Le Saviez-Vous ► L’Église médiévale a inventé l’instrument de torture qui vous réveille tous les matins


Pour arriver à l’heure après un sommeil ou une sieste, mieux vaut mettre le réveil-matin. Et j’avais oublier de mettre mon réveil pour demain matin. Beurk ! Pauvre de nous, c’est cet objet qu’il soit sur le téléphone, une montre, un réveil-matin, un radio-réveil qui contrôle la fin de notre sommeil. Ce sont les moines du Moyen-Âge qui ont cru bon de trouver une solution pour que les frères désignés qui doivent veiller pour réveiller les autres. Car être un veilleur n’empêche pas pour autant de s’assoupir.
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L’Église médiévale a inventé l’instrument de torture qui vous réveille tous les matins

 

Horloge à eau et tambour hydraulique probable actionnant des clochettes (vers 1250) | Bible moralisée via Wikimedia Commons

Horloge à eau et tambour hydraulique probable actionnant des clochettes (vers 1250) | Bible moralisée via Wikimedia Commons

Florian Besson et Nonfiction

Chaque matin, c’est la même rengaine: votre réveil sonne. Mais qui doit-on remercier pour cette habitude?

Qui n’a jamais haï son réveil? Injurié silencieusement (ou pas) cette petite sonnerie qui vous intime de vous lever? Cherché à désobéir, à grappiller encore quelques minutes de sommeil, avant de céder? Tous les matins (ou presque), nous obéissons à une machine. Et si je vous disais que c’est la faute des moines médiévaux?

Le souci religieux de la ponctualité

Dès le haut Moyen Âge apparaît l’idée que les prières sont plus efficaces si elles sont simultanées. Dans les monastères, on va alors imposer un emploi du temps strict, articulé autour «d’heures» qui sont autant de moments de prières: soit, dans l’ordre, les vigiles (2h du matin), les matines (4h), les laudes (5h), prime (6h), tierce (9h), sexte (midi), none (15h), vêpres (19h). Parmi ces offices, les offices nocturnes, surtout les vigiles, sont les plus difficiles: ils imposent une servitude temporelle stricte en coupant en deux la nuit de sommeil.

Dès lors, comment réveiller les moines? Une solution serait de maintenir un veilleur qui compte le temps avec une clepsydre et va ensuite réveiller ses frères. C’est d’ailleurs le sens premier du mot «vigile»: celui qui reste éveillé, celui qui veille, qui voit. C’est la solution préconisée encore au VIe siècle par une règle monastique appelée la Règle du Maître: deux moines doivent rester réveillés, et on les appellera «les coqs vigilants». Mais, évidemment, ce n’est pas très fiable: facile de s’endormir quand on joue la sentinelle… Or pour un moine, rater une messe est gravissime.

Cette faute est bien sûr immortalisée dans une célèbre comptine qu’on retrouve dans toutes les langues européennes:

«Frère Jacques, dormez-vous, dormez-vous? Sonnez les matines…» (et voilà, maintenant vous l’avez dans la tête pour la journée. De rien.).

Les moines médiévaux avaient très peur d’être des frères Jacques malgré eux. Au XIe siècle, un moine, Raoul Glaber, rapporte ainsi qu’il a été visité un matin par le diable, qui le tente en lui conseillant de rester au lit:

«Pourquoi sautes-tu si vite du lit dès que tu as entendu le signal? Tu pourrais t’abandonner encore un peu à la douceur du repos, au moins jusqu’au troisième signal…».

C’est comme nous le matin, quand on active la fonction snooze pour voler quelques minutes! Raoul ne se laisse pas prendre au piège: il comprend que le diable veut lui faire rater la messe, ce qui pourrait compromettre son salut. Pensez-y, la prochaine fois que vous grognerez péniblement «Encore cinq minutes…».

Organiser le temps

Ce souci monastique de la ponctualité s’inscrit plus globalement dans une volonté de l’Église d’organiser le temps, à toutes les échelles. C’est ainsi qu’elle met en place un calendrier complexe, articulé autour de dizaines de fêtes et de célébrations. Plusieurs de ces fêtes sont dites «mobiles»: elles ne tombent pas à une date fixe mais dépendent du calendrier lunaire et/ou solaire. C’est le cas de la fête de Pâques, qui se décale chaque année (comme le début du Ramadan en terre d’islam). Pour calculer cette date, les meilleurs scientifiques du temps élaborent de savantes tables de calcul, les computs.

Ce souci du temps est omniprésent et c’est même l’un des domaines scientifiques proprement médiévaux. Autant le Moyen Âge occidental est, par rapport à l’Antiquité romaine ou au monde musulman, en retard au niveau de la médecine, de l’optique, de l’ingénierie, autant il est en avance dans ce domaine-là: mesurer le temps.

Les machines disent l’heure

L’Église va dès lors apprendre à fabriquer des instruments mécaniques de réveil. Dès le VIIe siècle, on fabrique des clepsydres, de plus en plus perfectionnées. Le XIIIe siècle sera le temps des horloges mécaniques, qui se multiplient dans les grandes villes, mais aussi dans les abbayes. Elles permettent non seulement de savoir l’heure qu’il est, ce qui est crucial pour imposer un temps en commun, mais surtout les horloges servent à prévoir l’heure qu’il sera. Elles ne sont pas seulement des outils d’information, mais de maîtrise du temps.

On trouve cette dimension en toutes lettres dans la règle de l’abbaye de Villers, en 1268: s’adressant au sacristain, chargé de sonner les cloches de l’abbaye, la règle note

«Tu règleras soigneusement l’horloge, et alors seulement tu pourras dormir tranquillement».

La règle cistercienne, rédigée un siècle et demi plus tôt, consacre déjà de longs paragraphes aux soins à apporter aux horloges des abbayes.

Ces horloges sont en réalité des minuteries. On s’en sert encore pour les œufs à la coque: celles du Moyen Âge fonctionnent de la même façon, sauf que ça tictaque pendant des heures avant de sonner pour réveiller un moine. C’est le rôle de Frère Jacques: il doit se réveiller pour aller «sonner les matines» afin que les cloches réveillent tous les autres moines. En latin, on dit horologia excitatoria. Les contemporains ont eu conscience qu’il s’agissait de nouvelles machines, et ont forgé des nouveaux mots: les Hollandais disent klokke, les Anglais clock. Or, ce clock renvoie à la cloche: les premières machines à dire le temps furent des cloches automatisées. De même, en anglais montre se dit watch, c’est-à-dire littéralement garde, veille. Savoir l’heure, c’est donc avant tout pouvoir se réveiller.

Bref, l’Église médiévale invente du même geste le réveil-matin et l’autodiscipline temporelle. Comme des moines bien disciplinés, nous réglons, chaque soir, notre réveil avant d’aller dormir. Nous obéissons à la sonnerie, et nous nous levons en même temps que des dizaines de milliers de personnes. La diffusion des horloges a favorisé l’émergence de la notion d’horaire, de retard, d’emploi du temps. Ces notions contribuent à la naissance d’une société disciplinaire, comme l’analyse Michel Foucault: une société dans laquelle le pouvoir découpe le temps pour mieux contrôler les corps et les vies. Décidément, Frère Jacques aurait mieux fait de se rendormir: on ferait tous et toutes de belles grasses mat’, personne n’arriverait jamais en retard, on ne serait pas angoissés par l’idée de perdre son temps.

Quand on vous dit que c’est la faute des moines…

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Le Saviez-Vous ► 7 objets curieux inventés par l’Homme pour mesurer le temps qui passe


Quelle heure est-il ? On peut voir l’heure partout maintenant. Ce n’a pas été toujours le cas. Il a fallu comprendre les saisons, la course du soleil et de la lune et commencer a élaborer des moyens pour se repérer dans le temps.
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7 objets curieux inventés par l’Homme pour mesurer le temps qui passe

 

par Manon Rprs

La mesure du temps est une compétence acquise depuis les premières civilisations (égyptiennes et chinoises). Il est très vite devenu essentiel de trouver un rythme, de comprendre ce phénomène, pour organiser au mieux les institutions et, de manière générale, la vie en société.

Des cycles se sont d’abord révélés, avec l’évolution des saisons, le mouvement des ombres et le déplacement de la Lune. Le temps s’est ensuite formellement instauré comme une grandeur physique avec comme unité légale la seconde. Sans plus attendre, découvrez s’en davantage sur la mesure du temps et notamment sur les objets curieux qui ont été inventés depuis lors pour le décoder.

La mesure du temps est une préoccupation majeure depuis les prémisses de l’Antiquité, un fait essentiel pour comprendre et quelque peu maîtriser les évolutions périodiques qui se produisent autour de nous. L’Homme a rapidement remarqué la répétition des phénomènes qui se réalisaient sous ses yeux : des changements de saisons jusqu’aux mouvements de la Lune. Il a alors conçu des dispositifs de mesure du temps, qui se sont d’ailleurs précisés avec le temps. Si nos montres actuelles nous permettent de lire l’heure facilement, il n’en a évidemment pas toujours été ainsi. Des unités de mesure ont d’abord vu le jour, permettant de connaître l’heure de manière instantanée, et ce, peu importe où l’on se trouve.

Au tout début, l’Homme mesurait le temps en se guidant des étoiles, une façon de repérer le moment de la journée où il se trouvait. Puis il s’est mis à développer des calendriers qui définissaient les jours, les mois et les années. Chaque civilisation a d’ailleurs créé son propre calendrier : romain, grégorien, hébreu, musulman, hindou, inca… Des systèmes complexes qui nous ont amené à la création d’un système de mesure perçu comme universel pour diviser le temps entre le lever et le coucher du Soleil. Découvrez notre sélection d’objets les plus curieux inventés pour mesurer le temps :

1. Le cadran solaire

Vous avez très certainement entendu parler de ce système de mesure du temps considéré comme l’un des tout premiers élaboré par l’Homme. Il s’agissait de fixer un bâton à la verticale sur une table de mesure graduée et de se laisser guider par le Soleil. L’ombre réalisée sur la table (généralement plane) rejoignait une heure gravée dessus, qui évoluait régulièrement au cours de la journée.

Le premier cadran solaire, « le gnomon », aurait été confectionné au IIIe millénaire avant J.-C.. Les historiens se divisent pourtant sur l’origine première de ce système. Selon Marie-Christine de La Souchère, ce sont les Chinois qui les auraient utilisés dès 2 600 avant J.-C. tandis que selon Pierre-Yves Frei, les origines sont basées en Égypte où l’on aurait découvert le plus ancien cadran solaire datant de 1 500 ans avant J.-C.

Cependant, le cadran solaire a rapidement connu ses limites. Dépendant du Soleil, il ne permettait pas de connaître l’heure lorsque la nuit venait. De plus, la présence du Soleil évolue selon les saisons et rendait alors les heures bien flexibles.

cadran solaire

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Crédits : mcsc1995/Pixabay

2. Les clepsydres

Ce nom qui vous est peut-être inconnu signifie étymologiquement « voleuse d’eau ». Il s’agit d’un récipient percé rempli d’eau et la laissant ainsi s’écouler. Le récipient a été gradué à l’intérieur et permettait de mesurer le temps grâce à un flotteur. Un système astucieux qui aurait été créé en Égypte en 1530 avant J.-C. avant d’être récupéré par les Grecs puis par les Romains.

Ils furent d’ailleurs à l’origine du premier système de réveil, notamment utilisé dans les monastères pour déclencher les heures de prière. Elles connurent d’ailleurs de belles évolutions pour devenir de vraies horloges à eau au 18e siècle.

3. Le sablier

Selon la même logique de l’écoulement, on retrouve le sablier. Le premier d’entre eux daterait de l’an 1000. Il s’agit d’un système initialement confectionné pour limiter la durée des oratoires. Pour autant, il n’était pas très pratique, nécessitant d’être retourné régulièrement. Par ailleurs, il ne s’agissait pas de véritables grains de sable à l’intérieur, mais de coquilles d’œufs écrasées.

sablier

Crédits : annca/Pixabay

4. La bougie

En plus de nous permettre de nous éclairer depuis des lustres, la bougie graduée pouvait également donner une indication sur l’heure. Cette « chandelle horaire » a été créée vers 870 par Alfred Le Grand un roi anglo-saxon. Il a ainsi mesuré la vitesse de combustion d’une bougie. Celles-ci avaient été réalisées pour durer quatre heures. On note toutefois leur imprécision. Les Chinois aimaient également ce système, qu’ils remplacèrent par des bâtons d’encens.

bougie graduée

Crédits : webandi/Pixabay

5. Les horloges

Les débuts des horloges mécaniques remontent au 13e siècle. Les premières sont conçues avec un foliot, une tige supportant deux poids et ne permettant d’indiquer que les heures. Puis rapidement, les foliots se sont vus remplacer par des balanciers. L’amélioration nette s’est observée avec Christian Huygens, au 17e siècle, qui ajouta aux horloges un pendule pour les régulariser. Ce fut le début des pendules.

En 1920, le quartz fut choisi comme oscillateur sur les horloges. Les charges électriques qui fluctuent à sa surface au rythme des vibrations en font un matériau de choix, on parle d’effet piézo-électrique. Un véritable progrès à cette époque !

Puis vient l’horloge atomique en 1947. Certainement le système le plus précis que l’on connaisse, elle a été crée par un certain Harold Lyons. Elle a connu une évolution en 1967, devenant l’horloge atomique à jet de césium et définie depuis lors la seconde, l’unité du système international.

6. Le chronomètre

C’est en 1737 qu’apparaît le premier chronomètre, réalisé par John Harrison, un charpentier-horloger anglais. Celui-ci, conçu pour la marine, pesait tout de même 32,5 kilos. Puis, quelques années plus tard, en 1761, il réduisit son modèle pour lui donner la forme d’une montre.

chronomètre

Crédits : Free-Photos/Pixabay

7. Les montres

La chronologie nous amène tout naturellement vers les montres. Confectionnée par celui dont nous parlions précédemment, John Harrison. Et celle-ci évolua ensuite à partir du début du 20e siècle. En 1905 apparut la montre la plus plate du monde, puis elles se portèrent au poignet vers 1910. Arriva la montre électrique en 1952 puis la montre électronique seulement 7 ans plus tard. Ensuite, en 1968, la montre à quartz analogique, en 1990 la montre radioélectrique, en 1991 la montre parlante et en 1993, la montre à télécommande étant capable de recevoir des messages. On n’arrête pas le progrès !

Source

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Le Saviez-Vous ► Quelles sont ces hormones qui rythment notre journée?


Les hormones sont très importantes pour le corps. Il se présente à toutes les étapes de la journée que ce soit pour le réveil, la faim, l’énergie, la fatigue … Quand une hormone ne fonctionne pas très bien, ou qu’on ne respecte pas notre horloge biologique, le corps en ressent
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Quelles sont ces hormones qui rythment notre journée?

 

© getty.

Morgane Goffin

Ah, les fameuses hormones! On leur en met souvent un paquet sur le dos lors de l’adolescence ou de la ménopause mais on oublie bien souvent que ce sont elles qui nous guident chaque jour. Le réveil, la sensation de faim, les pics d’énergie ou les envies de sieste, tout cela est induit par nos hormones. Alors, qui fait quoi et à quel moment de la journée?

Comment fonctionnent les hormones?

Les hormones sont des substances chimiques produites par le système endocrinien qui, à travers la circulation sanguine, assurent une fonction de communication dans notre organisme. Ces petites messagères influencent, de jour comme de nuit, de nombreux processus corporels mais aussi comportementaux. C’est dire si elles ont un rôle important! Elles interviennent, par exemple, dans la régulation de la croissance, du niveau d’énergie, du sommeil ou de notre activité physique.

Ces hormones suivent un rythme bien précis, basé sur une journée de 24 heures et sur l’alternance des saisons. De par la cadence actuelle de la société, cette petite horloge biologique est souvent contrariée. Savoir ce qui guide nos activités journalières peut aider à harmoniser la vie de tous les jours et le rythme biologique.

Le réveil

Deux hormones contribuent à mettre le corps en mouvement le matin: il s’agit du cortisol et de la ghréline. La première, qui atteint son pic entre 6h et 8h, puise dans le stock de sucre contenu dans le sang pour activer le niveau d’énergie. La seconde provoque une sensation de faim car le corps ne peut pas tenir longtemps sans réserves. Sans ces deux-là, difficile de soulever les paupières! Le petit déjeuner augmente le taux de sucre et, pour que celui-ci reste constant, l’hormone qu’on appelle l’insuline entre en action en favorisant son absorption par les muscles, les tissus adipeux (contenant les cellules graisseuses) et le foie.

Le début de la journée

De 9h à 11h, le corps est au top de sa forme physique et intellectuelle. C’est le moment de s’atteler aux tâches les plus compliquées avec un maximum de concentration. On dit merci aux hormones thyroïdiennes qui augmentent la consommation d’énergie de l’organisme.

Une heure plus tard, vers 12h, la ghréline fait de nouveau son effet. C’est l’heure de manger: le corps se relâche et l’activité diminue.

L’heure de la sieste

On l’a tous expérimenté, après la pause de midi, l’organisme prend un sacré coup de mou. En fait, on ferait bien une petite sieste et celle-ci serait tout indiquée! En cause: la diminution du cortisol, cette hormone qui agit au réveil. C’est le moment de se livrer à des activités moins gourmandes en énergie.

Un nouveau pic d’énergie

À partir de 16h, la vitalité revient grâce à l’insuline qui module le taux de sucre. La température du corps est plus élevée et la mémoire à court terme est optimale. C’est l’occasion d’abattre encore quelques tâches avant la fin de la journée. Et puis, jusqu’à 20h, c’est aussi le moment parfait pour faire du sport. Pendant celui-ci, on libère de l’endorphine qui procure une sensation de bien-être.

L’heure intime

Entre 17h et 19h agit un phénomène moins connu mais pourtant très intéressant. Les taux de testostérone, responsable de la libido, et de la sérotonine, hormone de l’émotivité, augmentent pour initier des moments de passion.

L’heure du coucher

À partir de 20h, les premiers signes de fatigue se font sentir. La mélatonine, qui prépare notre endormissement, grimpe tout doucement. Étant dépendante de l’absence de lumière, son action est diminuée en été, lorsque le soleil se couche tard. C’est aussi pour cette raison, qu’il est difficile de s’endormir en journée.

Pendant la nuit, la leptine, hormone de la satiété, et la vasopressine, hormone antidiurétique, veillent sur notre sommeil. La première régule notre faim tandis que la seconde nous évite d’aller aux toilettes. C’est aussi le moment où notre corps se repose et permet à notre énergie de se rétablir pour le lendemain.

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Pourquoi vous devriez vous lever plus tôt


Il est vrai que ce lever tôt, on peut accomplir plus de choses sans se stresser sur le temps de partir. Comme on dit l’avenir, appartiens à ceux qui se lèvent tôt
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Pourquoi vous devriez vous lever plus tôt

 

© thinkstock.

Source: The Independant

Chaque matin, la même douleur s’empare de vous à l’idée de quitter votre lit douillet et affronter la journée. Pourtant, il existe de nombreux avantages à se lever tôt.

Ancien oiseau de nuit, Leo Babauta se lève désormais tous les jours à 4h30. Une nouvelle habitude qui a eu de nombreux bienfaits sur sa vie quotidienne.

« À 6h30, j’ai déjà fait beaucoup plus de choses que la majorité des gens en une journée », explique-t-il.

Départ en douceur

Plus de réveil précipité, et de départ en trombe pour le boulot. En vous levant une heure plus tôt, vous avez le temps de déjeuner tranquillement et même vous payer le luxe de choisir votre tenue en fonction de la météo. De plus, en partant tôt, vous évitez l’heure de pointe et ses traditionnels embouteillages.

Petit-déjeuner

Il paraît que le petit-déjeuner est le repas le plus important de la journée, alors autant y consacrer du temps. En vous levant plus tôt, vous avez ainsi le temps de prendre un vrai petit-déjeuner, bien plus satisfaisant qu’une gaufre avalée sur le pouce.

Sport

Vous rêvez de reprendre une activité sportive, mais vous manquez d’énergie après une rude journée de travail? Dans ce cas levez-vous plus tôt, et profitez-en pour aller courir ou promener le chien.

Comment faire?

Si vous avez pour habitude de vous lever à 7h, n’espérez pas vous lever à 5h du matin du jour au lendemain. Le secret, c’est d’y aller doucement. Avancez votre réveil de quinze minutes pendant quelques jours, le temps de vous habituer, et faites cela graduellement jusqu’à ce que vous atteigniez l’heure de réveil que vous désirez.

Modifiez également l’heure à laquelle vous allez vous coucher en conséquence. Si vous avez pour habitude de regarder la télévision tard le soir, vous ne parviendrez pas à vous lever tôt le lendemain. N’hésitez donc pas à vous mettre tôt au lit, même si vous avez le sentiment que vous ne pourrez pas vous endormir directement, et lisez. Si vous êtes réellement fatigué, vous pourriez finir par vous endormir bien plus tôt que vous ne le pensiez.

Si vous êtes un adepte du bouton snooze, posez votre réveil loin de votre lit. Vous serez ainsi obligé de quitter vos draps chauds pour l’éteindre, et pourrez en profiter pour commencer votre journée plus tôt! Pour éviter la tentation de retourner au lit, trouvez également une bonne raison de vous lever. Faire du sport, méditer, lire un livre, préparer le déjeuner des enfants: profitez de ce temps en plus pour faire des choses que vous n’avez habituellement pas le temps de faire.

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L’effet nuisible du bouton "snooze" de notre réveil


Pour ma part, mon réveil est musical et il ne sonne qu’une fois. Pour avoir essayé le snooze, je trouve plus difficile de se lever sachant qu’il sonnera dans quelques minutes plus tard
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L’effet nuisible du bouton « snooze » de notre réveil

 

© thinkstock.

Si vous avez l’impression qu’il n’y a rien de mieux que les quelques minutes supplémentaires de sommeil que vous offre le bouton « snooze » de votre réveil, détrompez-vous.

Lorsque l’on a passé une mauvaise nuit ou si elle fut tout simplement trop courte, le bouton « snooze » de notre réveil peut sembler être un véritable sauveur; que ne ferions-nous pas pour quelques minutes supplémentaires dans les bras de Morphée?

Malheureusement, ce bouton « snooze » n’est pas aussi bienfaiteur que nous le pensions. En effet, d’après le psychologue spécialisé Michael Breus, il n’y a rien de plus mauvais que d’appuyer sur ce bouton après notre nuit de sommeil.

« Le bouton snooze est la pire invention pour le sommeil », a ainsi déclaré Michael Breus au Huffington Post. « Quand vous appuyez dessus, vous n’avez pas vraiment l’occasion de retrouver un bon sommeil profond et rafraîchissant. Vous êtes alors dans un sommeil léger et fragmenté. Donc, ce qui finit par se produire, c’est que les gens se sentent de plus en plus mal au plus ils appuient sur ce bouton ». 

D’après Michael Breus, nous nous sentirions bien plus mal et fatigués après avoir appuyé plusieurs fois sur le bouton « snooze » que si nous nous étions directement levés au premier son de notre réveil.

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Obésité, cancers, insomnie… Quand l’horloge biologique se dérègle


Notre horloge biologique synchronise nos cycles d’éveil, de sommeil, notre appétit, le niveau de production de certaines hormones. En ne respectons pas cette horloge de jour et nuit, nous changeons aussi le reste comme les travailleurs de nuit. Ils sont plus enclins a des problèmes de santé que ce soit le cancer, obésité, dépression et autre
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Obésité, cancers, insomnie… Quand l’horloge biologique se dérègle

 

L'«horloge biologique», mise en lumière par le prix Nobel de médecine lundi,... (123RF/Andrey Popov)

123RF/ANDREY POPOV

 

JOSHUA MELVIN, AMÉLIE BAUBEAU
Agence France-Presse
Paris

L’«horloge biologique», mise en lumière par le prix Nobel de médecine lundi, commande de nombreux mécanismes biologiques qui, s’ils se dérèglent, peuvent favoriser obésité, cancers et d’autres problèmes de santé.

Cette tour de contrôle, aussi appelée horloge interne, synchronise nos cycles d’éveil et de sommeil, notre appétit, le niveau de production de certaines hormones et même notre température corporelle.

Les trois chercheurs américains récompensés par le prix Nobel de médecine ont découvert comment fonctionne ce phénomène quand tout se passe bien: ils ont identifié les gènes qui permettent aux cycles de se mettre en place à l’intérieur de nos cellules, et décrit le rôle joué par la lumière pour les synchroniser.

Mais dans la réalité, nous maltraitons souvent cette horloge biologique et les besoins naturels qui en découlent, a expliqué à l’AFP Russell Foster, professeur spécialiste des rythmes circadiens (ceux qui se déroulent sur 24 heures) à l’université d’Oxford.

Nuits blanches, travail de nuit…

«L’horloge ne fonctionne pas bien parce qu’on la malmène beaucoup par le rythme de vie qu’on a actuellement, en faisant un peu n’importe quoi avec nos horaires», abonde Joëlle Adrien, directrice de recherche à l’INSERM et présidente de l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV).

De tels écarts ont des conséquences, qui peuvent aller d’altérations du comportement à un risque accru d’obésité et de cancer, comme l’ont montré plusieurs études sur les travailleurs de nuit ou en travail posté, tels que les infirmières ou les ouvriers aux 3×8.

En 2007, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé les modifications du rythme circadien, tel le travail de nuit, comme «probablement cancérigènes».

Ainsi, le corps humain ne s’adapte jamais tout à fait à des horaires décalés par rapport au rythme naturel, gouverné par la lumière du jour.

«Il n’existe aucun médicament dans le monde qui permette de synchroniser l’horloge, de l’avancer ou de la retarder», avertit Claude Gronfier, neurobiologiste à l’INSERM.

Une «étape passionnante»

Lorsqu’on se force à rester éveillé, cela maintient à un niveau élevé la production de l’hormone du stress, le cortisol, qui normalement décline à l’arrivée de la nuit.

Ce mécanisme permet de maintenir notre état de vigilance, mais a des effets délétères sur notre système immunitaire et, à long terme, peut favoriser des maladies comme le cancer.

Ce rythme de vie entraîne aussi souvent la prise de repas hors des horaires normaux, à un moment où le métabolisme tourne au ralenti et où les calories seront plus susceptibles d’être transformées en graisse que brûlées.

«Le rythme cardiaque augmente, la pression artérielle et le niveau d’insuline augmentent» à une heure inhabituelle, et «votre corps n’est pas prêt pour ça», résume pour l’AFP Hugh Piggins, professeur de neurosciences à l’université de Manchester.

Même à court terme, des perturbations des cycles éveil/sommeil comme celles provoquées par le décalage horaire peuvent être néfastes.

Prenez ainsi un vol Paris-Los Angeles: vous remontez de neuf heures dans le temps, vos horaires de repas et de coucher sont bouleversés. Résultat: des interactions plus difficiles, un manque d’empathie, du mal à tenir un raisonnement complexe ou même des difficultés de mémoire.

Dans cet état, les gens peuvent faire «des choses exagérément impulsives, comme griller un feu rouge, et ne pas mesurer les conséquences de leurs actions», explique le Pr Foster.

Des liens ont aussi été trouvés entre les perturbations de l’horloge interne et la dépression, les troubles bipolaires et cognitifs, la mémoire et même certaines maladies neurologiques.

Dans ce champ de recherche, la chronobiologie, les scientifiques étudient également comment l’heure où l’on administre un médicament peut influer sur son efficacité et ses effets secondaires.

«Nous arrivons à l’étape passionnante où nous pouvons commencer à utiliser cette connaissance (de l’horloge biologique, NDLR) pour comprendre ce qui se passe quand ces systèmes fonctionnent mal et, plus important encore, pour développer de nouvelles pistes thérapeutiques», souligné le Pr Foster.

http://www.lapresse.ca

Le jour à venir


Disons que je préfère une nuit complète pour dormir, cependant voir le jour se lever est une journée de plus pour ouvrir les yeux de ce qui nous entourent
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Le jour à venir

 

“Vivre, c’est se réveiller la nuit dans l’impatience du jour à venir, c’est s’émerveiller de ce que le miracle quotidien se reproduise pour nous une fois encore, c’est avoir des insomnies de joie.”

Paul-Emile Victor