Obésité, cancers, insomnie… Quand l’horloge biologique se dérègle


Notre horloge biologique synchronise nos cycles d’éveil, de sommeil, notre appétit, le niveau de production de certaines hormones. En ne respectons pas cette horloge de jour et nuit, nous changeons aussi le reste comme les travailleurs de nuit. Ils sont plus enclins a des problèmes de santé que ce soit le cancer, obésité, dépression et autre
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Obésité, cancers, insomnie… Quand l’horloge biologique se dérègle

 

L'«horloge biologique», mise en lumière par le prix Nobel de médecine lundi,... (123RF/Andrey Popov)

123RF/ANDREY POPOV

 

JOSHUA MELVIN, AMÉLIE BAUBEAU
Agence France-Presse
Paris

L’«horloge biologique», mise en lumière par le prix Nobel de médecine lundi, commande de nombreux mécanismes biologiques qui, s’ils se dérèglent, peuvent favoriser obésité, cancers et d’autres problèmes de santé.

Cette tour de contrôle, aussi appelée horloge interne, synchronise nos cycles d’éveil et de sommeil, notre appétit, le niveau de production de certaines hormones et même notre température corporelle.

Les trois chercheurs américains récompensés par le prix Nobel de médecine ont découvert comment fonctionne ce phénomène quand tout se passe bien: ils ont identifié les gènes qui permettent aux cycles de se mettre en place à l’intérieur de nos cellules, et décrit le rôle joué par la lumière pour les synchroniser.

Mais dans la réalité, nous maltraitons souvent cette horloge biologique et les besoins naturels qui en découlent, a expliqué à l’AFP Russell Foster, professeur spécialiste des rythmes circadiens (ceux qui se déroulent sur 24 heures) à l’université d’Oxford.

Nuits blanches, travail de nuit…

«L’horloge ne fonctionne pas bien parce qu’on la malmène beaucoup par le rythme de vie qu’on a actuellement, en faisant un peu n’importe quoi avec nos horaires», abonde Joëlle Adrien, directrice de recherche à l’INSERM et présidente de l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV).

De tels écarts ont des conséquences, qui peuvent aller d’altérations du comportement à un risque accru d’obésité et de cancer, comme l’ont montré plusieurs études sur les travailleurs de nuit ou en travail posté, tels que les infirmières ou les ouvriers aux 3×8.

En 2007, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé les modifications du rythme circadien, tel le travail de nuit, comme «probablement cancérigènes».

Ainsi, le corps humain ne s’adapte jamais tout à fait à des horaires décalés par rapport au rythme naturel, gouverné par la lumière du jour.

«Il n’existe aucun médicament dans le monde qui permette de synchroniser l’horloge, de l’avancer ou de la retarder», avertit Claude Gronfier, neurobiologiste à l’INSERM.

Une «étape passionnante»

Lorsqu’on se force à rester éveillé, cela maintient à un niveau élevé la production de l’hormone du stress, le cortisol, qui normalement décline à l’arrivée de la nuit.

Ce mécanisme permet de maintenir notre état de vigilance, mais a des effets délétères sur notre système immunitaire et, à long terme, peut favoriser des maladies comme le cancer.

Ce rythme de vie entraîne aussi souvent la prise de repas hors des horaires normaux, à un moment où le métabolisme tourne au ralenti et où les calories seront plus susceptibles d’être transformées en graisse que brûlées.

«Le rythme cardiaque augmente, la pression artérielle et le niveau d’insuline augmentent» à une heure inhabituelle, et «votre corps n’est pas prêt pour ça», résume pour l’AFP Hugh Piggins, professeur de neurosciences à l’université de Manchester.

Même à court terme, des perturbations des cycles éveil/sommeil comme celles provoquées par le décalage horaire peuvent être néfastes.

Prenez ainsi un vol Paris-Los Angeles: vous remontez de neuf heures dans le temps, vos horaires de repas et de coucher sont bouleversés. Résultat: des interactions plus difficiles, un manque d’empathie, du mal à tenir un raisonnement complexe ou même des difficultés de mémoire.

Dans cet état, les gens peuvent faire «des choses exagérément impulsives, comme griller un feu rouge, et ne pas mesurer les conséquences de leurs actions», explique le Pr Foster.

Des liens ont aussi été trouvés entre les perturbations de l’horloge interne et la dépression, les troubles bipolaires et cognitifs, la mémoire et même certaines maladies neurologiques.

Dans ce champ de recherche, la chronobiologie, les scientifiques étudient également comment l’heure où l’on administre un médicament peut influer sur son efficacité et ses effets secondaires.

«Nous arrivons à l’étape passionnante où nous pouvons commencer à utiliser cette connaissance (de l’horloge biologique, NDLR) pour comprendre ce qui se passe quand ces systèmes fonctionnent mal et, plus important encore, pour développer de nouvelles pistes thérapeutiques», souligné le Pr Foster.

http://www.lapresse.ca

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Le jour à venir


Disons que je préfère une nuit complète pour dormir, cependant voir le jour se lever est une journée de plus pour ouvrir les yeux de ce qui nous entourent
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Le jour à venir

 

“Vivre, c’est se réveiller la nuit dans l’impatience du jour à venir, c’est s’émerveiller de ce que le miracle quotidien se reproduise pour nous une fois encore, c’est avoir des insomnies de joie.”

Paul-Emile Victor

Une fois que le réveil a sonné, il n’y a rien de pire que de traîner quelques minutes au lit


Je déteste me faire réveiller par le réveil-matin, cependant, je me lève dès qu’il retentit, car pour le fermer, je dois me lever. Mieux, j’arrive à me conditionner de me réveiller avant que le son agressant se fait retentir
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Une fois que le réveil a sonné, il n’y a rien de pire que de traîner quelques minutes au lit

 

Un réveil. JEFF PACHOUD/AFP

Un réveil. JEFF PACHOUD/AFP

Repéré par Robin Panfili

Levez-vous. I-M-M-É-D-I-A-T-E-M-E-N-T. Appuyer sur Snooze ne rendra que les choses plus difficiles.

C’est un mauvais réflexe que tout le monde a déjà expérimenté. Réveillé, au petit matin, par la sonnerie agressive de votre réveil (ou de votre téléphone), vous balancez une fraction de seconde plus tard –après avoir jugé que vous méritez bien quelques minutes de sommeil en plus– maladroitement votre bras en direction de l’appareil afin de presser le bouton snooze qui, pour votre plus grand bonheur, vous offrira un court répit. Et, même si vous ne ressentez pas tout de suite les bienfaits de ces cinq minutes de repos supplémentaires, vous aurez tendance à penser que cela paiera tôt ou tard.

Or, malheureusement, il s’agit là d’une hypothèse erronée et d’un réflexe à proscrire, explique Dan Ariely, professeur de psychologie à l’université de Duke, aux États-Unis et spécialiste du comportement, dans un dialogue avec les lecteurs organisé par le Wall Street Journal. Repousser l’heure de votre réveil n’égayera pas votre matinée, explique-t-il. Bien au contraire, cela bouleverse votre cerveau et rend votre routine matinale plus douloureuse qu’autre chose. Pour Dan Ariely, la sonnerie de votre réveil ou de votre téléphone doit agir sur vous comme le signal qu’il est temps de se lever, à la manière du conditionnement théorisé par les expériences du médecin russe Ivan Pavlov.

Ne pas se laisser piéger

Comme le chien de cette expérience qui se mettait à baver au son d’une cloche car il avait compris que c’était le signe que sa gamelle était sur le point d’être servie, le réveil doit être, pour nous humains, le signe qu’il faut se lever sans attendre. Si vous vous levez systématiquement lorsque votre réveil se met en marche, selon le professeur, vos réveils seront bien plus faciles à digérer. En utilisant le bouton snooze, votre cerveau reçoit un message confus.

«Parfois, nous entendons le réveil et nous nous levons dans la foulée; parfois, nous l’entendons et nous le repoussons pendant dix minutes, puis vingt minutes, et ainsi de suite», explique-t-il.

Le New York Magazine résume:

«En d’autres mots, appuyer sur le bouton snooze rompt le lien mental entre le son de l’alarme et la nécessité de se lever, ce qui rend plus difficile la manière de déterminer quel est le bon moment de quitter votre lit.»

Fast Company s’était déjà intéressé, en 2013, à l’influence du bouton snooze sur le cerveau et, plus largement, sur l’organisme. La conclusion était plutôt claire: repousser l’heure de votre réveil ne comporte aucun bienfait à court-terme. Malgré la sensation de bien-être et l’illusion de se débarasser de la fatigue que l’on peut éprouver sur le moment, un sommeil ponctué de fréquentes interruptions n’a rien de très utile. Pire, il empêche d’attendre le sommeil profond, lui, véritablement réparateur qui vous fera vous sentir plus en forme.

Désormais, le mieux qu’il vous reste à faire est donc de régler votre réveil à l’heure où vous devez vraiment vous lever –et non quelques minutes avant, ce qui vous laisserait la possibilité de repousser l’heure– et quitter votre lit dès que ce dernier retentit. Sans exception. Essayez donc, votre corps vous en sera probablement reconnaissant.

http://www.slate.fr/

Un truc à faire absolument en se levant pour la santé


On préconise de boire de l’eau au réveil, ce qui aiderait a relancer le métabolisme et perdre du poids. Quoiqu’il en soit un bon grand verre d’eau le matin, ne fait pas tord et permet de s’hydrater en commençant la journée
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Un truc à faire absolument en se levant pour la santé

 

Un truc à faire absolument en se levant pour la santé

Allez, hop! Hors du lit.Photo Fotolia

Vous avez de la difficulté à vous sentir alerte dès le lever? Vous voulez perdre du poids? Boire un grand verre d’eau dès que vous mettez le pied hors du lit pourrait vous aider à y arriver.

Plusieurs dirigeants d’entreprises de haut calibre ont adopté cette habitude, selon le Business Insider, et une experte a corroboré les nombreux bienfaits de celle-ci.

Selon Raina Batayneh, nutritionniste, boire une bonne quantité d’eau tôt le matin relance le métabolisme. Si vous êtes déshydratés, votre métabolisme fonctionne au ralenti, donc un grand verre d’eau viendra donner un coup de pied dans l’engrenage.

Mais cet ajout à votre routine pourrait aussi vous permettre de perdre du poids.

«Lorsque nous ne sommes pas adéquatement hydratés, nous pouvons confondre la soif avec la faim, ce qui nous pousse à manger davantage», a affirmé Raina Batayneh au Business Insider. Cela reste vrai tout au long de la journée.

La déshydratation est aussi une cause typique d’un sentiment de manque d’énergie, de léthargie ou de somnolence. Après avoir dormi durant plus ou moins 8 heures, sans boire, évidemment, il est important de se réhydrater avec une bonne dose de H20.

Pour ceux qui ont plutôt l’habitude d’amorcer la journée avec un café, le verre d’eau est d’autant plus nécessaire. Le café est un léger diurétique – substance qui augmente le besoin d’uriner et qui accroît donc la déshydratation.

Maintenant, devriez-vous boire une tasse d’eau chaude avec une tranche de citron – par exemple – ou une chope d’eau bien glacée?

Certains experts affirment que boire de l’eau froide vous permet de brûler plus de calories, car votre organisme doit réchauffer celle-ci à la température de votre corps. D’autres estiment que l’effet est minime.

À vous de voir. Mais l’important c’est de boire (de l’eau)!

http://fr.canoe.ca/

De l’assiette à l’oreiller, il n’y a qu’un pas


Notre alimentation a des répercussions jusque dans notre sommeil. Ce que nous mangeons pourra déterminer si la nuit sera bonne ou au contraire mauvaise par des réveils réguliers
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De l’assiette à l’oreiller, il n’y a qu’un pas

 

L’alimentation influence la qualité du sommeil. © Photohraphee.eu/shutterstock.com

L’alimentation influence la qualité du sommeil. © Photohraphee.eu/shutterstock.com

Dis-moi ce que tu manges et je te dirai quel dormeur tu es. Voilà la conclusion de chercheurs américains en comparant le contenu de l’assiette et la qualité du sommeil. Quelles leçons  retenir pour bien dormir ?

« Des apports riches en acides gras saturés et en sucre altèrent la qualité de vos nuits », explique le Pr Marie-Pierre St-Onge (Institute of Human Nutrition, Columbia University Medical Centre, New York).

Les graisses saturées interrompent ces longues heures plongées dans vos rêves, indispensables à l’équilibre de votre organisme. Et les sucres rapides accentuent les phases de réveil nocturne. La consommation de fibres en revanche favorise les phases de sommeil profond. Autre point, une alimentation équilibrée favorise l’endormissement.

17 minutes pour s’endormir ?

Pour prouver cette corrélation alimentation-sommeil, les chercheurs ont suivi 26 volontaires, âgés de 35 ans en moyenne. Ces 13 hommes et 13 femmes présentaient un poids normal. Tous ont passé 5 nuits dans un « laboratoire du sommeil ». Chacun devait être au lit de 22 heures à 7 heures. En moyenne, sur les 9 heures de plages horaires prévues pour dormir, les volontaires ont passé 7h35 dans les bras de Morphée. Grâce à la polysomnographie, les chercheurs ont pu observer leur sommeil en deux phases : les premiers relevés ont été effectués à partir de la 3enuit, après 3 jours sous surveillance nutritionnelle. Puis à la 5e nuit après un jour entier pendant lequel les repas étaient riches en graisses.

Résultat, en cas de mauvaise alimentation,

« le sommeil est plus léger, mois réparateur et les réveils sont réguliers ».

Les personnes bénéficiant d’un régime équilibré mettent 17 minutes à s’endormir. Contre 29 minutes pour ceux dont les dîners étaient déséquilibrés. Autre point intéressant, ces altérations du sommeil en lien avec l’alimentation sont observées au jour le jour, et non au bout de plusieurs jours ou semaines d’alimentation déséquilibrée.

« Une seule journée au cours de laquelle les repas sont riches en graisses et en sucres suffit à modifier les paramètres du sommeil », expliquent les scientifiques.

Une information capitale quand on sait que « la qualité du sommeil joue aussi un rôle dans la prévention des maladies chroniques comme l’hypertension artérielle, le diabète et les maladies cardiovasculaires », notent les scientifiques.

  • Source : Journal of Clinical Sleep Medicine, janvier 2016

https://destinationsante.com

Il y a enfin une excuse génétique au fait de se lever tard


Il semblerait que les lève-tôt et les couches tard serait une question génétique, cependant est-ce qu’on peut simplement prendre des bonnes habitudes pour remettre les pendules à l’heure ?
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Il y a enfin une excuse génétique au fait de se lever tard

 

Good ******* morning mate! / Stepan Vrany via Flickr CC License By

Good ******* morning mate! / Stepan Vrany via Flickr CC License By

Repéré par Jean-Laurent Cassely

Notre patrimoine génétique pourrait déterminer en partie notre capacité à être apte tôt le matin ou pas.

L’excuse génétique que vous attendiez depuis longtemps pour justifier votre incapacité à vous lever tôt est enfin recevable. Le Guardian signale qu’une équipe de l’entreprise américaine de biotechnologies 23andMe, spécialisée dans la vente de décryptages de génome, a analysé le patrimoine génétique de près de 90.000 individus et comparé ces résultats aux réponses un questionnaire en ligne adressé aux mêmes personnes, portant sur leur rythme quotidien: plutôt lève-tôt ou plutôt couche-tard.

Les résultats, publiés dans Nature Communications, établissent une corrélation entre quinze variations génétiques et le fait de se sentir au mieux de ses capacités en matinée. Sept de ces quinze parties du génome humain sont associées à la régulation du rythme circadien, c’est-à-dire aux processus biologiques qui ont un cycle de 24 heures (à commencer par l’alternance veille/sommeil), note le site The Verge.

Ces matinaux sont aussi moins sujets aux insomnies, à la dépression et ont un IMC moins élevé que les couche-tard, mais les chercheurs précisent qu’ils n’ont pas identifié de relation de cause à effet entre ces associations.

L’année dernière, une précédente étude avait déjà identifié 80 gènes qui influençaient le fait que les mouches de fruit soient plus ou moins actives en fonction du moment de la journée. L’étude réalisée par 23andMe présente des limites et la méthode manque de rigueur sur certains points. Les chercheurs n’ont pas pris en compte la localisation des répondants ni la saison au cours de laquelle ils ont répondu en ligne. Mais vous n’êtes pas obligé d’évoquer ces réserves à votre patron si vous souffrez d’une panne de réveil. Sachez qu’il existe aussi des études qui expliquent les retards compulsifs.

http://www.slate.fr/