Raconter l’horreur sans transmettre la haine


 Le Rwanda a des leçons a donner au monde entier pour s’être relever du génocide de Tutsis par le Hutus. Ils ne veulent pas oublier la perte des millions de personnes àla suite a ces horreurs, il y a 25 ans. Cependant, ils veulent que leur histoire soit gravé dans l’humilité et l’harmonie entre rescapés et bourreaux. Même les écoles organisent des visites guidées pour expliquer l’origines du génocide et de se considérer les deux ethnies comme des Rwandais. Ils veulent que les jeunes puissent avoir un esprit critique pour lutter contre de telles horreurs et qu’il est important de comprendre que même qu’il y avait des Hutus gentils à cette époque et que les enfants des bourreaux sont innocents … C’est un discours plein d’espoir
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Raconter l’horreur sans transmettre la haine

 

Vingt-cinq ans après le  génocide de 1994 contre les Tutsis, le Rwanda est un pays très jeune. Soixante pour cent de la population est née après le drame. Transmettre la mémoire de cette tragédie aux nouvelles générations est donc aujourd’hui une priorité dans le pays.

Par Jean-François Bélanger

Edmond Niyonsaba revient régulièrement à Ntarama. Plusieurs fois par année, lorsqu’il en a le temps et les moyens, il emprunte un transport en commun pour venir marcher dans le jardin paisible autour de cette église en ruines. Parfois, l’envie lui prend dès le réveil. Un besoin irrépressible d’échanger avec les siens, de retrouver ses racines.

 Edmond Niyonsaba regarde des crânes exposés dans une vitrine.

Edmond Niyonsaba à l’église de Ntarama. Photo : Radio-Canada/Jean-François Bélanger

Car ses parents se trouvent ici, quelque part. Peut-être dans l’ossuaire au pied du monument érigé juste à côté. Peut-être parmi les dizaines de crânes exposés dans une vitrine dans ce qui reste de l’église. Les ossements ont été laissés sur place comme preuve de l’horreur absolue qui s’est déroulée ici.

Le 15 avril 1994, 5000 Tutsis ont été massacrés dans cette église. Ils pensaient être à l’abri dans la maison du Seigneur, mais le rempart symbolique s’est révélé dérisoire face à la folie meurtrière des génocidaires Hutus. Déchaînés, ils ont lancé des grenades par les fenêtres avant d’entrer à l’intérieur pour achever les survivants à coups de machettes.

Des crânes dans une vitrine.

Les crânes de victimes du génocide sont exposés au mémorial de Ntarama. Photo : Radio-Canada/Jean-François Bélanger

Edmond se trouvait à l’intérieur avec ses parents. Il n’avait que six ans. Il a survécu sans savoir comment. Sa tête porte encore la trace du coup de machette qu’il a reçu. Une longue cicatrice d’une quinzaine de centimètres. S’il a perdu connaissance sur le coup, sa mémoire d’enfant a tout enregistré du terrible massacre qui a précédé.

« Je vais peut-être finir par oublier des noms et des visages, mais les cris et les pleurs, je ne pourrai jamais les oublier. Ces cris et ces pleurs, je vais devoir vivre avec toute ma vie. » – Edmond Niyonsaba, rescapé du génocide

Le jeune Edmond Niyonsaba regarde des crânes empilés sur des étagères. Une longue cicatrice est clairement visible sur sa tête.

Edmond Niyonsaba à l’église de Ntarama en 2004. Photo : Radio-Canada/Jean-François Bélanger

J’avais rencontré Edmond pour la première fois 15 ans plus tôt, en avril 2004. C’était alors un adolescent à la silhouette frêle, perdu dans des vêtements trop grands. Et pourtant, malgré sa jeunesse, une impression étonnante se dégageait de lui. Il était calme et posé, s’exprimait à voix basse, pesant chacun de ses mots.

Il décrivait l’horreur avec la familiarité de celui qui l’a connue de trop près et qui se sait maintenant condamné à la revivre encore et encore. Car Edmond, en tant que rare rescapé, se sentait investi d’une mission : tout dire, tout raconter.

L’homme que je retrouve en 2019 paraît moins fragile. Edmond porte désormais une barbiche, soigneusement rasée, et sa mince couche de cheveux masque à peine sa cicatrice. Il parle toujours d’une voix douce et lente et n’a rien perdu de sa volonté de témoigner.

Gros plan d'Edmond Niyonsaba.

Edmond Niyonsaba à l’église de Ntarama. Photo : Radio-Canada/Jean-François Bélanger

« Si j’ai survécu, c’est grâce à Dieu, mais survivre porte également une responsabilité. On doit absolument dire aux nouvelles générations ce qui s’est passé si on ne veut pas voir l’histoire se répéter.  » – Edmond Niyonsaba, rescapé du génocide

Et pour lui, les nouvelles générations ont un nom : Joëlla, 4 ans, et Elliot, 4 mois. Ses deux enfants sont sa fierté. La matérialisation du rêve d’un orphelin de fonder un jour une famille, l’incarnation d’une volonté de survivre. Une volonté qu’il partage avec son épouse, Donatha, elle-même orpheline et rescapée du génocide. Au Rwanda, il est de coutume de donner des noms en langue kinyarwanda en plus des prénoms chrétiens. Ces noms, c’est Edmond qui les a choisis et ils ont une signification.

La famille pose devant une maison.

Edmond Niyonsaba, son épouse, Donatha, et leurs deux enfants, Joëlla et Elliot. Photo : Radio-Canada/Jean-François Bélanger

« Joëlla, qui est née la première, s’appelle aussi Igihozo, ce qui signifie consolatrice, dit-il. Et Elliot, je l’ai appelé Ishami, ce qui veut dire branche… comme la branche d’un arbre généalogique qui part de moi et qui poursuit la lignée familiale. »

Edmond leur a aussi donné le nom de son père, Cassius.

Assis dans son salon, il regarde avec tendresse sa fille de 4 ans décliner les noms des couleurs en français, une langue qu’il maîtrise mal. Puis il esquisse un large sourire lorsqu’il entend la gamine marteler une récitation, apprise à l’école, à la gloire de ses parents.

« J’aime beaucoup mon papa, j’aime beaucoup ma maman. J’aime aussi mes frères et sœurs. Mais avant tout, je dois aimer le Seigneur Jésus qui m’a sauvée. »

La petite fille, vêtue d'une robe élégante, tient une poupée dans ses bras.

La fille d’Edmond Niyonsaba, Joëlla. Photo : Radio-Canada/Jean-François Bélanger

La petite ne connaît rien de l’histoire de sa famille.

« Elle est trop petite encore », précise Donatha.

Mais les parents se préparent depuis des années à ce moment où ils vont lui annoncer pourquoi elle n’a ni grands-parents, ni oncles, ni tantes.

« Si on ne lui dit pas la vérité, elle va l’apprendre ailleurs, dit Edmond, et ce ne sera pas de la bonne façon. Il faut bien choisir les mots pour éviter de créer de la haine. Il faut dire aussi que ce ne sont pas tous les Hutus qui ont fait ça. Certains ont fait du bien. Et les enfants de ceux qui ont fait du mal, ils sont innocents. Ils ne doivent pas être blâmés pour les actes de leurs parents. »

Edmond et Donatha vivent pauvrement. Un choix : toutes leurs économies doivent servir à payer l’école des enfants. L’éducation est, à leurs yeux, la clé du salut de leur famille et du pays, comme elle a été auparavant un instrument de sa descente aux enfers.

« Avant le génocide, les enfants apprenaient à l’école les différences entre les Hutus et les Tutsis, dit Donatha. Ils apprenaient la haine. Aujourd’hui, les enfants doivent apprendre que nous sommes tous des Rwandais. »

Un jeune enfant.

Au Rwanda, l’âge moyen est de 20 ans. Photo : Radio-Canada/Jean-François Bélanger

Reconstruire une nation

Le défi est de taille. Car le Rwanda est un pays jeune. L’âge moyen est d’à peine 20 ans. Soixante pour cent de la population a moins de 25 ans et, donc, n’a pas connu le génocide. Par conséquent, transmettre la mémoire de la tragédie figure aujourd’hui au sommet des priorités de la Commission nationale de lutte contre le génocide (CNLG).

Diogène Bideri parle avec conviction de la nécessité de préserver les témoignages des rescapés, car, précise-t-il, beaucoup sont vieux et mourront bientôt. Mais il ajoute du même souffle :

« On va aussi vers le bourreau, car cette personne-là qui a été reconnue coupable et a purgé sa peine, elle a aussi quelque chose à dire. »

Diogène Bideri est devant une plaque portant les noms des victimes du génocide rwandais.

Diogène Bideri, rescapé du génocide et conseiller juridique principal de la Commission nationale de lutte contre le génocide. Photo : Radio-Canada/Jean-François Bélanger

En marchant dans les jardins du mémorial de Kigali, qui renferme les dépouilles d’un quart de million de victimes du génocide, le conseiller juridique de la CNLG décrit la forme que doit prendre, à ses yeux, l’enseignement de cette page sombre de l’histoire du pays.

« Ce qu’on veut montrer, ce n’est pas la tragédie. Non. On veut montrer que les gens peuvent vivre après une tragédie et livrer un message positif : les victimes et les bourreaux peuvent vivre ensemble, construire une nation et se battre pour la paix. » – Diogène Bideri, rescapé du génocide, conseiller juridique principal du CNLG

À l'avant-plan, une femme regarde le sol.

Des étudiants se recueillent devant le caveau où reposent les victimes, au Mémorial du génocide de Kigali. Photo : Radio-Canada/Jean-François Bélanger

Apprendre à vivre en harmonie

Une pluie intense s’abat sur le mémorial de Kigali alors qu’un groupe d’élèves se dirige vers l’intérieur du musée après s’être recueilli devant le caveau où reposent les victimes.

Le guide, Jean-Claude Mugabe, dirige la visite du musée, insistant sur les causes profondes du génocide. Il raconte la période coloniale, l’attention trop grande donnée à l’origine ethnique des habitants. Il parle du rôle délétère de la propagande d’État et des médias haineux. Il détaille les conséquences catastrophiques de cette spirale de la violence sciemment entretenue

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Delphine Umuhoza regarde attentivement la photo d'une victime.

Delphine Umuhoza visite avec sa classe le mémorial du génocide de Kigali. Photo : Radio-Canada/Jean-François Bélanger

Mais lorsque les étudiants entrent dans la pièce où sont disposées les photos des disparus ou dans celle, plus loin, qui renferme les ossements, la visite se passe de commentaires. L’atmosphère se fait lourde, le silence, assourdissant. Delphine Umuhoza s’arrête devant la photo d’un homme sans nom. Elle tend la main, touche la photo. Puis porte la main à son visage pour essuyer la larme qui coule sur sa joue.

La même scène se répète dans la salle à l’étage où sont exposées les photos de dizaines d’enfants.

« C’est ma première visite ici, précise l’étudiante de 20 ans. Voir les photos et les corps de tous ces gens qui ont été tués, ça m’a vraiment touchée. En voyant ces enfants, ces bébés, je ne peux pas m’expliquer pourquoi ils ont été tués. Ils ne connaissaient même pas leur ethnie. Ils étaient tous des enfants de Dieu. »

Des jeunes regardent la photo en noir et blanc d'un bambin.

Des photos d’enfants victimes du génocide au Mémorial de Kigali. Photo : Radio-Canada/Jean-François Bélanger

Si les étudiants sont tous sous le choc au terme de leur visite, leur enseignant et le guide cherchent surtout à éveiller leur conscience et faire appel à leur capacité d’analyse.

« Le message que l’on veut transmettre à la jeune génération, c’est qu’il est essentiel de développer son esprit critique pour ne pas que l’histoire se répète. Parmi les jeunes qu’on amène ici, il y a des enfants des bourreaux et d’autres qui viennent de familles de rescapés. Nous essayons de les mettre ensemble pour montrer comment on peut vivre en harmonie, sans haine », explique Albert Rutikanga, enseignant et fondateur de Peace Education Initiative Rwanda.

Ce message, c’est aussi celui qu’Edmond et Donatha veulent transmettre à Joëlla et Elliot. Ils se donnent le temps de le faire correctement, d’ici quelques années, lorsqu’ils seront assez vieux pour comprendre.

M. Niyonsaba joue avec sa fillette dans un parc.

Edmond Niyonsaba avec sa fille Joëlla. Photo : Radio-Canada/Jean-François Bélanger

Et d’ici là, Edmond savoure chaque moment avec eux, accompagne avec bonheur sa fille à la piscine ou sur une balançoire, lui refuse rarement une crème glacée ou des bonbons.

Comme une promesse faite à lui même il y a longtemps : tout faire pour donner à ses enfants l’enfance heureuse et insouciante qu’il n’a pas connue.

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Mario le chat rescapé est tiré d’affaire


Parmi les rescapés du Lac-Mégantic après le déraillement en plein village, un chat était prisonnier des décombres pendants des jours, des nuits sans eau, sans nourriture et seul au monde
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Mario le chat rescapé est tiré d’affaire

 

Mario le chat rescapé est tiré d’affaire

PHOTO COURTOISIE

Pour Mario, les chances de survivre sans séquelle, après 79 jours enfermé dans un ­logement, déserté de Lac-Mégantic étaient minces.

Le chat mâle tigré qui a survécu 79 jours enfermé dans un logement déserté de la zone sinistrée de Lac-Mégantic a finalement défié tous les pronostics et est en bonne voie de recouvrer la santé.

Dans la nuit du 21 au 22 septembre, un chat qui avait été enfermé pendant 79 jours dans un édifice sans eau, sans nourriture et sans présence humaine, au cœur de la zone dévastée de Lac-Mégantic, a été rescapé in extremis.

Au lendemain du sauvetage, l’euthanasie était sérieusement envisagée pour cet animal privé d’alimentation convenable pendant une si longue période et fortement déshydraté. Françoise Belle-Isle, du refuge de Lac-Mégantic, est celle qui a installé la cage-trappe qui a pu ­attirer le chat à l’intérieur.

Hier, elle a pu donner de bonnes nouvelles au Journal, indiquant que les ­résultats des analyses vétérinaires ­effectuées sur l’animal sont excellents.

«Le Dr Christian Lessard, de la ­Clinique vétérinaire du lac Aylmer à ­Disraeli s’est montré étonné des bons résultats, vu son long séjour en ­réclusion», a-t-elle expliqué.

HOMMAGE À SON SAUVETEUR

Le chat est encore anémié, mais tout devrait rentrer dans l’ordre d’ici quelques semaines, selon le vétérinaire de Disraeli qui s’est occupé du cas. Le félin a été baptisé Mario, ce qui est le prénom du travailleur qui a repéré la ­silhouette solitaire du félin à la fenêtre d’un édifice, le 22 septembre.

Sa bienfaitrice le nourrit d’une pâtée riche en protéines à laquelle elle ajoute une céréale pour nourrisson, riche en fer.

«Le chat a plus d’énergie. Il s’entend bien avec les chats et les chiens de la maison», ajoute madame Belle-Isle.

Mario a déjà une famille d’adoption qui l’attend. Une dame originaire de Lac-Mégantic qui vit actuellement en Mauricie eu le coup de ­foudre pour le petit rescapé, qui ne devrait garder aucune ­séquelle de sa ­mésaventure.

Elle pourra accueillir son nouveau protégé dès que l’état de santé de celui-ci sera entièrement ­satisfaisant.

http://www.journaldemontreal.com/

Navire échoué en Italie : Encore 17 disparus


  Des moments d’horreurs pour les voyageurs a bord d’un navire, les recherches continuent pour trouver des rescapés. Le fait qu’ils soient près de la terre ferme, cela a du aider pour sauver plusieurs d’entre eux
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Navire échoué en Italie : Encore 17 disparus

Crédit photo : Agence QMI

TVA Nouvelles avec AFP

La totalité des passagers du Costa Concordia, qui s’est échoué vendredi soir en Italie, n’avait pas encore été retrouvée, dimanche matin.

Dix-sept personnes manquaient toujours à l’appel, selon le président de la région de Toscane, Enrico Rossi.

«Des contrôles et recoupements ont permis de réduire le nombre de personnes disparues; dans la dernière réunion, on m’a communiqué qu’il manquerait onze passagers et six membres d’équipage», a-t-il déclaré.

La boîte noire du navire a été retrouvée dimanche, elle devrait permettre de comprendre ce qui s’est réellement passé au moment de l’accident.

(Crédit photo: AFP)

Trois survivants retrouvés

Un troisième survivant, le commissaire de bord Marrico Giampietroni, un membre d’équipage d’origine italienne, a été retrouvé dans l’épave du navire avec une jambe cassée.

Les deux autres rescapés sortis d’affaire un peu plus tôt dans la journée sont un couple sud-coréen, qui s’était inscrit pour cette croisière afin de célébrer leur lune de miel.

Deux Japonais qui ne figuraient pas sur la liste des occupants du bateau établie en collaboration avec l’équipe de croisière et les secours se sont manifestés dimanche, à Rome.

«Il y a beaucoup d’étrangers et il est possible que des noms aient été mal retranscrits», a justifié le préfet local Giuseppe Linardi, expliquant que l’élaboration d’une telle liste est «complexe».

Au total, l’accident a coûté la vie à trois personnes et a fait une quarantaine de blessés.

Le commandant de bord ainsi que son second ont été arrêtés pour homicide multiple, naufrage et abandon de navire. Ils auraient quitté le navire bien avant l’évacuation des derniers passagers.

Une grande partie des plus de 4229 rescapés du naufrage ont été rapatriés chez eux samedi soir. Les autres sont toujours hébergés dans des hôtels de la région.

(Crédit photo: AFP)

Les recherches de plus en plus difficiles

Même si la météo était en faveur des pompiers et des plongeurs qui poursuivaient leurs recherches dimanche, l’inclinaison du bateau rend la tâche de plus en plus ardue.

Le navire est maintenant incliné à 90° et est en grande partie immergé. Les portes fermées, les meubles déplacés et les escaliers en morceaux compliquent d’autant plus le travail des sauveteurs, une fois parvenus à bord du paquebot.

(Crédit photo: AFP)

Un bateau «maudit»

Le Costa Concordia n’en est pas à son premier accident. Naviguant près de Palerme en 2008, le navire avait été catapulté sur un rocher par de puissantes vagues provoquées par la tempête.

Son flanc droit avait été fissuré, mais les passagers s’en étaient tirés sains et saufs.

La réputation de navire «maudit» vient du fait que la bouteille de champagne lancée sur sa coque lors de l’inauguration en 2005 ne s’est jamais brisée, signe d’un mauvais présage pour certains marins

Le commandant, Francesco Schettino, ainsi que le premier officier Ciro Ambrosio sont accusés d’homicide multiple, naufrage et abandon du navire.

Le commandant «s’est approché de manière très maladroite de l’île du Giglio, a heurté un rocher qui s’est encastré dans son flanc gauche, faisant s’incliner (le navire) et embarquer énormément d’eau dans l’espace de deux, trois minutes», a indiqué le procureur de Grosseto Francesco Verusio

http://tvanouvelles.ca

Les séismes ont tué plus de 780 000 personnes de 2001 à 2010


Ce que nous connaissons ici des tremblements de terre n’est rien a comparer de d’autres pays. La fin de l’année approche et c’est le temps des bilan de ce que l’on retient des séismes qui ont sévi entre 2001 a 2010. Des dégâts monumentales et des grandes pertes humaines .. pendant et après les séismes
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Les séismes ont tué plus de 780 000 personnes de 2001 à 2010

Les séismes ont tué plus de 780 000 personnes de 2001 à 2010

Le plus meurtrier de ces séismes est celui qui a frappé Haïti le 12 janvier 2010, d’une magnitude de 7,0, et qui a fait 316 000 victimes.

Photo: Ivanoh Demers, archives La Presse

Agence France-Presse
Paris

Les tremblements de terre ont tué, directement ou indirectement, plus de 780 000 personnes au cours de la décennie écoulée s’achevant en 2010, soit près de 60% de la mortalité liée à l’ensemble des catastrophes naturelles, selon une étude du Lancet publiée vendredi.

«Outre ces morts, les séismes ont affecté directement deux milliards de personnes supplémentaires au cours de cette période», entre 2001 et 2010, souligne l’étude.

Le plus meurtrier de ces séismes est celui qui a frappé Haïti le 12 janvier 2010, d’une magnitude de 7,0, et qui a fait 316 000 victimes. Celui qui a provoqué un tsunami dans l’Océan Indien le 26 décembre 2004, d’une magnitude de 9,1, s’est traduit par la mort de 227 000 personnes.

À la troisième place, on trouve le tremblement de terre de magnitude 7,9 qui a secoué la province chinoise du Sichuan, le 12 mai 2008, avec un bilan de 87 500 morts.

Au-delà de ce palmarès macabre, l’étude publiée par The Lancet vise surtout à faire prendre conscience aux responsables politiques et des organismes de secours que les séismes constituent une priorité en termes de santé publique, et à prévenir les médecins sur les pathologies qu’ils auront à traiter en cas de tels désastres.

«Les séismes massifs peuvent aboutir à un nombre de victimes compris entre 1% et 8% de la population à risque», avec environ un mort pour trois blessés, insiste-t-elle.

La mortalité provoquée par les séismes intervient par vagues successives. On déplore d’abord les habitants tués instantanément par l’effondrement des bâtiments, suivis quelques heures plus tard par les blessés succombant à leurs blessures internes.

La troisième vague de morts survient dans les jours et les semaines qui suivent, parmi les blessés plus légers victimes de complications et d’infections.

Chez les rescapés d’un séisme, les principales pathologies recensées sont liées à l’écrasement des reins, du foie et de la rate, suivies par des traumatismes de la colonne vertébrale, des fractures et des lacérations diverses.

Les enfants constituent le groupe le plus vulnérable et constituent entre 25% et 53% des patients après un séisme, relève l’étude.

Hormis les opérations immédiates de recherche et de sauvetage des survivants, les secours doivent essentiellement faire face au développement des maladies contagieuses dans des abris surpeuplés. Contrairement à une idée reçue, la présence des cadavres dans les décombres ne présente pas de risque particulier.

À plus long terme, les séismes ont également un impact important sur la santé mentale, avec une hausse des cas de dépression chez les victimes.

Avec la croissance de la population mondiale et l’expansion urbaine dans des zones à risque, la menace des séismes va encore augmenter dans les années à venir, avertissent les deux auteurs de l’étude, de l’hôpital Beth Israel Deaconess Medical Center de Boston (USA).

De nombreuses mégalopoles sont situées dans des zones sismiques, comme Tokyo (32 millions d’habitants), Mexico (20 millions), Los Angeles (15 millions) et Istanbul (9 millions).

http://www.cyberpresse.ca