Le Saviez-Vous ► Si l’homme vivait dans l’espace, à quoi ressemblerait-il ?


 

Question importante si on songe à coloniser d’autres planètes qui dureront plusieurs années de voyage. Avoir un enfant dans l’espace sous l’apesanteur aura-t-il une incidence sur l’ADN du bébé. Ce sont des hypothèses qui issus d’expériences sur la santé des astronomes et des animaux. Les résultats ne sont pas vraiment encourageants
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Si l’homme vivait dans l’espace, à quoi ressemblerait-il ?

Astronautes

Officiellement, la Nasa refuse de dire si des astronomes ont déjà eu des relations sexuelles dans l’espace.

© NASA/SIPA

« Supposons que des hommes et femmes partent dans l’espace sans retour. Ils se reproduisent normalement. Étant toujours en apesanteur, à quoi ressemblerait l’être humain au bout de quelques générations ? ».

• Partir dans l’espace sans retour

Les projets pour coloniser l’espace sans retour sont rares à l’heure actuelle, la seule mission « sérieusement » envisagée est baptisée « Mars One », lancé en 2012 par les Néerlandais Bas Lansdorp et Arno Wielders (ingénieur et physicien). Elle consiste à… coloniser Mars. Le milliardaire Elon Musk, fondateur de la société SpaceX, rêve lui aussi d’envoyer des individus sur la planète rouge, mais prévoit un trajet retour (si les colons parviennent à fabriquer sur place le carburant nécessaire !). Ces projets sont critiqués par plusieurs scientifiques, qui soulignent les nombreux obstacles technologiques et financiers à surmonter

• Se reproduire normalement

Peut-on avoir une relation sexuelle dans l’espace ? La question peut prêter à sourire, mais la Nasa a réellement réalisé des expériences en ce sens… sur des animaux. Le premier accouplement officiel en apesanteur a eu lieu en 1994 : il s’agissait de médakas (Oryzias latipes), une espèce de poisson abondante dans les rizières et couramment élevée en aquarium. La célèbre astronaute française Claudie Haigneré a participé à une expérience similaire en 1996, mais sur le triton, l’objectif étant là encore de déterminer si la fécondation naturelle et le développement embryonnaire d’un vertébré pouvaient avoir lieu en micropensanteur. Ces travaux ont permis de révéler des anomalies à certains stades du développement embryonnaire, au niveau de la division cellulaire et de la fermeture du tube neural.

Et chez l’homme ? Officiellement, la Nasa ne se prononce pas sur des possibles relations sexuelles entre astronautes dans l’espace. Même si en 1992, Mark Lee et Nancy Jan Davis, un couple marié, a participé à la même mission spatiale... Pour autant, l’Agence spatiale américaine s’intéresse vraiment à la question de la conception d’un bébé en microgravité. Une étude publiée en 2010 par trois scientifiques génère des désillusions : dans l’état actuel des choses, les radiations solaires semblent bien trop dangereuses pour la gestation. Les rayons cosmiques frappant un vaisseau au cours d’un long voyage réduiraient la concentration des spermatozoïdes chez l’homme et stériliseraient sans doute un œuf fécondé. Quand bien même le fœtus atteindrait son terme, son ADN aurait sans doute subi des mutations rendant les femmes stériles. Heureusement pour la survie de notre espèce, il reste toujours la fécondation in vitro.

• Étant toujours en apesanteur, a quoi ressemblerait l’être humain au bout de quelques générations ?

Nous n’avons pas connaissance d’une quelconque publication scientifique sur ce sujet à l’heure actuelle. Probablement car la fécondation dans l’espace est déjà un frein à l’heure actuelle. Toutefois, de nombreuses études montrent que les missions de longue durée dans l’espace présentent des risques pour la santé : en effet, en l’absence de force gravitationnelle, les cellules de l’organisme sont moins contraintes, ce qui perturbe leur organisation et leur stabilité qui se sont construites en corrélation avec la pesanteur terrestre. Sans oublier la forte exposition aux rayonnements cosmiques.

Ainsi, les astronautes voient leur organisme fragilisé : leur système immunitaire se dérègle, ce qui les rend plus vulnérables aux agents pathogènes, le risque de perte osseuse et de fracture augmentent, leurs capacités aérobiques (servant à produire de l’énergie à partir d’oxygène) diminuent. Leur masse musculaire fond, au niveau des jambes en particulier, d’où la nécessité de faire plusieurs heures d’exercice par jour pour ne pas perdre en force et en coordination : Thomas Pesquet teste actuellement une machine baptisée MARES dont la fonction est de mesurer la perte de masse musculaire liée à la microgravité et de trouver des exercices pour la limiter. Perdant de la masse musculaire et sous-estimant leurs besoins nutritionnels, les astronautes laissent prévoir que l’homme de l’espace sera plus mince qu’actuellement.

D’autres effets, encore moins visibles de l’extérieur, ont été constatés chez des astronautes effectuant des missions longue durée : leurs battements cardiaques deviennent irréguliers, et leur cœur… plus rond ! Ce qui rend cette pompe moins efficace. Sa santé mise à rude épreuve, il est également fort à parier que l’homme de l’espace devra trouver un moyen d’améliorer sa perception visuelle et son orientation spatiale, car ces deux éléments sont perturbés par la microgravité. Enfin, les rayonnements cosmiques n’épargnent pas le système nerveux de l’astronaute, et seraient à l’origine de maladies dégénératives. Pour coloniser l’espace, l’être humain devra trouver des solutions à ces multiples problèmes.

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Le Saviez-Vous ► Quel animal est le plus capable de retourner chez lui: le cheval, le chien, le chat ou le lapin?


Il y a des animaux domestiques qui reviennent à la maison par conditionnement (ayant appris la route jusqu’à la maison) d’autres laissent des phéromones sur leur passage, et il y a ceux qui ont une boussole interne. Mais d’autres animaux, veulent leur liberté et n’essaieront pas de retrouver leur foyer, alors que d’autres n’ont aucun sens de l’orientation
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Quel animal est le plus capable de retourner chez lui: le cheval, le chien, le chat ou le lapin?

 

«My dog being bored»/joshme17 via FlickR CC Licence By

«My dog being bored»/joshme17 via FlickR CC Licence By

Nina Montané

Cela dépend de leur capacité à s’orienter et de leur envie de retrouver le domicile de leur maître ou leur lieu de reproduction.

Willow va enfin rentrer chez elle. Willow est une chatte américaine qui a été retrouvée dans les rues de Manhattan à 2.500 km du domicile de ses maîtres, 5 ans après sa disparition, raconte The Huffington Post. Partie de Rocky Mountains (dans le Colorado), elle n’est donc pas rentrée toute seule chez elle, contrairement à de nombreux autres animaux qui ont l’honneur des médias justement parce qu’ils réussissent à parcourir de longues distances pour regagner leurs pénates.

Quels sont donc ces animaux qui rentrent chez eux? Quel est l’animal le plus capable de le faire?

Le cheval et l’appel de l’écurie

Dans le cas du cheval, «l’animal rentre tout seul à l’écurie, c’est connu de tous les cavaliers», explique Michel Macé, comportementaliste équin.

Mais la plupart des éducateurs apprennent à ces animaux à rester auprès de celui qui les monte en cas de chute. Malgré tout, ils ont tendance à rentrer là où ils se sentent en sécurité. En se reposant sur des repères olfactifs et visuels, le cheval reconnaît un parcours sans effort.

Avec sa mémoire extraordinaire, il mémorise les chemins et peut retrouver des tronçons sur lesquels il est passé il y a plus d’un an», observe Michel Macé. 

Le chien aussi a une mémoire de cheval

Le chien, comme le cheval, mémorise les itinéraires, principalement grâce à son flair très développé, à sa vue et parfois à des sons, à force de répétition.

«C’est une compétence qu’on développe chez les chiens d’aveugles, en leur montrant le même parcours plusieurs dizaines de fois, explique Manuel Castaneda, chef d’équipe du centre d’éducation canine Caniscool. Le chien n’a pas de sixième sens, il reproduit un parcours à la suite d’un conditionnement, ça n’a rien à voir avec l’instinct.»

Ainsi, de nombreux chasseurs mettent des colliers GPS à leurs chiens, pour les retrouver quand ils s’éloignent trop dans la forêt.

Néanmoins, le chien peut retrouver le chemin jusqu’à chez lui, sur de courtes distances, porté par deux motivations: l’appartenance au groupe que forment ses maîtres et ses congénères (un besoin primaire chez le chien comme chez l’homme, d’après l’éducateur canin, qui cite la pyramide de Maslow) et l’aspect territorial, car il veut retourner sur son lieu de vie. La plupart des animaux «sociaux», comme les chiens — mais aussi les éléphants ou les singes, s’attachent d’abord à la mère, puis au groupe; c’est pour ça qu’ils le rejoignent.

«Les chiens qui ne cherchent pas à rentrer chez eux sont déséquilibrés», observe Daniel Castaneda.

Les chats, petits Poucet à l’odorat hyper puissant

De la même manière, le chat rentre chez lui pour retrouver ses habitudes et son confort.

«Très angoissé, il a besoin de rituels, que chaque jour se passe exactement comme le précédent, explique Marie-Hélène Bonnet, comportementaliste pour chats.

Sa capacité à rentrer chez lui dépend surtout de son flair. Le persan au nez écrasé sera perdu si on le pose à 20 mètres de sa maison, alors que le siamois à l’odorat surdéveloppé retrouvera vite son chemin (d’autant plus que cette espèce sait ouvrir des portes).

Le chat peut en effet retrouver son chemin grâce aux marquages olfactifs qu’il laisse sur ses pas. En frottant ses joues, son cou et la base de sa queue, il dépose des phéromones sur son chemin, et n’aura plus qu’à remonter cette piste au retour. S’il gratte l’écorce d’un arbre avec ses griffes, son odeur peut rester incrustée dans le bois pendant des années.

Les histoires de chats qui marchent sur des centaines de kilomètres pour retrouver leur maître restent anecdotiques. Mais il arrive que certains parcourent des distances surprenantes, comme le raconte Ariane Demazier, vétérinaire à Allogny, dans le Cher:

«Des clients ont une chatte qu’ils avaient laissée chez leur fille pendant les vacances, à 5 km à vol d’oiseaux de chez eux. La chatte s’est échappée et a fini par revenir chez eux, de l’autre côté de la forêt, un mois plus tard. C’est étonnant, car elle ne connaissait pas le chemin avant».

L’habitude à être dehors joue aussi. Un félin qui n’est jamais sorti de son appartement sera complètement perdu si on le lâche au bout de sa rue (sans lui avoir permis de marquer son chemin), alors qu’un chat de gouttière se montrera plus débrouillard.

Les pigeons à tête chercheuse

Parmi les oiseaux apprivoisés, certains sont aussi mieux armés que d’autres.

Les pigeons voyageurs « sont capables de s’orienter grâce au champ magnétique terrestre et à la position du soleil», observe Romain Julliard, maître de conférence au Muséum national d’histoire naturelle.

Lors de courses organisées, des pigeons peuvent être lancés à des centaines de kilomètres de chez eux, le gagnant étant celui qui retourne le plus vite à sa volière.

Ces espèces de pigeons peuvent voler d’une traite jusqu’à destination. Les oiseaux domestiques, comme les canaris, les perruches et les perroquets, retourneront également dans leur cage s’ils la considèrent comme leur territoire. Mais leur mauvaise connaissance de l’environnement extérieur peut les faire se perdre facilement; ces espèces s’avèrent également plus vulnérables, et auront du mal à déjouer les prédateurs.

La boussole interne des oiseaux migrateurs

Les champions de l’orientation dans l’air restent les oiseaux migrateurs. Grues, cigognes, canards… il en existe de nombreuses espèces — rien que 522 populations sur l’itinéraire Afrique-Eurasie, notamment. En général, ils parcourent des milliers de kilomètres pour retourner sur leur site de reproduction chaque année. Les hirondelles vont jusqu’à retrouver le même nid au fil des ans.

Ils s’orientent grâce aux champs magnétiques générés par la Terre et aux étoiles, car la plupart de ces espèces volent de nuit pour échapper aux prédateurs. Les montagnes et les mers constituent autant des obstacles à éviter que des repères. Ces capacités d’orientation sont à la fois innées et acquises. Romain Julliard:

«Les jeunes volent instinctivement dans une certaine direction, la première fois qu’ils migrent. Mais alors qu’un jeune sera désorienté si on le déplace de son point de départ naturel, un adulte saura s’adapter. De même, ces chemins s’apprennent au sein d’un groupe: si l’hiver est plus rigoureux que d’habitude, les jeunes suivront les vieux pour aller plus au sud. Il y a une transmission culturelle.»

Quant aux animaux marins migrateurs, comme certaines tortues, ils se repèrent sur de très longues distances grâce, eux aussi, aux champs magnétiques.

«Les femelles doivent retourner sur certains sites pour pondre leurs œufs», explique Ivan Ineich, responsable de la collection reptiles et amphibiens au Muséum national d’histoire naturelle.

Fourmis exploratrices et système de navigation social

Pour une fourmi, rentrer chez soi signifie rentrer à la fourmilière. Mais toutes n’ont pas la même capacité à y retourner – non seulement parce qu’il existe 12.000 espèces de fourmis, avec chacune des manière d’orientation différentes, mais aussi parce qu’il existe des rôles différents au sein des colonies, explique Dominique Fresneau, directeur du Laboratoire d’éthologie expérimentale et comparée Université Paris-XIII:

«Les fourmis exploratrices se déplacent d’abord au hasard, puis trouvent de la nourriture et rentrent avec. Elles sont capables de repérer le chemin le plus court pour rentrer à la fourmilière, tout en laissant une piste chimique qui va servir aux autres fourmis à retourner jusqu’à la nourriture.»

La bonne vue de ces fourmis et leur mémoire leur permettent de repérer exactement leur position. Elles peuvent parcourir ainsi des distances impressionnantes pour leur taille, jusqu’à 30 mètres. Certaines espèces primitives utilisent également la lumière polarisée du soleil pour s’orienter. En revanche, de nombreuses fourmis ouvrières peuvent se perdre, car elles ne disposent pas d’un aussi bon système de navigation interne. Surtout si la piste chimique tracée par les exploratrices est coupée, comme s’en amusent les studios Pixar au tout début de 1001 pattes.

Serpents et lézards fugueurs

Les serpents et les lézards domestiques, eux, ne reviendront jamais dans leur cage spontanément. Ils chercheront toujours la liberté, explique Ivan Ineich :

«Comme ce sont des animaux à température variable, ils ressentent par moment le besoin de se mettre au froid ou au chaud, ce qu’ils peuvent faire sans problème dans la nature. Dans une cage, la température est constante, donc l’animal sera stressé.»

Les vaches et l’appât de l’herbe

Dans un élevage, une vache ne fuguerait jamais toute seule, car le troupeau lui importe trop. Par contre, elles ont aussi une tendance à vouloir fuir l’étable en groupe, à aller vers l’extérieur… et surtout vers la bonne herbe, raconte Cyril Guiet, éleveur bovin:

«Si les meneuses, les plus vieilles vaches, restent, alors tout le groupe reste. Mais si le troupeau entier s’en va,elles peuvent marcher loin, jusqu’à 10 km, mais s’arrêteront de préférence dans un champ où elles sont déjà allées et où elles savent l’herbe bonne.»

Les rongeurs pas équipés pour les expéditions lointaines

Les rongeurs domestiques finissent derniers de ce palmarès. Lapins, hamsters et autres cochons d’Inde seront les plus prompts à se perdre définitivement.

Selon le docteur Quinton, vétérinaire à Paris, «si vous prenez un lapin et que vous le mettez à quelques centaines de mètres de son habitat habituel, c’est fichu pour lui», explique-t-il. «Les rongeurs ne sont pas équipés pour revenir depuis une destination lointaine» et se retrouvent très vite désorientés.

Nina Montané

http://www.slate.fr/

"Anti-Nobel": des rats en pantalon et un homme-chèvre dans la cuvée 2016


Beaucoup connaissent les prix Nobel, c’est le tour du prix Ig Nobel qui sont des recherches souvent inutiles, mais qui peut-être font réfléchir, quoiqu’il a déjà eu des recherches futiles qui ont pu s’avérer utile plus tard … Qui sait vraiment ?
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« Anti-Nobel »: des rats en pantalon et un homme-chèvre dans la cuvée 2016

 

La sexualité d’un rat est-elle affectée par son pantalon? Un homme peut-il vivre comme une chèvre? Les pierres ont-elles une personnalité? Voilà quelques-uns des sujets de recherche récompensés jeudi à Harvard par les iconoclastes « Anti-Nobel ».

Chaque année, le comité des « Ig Nobel Prizes » (prononcer Higuenobel) distribue des prix à des équipes de chercheurs pour des travaux « qui font rire, puis réfléchir« , selon la formule consacrée de l’événement.

Lors de la 26ème cérémonie du genre, organisée à Cambridge (nord-est des Etats-Unis), sur le campus de la prestigieuse université de Harvard, le prix de reproduction est allé à un chercheur de l’université du Caire, Ahmed Shafik, pour ses travaux sur la sexualité des rats en pantalon.

L’étude, dont la publication remonte à 1993, avait conclu qu’un rat portant un pantalon contenant du polyester était moins actif sexuellement que ceux faits uniquement de laine ou de coton. Le chercheur est décédé en 2007.

Parmi les dix lauréats, a également été récompensé, dans la catégorie biologie, le Britannique Thomas Thwaites, qui a passé trois jours dans la peau d’une chèvre.

Vainqueur du prix de biologie, ce designer de formation avait obtenu une bourse du Wellcome Trust, un fonds de recherche en biologie, pour financer son projet.

Il a fabriqué des prothèses lui permettant de marcher longtemps à quatre pattes, avec des mouvements comparables à ceux d’une chèvre, y compris en pente car il a réalisé son expérience dans les alpes suisses.

Il a également mangé de l’herbe, cuite à la cocotte-minute, lors des trois jours qu’a duré son expérience.

Thomas Thwaites a partagé son prix avec un autre homme devenu animal, le Britannique Charles Foster, qui a essayé d’imiter le style de vie d’un blaireau, d’un renard, d’un cerf, d’une loutre et d’un oiseau.

Les deux hommes se sont vus octroyer, comme tous les lauréats présents, un trophée en forme de grande horloge ainsi qu’un billet de dix mille milliards de dollars zimbabwéens, d’une valeur inférieure à un centime d’euro.

Comme chaque année, les récompenses ont été remises par de vrais lauréats du prix Nobel, au nombre de quatre jeudi.

Dans la catégorie économie, l' »anti-Nobel » a été attribué à une équipe de trois chercheurs, deux Néo-Zélandais et un Britannique qui se sont intéressés à la personnalité des pierres.

Ils ont ainsi cherché à appliquer à des morceaux de roche le concept marketing de personnalité des marques, qui consiste à attribuer à des marques des traits de la personnalité humaine.

L’étude a montré que des personnes mises en contact avec les pierres pouvaient leur attribuer des caractéristiques de la personnalité humaine.

Les chercheurs en ont conclu que le concept de personnalité des marques devait être appréhendé avec beaucoup de prudence.

Lors de la cérémonie agrémentée par des lancers d’avions en papier ou par un mini-opéra sur la création d’une seconde, le comité a aussi décerné le prix de chimie à Volkswagen.

En l’absence d’un représentant, le constructeur automobile allemand a été récompensé pour avoir « résolu le problème des émissions polluantes excessives des automobiles en produisant (…) moins d’émissions à chaque fois que leurs voitures étaient testées ».

http://www.lepoint.fr/

Des fac-similés du mystérieux manuscrit de Voynich mis en vente


Ce manuscrit de Voynich continu a éprouvé ceux qui essaient de le déchiffrer. Étant donné la fragilité de ce très vieux document, il devenait hasardeux d’y toucher et donc impossible d’essayer de le résoudre
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Des fac-similés du mystérieux manuscrit de Voynich mis en vente

 

© afp.

L’un des livres les plus énigmatiques au monde, le manuscrit de Voynich, écrit sur un parchemin médiéval dans un langage que les plus grands cryptographes n’ont jamais pu décoder, va être reproduit en Espagne.

Des centaines de chercheurs ont passé leur vie à tenter d’interpréter ce livre mystérieux -avec ses pages d’écriture manuscrite élégante, ses illustrations de plantes étranges et ses dessins de femmes nues- auquel on attribua même certains pouvoirs magiques…

Reproduit à l’identique

L’ouvrage altéré par le temps ne sort que rarement du coffre-fort de la bibliothèque Beinecke, de l’université Yale aux Etats-Unis. Mais une petite maison d’édition basée dans le nord de l’Espagne, Siloe, a finalement obtenu après dix ans d’efforts l’autorisation de le reproduire à l’identique et d’en diffuser près d’un millier de copies, à la grande joie de son directeur.

Aura de mystère

« Toucher le Voynich, c’est vraiment quelque chose », dit Juan Jose Garcia, au dernier étage d’un musée du livre où siège la maison d’édition, à quelques rues pavées de la fameuse cathédrale gothique de Burgos (nord de l’Espagne).

 « C’est un livre entouré d’une telle aura de mystère que le voir pour la première fois… emplit d’une émotion vraiment difficile à décrire », affirme-t-il.

898 répliques

Spécialisée dans la publication de fac-similés de manuscrits anciens, Siloe a acheté les droits de reproduction, pour une somme gardée secrète, afin d’en diffuser 898 répliques -la maison d’édition a pris l’habitude de publier ce nombre d’exemplaires, qui correspond à un palindrome, après le succès d’un fac-similé publié autrefois à 696 exemplaires.

A vendre pour 7.000 euros

Elle entend éditer des fac-similés du manuscrit de Voynich tellement fidèles qu’ils feront apparaître les tâches, les trous et les déchirures qu’a subis le vieux parchemin... Siloe compte vendre chaque reproduction 7.000 à 8.000 (plus de 10 000 $) euros et assure que près de 300 acheteurs ont déjà réservé un exemplaire.

Avantages

Raymond Clemens, conservateur de la bibliothèque Beinecke, explique que Yale a décidé de céder les droits de reproduction de l’ouvrage « parce qu’un très grand nombre de personnes voulaient le consulter ». Or « si nous laissons le manuscrit être manipulé aussi souvent, cela va le détruire ». La reproduction « permet aussi aux bibliothèques et musées de disposer d’une copie » et « nous-mêmes allons utiliser le fac-similé pour le montrer en dehors de la bibliothèque, aux étudiants et autres personnes intéressées », dit-il.

L’oeuvre d’un génie, d’un extraterrestre ou d’un plaisantin?

Les théories abondent sur le mystérieux auteur de ce manuscrit, qui tire son nom de sa redécouverte par l’antiquaire Wilfrid Voynich vers 1912 en Italie. Son existence avait déjà été mentionnée dans une correspondance du XVIIe siècle. Pendant longtemps, il fut présenté comme l’oeuvre d’un moine franciscain du XIIIe siècle, l’Anglais Roger Bacon, que son intérêt pour l’alchimie et la magie conduisit en prison. Mais cette théorie a été rejetée en 2009 quand le manuscrit a été soumis à une datation au carbone 14, selon laquelle il a été fabriqué entre 1404 et 1438. D’autres imaginent qu’il aurait pu être l’oeuvre du jeune génie de la Renaissance italienne Leonard de Vinci, d’un inconnu écrivant en langage codé pour échapper à l’Inquisition, d’un extraterrestre qui l’aurait laissé en cadeau après une visite sur Terre ou le résultat d’un canular sophistiqué…

Contenu énigmatique

Son contenu reste en tout cas des plus énigmatiques. Les plantes qui y sont dessinées n’ont jamais été identifiées. Et ses traités d’astronomie et ses illustrations de femmes n’ont toujours pas livré leurs secrets. Etait-ce la recette d’un elixir de jeunesse éternelle? Un simple traité d’herboristerie ou ouvrage de médecine?

Indy a tout compris

Parmi ceux qui ont échoué à le déchiffrer figure le cryptologue américain William Friedman, qui s’attaqua avec succès au code utilisé par l’armée japonaise pendant la Seconde guerre mondiale. Le seul à avoir percé le secret est… un personnage de fiction, l’archéologue Indiana Jones, dans un roman.

Des curieux par milliers

Aujourd’hui encore, la bibliothèque Beinecke reçoit chaque mois des milliers de courriels de personnes qui pensent avoir levé le mystère, assure Rene Zandbergen, un ingénieur spatial devenu un expert du manuscrit.

« Plus de 90% de ceux qui accèdent à la bibliothèque en ligne le font pour le manuscrit Voynich », dit-il.

Tous piégés?

Quant à Siloe, elle compte mettre 18 mois à fabriquer le premier fac-similé de ce manuscrit de 200 pages, guère plus grand qu’un livre de poche. Le long processus a débuté en avril quand un photographe a pris des clichés détaillés de l’original. Le papier utilisé par Siloe -à partir d’une pâte conçue par la société- a été traité d’une façon particulière pour ressembler au vélin d’origine. Les imperfections sont recrées grâce à des procédés spéciaux sur lesquels Juan Jose Garcia reste discret.

« Mon partenaire commercial dit que l’auteur du Voynich pourrait aussi avoir été un sadique car il nous a tous pris au piège de son mystère », conclut le dirigeant de Siloe.

http://www.7sur7.be/

La nourriture contre les spermatozoïdes de Fido


Il y aurait certains produits de nourriture pour les chiens qui ont des contaminants qui réduiraient la fertilité des mâles. Ce qui en même temps pourrait donner une piste pour la fertilité des êtres humains
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La Nourriture contre les spermatozoïdes de Fido

 

 

Le déclin rapide de la qualité du sperme des chiens proviendrait de leur alimentation. Cela expliquerait-il aussi la même tendance chez les humains ?

« Le chien pourrait être une sentinelle pour les humains — il partage le même environnement, présente la même gamme de maladies, souvent avec la même fréquence, et réagit de manière similaire aux thérapies » affirme Richard Lea, maître de conférence en biologie reproductive à l’école vétérinaire de l’université de Nottingham.

L’étude que son équipe vient de publier dans la revue Scientific Reports montre une baisse continuelle de la mobilité des spermatozoïdes canins depuis 26 ans. Et plus la qualité de la semence d’un mâle baisse, plus sa descendance présente un risque de cryptorchidie, c’est-à-dire l’absence de l’un ou des deux testicules dans le scrotum. Ayant rapidement mis de côté le facteur génétique en raison de la durée trop courte des prélèvements, les chercheurs ont trouvé dans le sperme des chiens des niveaux de contaminants environnementaux susceptibles de perturber la fonction reproductive, tels que des phtalates et despolychlorobiphényles (BPC). Or, ils ont détecté ces mêmes produits chimiques dans un certain nombre d’aliments pour chiens, humides ou secs, disponibles dans le commerce. Ils affirme même avoir trouvé les concentrations en BPC les plus élevées dans un échantillon de nourriture sèche spécialement conçue pour les chiots ! Les marques n’ont cependant pas été dévoilées. Cette étude pourrait aider à comprendre les causes environnementales de la baisse de fertilité masculine également observée chez les humains.

– Matthieu Fannière

http://www.sciencepresse.qc.ca/

Les 6 signes que vous ne devez pas visiter un sanctuaire animal


Si nous respectons un temps, soit peu les animaux sauvages, et que nous voulons visiter un refuge, ou un sanctuaire, il est important que ces lieux respectent la nature de l’animal
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Les 6 signes que vous ne devez pas visiter un sanctuaire animal

 

Les 6 signes que vous ne devez pas visiter un sanctuaire animal

Un touriste dans le Temple des Tigres en Thaïlande.Capture d’écran Gentside Découverte

Sanctuaire pour éléphants en Thaïlande, pour paresseux au Costa Rica ou encore de chimpanzés au Congo… À travers le monde, les refuges pour animaux sauvages ne manquent pas.

Dans certains pays, ils sont même devenus des lieux très prisés des voyageurs. Mais tous ne se valent pas. Certains sont bien plus intéressés par le profit tiré des animaux que par le bien-être de ces derniers.

Le Temple des Tigres en Thaïlande en est un triste exemple. Si ce «sanctuaire» était déjà  dénoncé depuis plusieurs années par les défenseurs des animaux, une enquête menée en juin 2016 a dévoilé la face cachée derrière ce lieu où cohabitaient moines et félins. Malheureusement, il ne s’agit pas d’un exemple isolé et les structures autoproclamées «sanctuaire» fleurissent à travers le monde.

Le problème est qu’il n’est pas toujours facile de se rendre compte en visitant ce type de lieu s’il s’agit ou non d’un réel sanctuaire. Certains signes peuvent cependant y aider. Il existe évidemment des exceptions, mais les questions suivantes peuvent permettre d’apporter un début de réponse sur la nature des lieux.

1 – Y A-T-IL DES BÉBÉS ANIMAUX?

Les véritables sanctuaires ne pratiquent pas la reproduction des animaux pour la simple et bonne raison que cela leur donnerait des bouches en plus à nourrir, quand ils sont très souvent débordés. Généralement, les pensionnaires sont donc séparés ou alors stérilisés ou sous traitement contraceptif.

Bien sûr, il arrive souvent que les sanctuaires recueillent des bébés ou des femelles enceintes. Néanmoins, si un sanctuaire explique aux voyageurs qu’il pratique la reproduction dans un but de conservation, méfiez-vous. Ces animaux ne sont que rarement remis en liberté et servent le plupart du temps à alimenter le trafic.

2 – LES ANIMAUX SONT-ILS DRESSÉS OU ENTRAINÉS?

Voyez-vous des singes, des éléphants ou des tigres réaliser des tours? Si c’est le cas, fuyez. Les animaux sauvages ne sont pas naturellement obéissants. S’ils réalisent des choses inhabituelles à leur nature, c’est donc qu’ils ont subi un dressage passé par la privation de nourriture, un enchaînement voire pire. 

Les véritables sanctuaires ne sont pas des cirques qui exposent les animaux pour le divertissement de leurs visiteurs. À l’inverse, ils placent leurs pensionnaires dans des habitats proches de leur milieu naturel, ce qui implique que les animaux peuvent s’y cacher et choisir quand et comment ils veulent interagir avec des humains.

3 – LES ANIMAUX ONT-ILS SUFFISAMMENT D’ESPACE?

Le bien-être des animaux est ce qui doit alerter en premier. Pour cela, les visiteurs peuvent se fier à leur jugement. Un véritable sanctuaire cherche à offrir le plus d’espace possible permettant aux animaux d’exprimer leur comportement naturel. Les enclos sont créés pour ressembler à des habitats naturels, disposant des structures nécessaires pour les divertir.

Les animaux ne doivent évidemment pas être enchaînés ou attachés et doivent par exemple disposer d’espace pour courir, de structures à escalader ou de bassins pour se baigner si nécessaire. La propreté des enclos est également un facteur primordial. Si les enclos sont petits, sales et n’offrent même pas d’eau fraîche et propre à ses habitants, fuyez.

4 – LES ANIMAUX SEMBLENT-ILS EN BONNE SANTÉ?

Dire si un animal semble heureux ou non n’est pas toujours aisé. Toutefois, tout signe suspect doit alerter. Physiquement, si les animaux semblent maigres, malades ou présentent des blessures visibles et non soignées, cela peut en dire long sur leurs conditions de vie.

D’un point de vue psychologique, les pensionnaires doivent avoir des jouets, un terrain à  explorer pour combattre l’ennui. Si un animal montre des comportements répétitifs comme réaliser des va-et-vient dans son enclos ou secouer sa tête de façon répétée, il peut s’agir de comportements stéréotypés indicateurs de stress.

5 – LES SOIGNEURS INTERAGISSENT-ILS BEAUCOUP AVEC LES ANIMAUX?

Comme l’explique le site The Dodo, il n’y a évidemment rien de mal à faire des câlins à un mouton, un cheval ou une vache secourue. Mais quand il s’agit d’animaux sauvages et exotiques, un véritable sanctuaire préfère maintenir le contact humain à son minimum. En particulier lorsqu’il s’agit d’animaux dangereux comme des tigres, des lions ou des ours.

C’est pourquoi dans un véritable sanctuaire on ne voit généralement pas de soigneurs interagir avec les pensionnaires. Une mesure prise pour les soigneurs eux-mêmes comme pour les animaux. Cela permet de maintenir le comportement sauvage naturel et de ne pas habituer les spécimens à la présence de l’homme. Un facteur d’autant plus important lorsqu’ils sont ensuite réintroduits dans la nature.

D’étroites et récurrentes interactions entre les animaux et les soigneurs peuvent donc alerter quant à la véritable nature d’un sanctuaire. Néanmoins, il existe là encore des exceptions. Certains spécimens lient des relations étroites avec leurs sauveteurs. Quand il s’agit de jeunes animaux orphelins, il arrive aussi que les soigneurs servent de mère de substitution.

6 – LES VISITEURS PEUVENT-ILS INTERAGIR AVEC LES ANIMAUX?

Avec l’exhibition des animaux pour le divertissement, ce facteur est l’un des plus importants. Les véritables sanctuaires ne permettent pas aux visiteurs de toucher, câliner et encore moins prendre les animaux. En particulier lorsqu’il s’agit normalement d’animaux considérés comme dangereux.

Pire encore, si le sanctuaire offre la possibilité de prendre des photos avec les animaux, qu’il s’agisse de bébés ou de spécimens adultes, fuyez. Pour en arriver là, les bébés sont très souvent séparés de leur mère et les adultes drogués pour être plus calmes en présence des visiteurs. La possibilité de prendre des photos ne représente ainsi qu’une opportunité de plus de gagner de l’argent avec les animaux.

Évidemment, il existe là encore des exceptions. Certains sanctuaires se concentrent sur le sauvetage d’animaux de ferme qui sont naturellement plus habitués à l’homme. Si vous avez la possibilité de copiner avec une chèvre, cela n’est donc pas forcément suspect.

En résumé, si vous souhaitez éviter les faux sanctuaires, le mieux est encore d’être attentif et de vous fier à votre instinct. 

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Ces poissons changent de sexe jusqu’à 20 fois par jour


Ce sont des poissons assez particuliers. En plus d’être monogame et très fidèle. Le couple peut pondre des oeufs et l’autre le fécondé en changeant de sexe. Ils sont en fait hermaphrodites
Nuage

 

Ces poissons changent de sexe jusqu’à 20 fois par jour

 

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©Smith Sonia via Flikr, cc.

Une étude révèle que ce petit poisson marin (Serranus tortugarum) peut se reproduire quotidiennement, en alternant les rôles au sein du couple. L’espèce, vivant majoritairement dans les Caraïbes, se distingue aussi par sa monogamie et sa fidélité !

Ces petits poissons tigrés, d’une longueur de 4 à 7 cm, sont dotés d’organes comprenant une partie mâle (produisant des spermatozoïdes) et une partie femelle (générant des ovules). Une récente étude publiée dans la revue Behavioral Ecology  montre qu’ils peuvent ainsi échanger de sexe avec leur partenaire jusqu’à vingt fois par jour. L’hermaphrodisme concerne seulement 2% des espèces.

Vivant majoritairement dans un récif corallien au large du Panama, les serrans se reproduisent quotidiennement en alternant les rôles au sein d’un même couple. Chacun pond des œufs, tandis que l’autre les féconde. Ils sont en revanche incapables de s’auto-féconder.

Fidèles et unis

Plus étonnant encore, ces poissons seraient monogames et très fidèles. 76 spécimens ont été suivis pendant six mois. Tous sont restés avec le même partenaire, jusqu’à ce que l’un décède ou disparaisse. Précisons que ces poissons vivent en banc, la tentation est donc omniprésente. Seulement 3 à 5 % des animaux connus sont monogames.

Si l’un des deux partenaires s’avère peu fertile, son compagnon ne le quittera pas pour autant. Il pondra davantage d’œufs.

« Nos recherches montrent que les animaux investis dans des unions durables vérifient si leur partenaire s’implique autant qu’eux-mêmes dans la relation”, explique Mary Hart, chercheuse à l’université du Kentucky. Si ce n’est pas le cas, l’un des deux compense

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