San Francisco interdit la reconnaissance faciale


San Francisco est une ville de haute technologie, mais ils vont probablement opter pour interdire la reconnaissance faciale si le vote est accepté. Il y a des pour comme par exemple un danger d’un profilage racial, de vivre dans une ville tout en étant constamment surveillée … Et d’autres croient que pour la disparition d’enfants ou de trafic sexuel, c’est un outil qu’on ne devrait pas interdire. Par contre, il y toujours les caméras de surveillance publique qui peuvent servir pour des enquêtes
Nuage.


San Francisco interdit la reconnaissance faciale


Un homme tient un téléphone devant son visage, sur lequel sont projetés des dizaines de points blancs.

La reconnaissance faciale comporte des risques pour la sécurité, selon des experts. Photo: iStock


  • Agence France-Presse

San Francisco, capitale des hautes technologies, est devenue la première ville américaine à bannir l’utilisation d’outils de reconnaissance faciale par la police et d’autres agences du gouvernement local. Ces technologies suscitent des inquiétudes croissantes en matière de respect de la vie privée.

Huit des neuf membres du conseil municipal de la mégalopole californienne se sont prononcés en faveur de la nouvelle réglementation, qui ne s’appliquera ni aux aéroports ni aux sites régulés par les autorités fédérales. La réglementation doit encore faire l’objet d’un vote de procédure la semaine prochaine, mais il est peu probable qu’elle ne soit pas adoptée.

Il sera illégal pour tout département d’obtenir, de conserver, d’avoir accès à ou d’utiliser une quelconque technologie de reconnaissance faciale ou une quelconque information obtenue à partir d’une technologie de reconnaissance faciale, détaille un paragraphe du long document présentant la nouvelle réglementation.

Des risques plus grands que les avantages

Pour ses partisans, l’utilisation de logiciels et de caméras en vue d’identifier des personnes n’est pas encore au point, a estimé l’élu Aaron Peskin.

Cette technologie va exacerber l’injustice raciale et menacer notre capacité à vivre libre de toute surveillance permanente par le gouvernement, précise la réglementation.

La propension à ce que la technologie de reconnaissance faciale mette en danger les droits civils et les libertés civiques contrebalance nettement ses prétendus bénéfices.

L’interdiction s’inscrit dans le cadre d’une réglementation plus vaste portant sur l’utilisation des systèmes de surveillance et sur l’audit des politiques en la matière. Elle prévoit des conditions plus strictes et la nécessité d’une approbation préalable de tels systèmes par le conseil pour les agences municipales.

Une interdiction similaire est envisagée à Oakland, de l’autre côté de la baie de San Francisco. Cette région abrite des géants des nouvelles technologies comme Facebook, Twitter, Uber ou Alphabet, la maison mère de Google.

Un atout pour la police?

La surveillance par reconnaissance faciale suscite des craintes liées aux risques que des personnes innocentes soient identifiées à tort comme étant des délinquants et que ces systèmes empiètent au quotidien sur la vie privée.

Toutefois, pour les partisans de cette technologie, elle peut aider la police à lutter contre la criminalité et à rendre les rues plus sûres.

L’arrestation de criminels par la police a été portée à son crédit, mais elle est également responsable d’identifications erronées.

La reconnaissance faciale peut être utilisée pour la surveillance générale en association avec des caméras vidéo publiques et peut être utilisée d’une manière passive ne requérant pas la connaissance, le consentement ou l’adhésion de la personne concernée, relève la puissante Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) sur son site Internet.

Le plus grand danger est que cette technologie soit utilisée pour des systèmes de surveillance classiques et au-dessus de tout soupçon, ajoute-t-elle.

Retrouver des enfants disparus ou combattre le trafic sexuel

À San Francisco, un groupe local de résidents luttant contre la criminalité, Stop Crime SF, considère pour sa part que la reconnaissance faciale peut aider à retrouver des enfants disparus ou des personnes atteintes de démence, ou encore à combattre le trafic sexuel.

Cette technologie va s’améliorer et pourrait se révéler un outil utile pour la sécurité publique si elle est utilisée de manière responsable et avec le plus grand soin. Stop Crime SF

Nous devrions laisser la porte ouverte à cette possibilité, argue le groupe dans un communiqué.

Une réalité en Chine?

La Chine s’est dotée de vastes réseaux de caméras de surveillance sur tout son territoire. L’utilisation par Pékin de caméras de reconnaissance faciale dans le cadre d’un système de surveillance généralisée de la population musulmane dans la province du Xinjiang est d’ailleurs dénoncée par l’organisation non gouvernementale (ONG) Human Rights Watch.

Le quotidien américain The New York Times a rapporté récemment que les autorités chinoises se servent de cette technologie pour repérer les membres de la minorité musulmane des Ouïgours. Le système est programmé pour ne chercher que les personnes arborant les caractéristiques physiques caractéristiques des membres de cette minorité.

Ce serait le premier exemple connu de l’utilisation de l’intelligence artificielle par un gouvernement en vue de faire du profilage racial

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À Sorel-Tracy : La fin des amitiés Facebook entre profs et élèves


Avec les médias sociaux comme Facebook, les vidéos … certains pensent que tout est permis et il y a eu du débordement qui a entacher la réputation de professeur et causer du trouble avec les élèves .. Je pense que certains règlements sont nécessaire même si parfois cela semble rigide ..
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À Sorel-Tracy  : La fin des amitiés Facebook entre profs et élèves

 

À Sorel-Tracy - La fin des amitiés Facebook entre profs et élèves

Finies les amitiés Facebook entre élèves et professeurs à Sorel-Tracy, en Montérégie.

© Agence QMI / Archives

Agence QMI

SOREL-TRACY – La Commission scolaire de Sorel-Tracy s’attend désormais à ce que son personnel adopte un comportement éthique, et ce, même en dehors des heures de classe.

Finies les amitiés Facebook entre élèves et professeurs à Sorel-Tracy, en Montérégie. Les photos de professeurs qui font un peu trop la fête sont à proscrire sur leur page personnelle.

Voilà le contenu d’une nouvelle politique d’utilisation des médias sociaux et des nouvelles technologies qui sera adoptée par la commission. Les comportements des professeurs sur leur lieu de travail, mais aussi dans leur quotidien, seront désormais désapprouvés.

«Nous n’avions pas de politique qui encadrait l’utilisation des ordinateurs et des médias sociaux, a expliqué le directeur des communications de la Commission scolaire de Sorel-Tracy, Éric Choinière. Avant, c’était plus libre. Oui, nous laissons à la disposition des membres du personnel et des élèves de l’équipement, mais nous leur rappelons leurs responsabilités.»

Règles de conduite

Avec l’avènement des médias sociaux et prochainement, des tablettes électroniques en classe, la commission souhaite que chacun se conforme à des règles de conduite.

Dans cette politique, qui entrera en vigueur le 1er mai prochain, on parle entre autres du respect de la vie privée, de droit d’auteur et on interdit le téléchargement, l’utilisation abusive à des fins personnelles ou illégales des ressources informationnelles, la propagande et le harcèlement sous toutes ses formes.

«C’est tolérance zéro pour le harcèlement ou l’intimidation, a mentionné M. Choinière. Nous voulons que les personnes qui utilisent notre équipement aient une base et qu’ils sachent que l’on ne peut pas les utiliser n’importe comment. Nous interdisons, par exemple, aux personnes de les utiliser pour harceler d’autres personnes ou pour enfreindre la loi comme pour aller sur des sites pornographiques.»

Professeurs et médias sociaux

On rappelle également aux professeurs leurs responsabilités envers l’établissement même en dehors des heures de travail et sur les médias sociaux. On leur demande de ne pas exposer des renseignements confidentiels, faire de la diffamation ou parler au nom de la commission scolaire.

«Plusieurs professeurs désirent être amis avec leurs élèves, mais nous leur déconseillons de le faire que ce soit sur les médias sociaux ou en dehors de l’école, a souligné Éric Choinière. L’enseignant doit conserver son autorité et être un modèle. C’est certain qu’il perd sa crédibilité si des parents ou un élève l’a vu sur une “brosse” pendant la fin de semaine.»

Sanctions graves

La politique prévoit des sanctions si un des utilisateurs ne respecte pas ses règles.

«Dépendamment de la gravité de l’infraction, cela peut aller de la réprimande à l’interdiction d’avoir accès aux ressources informationnelles, a-t-il dit. Cela peut également se rendre jusqu’au congédiement ou à la suspension de l’école pour un élève.»

De plus, la commission se réserve le droit, dans des circonstances particulières, d’accéder aux matériels informatiques.

«L’article, paru sur les fonctionnaires de la fonction publique, a forcé plusieurs institutions à réfléchir, a fait savoir le directeur des communications. Même si nous respectons la vie privée du personnel, on se laisse le droit de vérifier ce qui se passe et de contrôler ce qui se fait pendant les heures de travail.»

http://fr.canoe.ca