Quand vient la nuit


Des fois, la vie semble est un obstacle elle-même, il est difficile d’y voir clair, pourtant une lueur subsiste en nous pour redonner l’espoir, un jour plus beau
Nuage

Quand vient la nuit

 

 

Quand vient la nuit, éteignez vos soucis et allumez vos rêve

Inconnu

Ce que les dormeurs «agités» nous apprennent sur les rêves


Il existe un verrou dans le tronc cérébral qui bloque les muscles quand nous rêvons. Certains par contre, l’on perdu avec les années. Ce que cela change est lors de cauchemar, notre corps réagit et on peut par exemple tomber en bas de son lit pour s’enfuir comme dans le rêve. Vers la cinquantaine, ces rêves sans verrou peuvent être un signe avant-coureur de la malade de Parkinson. Ce qui est aussi étonnant, c’est que chez les Parkinson lors d’un cauchemar, ils réussissent a faire des gestes et parler clairement, alors que le jour c’est tout le contraire. Ce qui semble dire que dans le cerveau, les rêves auraient la clé pour un traitement efficace et peut-être même une guérison
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Ce que les dormeurs «agités» nous apprennent sur les rêves

Sweet dreams? | Annie Spratt via UnsplashLicense by

Sweet dreams? | Annie Spratt via UnsplashLicense by

Isabelle Arnulf

Durant le sommeil, un «verrou» dans le cerveau nous empêche de réaliser pour de bon les actions que nous effectuons en rêve. Chez certains patients, celui-ci ne fonctionne plus.

«Docteur, j’ai fait un rêve cette nuit. Dans ce rêve, j’étais assis à l’arrière d’un bus. Et voilà que monte un grand type, méchant, costaud… Il s’avance, va au premier rang et étrangle le premier passager. Puis il va au second rang et tue le passager suivant. Moi je suis au fond, j’ai peur, je me cache derrière mon siège. Je me dis que je vais mourir. Je me glisse entre ses jambes, la porte du bus s’ouvre, je saute. Je me réveille sur ma descente de lit, par terre. Je me suis fracturé le poignet.»

Ce rêve nous a été raconté par un patient, dans notre service des pathologies du sommeil, à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris. Est-il normal de faire un tel cauchemar? Oui. Contrairement à ce qu’on peut penser, nos rêves dramatisent beaucoup notre quotidien, ils simulent souvent des menaces –on pense même qu’ils servent aussi à ça, anticiper les épreuves et nous y préparer.

Ce qui n’est pas normal, en revanche, c’est de tomber du lit. Habituellement quand on dort, on est calme, on ne bouge pas. Mais alors que se passe-t-il? Prenons l’exemple d’un autre patient, endormi dans notre laboratoire et filmé durant son sommeil. Il rêve qu’il est attaqué par des ptérodactyles. Il protège son visage avec ses bras, puis il se défend avec son oreiller.

Ce patient est dans le sommeil paradoxal, celui où on fait des rêves déjantés. Le sommeil paradoxal a été découvert par Michel Jouvet, grand scientifique qui nous a quittés l’an dernier. On l’appelle «paradoxal» car normalement, durant cette phase, le cerveau demeure en ébullition alors que les muscles, eux, sont activement bloqués. Cette phase dure au plus vingt minutes, sur un cycle de sommeil de quatre-vingt-dix minutes.

Les réactions de l’individu sont alors inhibées. Dans le cerveau, une sorte de «verrou» paralyse les muscles et empêche le dormeur d’extérioriser son rêve. Ce verrou a été identifié en 2016 par notre équipe à l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM). Il est situé au milieu du tronc cérébral, dans la partie basse du cerveau, et permet que nos rêves restent dans notre tête.

Chez certaines personnes, ce verrou ne fonctionne plus. On ne sait pas encore le réparer, mais on peut malgré tout apaiser leurs nuits, éviter qu’elles se blessent ou blessent leur conjoint.

Des cauchemars agités vers la cinquantaine

Depuis vingt ans, nous suivons ces personnes qui ont des cauchemars agités vers l’âge de la cinquantaine. Dans la journée elles sont très bien, et aussi très bien dans leur peau. Ce que l’on a découvert, c’est que quelques années après, une partie d’entre elles développe la maladie de Parkinson, caractérisée par la destruction d’une population spécifique de neurones. Celle-ci se manifeste généralement par une lenteur des mouvements et des tremblements.

Dans les six ans qui suivent le diagnostic de ces cauchemars agités, la moitié des patients déclare une maladie de Parkinson, selon l’étude publiée par une équipe de Barcelone en 2014.

D’un côté, c’est une mauvaise nouvelle, car ça veut dire que le trouble est souvent annonciateur de cette maladie. Mais de l’autre, c’est une bonne nouvelle, car on va avoir une fenêtre de six ans environ pour essayer tout ce qui peut protéger la personne concernée du développement de cette maladie, par exemple de l’exercice physique. Les chercheurs testent un anticorps pour essayer d’attraper le produit toxique –l’alpha-synucléine– qui s’accumule dans le cerveau et provoque la maladie.

Attaqué par des caïmans, il brandit sa table de nuit

Une fois que cette maladie est installée, les cauchemars agités continuent. Six Parkinsoniens sur dix crient dans leur sommeil, bougent, vivent leurs rêves, comme montré dans l’article que j’ai publié en 2012. En interrogeant et en examinant ces patients, nous avons eu une autre surprise.

Dans mon bureau, un patient parkinsonien m’a raconté son rêve, dans lequel il était attaqué par des caïmans.

«J’étais sur un canoë et je tapais avec ma pagaie pour me défendre», m’a-t-il rapporté.

Assise à ses côtés, sa femme m’a dit:

«C’est incroyable, il était dans le lit, il criait: “il y a des caïmans!” Il a pris la table de nuit en chêne, il l’a brandi. Mais ça, il n’est pas capable de le faire dans la journée! Et même pour parler… Avec son niveau de Parkinson, il a une toute petite voix. Tandis que là, il criait distinctement.»

Ce phénomène de guérison transitoire, nous l’avons exploré chez une centaine de patients: c’est toujours vrai! Quand on les examine la nuit, au moment de ces comportements, la maladie de Parkinson a disparu…

L’espoir de faire disparaître les symptômes de Parkinson

Vous imaginez l’espoir que ça représente. Cela veut dire qu’il y a dans le cerveau un circuit alternatif qui là est démasqué –avec la perte du verrou. Ce circuit fait que le système moteur refonctionne correctement pour un moment. Il ne s’agit pas d’un miracle, simplement de la preuve qu’il existe d’autres voies de signalisation motrice qui ne sont pas affectées par la maladie de Parkinson.

Si on réussissait à activer ce système volontairement, on pourrait peut-être faire disparaître les symptômes de la maladie. Ainsi, avec cette nouvelle neurologie des rêves, on a un espoir immense de réussir à protéger des personnes contre l’arrivée de la maladie, et peut être à les guérir.

Nous avons filmé un autre de nos patients durant son sommeil. On voit cet homme en train de mimer le fait qu’il mange un sandwich. On voit à quoi il rêve, même si lui ne s’en rappelle pas au réveil. Ces comportements nocturnes nous apportent, pour la première fois dans l’histoire de la recherche, la vision en direct de l’action du rêve.

De plus, l’imagerie cérébrale, l’électro-encéphalogramme et le récit du rêve par le patient à son réveil sont utilisés pour ces recherches en psychologie cognitive et neurosciences dont les implications vont bien au-delà du traitement des pathologies du sommeil.

Les «non-rêveurs» rêvent mais ne s’en souviennent pas

On pourrait donc, grâce à ces patients, découvrir beaucoup de choses sur les rêves, par exemple savoir s’il existe vraiment des personnes qui ne rêvent jamais ou bien si ces personnes rêvent mais ne s’en rappellent pas une fois réveillées. C’est plutôt la deuxième hypothèse qui serait la bonne. En effet, nous avons observé chez nos patients que mêmes ceux qui se disent «non rêveurs» ont des comportements agités la nuit.

On espère aussi savoir, un jour, à quoi servent les rêves. Est-ce qu’ils servent à consolider nos apprentissages de la journée? Pour cela, on pourrait faire apprendre quelque chose aux patients avant de dormir et voir si ils refont les mêmes gestes dans leur sommeil. Nous avons fait apprendre un texte avant de dormir à dix-huit patients et l’un d’entre eux en a intégré des éléments dans l’un de ses rêves agités filmé la nuit même, comme rapporté dans notre article.

Autre piste: est-ce que les rêves servent à mémoriser et à nous constituer des souvenirs? Les mimes nocturnes de nos patients sont, en tout cas, un outil fantastique pour essayer de comprendre leur fonction.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

http://www.slate.fr/

Liberté


La liberté individuelle et la liberté de tous ne sont pas innées. Nous devons protéger la liberté de choisir, de pensée et de parler.
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Liberté

 

 

Essaie de ne jamais oublier tes rêves. La vie, les gens, tous essaieront de t’empêcher d’être libre. La liberté, c’est un boulot de tous les jours. Un boulot à plein temps.

Henri Loevenbruk

La vie


Je trouve que ce texte me représente bien .. Et j’espère pour plusieurs d’entre vous
Nuage

 

La vie

 

La vie m’a arraché les larmes .. Mais elle n’a pas réussi à effacer mon sourire.
La vie m’a brisé le coeur… Mais elle n’a pas réussi à froisser mon âme.
La vie m’a dérobé plusieurs envies … Mais elle ne m’a jamais dépouillé de mes rêves.
La vie pourra au fil du temps, m’imposer des rides sur le visage … Mais elle ne fera jamais vieillir mon coeur

Inconnu

Un rêve


Ce rêve n’est pas encore réalisé malgré l’espoir de Martin Luther King. Pourtant, il n’y aurait tellement de problèmes, de conflits qui n’existeraient plus, si seulement nous arrêtions de se comporter en étranger entre race. Car dans le fond, nous venons tous d’un même ancêtre
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Un rêve

 

 

 

“J’ai le rêve qu’un jour mes quatre enfants vivront dans une nation où ils ne seront pas jugés pour la couleur de leur peau, mais pour leur caractère.”

Martin Luther King

Ce que l’on dit le plus souvent en dormant


Depuis quelques jours, on s’intéresse beaucoup aux gens qui parlent dans leur sommeil, des scientifiques ont même pu déterminées les mots le plus souvent dit pendant que l’on dort. Je crois que certains vulgaire sont quand même des mots que l’on utiliserait en état d’éveil, car je ne me vois pas dire putain quand j’ai ce mot en horreur et je ne l’utilise jamais dans mon vocabulaire, sauf dans des cas rares et spécifiques pour dénoncer l’utilisation de ce mot …
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Ce que l’on dit le plus souvent en dormant

 

non

Le mot que l’on prononce le plus souvent en dormant : non !

Pour la première fois, une analyse de grande ampleur de ce que nous disons pendant notre sommeil a révélé que l’on prononce souvent des phrases négatives et des jurons.

Bénédicte Salthun-Lassalle

Avez-vous déjà été réveillé en pleine nuit par la personne qui dort à côté de vous parce qu’elle vous parlait ou prononçait des mots incohérents ? Balbutiait-elle ce genre de phrases ? : 

« Non, t’as vu », « Oh non, Oh non », « Aaaaah putain », « Ah mince, y a rien, merde ! », « Oui bon ça va oh ! », « Trop plus où suis-je ? », « Qui coince là »…

En tout cas, ce sont-là des exemples des mots et phrases qu’Isabelle Arnulf, de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, et ses collègues linguistes et orthophonistes ont enregistré et analysé durant une à deux nuits chez 232 sujets recrutés parce qu’ils parlaient beaucoup en dormant. Et le mot le plus souvent prononcé en dormant est « non ».

Les raisons pour lesquelles certaines personnes parlent dans leur sommeil n’ont pas fait l’objet de beaucoup d’études, parce qu’en soi, ce n’est pas très grave (sauf pour le partenaire dans le lit). Selon une étude récente, près de 70 % des adultes rapportent avoir déjà parlé en dormant, mais seuls 6,3 % s’exprimeraient au moins une nuit par semaine. Et le discours à haute voix interviendrait aussi bien en sommeil lent (sans mouvement rapide des yeux, correspondant aux phases d’endormissement et de sommeils léger et profond) qu’en sommeil REM (le stade paradoxal en fin de nuit). Mais en général, ceux qui parlent le plus souvent la nuit présentent des troubles du sommeil lent, comme le somnambulisme et les terreurs nocturnes, ou des troubles du comportement en sommeil REM, avec des gestes et des mouvements plus ou moins violents. Alors est-ce que parler en dormant signifie quelque chose ? De quel type de langage s’agit-il ?

Isabelle Arnulf et ses collègues ont réalisé la plus grande étude d’analyse du langage pendant le sommeil. Parmi leurs sujets très bavards, âgés en moyenne de 50 ans, 15 ne présentaient aucun trouble du sommeil, 129 gesticulaient en sommeil REM, 87 étaient somnambules ou avaient des terreurs nocturnes et 1 souffrait d’apnée du sommeil. Plus de 880 discours ont été enregistrés, 59 % d’entre eux n’ayant aucun sens ou étant incompréhensibles à l’oreille : c’étaient des cris, des murmures, des rires, des marmottements. Probablement parce que le sommeil s’accompagne souvent d’une inhibition partielle des muscles moteurs, notamment de ceux nécessaires à l’articulation.

Mais les volontaires ont aussi prononcé 3349 mots compréhensibles (361 phrases). Le terme le plus fréquent était « non ». D’ailleurs, les phrases négatives représentaient 20 % des discours, les interrogatives 26 %. Et près de 10 % des mots étaient des injures ou des obscénités, le mot « putain » étant prononcé 800 fois plus la nuit que le jour par l’ensemble des participants. Et si aucun juron n’était utilisé, la phrase n’était pas agréable pour autant dans 22 % des cas… C’était par exemple : « Mais c’est pas possible ça ! » ou, plus agréable : « Faire un bébé à Stéphanie de Monaco ».

Les chercheurs ont aussi montré que les phrases n’étaient pas si différentes de celles prononcées la journée, car elles étaient en général grammaticalement correctes. Ce qui signifie que les mêmes régions cérébrales, celles du langage, sont actives aussi bien le jour que la nuit. Toutefois, les formules de politesse, avec « bonjour », « S’il vous plait », étaient bien moins fréquentes (12 % des phrases) en dormant qu’en étant éveillé.

Alors comment interpréter cette agressivité verbale nocturne ? C’est probablement lié à la levée d’inhibition du cerveau endormi et au contenu des rêves, qui, dans l’ensemble, sont souvent conflictuels ou effrayants, car insensés. Mais cela ne signifie rien, car le cerveau endormi est alors dans un état de cacophonie, sans réel contrôle de son activité d’ensemble.

http://www.pourlascience.fr

Ces chercheurs ont écrit un mode d’emploi pour contrôler ses rêves


Est-ce que cela vaut la peine de couper son sommeil délibérément pour se souvenir d’un rêve ? Enfin ceux que cela intéresse, il y a un mode d’emploi facile a suivre si ce n’est que de se réveiller volontairement pour se rendormir
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Ces chercheurs ont écrit un mode d’emploi pour contrôler ses rêves

Crédits : Adelaide.edu

Le rêve lucide est une pratique qui consiste à prendre les manettes de ses rêves. Si le concept paraît intéressant, maîtriser une telle pratique relève d’un important – et complexe –  effort psychique.

Au XIXe siècle, le marquis Léon d’Hervey de Saint-Denys publiait un mode d’emploi fondateur pour s’emparer de ses songes. Celui-ci a inspiré, dans les 80’s, le psychophysiologiste Stephen LaBerge, qui a remis cette to do list au goût du jour. C’est de cette dernière mise à jour que sont partis des psychologues de l’université d’Adélaïde, en Australie, pour publier en septembre dans la revue Dreaming leur propre mode d’emploi pour prendre contrôle de ses rêves.

Sur le site de l’université, les chercheurs indiquent que la clé du rêve lucide réside dans une combinaison de trois techniques. Tout d’abord, le test de réalité, qui consiste à prendre l’habitude de vérifier couramment soi-même son environnement, afin de s’assurer qu’on ne rêve pas.

Ensuite, l’interruption délibérée du sommeil, toutes les cinq heures, pour se rendormir et se plonger dans une phase de sommeil paradoxal – où les chances de rêver sont plus élevées.

Enfin, la technique de l’ « auto-induction mnésique », mise au point par Stephen LaBerge, qui consiste à se répéter frénétiquement « dans mon prochain rêve, je me souviendrai que je rêve », avant l’endormissement. Et ce combo fonctionnerait.

Chez les 47 cobayes qui ont combiné les trois techniques pour les besoins de l’expérience, le taux de rêve lucide s’est trouvé augmenté de 17 % après deux semaines, pour 12 minutes de rêve lucide par semaine.

http://www.ulyces.co

La beauté de la vie


Pourquoi on s’isole, quand tout semble noir quand les choses vont mal, alors qu’il que devrions regarder autour de nous et voir que la beauté des gens, de la nature, des animaux sont toujours présent
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La beauté de la vie

 

La vie est pleine de beauté. Remarquez-le. Remarquez le bourdon, le petit enfant et les visages souriants. Sentez l’odeur de la pluie et sentez le vent. Vivez votre vie à votre plein potentiel et persévérez dans vos rêves. »

Ashley Smith

Les gros dormeurs font plus de cauchemars


Il y a beaucoup de facteurs qui peuvent faire des cauchemars pendant le sommeil paradoxal. Les maladies psychiatriques, la détresse psychologique, les soucis etc. Cependant, il semble que les soucis, l’inquiétude et le nombre d’heure de sommeil, c’est à dire 9 heures et plus, augmenterais les risques de mauvais rêves
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Les gros dormeurs font plus de cauchemars

 

Marie-Céline Jacquier
Journaliste

Cauchemars seraient plus fréquents chez les personnes qui dorment plus de neuf heures par nuit, selon des chercheurs britanniques, qui ont repéré aussi d’autres facteurs. Donc, si vous faites trop de cauchemars, faites sonner votre réveil plus tôt…

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Les cauchemars sont plus fréquents après un traumatisme ou en cas de troubles psychiques.
  • Une étude sur plus de 800 personnes montre que les soucis quotidiens et la durée du sommeil sont liés aux cauchemars.
  • Par ailleurs, plus le sommeil est long, plus la période de sommeil paradoxal le sera, ce qui pourrait être l’explication.

Personne n’aime faire des cauchemars. D’autant plus que ces mauvais rêves peuvent empêcher de profiter d’un sommeil réparateur. Les cauchemars sont fréquents après un évènement traumatisant ou stressant (décès d’un proche, examen…), et chez les personnes souffrant d’un choc post-traumatique (attentat, guerre, violences…). Mais beaucoup font des cauchemars de temps à autres et environ 5 % de la population en ferait toutes les semaines.

Les troubles psychiatriques sont associés à une fréquence de cauchemars plus élevée. Par exemple, la moitié des personnes qui ont une personnalité « limite » en feraient souvent et au moins 10 % des schizophrènes en seraient victimes. De plus, les cauchemars sont corrélés à la détresse psychologique, l’automutilation et les comportements suicidaires.

Mais quels facteurs favorisent les cauchemars ? Pour répondre à cette question, des chercheurs de l’université d’Oxford (Royaume-Uni) ont mené une étude sur les cauchemars au sein de la population générale. L’équipe a recruté 846 personnes par des annonces dans les médias et dans des bases de données de candidats pour des études sur le sommeil.

Les participants ont complété une enquête en ligne. Ils devaient par exemple indiquer le nombre et la gravité des cauchemars vécus au cours des deux semaines précédentes. Ils ont aussi répondu à des questions sur leur vie : divorce récent, tendance à se faire du souci, quantité de sommeil, consommation d’alcool Les résultats sont présentés dans la revue Social Psychiatry and Psychiatric Epidemiology.

Le sommeil paradoxal est le moment privilégié pour les rêves. Si la durée du sommeil est plus longue, le nombre de ces épisodes est plus grand, la probabilité de faire un cauchemar aussi. © lassedesignen, Fotolia

Le sommeil paradoxal est le moment privilégié pour les rêves. Si la durée du sommeil est plus longue, le nombre de ces épisodes est plus grand, la probabilité de faire un cauchemar aussi. © lassedesignen, Fotolia

Les soucis et un sommeil long favorisent les mauvais rêves

Sans surprise, le fait de s’inquiéter pour l’avenir était lié au risque de cauchemars et à leur gravité. C’était même le principal facteur associé aux cauchemars. En effet, si on rumine ses soucis en allant se coucher, cela alimente les rêves en éléments négatifs, d’où le plus grand nombre de cauchemars. Car les rêves sont souvent le reflet des expériences vécues la journée. Un cercle vicieux peut s’instaurer : les soucis quotidiens alimentent les cauchemars qui amplifient l’inquiétude le lendemain, etc.

L’équipe a aussi trouvé un lien, statistiquement plus faible, entre la fréquence des cauchemars et le fait de dormir plus de neuf heures par nuit. Une hypothèse est que le fait de dormir plus longtemps augmente le temps passé dans le sommeil paradoxal, phase du sommeil où les rêves sont les plus fréquents. Ce phénomène pourrait se combiner avec les soucis : les personnes qui font des cauchemars ont tendance à avoir un sommeil perturbé, ce qui accroît leurs soucis et les fait dormir plus le reste de la semaine, et ils font encore des cauchemars…

Le saviez-vous ?

Le sommeil paradoxal est un stade du cycle du sommeil pendant lequel ont lieu les rêves dont on se souvient. Il se caractérise notamment par des mouvements rapides des yeux (rapid eye mouvement ou REM, en anglais).

L’exercice physique n’a pas paru associé au risque de cauchemar, ni l’alcool, ce qui peut paraître surprenant. Les expériences hallucinogènes et la paranoia étaient, elles, associées aux cauchemars.

Les chercheurs conseillent donc aux personnes qui dorment plus de neuf heures et qui font beaucoup de cauchemars de se contraindre à dormir moins.

http://www.futura-sciences.com/