner, on a démontré que « la canneberge empêche les bactéries de coller aux cellules de la vessie ».

Les études chez les femmes qui font des infections chroniques sont moins probantes cependant.

Mais « la canneberge n’a aucune nocivité, elle pourrait diminuer les infections de la vessie et on devrait l’utiliser en même temps que d’autres mesures recommandées par le médecin »

Le miel pour la toux

Ah, la toux qui nous réveille, la nuit! Heureusement, il y a des remèdes naturels pour la toux.

« Le miel peut convenir à une toux due à l’irritation, reconnaît le Dr McGee, parce qu’il lubrifie la gorge. »

Des études ont montré que le miel peut être plus efficace qu’un médicament.

« Cependant, n’en donnez pas aux tout petits enfants de moins de un an, cet aliment peut transmettre le botulisme.

L’aloès pour les brûlures

Vous savez que l’aloès soulage les coups de soleil, mais ce traitement ancien fonctionne pour les autres types de brûlures. Une étude a en effet démontré l’efficacité de l’aloès dans le traitement des brûlures au second degré.

« L’aloès soulage les brûlures, affirme le Dr Patel. Le gel de la plante aloe vera contient des agents anti-inflammatoires utiles dans les cas de brûlures. »

 Prenez de l’aloès pur, et non pas les versions parfumées; faites un test sur votre peau pour vous assurer que vous n’y êtes pas allergique. Consultez cependant le médecin pour les brûlures graves.

Le bouillon de poulet contre le rhume

Ça fait tellement de bien un bouillon de poulet quand on est malade. Or la science reconnaît les vertus de la soupe au poulet.

« Je suis du même avis, dit le Dr McGee. En plus de me donner envie de regarder des dessins animés et de faire une sieste, la soupe au poulet contient une petite quantité de prostaglandines qui aident à combattre les infections. »

L’étude principale a démontré que cet aliment nourrissant avait un effet anti-inflammatoire, ce que des recherches subséquentes ont confirmé.

Le citron contre le mal des transports

Vous cherchez le moyen de survivre à un voyage en auto en famille? Emportez des citrons, un remède souverain contre le mal des transports.

« Vous produisez en voyage un excédent de salive, ce qui peut vous donner mal à l’estomac et déclencher des nausées, explique Erin Palinski-Wade. Sucer du citron diminue la production de salive, et prévient ainsi la nausée. »

Préparez de l’eau citronnée pour le voyage, ça fonctionne aussi. Les recherches ont même démontré que le fait de renifler l’odeur du citron soulage.

Le ruban de plombier contre les verrues

Inventé durant la Seconde Guerre mondiale, le ruban de plombier si utile dans la maison peut servir à divers premiers soins, le plus étrange étant la guérison des verrues. Et croyez-le ou non l’American Academy of Dermatology endosse cette utilisation, d’autant qu’elle est étayée par des recherches. Les médecins ne savent pas vraiment pourquoi ça marche. Mais une étude a montré que le fait de couvrir la verrue de ruban de plombier est 25 % plus efficace que la cryothérapie et beaucoup moins cher.

La pomme pour nettoyer les dents

Si vous n’avez pas de brosse à dents au bureau et que vous voulez éviter les taches de café sur vos dents, croquez une pomme.

« Ce fruit juteux frotte l’émail, comme une brosse à dents naturelle, nous dit la dentiste Nancy Rosen. La peau de la pomme contient beaucoup de fibres qui, en raclant vos dents, enlèvent la plaque et les taches. »

Même si les pommes contiennent des acides et du sucre, leurs bienfaits dépasseraient leurs méfaits. Rincez-vous la bouche avec de l’eau ensuite.

L’huile de foie de morue contre l’inflammation

L’huile de foie de morue est un vieux remède qui peut soulager naturellement la douleur arthritique.

« Cette huile de poisson extraite de la morue contient des acides gras oméga-3 EPA et DHA importants pour la santé du cœur, du cerveau, des yeux et pour les mères enceintes ou allaitantes » résume Erin Palinski-Wade.

Dans une étude, on a démontré que l’huile de foie de morue diminuait les marqueurs inflammatoires chez des sujets insulinorésistants, » Si vous n’avez pas envie d’en prendre sous sa forme naturelle, essayez-la en supplément.

La racine de réglisse contre la mauvaise haleine

La réglisse est connue pour ses propriétés curatives depuis les temps anciens. Il se peut que votre grand-père en ait mâché pour rafraîchir son haleine.

« La réglisse pourrait être efficace pour combattre les bactéries qui causent les caries et les maladies parodontales, explique la Dre Rosen Certains dentifrices naturels en contiennent. »

Nous ne parlons pas ici de bonbons à la réglisse, mais de la plante. Les études ont aussi montré que cette plante peut prévenir les maux d’estomac et soulager le stress.

La glace pour les maux de tête

Quand vous avez mal à la tête, essayez ce remède de la vieille école : la glace. La National Headache Foundation recommande de s’appliquer des cryosacs ou des poches froides sur le front et les tempes. Une étude de l’Université d’Hawaii a découvert qu’en mettre le long des artères carotides diminuait de beaucoup la douleur de la migraine.

Le bicarbonate de soude pour blanchir les dents

Laissez de côté les bandes de blanchiment au profit de méthodes naturelles pour blanchir les dents. Le bicarbonate de soude est bon pour les dents, selon des études. Votre grand-mère l’utilisait sans doute.

« Blanchissez-vous les dents avec du bicarbonate de soude, recommande la Dre Rosen : mettez un peu de bicarbonate dans une petite assiette avec un peu d’eau pour former une pâte épaisse. »

Plongez-y votre brosse à dents pour enlever la plaque et blanchir vos dents.

« N’exagérez pas cependant, car le bicarbonate est très abrasif. Vous pourriez abîmer l’émail de vos dents et vos gencives. »

Éviter le froid pour combattre le rhume et la grippe

On croit aujourd’hui que la raison pour laquelle on tombe malade plus souvent en hiver, c’est qu’on reste enfermé dans les édifices et qu’on attrape ainsi les microbes des autres. C’est pourtant une bonne idée de rester au chaud quand il gèle dehors. Dans une étude de l’Université Yale, on a mis en lumière que les virus les plus courants du rhume se répliquent plus efficacement dans les cellules qui sont froides que dans celles qui sont à température corporelle. En tout cas, ce n’est pas une mauvaise idée de porter une tuque comme vos parents vous disaient de le faire!

Une balle de tennis pour les pieds douloureux

Les balles ont de multiples usages, dont celui de massage des pieds fatigués. Ce vieux truc simple est très efficace selon l’American Academy of Family Physicians.

« La balle de tennis permet de masser le fascia plantaire » [le ligament qui relie votre talon à vos orteils], explique l’entraîneur d’athlètes Phillip Adler, de Spectrum Health Orthopedic and Sports Medicine. « Elle permet d’allonger les tissus tendus de la plante du pied. Combiné à des étirements du talon d’Achille, le massage avec la balle de tennis peut être très utile dans les cas de fascite plantaire. »

http://selection.readersdigest.ca

Pourquoi daber vous sauvera du rhume


Pourquoi il est si important de faire attention quand nous éternuons ? Il faut savoir qu’un éternuement peut se propulser jusqu’è 6 mètres et reste en suspend très longtemps. Il est donc important de protéger les choses et les gens autour de nous. Les Français offrent une façon drôle pour éternuer dans le coude
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Pourquoi daber vous sauvera du rhume

Éternuer dans son coude, à la fois cool et utile | Ben_Kerckx via Pixabay CO License by

Éternuer dans son coude, à la fois cool et utile | Ben_Kerckx via Pixabay CO License by

Cécilia Léger

Grippe, rhume, gastro, pour éviter de propager tous ces virus, éternuez correctement: en dansant.

L’épidémie de grippe sévit depuis plusieurs semaines. Ajoutez à cela qu’on est au cœur de l’hiver. Les systèmes immunitaires sont mis à rude épreuve et les rhumes se propagent. Personne n’a envie d’être cloué au lit, vidé de son énergie et le nez plein de morve. Et pourtant, qui d’entre nous fait un peu attention à ne pas propager le virus? Pas grand monde. Vous éternuez soit dans vos mains, soit dans les airs (pas bravo). Alors qu’il suffirait de daber pour freiner les maladies saisonnières

 

Tout le monde a déjà toussé ou éternué devant soi sans se protéger. Évidemment, ce n’est pas du tout hygiénique, on s’en doute. Mais bon, on se dit qu’au bout de quelques secondes les particules vont juste retomber par terre ou s’évaporer dans les airs. En réalité, un éternuement atteint une vitesse d’environ 16 km/h selon une étude du journal scientifique Plos One. Une vitesse et une force de propulsion qui projettent les particules juqu’à six mètres, comme l’explique au Figaro Lydia Bourouiba, professeure d’ingénierie civile et environnementale au MIT.

Pas la peine d’espérer que les particules se volatilisent. En réalité, elles restent en suspend très longtemps dans les airs.

«En cas de toux ou d’éternuements, des milliers de particules infectieuses contaminent l’air de toute une pièce non aérée pour plusieurs heures», explique l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes).

Résultat, après chaque «atchoum», vous faites profiter tout un tas de monde autour de vous de vos miasmes.

Les petits mouchoirs

«L’idéal est de se moucher dans un mouchoir en papier qu’on jette immédiatement dans une poubelle fermée», explique Jean-Paul Hamon, le président de la Fédération des médecins de France (FMF).

Ok, c’est peut-être ce qu’il y a de mieux. Mais franchement, qui garde toujours à côté de lui un mouchoir déplié, prêt à servir à la dernière seconde? Pas moi en tous cas.

Seul recours alors, éternuer dans ses mains puis les frotter piteusement sur son pantalon en pensant que «c’est bon, c’est essuyé». Encore perdu. Si le virus de la grippe influenza, responsable de la grippe, ne survit que cinq minutes sur la peau, il reste actif de 24 à 48 heures sur toutes les surfaces inertes que vous touchez, selon le rapport «Virus de l’hiver» publié en décembre 2013 par l’Inpes. Le norovirus, responsable de la gastro-entérite, survit, lui jusqu’à sept jours sur les surfaces inertes. Et le rotavirus (également responsable de la gastro-entérite) jusqu’à soixante jours selon la même étude.

Voilà pourquoi l’Inpes insiste autant dans ses campagnes médiatiques pour qu’après chaque éternuement ou quinte de toux, on se lave les mains «pendant 30 secondes pour produire de la mousse, sans oublier les ongles et le bout des doigts, la paume et l’extérieur des mains, les jointures des doigts et les poignets.»

Daber comme jamais

Il existe pourtant une solution pour limiter les dégats: éternuer dans le pli intérieur de son coude.

«À l’époque où Roselyne Bachelot était ministre de la Santé, il était conseillé, en l’absence de mouchoir, d’éternuer à l’intérieur de son coude et non pas dans ses mains. Une façon de ne pas disperser de germes sur ses mains qu’on n’aurait pas eu le temps de laver», explique Jean-Paul Hamon, de la Fédération des médecins de France.

Pour faire simple, il suffirait donc de nicher son visage dans son bras –comme pour daber–afin d’éviter de propager les virus. Rien sur les mains, rien dans les airs. Tout dans la partie intérieure de la manche. En plus, ça vous donne l’occasion de claquer un petit dab des familles gratuit de temps en temps. Preuve que l’idée véhiculée à l’époque de Roselyne Bachelot est toujours d’actualité, l’appli Bistrips, qui permet de se créer un personnage à son effigie, a trouvé ça cool, puisqu’elle en a fait un Bitmoji.

Bitstrips

Alors, cet hiver, dabons dans l’espoir de moins faire circuler les maladies.

«L’histoire ne dit pas ce que devient le pull si on éternue souvent», sourit Jean-Paul Hamon.

Il doit être assez sale à la fin de la journée, effectivement. Mais qu’on se rassure, les virus meurent en huit à douze heures sur les vêtements selon l’Inpes. Aucune raison, donc, d’avoir peur que son panier à linge ne se transforme en incubateur à virus.

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Mon chien a un rhume : causes, symptômes, traitements


Les chiens peuvent aussi avoir le rhume, mais ils ne se transmettent pas à l’être humain et le contraire non plus. Mais comme l’humain, le rhume peut passer inaperçu ou avoir des complications. Il faut donc reconnaitre les signes
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Mon chien a un rhume : causes, symptômes, traitements

 

    Votre chien éternue, a le nez qui coule, tousse ? Il a peut-être attrapé froid ! 

    Le Dr Stéphane Tardif, vétérinaire, vous explique comment reconnaître un rhume chez le chien et comment soigner cette maladie.

    Tout d’abord, il convient de redéfinir ce qu’est le « rhume » ! L’appareil respiratoire du chien, c’est son canal de perception principal : l’odorat. Le chien s’en sert énormément pour analyser son environnement, et de ce fait, c’est un endroit exposé qui peut être affecté de bien des manières.

    Le rhume tel qu’on l’entend chez l’homme est une maladie virale, qui touche l’appareil respiratoire supérieur. Elle provoque une congestion du nez, avec production de mucus, ce qui la caractérise. Ses symptômes ne durent généralement que quelques jours, mais elle peut quelquefois se compliquer avec fièvre ou perte d’appétit. Des surinfections bactériennes peuvent également s’ajouter dans certains cas. Plusieurs virus d’origine différents peuvent être à l’origine de ces symptômes. C’est une maladie assez contagieuse, surtout dans des populations denses.

    Ce qui rend compliquée la prévention de contre ces virus, c’est la diversité des agents provoquant ces symptômes. Chez le chien, on retrouve également cette maladie, mais avec d’autres agents. Le rhume d’un humain ne peut se transmettre à un chien, et vice-versa.

    Nous allons décrire comment penser au rhume chez le chien d’une manière générale, puis s’arrêter sur quelques maladies proches pouvant prêter à confusion chez le chien, et enfin les soins à donner à un toutou enrhumé !

    Toux, éternuements, le nez qui coule :  quels sont les symptômes du rhume chez le chien ?

    On remarque souvent des bruits lors de la respiration : des sifflements, voir des ronflements, suivant l’obstruction des voies respiratoires. Le chien peut aussi éternuer ou tousser. Certaines races prédisposées sont donc plus sensible, en fonction de leur anatomie.

    Dans les cas plus graves, notamment en cas de surinfection, l’animal peut rapidement voir son appétit affecté. La composante liée à l’odorat est importante pour la prise alimentaire.

    En clinique, une hyperthermie peut être détectée (non, la truffe n’est pas un indicateur fiable !), et une prise de sang peut éventuellement confirmer l’infection. Mais il n’y a pas de test spécifique pour le rhume, et les symptômes sont très inconstants : vous verrez donc souvent votre vétérinaire envisager plusieurs hypothèses et vous proposer des examens complémentaires, si l’état de votre chien semble l’indiquer. Les motifs de consultation pour troubles respiratoires entrainent également souvent des radios.

    Au niveau médical, un simple traitement contre la fièvre (à base d’anti-inflammatoires généralement) et une couverture antibiotique (facultative) permettent généralement au corps de se débarrasser d’un méchant virus rapidement et simplement.

    Le rhume peut être dangereux, dans des conditions environnementales rudes. Mais une bonne alimentation et un repos calme et confortable permettent au corps de se défendre de lui-même efficacement. Dans la majorité des cas pour l’animal, l’infection passe inaperçu, restant localement dans les voies respiratoires, on constate à peine une production accrue de mucus pendant quelques jours (on parle de jetage dans le cas de nos animaux).

    Comment et avec quoi ne pas confondre le rhume du chien ?

    Ce n’est pas tant le rhume lui-même qui est dangereux, que les autres maladies qui peuvent l’accompagner, ou y ressembler. Voici donc trois cas fréquents si vous voyez votre chien éternuer, avoir du jetage ou faire des bruits en respirant.

  • Les maladies infectieuses : les maladies dues aux virus ou aux bactéries, dont font partie le rhume, sont un bloc important de maladies variées. En tête de liste, on citera la toux de chenil, sorte de rhume chronique du chien très contagieux en collectivité, et très résistant. Mais il y a de nombreuses maladies dont les symptômes sont proches de ceux d’un rhume.

    Ce qu’il faut retenir : si les symptômes respiratoires s’installent progressivement et persistent plusieurs jours chez votre chien, ou si son état général se dégrade sur quelques jours (avec perte d’appétit notamment), n’hésitez pas à consulter votre vétérinaire. L’évolution doit vous alerter : si en 24-48h le corps ne réagit pas en s’améliorant, il ne faut pas attendre ; de même si l’état général se dégrade rapidement (animal très faible en quelques heures).

  • Les maladies cardio-respiratoires : une sécrétion active de liquide par les voies respiratoires peut venir d’un œdème du poumon, fréquent en cas d’insuffisance cardiaque. C’est potentiellement Le cas d’urgence qu’il faut savoir détecter si son animal est cardiaque. L’aspect des sécrétions est différent, et l’animal est en difficulté respiratoire, pouvant aller jusqu’à l’asphyxie.

    Ce qu’il faut retenir : Le caractère urgent et les signes cliniques impressionnants de ces crises les rendent difficiles à confondre avec un rhume, mais des signes annonciateurs peuvent parfois apparaître longtemps avant la crise, avec des bruits respiratoires augmentés ou des sécrétions. Le bon suivi cardiaque de son animal permet de limiter les risques.

  • Les allergies : les manifestations aigues (piqure d’insecte, allergène sensible…) déclenchent souvent des œdèmes, et sont fulgurantes, ce qui les distinguent nettement du rhume. Par contre, les manifestations chroniques sont encore mal connues et difficilement traitées chez les animaux. Mais les animaux dont l’appareil respiratoire est sensible vont être plus exposés que d’autres à des surinfections virales. Les chiens sont plus résistants que les chats, qui font des bronchites allergiques plus fréquemment, mais il faut y penser si les examens complémentaires ne donnent pas d’autres conclusions.

    Ce qu’il faut retenir : ce sont souvent des maladies que l’on « diagnostique » par exclusion, c’est-à-dire quand on a éliminé toutes les autres causes potentielles, il faut donc y penser en cas de rhumes fréquents, cycliques. Les chiens présentés pour ces maladies ont souvent vu leur vétérinaire pour des bronchites ou rhinites chroniques, une bonne gestion médicale est réalisée dès que l’animal respire mal (avec parfois des inhalations).

Le rhume du chien, comment le soigner ?

Ne donnez aucun médicament humain à votre chien sans conseil avisé ! L’aspirine ou le paracétamol sont des molécules mortelles, par exemple !

Globalement, il ne faut pas hésiter, en cas de complications ou de dégradation, à consulter. Le rhume chez le chien passe souvent inaperçu, n’hésitez pas à prendre conseil en fonction de son état général.

En général, le corps résiste de lui-même au rhume. Il ne faut pas négliger l’importance de l’environnement pour ce type de maladie. Bien que le chien soit naturellement plus résistant que nous aux conditions climatiques rudes, une faiblesse immunitaire avec de mauvaises conditions météo peuvent être des facteurs déclenchant ! Il ne faut donc pas oublier de fournir au chien en convalescence (même pour un rhume) un environnement confortable accessible à volonté. Son couchage habituel est généralement l’endroit idéal !

Tout d’abord, il faut fournir un endroit confortable et chaud pour dormir. Le chien est souvent plus fatigué que d’habitude et cherchera à se reposer, éventuellement au calme. S’il vit en groupe, il faut donc lui fournir la possibilité de s’isoler. Dans tous les cas, ne forcez pas ses choix de lieux (même s’ils vous paraissent étranges !).

Les balades seront données à volonté : ne pas hésiter à les raccourcir, et faire attention à ce qu’il ne s’épuise pas. Mais laissez votre chien s’adapter à sa convenance, le maintenir enfermé s’il est en forme serait délétère aussi. Comme chez nous, les réactions à la maladie sont variables d’un individu à l’autre, il faut apprendre à gérer en fonction de son tempérament !

L’aromathérapie est particulièrement indiquée chez un chien à l’appareil respiratoire sensible, l’odorat étant souvent affecté. Cela joue notamment sur la prise alimentaire : on voit parfois le chien ignorer son aliment habituel car il ne le reconnaît plus.

Trop peu d’études viennent documenter ce domaine vaste et complexe, retenez juste que le chien perçoit les odeurs d’une manière inimaginable pour nous, et qu’il faut donc essayer les thérapies disponibles en tenant compte de ses préférences. Ne pas hésiter à en essayer plusieurs, sous conseils avisés, et à prendre du recul par rapport à une éventuelle efficacité (en essayer d’autres en cas d’échec notamment). C’est un domaine encore en pleine exploration. Mais il existe aujourd’hui une grande variété de parfums disponibles, par exemple dans le petfood, permettant de stimuler efficacement l’appétit avec de nouvelles odeurs !

Enfin, l’appétit est justement le facteur à surveiller de près : en cas de diminution ou perte d’appétit, il ne faut pas hésiter à appeler votre vétérinaire, afin d’en discuter avec lui. De bons conseils pourront souvent suffire pour une affection bénigne, mais un animal qui ne mange pas devient plus faible et son état s’emballe souvent à ce moment : une perte d’appétit durable (plus de 24-48h pour un chien adulte) doit inquiéter et déclencher une consultation rapidement.

Dr Stéphane Tardif
Docteur vétérinaire

https://wamiz.com/

Rhume ou grippe, quelles sont les différences ?


    Souvent, on dit qu’on a attrapé la grippe alors qu’en réalité, c’est un rhume. Il n’y a pas beaucoup de différence entre les deux, cependant alors qu’un rhume on peut quand même s’occuper des tâches quotidienne, même si cela peut être ardu, une grippe, c’est impossible
    Nuage

     

    Rhume ou grippe, quelles sont les différences ?

    Rhume ou grippe, quelles sont les différences ?

    Rhume ou grippe, quelles sont les différences ?

    Les symptômes d’un rhume et d’une grippe se ressemblent, et pourtant, ces deux maladies n’ont pas les mêmes enjeux.

    Apprenez à les différencier. 

    Comment être sûr que vos symptômes de toux, fièvre, mal de tête et nez qui coule sont liés à un gros rhume ou à une grippe ? Les deux maladies se ressemblent beaucoup, et sont donc facilement confondues. Or, la façon de les traiter n’est pas la même. Voici quelques éléments importants à connaître pour faire la différence.

    Les points communs entre la grippe et le rhume

    Le rhume et la grippe sont causés tous les deux par des virus (influenzae pour la grippe et rhinovirus pour le rhume), et peuvent prendre une à deux semaines avant de disparaître de l’organisme.

    Les deux se propagent facilement au sein de la population, et provoquent une congestion nasale, de la toux, des maux de tête, un mal de gorge et de la fièvre.

    Les différences entre la grippe et le rhume

    Est-ce que vous arrivez à fonctionner au quotidien, malgré les symptômes ? Ou êtes-vous complètement déboussolé ? La plupart des personnes qui souffrent d’un rhume arrivent à travailler et à s’occuper de leurs enfants.

    En cas de grippe, c’est impossible. En effet, la grippe provoque une grosse fatigue ainsi qu’une sensation de courbatures douloureuses. La fièvre est plus élevée qu’en cas de rhume, et peut s’accompagner de frissons et de sueurs, ainsi que de vomissements ou de diarrhée. En cas de grippe, vous êtes coincé au lit sans pouvoir bouger, avec l’impression que tout le corps vous fait mal.

    Un autre indice à prendre en compte est la vitesse d’apparition des symptômes : la grippe arrive d’un coup, tandis que le rhume s’installe lentement. La grippe est plus fréquente en hiver, surtout en période épidémique, et au début du printemps, tandis que le rhume peut avoir lieu l’été.

    Le traitement

    Que vous soyez en plein dans la grippe ou dans le rhume, reposez-vous bien et buvez beaucoup d’eau. Il n’existe pas vraiment de traitement. Du paracétamol peut vous aider à soulager les douleurs et la fièvre de la grippe. Lavez-vous souvent les mains pour éviter de transmettre le virus à votre entourage.

    Puisque les deux maladies sont provoquées par un virus, les antibiotiques sont inutiles. Il est important de se soigner car les deux pathologies peuvent entrainer des complications, comme la bronchite ou une aggravation des symptômes de la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO). Les femmes enceintes, jeunes enfants, personnes immunodépressives et personnes âgées peuvent également souffrir de graves complications. Seul le vaccin antigrippe annuel les protège efficacement.

    http://www.santemagazine.fr/

    Nos enfants, ces très chères usines à microbes


    A chaque fois que mes petites filles sont malades, rhumes ou toux, je suis presqu’assuré d’avoir les mêmes symptômes .. alors que ma fille s’en tire plutôt bien, quelle injustice ! Heureusement que les vaccins peuvent nous prémunir de certaines maladies qui autrefois n’étaient pas une sinécure, telle que la variole, tuberculose, coqueluche et j’en passe. De toute manière, bien que les enfants soient un réservoir de microbes, nos téléphones, les animaux ont aussi leurs lots de vecteurs
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    Nos enfants, ces très chères usines à microbes

     

    Dans une crèche de Caen, le 20 décembre 2005 | Mychele Daniau / AFP.

    Dans une crèche de Caen, le 20 décembre 2005 | Mychele Daniau / AFP

    Béatrice Kammerer

    Rhumes, grippe, varicelle, poux ou vers: les bambins ramènent souvent bien plus que leur cartable en rentrant de l’école. Rassurez-vous: ce n’est pas (toujours) une fatalité pour leurs parents.

    Voici revenu le temps des frimas, des nez qui coulent, des gorges qui toussent, des cures de vitamines qu’on suit même si on sait que ça ne changera rien. Au supermarché, vous regardez de travers celle qui éternue au rayon des salades, vous jetez un œil craintif à la barre du métro et son écosystème microbien digne de la forêt amazonienne, vous vérifiez vos stocks de soluté hydroalcoolique à chaque fois qu’un collègue grippé succombe aux sirènes du présentéisme.

    Pourtant, les jeunes parents le savent: la pire source de germes n’est pas celle que vous croyez. Aussi adorables qu’efficaces, les mini-humains distribuent avec largesse leurs miasmes et autres parasites à l’ensemble des personnes qui ont le bonheur de croiser leur chemin.

    Des virus jusqu’à 45 semaines par an

    C’est la durée annuelle pendant laquelle les virus respiratoires seraient présents dans une famille de six enfants. Selon cette étude de 2015 ayant analysé la présence de 16 virus respiratoires différents dans les prélèvements nasaux de 108 individus, cette durée serait directement corrélée au nombre d’enfants présents dans la famille: 34 semaines par an pour les familles de cinq enfants, 30 pour les familles de quatre enfants, 29 pour les familles de deux ou trois enfants, et 18 pour les familles comptant un enfant unique. Par comparaison, les virus ne seraient présents dans les ménages sans enfant que… 3 semaines par an.

    Ne vous étonnez donc pas si durant les premières années de votre enfant, vous qui vous vantiez de n’être jamais malade, vous mettez à enchaîner rhumes, angines, laryngites, otites… et à regarder vos adorables bambins comme de véritables petites usines de production et dissémination des germes.

    Bonne nouvelle toutefois: en dépit de ces affections à répétition, être parent vous rendrait plus résistant que les non-parents face à ces petits virus. C’est la conclusion à laquelle a abouti en 2012 une équipe de chercheurs américains.

    Ils ont proposé contre rétribution à quelques 795 adultes en bonne santé d’inhaler des gouttes nasales contenant divers virus de rhume ou de grippe. Ces personnes sont ensuite restées cinq jours en quarantaine afin d’observer le développement de leurs symptômes et analyser si elles avaient été ou non infectées par les virus; 77,5% des participants avaient été contaminés, mais seulement 32,1% d’entre eux ont présenté le tableau clinique d’un rhume.

    Ce que les chercheurs ont découvert, c’est que les parents étaient surreprésentés dans le groupe des personnes présentant une infection asymptomatique. Le phénomène reste pour l’heure inexpliqué: cette résistance parentale a été constatée quel que soit le statut immunitaire antérieur des parents vis-à-vis des virus testés, même dans les cas où ceux-ci ne résidaient pas avec leur enfant. Ce ne serait donc pas parce que leurs enfants les auraient exposés à une grande variété de virus durant leurs premières années de vie que les parents seraient plus résistants.

    Mieux qu’un rappel de vaccin

    Alors quoi? Toutes ces nuits à moucher leurs petits nez et éponger leur vomi ne nous permettraient donc même pas de «booster» un tant soit peu notre immunité? Serions-nous donc condamnés à nous coltiner ces hordes de virus improbables qui n’auraient jamais dû quitter les crèches et écoles où ils sont nés, tels que l’iconoclaste syndrome pied-main-bouche, qui vous donnera un look d’enfer dans l’open space, ou l’irrésistible scarlatine, au parfum incomparable de XIXe siècle?

    Ne soyons pas si pessimistes! Certes, nos enfants partagent volontiers avec nous leurs virus, mais cela peut parfois nous aider à rester à bonne santé. Le cas de la varicelle est le plus étudié: que vous ayez contracté la varicelle étant enfant ou que vous vous soyez fait vacciner, chaque nouvelle exposition au virus agirait sur votre organisme comme un rappel de vaccin, réactivant la réponse immunitaire de votre corps.

    Quel intérêt me direz-vous, alors que tout le monde sait qu’on n’attrape la varicelle qu’une fois dans sa vie? En réalité, ce regain d’immunité pourrait nous protéger du zona, réactivation du virus de la varicelle, resté bien au chaud dans les ganglions nerveux des personnes ayant déjà été infectées, et qui peut avoir des conséquences sérieuses à l’âge adulte (douleurs chroniques, complication oculaires ou auditives).

    Il reste pourtant difficile d’évaluer combien de «rappels» environnementaux sont nécessaires à une bonne protection contre le zona et à quel point un contact rapproché avec un enfant varicelleux est requise. À ce titre, la hausse d’immunité des parents vis-à-vis de la varicelle n’est pas toujours considérée comme significative par rapport aux autres adultes.

    En juillet 2017, une étude avait néanmoins montré des résultats immunitaires intéressants dans l’année qui avait suivi une réexposition au virus de la varicelle chez des grands-parents ayant soigné leur petit-enfant. Un effet du même type a également été constaté chez les pédiatres: ceux-ci présenteraient même un profil immunitaire tout à fait spécifique, lié aux expositions virales régulières auxquelles ils sont soumis.

    Mais la réexposition à la varicelle n’est pas le seul bénéfice immunitaire que nous apportent nos enfants: ils nous offrent également chaque année une chance élevée d’attraper la grippe, étant eux-mêmes les plus fréquemment touchés. Quoi? Une chance? Une guigne plutôt oui! Pourtant, si on en croit le généraliste et blogueur Dominique Dupagne, attraper la grippe quand on est un adulte en bonne santé pourrait nous conférer une immunité durable –bien plus durable que le vaccin– qui contribuerait à nous protéger lorsque nous serons vieux. Cette hypothèse optimiste va toutefois à l’encontre du phénomène dit du «péché antigénique originel» selon lequel chaque contact avec le virus de la grippe –que ce soit par le biais d’un vaccin ou d’une exposition naturelle– pourrait amoindrir notre réponse immunitaire ultérieure à une nouvelle version de ce virus.

    Délicieuses maladies scolaires

    Vous pensiez en avoir fini avec les petites cochonneries que votre progéniture vous ramène de l’école? Naïfs que vous êtes! Déjà en 1911, le pédagogue Ferdinand Buisson, célèbre pour son dictionnaire de pédagogie consacrait un article entier aux maladies scolaires.

    Outre la myopie et la scoliose, considérées comme des maladies professionnelles de l’écolier évidemment non contagieuses, celui-ci dressait une liste impressionnante des maladies infectieuses auxquelles les enfants étaient sujets. Bien heureusement, la plupart d’entre elles sont aujourd’hui bien plus rares grâce aux progrès des vaccinations: variole, diphtérie, tuberculose, oreillons, coqueluche, méningite, rougeole… autant de maux qui privaient autrefois les élèves de nombreuses semaines de classe et faisaient parfois fermer des écoles entières.

    Les mesures à prendre pour chaque maladie étaient fixées par arrêté: durée des quarantaines, modalités de nettoyage pouvant aller jusqu’à la destruction par le feu des livres, cahiers, ou jouets des élèves malades.

    À cela s’ajoutait des consignes d’hygiène qu’on n’oserait plus aujourd’hui écrire dans un texte officiel:

    «Les écoliers ont l’habitude de porter à leur bouche leurs crayons et leurs porte-plumes, de laver leurs ardoises avec de la salive et même d’y passer directement la langue. On doit sévèrement leur interdire ces pratiques, toujours malpropres, et souvent dangereuses.» 

    Mais ce n’est pas tout, car à cette longue énumération, s’ajoute aussi le cas épineux des maladies parasitaires. Et sur ce point, notre XXIe siècle a encore fort à faire! Le scénario se répète chaque année: à peine deux ou trois semaines après la rentrée des classes, on voit refleurir ça et là les larges panneaux, inchangés depuis les années 1980, présentant une bestiole à l’air cruel et titrant avec un alarmisme enjoué «Les poux sont de retour!».

    «Comment ça “de retour”? D’où ont-ils bien pu surgir?» vous demandez-vous, vous qui aviez mis à profit les grandes vacances pour éradiquer jusqu’au dernier de l’espèce? Étaient-ils restés en planque tout l’été dans le placard à gommettes? Ou un complot international d’enfants s’ingénierait-il à se les échanger sous le manteau juste pour énerver les adultes?

    Les poux, des millions d’années de colonisation

    Les poux et les humains, c’est comme qui dirait une longue, très longue histoire d’amour non réciproque. La colonisation des humains par les poux est même tellement ancienne que les chercheurs s’en servent pour retracer l’histoire des migrations humaines préhistoriques.

    Aussi intime soit-elle, cette relation a longtemps été tumultueuse, les poux étant aussi des vecteurs très efficaces de diverses maladies. La plus connue d’entre elles est le typhus, celui-là même qui a décimé l’armée de Napoléon durant la campagne de Russie, et auquel a succombé Anne Franck dans l’enfer des camps de la mort.

    Pas panique pourtant: les poux de tête sont les seuls à ne pas véhiculer de maladies… en principe. En 2011, une équipe de chercheurs en dermatologie avait recherché –en vain– des traces de la bactérie responsable de la fièvre des tranchées dans 288 poux prélevés sur la tête d’écoliers parisiens. Ils avaient en revanche découvert dans 33% des cas des traces d’un autre germe assez virulent, Acinetobacter baumannii, à l’origine de certaines infections nosocomiales.

    Bien heureusement, la transmission du pou de tête à l’humain semble pour l’heure impossible. Les poux de nos enfants ne représentant donc aucune menace pour leur santé, ils s’ajoutent au nombre des calamités qui exaspèrent notre quotidien dans la plus parfaite indifférence.

    Sandrine Banas, maîtresse de conférences en parasitologie à la faculté de Nancy, confirme:

    «Actuellement, il n’y a pas beaucoup d’intérêt scientifique pour ce sujet, et peu d’enjeux en termes de politiques de santé. De ce fait, les seules recherches disponibles sont menées par les fabricants de produits anti-poux, et sont donc fortement biaisées.»

    De même, l’épidémiologie des pédiculoses reste mal connue: on ne sait pas quelles populations d’enfants sont plus particulièrement touchées, ni comment cela évolue dans le temps. Une petite étude britannique estimait pourtant en 2003 qu’environ un enfant sur trois était infesté chaque année. Sandrine Banas explique:

    «On observe plus de poux chez les enfants en raison des caractéristiques de leurs cheveux, préférés de ces parasites car ils ne sont jamais gras, contrairement aux cheveux d’adulte. Ceci explique que les adolescents soient moins souvent contaminés malgré une forte promiscuité. De plus, il y a beaucoup d’enfants qui ont des poux mais ne s’en rendent pas compte: en effet, il faut plusieurs contacts pour que se développe une réaction allergique à la salive du pou, responsable des démangeaisons caractéristiques. Entre temps, l’enfant constitue un véritable réservoir, capable de contaminer un grand nombre de personnes.»

    Mais t’as des vers ou quoi?

    Les poux sont loin d’être les seuls parasites à toucher spécifiquement les enfants et donc à constituer une menace pour les parents. En effet, la promiscuité inhérente au quotidien scolaire couplée aux caractéristiques immunologiques et comportementales des enfants en font une cible particulièrement à risque d’infestation parasitaire.

    C’est ainsi que depuis le début des années 2000, on entend régulièrement parler de cas de gale dans les écoles. Cette maladie de peau bénigne mais non moins pénible, causée par une sorte d’acarien qui a le mauvais goût de creuser des tunnels dans notre épiderme, semble depuis 2009 en pleine recrudescence en France.

    Autre affection classique du temps de Jules Ferry qui s’invite encore sporadiquement sur nos bancs d’école: la teigne tondante, due à un champignon microscopique, doit son nom aux chutes de cheveux en plaques qu’elle cause. Elle touche particulièrement les enfants et les collectivités, et semble elle aussi en recrudescence depuis quelques années, induisant un suivi étroit des cas épidémiques.

    Enfin, last but not least: les vers! Ou, plus précisément, les oxyures: ces petits vers blancs longs d’environ un centimètre, qui causent d’insupportables démangeaisons à l’anus et pondent dans nos boyaux la bagatelle de 10.000 œufs capables de résister 15 à 20 jours hors de notre corps. Ils sont en occident l’espèce la plus fréquemment retrouvée dans nos entrailles, une colonisation qui remonterait à plusieurs millénaires.

    Là encore, les enfants apparaissent comme des hôtes de choix, qui présentent l’avantage –du point de vue de leurs parasites– de porter fréquemment mains et objets à leur bouche. Certains estiment même qu’un enfant sur deux serait contaminé. Une bonne nouvelle pourrait toutefois se profiler à l’horizon, comme l’explique Thibaud Guillaud-Saumur, biologiste médical :

    «La question de l’hygiène et des helminthes [vers parasites, ndlr] passionne actuellement les scientifiques. Une théorie avance que l’augmentation de l’hygiène dans les pays développés pourrait être directement en cause dans l’augmentation des maladies auto-immunes (diabète, maladie de Crohn, etc.), en lien avec les helminthes. En effet, plusieurs équipes scientifiques ont émis l’hypothèse que ces vers permettaient de protéger l’humain contre ces maladies, leur diminution à cause de l’hygiène étant alors corrélée à une augmentation de ces pathologies. Ces théories n’ont pas été rigoureusement prouvées, mais de nombreuses études sont en cours [comme par exemple ici, ici, ou encore ici, ndlr].»

    Allons bon, inutile de revêtir un scaphandre sous pression positive pour aller chercher votre progéniture à la sortie de l’école! Les enfants sont peut être des nids à microbes, mais pas vraiment pire que le téléphone que vous collez à votre oreille, la plage sur laquelle vous vous allongez, ou le chat que vous papouillez allègrement. 

    http://www.slate.fr

    Automédication : attention certains médicaments sont dangereux !


    C’est la saison du rhume et de la toux et beaucoup vont s’auto-médicamenter pour essayer d’atténuer les symptômes alors que le corps doit combattre naturellement ces maux.
    Nuage

     

    Automédication : attention certains médicaments sont dangereux !

     

    Automédication : attention certains médicaments sont dangereux !

    Le 14 novembre 2017.

    Le magazine 60 millions de consommateurs a dévoilé mardi 14 novembre, dans un hors-série, une « liste noire » de médicaments que l’on peut se procurer sans ordonnance.

    Méfiez-vous des médicaments contre le rhume

    L’automédication est de plus en plus répandue. Si elle n’est pas un problème en soi, elle doit supposer tout de même de la part des patients une certaine responsabilité. Un médicament n’est pas un produit anodin, il faut donc savoir lesquels on peut acheter et lesquels il vaut mieux éviter. Pour nous aider à y voir clair, le magazine 60 millions de consommateurs a établi une liste noire des médicaments dangereux.

    Les médicaments qu’il faut absolument éviter sont les « anti-rhume ». Actifed Rhume, DoliRhume et Nurofen Rhume notamment sont composés de vasoconstricteurs, pour déboucher le nez, d’un antihistaminique et de paracétamol ou d’ibuprofène, pour lutter contre le mal de tête. Or, selon 60 millions de consommateurs, un surdosage de ces produits peut entraîner des effets indésirables très graves, comme des accidents cardiovasculaires et neurologiques ou encore des vertiges.

    60 % des médicaments contre la toux sont dangereux

    On rappelle que le rhume est dû à un virus et donc qu’aucun médicament ne peut le guérir. Il faut juste prendre son mal en patience, laver son nez avec du sérum physiologique et prendre du paracétamol en cas de douleur trop violente à la tête. Les médicaments contre la toux doivent également être utilisés avec une grande prudence, selon 60 millions de consommateurs. 60 % d’entre eux seraient en effet à proscrire.

    Selon ce dossier, qui a été réalisé sous le contrôle du professeur Jean-Paul Giroud, pharmacologue clinicien et membre de l’Académie de médecine, et Hélène Berthelot, pharmacienne, seuls 21 % des médicaments disponibles sans ordonnance sont « à privilégier ». Parmi eux on trouve Vicks Vaporub, l’Imodiumcaps, le Gaviscon menthe, le Forlax 10 G ou encore le Maalox sans sucre. Pour plus d’informations, courez acheter ce numéro très instructif !

    http://www.passeportsante.net

    Un facteur psychologique qui influence la sévérité des symptômes du rhume


    Une personne qui se sent seule serait un facteur qui peut augmenter leurs symptômes d’une maladie même si ce n’est qu’un simple rhume. En fait, je ne suis pas vraiment surprise de leurs conclusions de cette étude
    Nuage

     

    Un facteur psychologique qui influence la sévérité des symptômes du rhume

     

    « La solitude augmente le risque de mortalité prématurée et de plusieurs maladies physiques », rapportent les auteurs d’une étude publiée dans la revue Health Psychology qui visait à vérifier si elle peut aussi affecter une maladie aiguë, mais temporaire, telle que le rhume.

    Chris Fagundes et Angie LeRoy de l’Université Rice ont, avec leurs collègues, mené cette étude avec 159 personnes âgées de 18 à 55 ans.

    Elles ont reçu des gouttes nasales contenant un virus commun du rhume et mises en quarantaine pendant cinq jours dans des chambres d’hôtel. Auparavant, le sentiment de solitude, la taille de leur réseau social ainsi que d’autres variables étaient mesurés.

    Les participants qui se sentaient plus seuls avant cette expérience n’étaient pas plus susceptibles de développer le rhume. Mais s’ils développaient le rhume, ils rapportaient une plus grande sévérité des symptômes. La taille réelle de leur réseau social n’avait pas d’impact sur la sévérité des symptômes.

    « Des études précédentes ont montré que différents facteurs psychosociaux comme le sentiment de se sentir rejeté ou de se sentir exclus ou de ne pas avoir de liens sociaux font que les gens se sentent moins bien physiquement, mentalement et émotionnellement », souligne LeRoy.

    Les personnes qui se sentent seules peuvent vivre différentes maladies et différents autres stress comme étant plus difficiles, soulignent les chercheurs.

    http://www.psychomedia.qc.ca

    Le Saviez-Vous ► La vitamine C prévient le rhume ? Faux


    La vitamine C est importante pour la santé, cependant dire qu’elle agit préventivement contre le rhume n’est pas tout à fait vrai. Sauf, pour certains groupes spécifiques, mais pour les gens en général, prendre des suppléments de vitamine C est de l’argent dépenser pour pas-grand-chose
    Nuage

     

    La vitamine C prévient le rhume ? Faux

     

    VITAMIN C

    Agence Science-Presse  |  Par Le Détecteur de rumeurs

     

    Voilà près de 50 ans qu’on vante les mérites de la vitamine C pour la prévention et le traitement des rhumes. Pourtant, la prise de suppléments d’acide ascorbique pour prévenir l’apparition d’un épisode de rhume semble tout à fait inutile… ou presque.

    Origine de la rumeur

    Peu de gens savent que cette croyance a été popularisée par Linus Pauling. Ce chimiste américain a remporté le Nobel dans son domaine en 1954, en plus de gagner un Nobel de la paix en 1962.

    Mais c’est surtout en raison de ses propos controversés sur la vitamine C qu’on se souvient de Pauling aujourd’hui. Dès la fin des années 1960, le chimiste postule que pour maintenir une bonne santé, vivre plus longtemps et prévenir les maladies, il faut consommer des doses de vitamines C beaucoup plus grandes que les apports journaliers recommandés. Il ira jusqu’à prendre lui-même 18 000 mg de vitamine C par jour, soit 200 fois la dose recommandée de 90 mg !

    Emballé, il publie en 1970 le livre Vitamin C and the Common Cold (La vitamine C et le rhume). Il y recommande de prendre 1000 mg par jour de vitamine C afin de diminuer le risque de contracter un rhume, d’en réduire sa durée et sa sévérité. C’est 11 fois la dose journalière recommandée.

    Le livre de Pauling connaît un immense succès. Vers le milieu des années 1970, plus de 50 millions d’Américains suivent ses recommandations et les ventes de vitamine C quadruplent aux États-Unis. Les pharmaciens et les manufacturiers se félicitent de ce qu’ils appellent « L’effet Linus Pauling » sur leurs affaires, mais les scientifiques ne sont pas si enthousiastes. De nombreuses études menées en double-aveugle démontrent que la vitamine C n’a pas plus de valeur qu’un placebo pour combattre le rhume. Pauling refuse d’y croire et va même jusqu’à affirmer que des doses élevées de vitamine C prises au quotidien peuvent guérir le cancer. Mais ça, c’est une autre histoire et le Détecteur de rumeurs y reviendra dans un prochain texte.

    Pauling était-il atteint de « Nobelite » un symptôme qui semble pousser certains lauréats à adopter des théories étranges et non scientifiques dans les années qui suivent l’attribution de ce prix ? Toujours est-il que l’entêtement de Linus Pauling lui fit perdre le respect de la communauté scientifique et le fit tomber dans l’oubli jusqu’à sa mort en 1994… des suites d’un cancer.

    Autant d’épisodes de rhume

    Mais qu’en est-il de la recherche sur la vitamine C et la prévention du rhume aujourd’hui ? Une méta-analyse du groupe Cochrane, publiée en 2013, s’est intéressée aux résultats de 29 études effectuées auprès de plus de 11 000 participants. Elle a démontré que la prise de vitamine C sur une base régulière n’est pas efficace pour prévenir le rhume chez l’humain. En d’autres mots, le nombre d’épisodes de rhume demeure le même, que l’on prenne ou non de la vitamine C.


    Des rhumes qui durent à peine moins longtemps

    Les résultats de l’analyse montrent que la prise régulière de suppléments de vitamine C diminuerait la durée du rhume de 8 % en moyenne chez les adultes et de 14 % en moyenne chez les enfants. La plupart des études ont obtenu ces résultats avec des doses de 1 000 mg par jour.

    Cette diminution semble significative, mais il faut la mettre en perspective. On estime qu’un adulte connait 2 ou 3 épisodes de rhumes par année, pour une moyenne de 12 jours par an. Prendre 1 000 mg de vitamine C tous les jours réduirait donc le nombre moyen à 11 jours. Un enfant, pour sa part, serait malade 24 jours en moyenne au lieu de 28 jours. D’un point de vue pratique et économique, il semble donc peu raisonnable d’ingérer des mégadoses de vitamine C tout au long de l’année si les seuls effets bénéfiques anticipés sont de réduire chaque épisode de rhume de quelques heures.

    Par ailleurs, la prise de vitamine C ne diminuerait pas la gravité des symptômes. En d’autres termes, on ne se sent pas moins malade.


    Quelques exceptions

    Des études ont toutefois démontré que la prise quotidienne de suppléments de vitamine C peut réduire les chances d’attraper un rhume chez certains groupes spécifiques de personnes, comme les soldats dans des environnements subarctiques, les skieurs et les marathoniens.

    Verdict

    Pour la population générale, la prise de suppléments de vitamine C dans le but de prévenir l’apparition d’un épisode de rhume ou de le guérir semble peu intéressante, voire tout à fait inutile.

    – Eve Beaudin en collaboration avec Extenso

    À savoir sur la vitamine C

    – La dose journalière de vitamine C recommandée est de 90 mg pour les hommes et de 75 mg pour les femmes.

    – Une alimentation équilibrée permet normalement de recevoir cette dose journalière.

    – Les meilleures sources sont les fruits citrins (oranges, pamplemousses), les baies, les légumes comme les tomates, les pommes de terre, le brocoli, les épinards, etc. Pour des informations additionnelles à ce sujet, consultez ce document.

    – Pour la population générale, les suppléments de vitamines C ne sont pas recommandés. Les grandes agences de santé publique ne recommandent pas non plus d’en prendre pour prévenir ou traiter un rhume.

    – Notre organisme ne peut pas emmagasiner de la vitamine C. Le surplus ingéré se retrouve dans l’urine.

    – La dose maximum tolérable est de 2 000 mg. Au-delà de ce seuil, on peut avoir des nausées, des diarrhées, des troubles gastro-intestinaux ou développer des pierres aux reins.

    L’astuce du Détecteur de rumeurs

    Quand il s’agit de vérifier une information touchant à la recherche en santé, le Détecteur de rumeurs recommande le Groupe Cochrane, une organisation internationale, indépendante et à but non lucratif. Plus de 37 000 contributeurs dans plus de 130 pays élaborent les revues systématiques Cochrane sur les effets des traitements ou des interventions dans tous les domaines touchant à la santé. Elles constituent une des sources de données en santé les plus fiables. Des milliers de revues scientifiques sont disponibles en ligne dans la Bibliothèque Cochrane. Elles peuvent être consultées par les professionnels de la santé et par le grand public, mais seules les conclusions des analyses sont disponibles gratuitement.

    http://quebec.huffingtonpost.ca/