Le Saviez-Vous ► Le monarque, roi des papillons


Les papillons monarques sont des papillons extraordinaires. A cette époque de l’année, ils  ont quitté le Canada pour passer l’hiver au Mexique et être en état diapose sur des sapins oyamel qui les protègent. Au printemps, lors de la reproduction (forcée) elles repartent vers les États-Unis et 3 a 4 générations arrivent au Canada. Au Canada, nous avons longtemps cru que l’asclépiade était une mauvaise herbe, aujourd’hui, nous savons que ces plantes nourrissent les papillons monarques. Il est très encouragé d’en semer dans nos jardins.
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Le monarque, roi des papillons


Les monarques migrent vers le sud pour survivre à l'hiver.Des papillons monarques   Photo : iStock

Parmi les 175 000 espèces de papillons, le monarque se démarque par son imposante migration. Chaque année vers la fin de l’été, il quitte le Canada pour entreprendre un long voyage de 4000 kilomètres vers les montagnes du Mexique, où il ira se reproduire.

La biologiste Sonya Charest, de l’Insectarium de Montréal, explique le cycle de vie de l’insecte et nous donne des conseils pour nous assurer de leur survie.

Le voyage au Mexique

C’est un Canadien, Fred Urquhart, qui a été le premier à s’intéresser à la migration du monarque, il y a à peine une quarantaine d’années. Pour suivre leur parcours, il a posé des étiquettes sur quelques monarques. Ces papillons ont ensuite été retrouvés au Mexique. Le monarque y passe l’hiver.

« Ce qu’ils aiment du Mexique, ce sont les montagnes centrales, en altitude, où se trouvent des forêts de sapins oyamel. Ces montagnes regroupent toutes les conditions essentielles pour que le papillon puisse passer l’hiver en diapause. Ça veut dire qu’il y fait suffisamment froid pour que son métabolisme descende. Comme ça, il ne dépense pas d’énergie. Si la température tombe sous zéro pendant plusieurs heures, il va mourir. Les sapins protègent le papillon des vents, de l’humidité et des précipitations. »

C’est là que les papillons se reproduisent, au printemps. La biologiqiste explique que ce n’est pas nécessairement un moment romantique.

« Le mâle va trouver une femelle. Dès qu’il la voit passer, il va tomber dessus, la plaquer au sol et s’accoupler de force avec elle. Elle n’a rien à dire. Il peut le faire avec plusieurs femelles. Le mâle va s’assurer qu’elle garde sa semence. Il va injecter un petit bouchon, qui contient des nutriments qui aident la femelle à rendre à terme ses œufs et qui empêche un autre mâle de le faire. »

« Au printemps, le mâle meurt, et la femelle va faire son chemin vers le nord, au Texas. Elle va pondre ses œufs et c’est la 3e et 4e génération qui repart vers le Canada. »

De moins en moins de monarques

Au Mexique, on coupe de plus en plus le sapin oyamel, qui héberge les monarques. Au Canada, les monarques se nourrissent d’une fleur nommée asclépiade. Pour les aider, on peut planter ces fleurs chez soi. On retrouve d’ailleurs ces plantes dans certains centres de jardinage, et les graines sont en vente par la fondation David Suzuki et à l’insectarium.

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Le Saviez-Vous ► Rôle des taches, taille du cou… Chiffres et infos insolites sur la girafe


Quel bel animal la girafe avec son long cou et ses grandes jambes sans oublier ses taches. Vous imaginez que son coeur est à environ 2 mètres de son cerveau ? Et pour boire, c’est un peu compliqué pour cette bête. Ces tâches pas une girafe n’est pareil …
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Rôle des taches, taille du cou… Chiffres et infos insolites sur la girafe


Nairobi (AFP)

La girafe, considérée comme « vulnérable » par l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN), a perdu 40% de sa population entre 1985 et 2015. Voici quelques faits étranges ou cocasses concernant l’une des icônes de l’Afrique, et plus grand animal terrestre au monde.

La hauteur du cou

La girafe peut mesurer jusqu’à 5,5 mètres de haut, et impressionne particulièrement par la taille de son cou.

Comme chez l’homme, le cou de la girafe ne compte que sept vertèbres, mais chacune d’entre elles mesure quelque 25 cm de long.

Ce cou est particulièrement utile pour atteindre les feuilles des arbres dont les girafes se nourrissent. Il est toutefois trop court pour permettre à la girafe d’atteindre le sol avec son museau pour boire de l’eau sans qu’elle plie ou écarte les pattes, une entreprise difficile pour cet animal longiligne.

Heureusement pour elle, la girafe n’a pas besoin de boire tous les jours, car elle s’hydrate avec les plantes qu’elle ingère.

Le cou est aussi utilisé pour un rituel très élaboré dans lequel les girafes s’affrontent en balançant leur cou pour établir leur domination.

Les taches

Avec son pelage tacheté, ses longues pattes et son cou, la girafe – animal charismatique qui ne fait toutefois pas partie du célèbre « Big Five » (lion, éléphant, rhinocéros, buffle et léopard) – a reçu le nom latin de « camelopardalis », qui veut dire chameau-léopard.

Ces taches ne servent pas qu’à se camoufler. Selon la Fondation pour la préservation de la girafe, chaque tache est entourée d’un système très élaboré de vaisseaux sanguins qui fonctionne comme une fenêtre thermique, permettant de réguler la température du corps.

Comme une empreinte digitale pour l’homme, chaque girafe a un pelage au motif unique.

Grosse langue, gros cœur

Chez cet animal hors de proportion, la langue peut mesurer jusqu’à 50 cm et lui permet de brouter avec plus de facilité les étages supérieurs de son arbre favori, l’acacia.

Les scientifiques pensent que la couleur bleue-noire de la langue la protège d’une exposition prolongée au soleil. Il est également largement accepté que la salive de la girafe a des propriétés antiseptiques pour protéger sa langue des épines de l’acacia.

Le coeur d’une girafe pèse 11 kilos et est assez puissant pour relever le défi d’envoyer le sang jusqu’au cerveau, situé à environ deux mètres de lui.

Afin de protéger le cerveau de changements subits de pression sanguine lorsqu’elle se penche en avant pour boire, le système coronaire de la girafe comporte des valves qui régulent le flux sanguin. Il possède également des vaisseaux sanguins élastiques qui se dilatent et se contractent pour réguler ce flux.

Les vaisseaux sanguins des pattes de la girafe ont été étudié par la Nasa pour la conception des combinaisons spatiales.

Reproduction

Parmi les mammifères, les girafes ont une des plus longues périodes de gestation: 15 mois. Elles accouchent debout, ce qui signifie que leur progéniture tombe de près de deux mètres de haut en naissant.

Cette étonnante introduction à la vie met les nouveaux-nés sur leurs pattes et prêts à courir en moins d’une heure. Un bébé girafe est plus grand que la moyenne des humains adultes.

Dans la nature, les girafes peuvent vivre jusqu’à 25 ans, contre 35 ans en captivité.

Génétique

L’ancêtre de la girafe est un animal ressemblant à une antilope de près de 3 m de haut, qui sillonnait les forêts d’Asie et d’Europe il y a entre 30 et 50 millions d’années. L’animal vivant qui lui est le plus proche est l’okapi.

En septembre 2016, une étude scientifique a montré qu’il y avait en fait quatre espèces distinctes de girafes et non une seule séparée en neuf sous-espèces, comme on le pensait jusque-là. Des discussions sont en cours pour faire reconnaître cette taxonomie par l’IUCN, ce qui favoriserait la mise en place de mesures de protection spécifiques.

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Petit poisson n’éclora pas: la faute à la pollution lumineuse


On sait que la pollution lumineuse peut être très dérangeant pour les animaux. Il semble que ce soit aussi le cas pour les poissons-clowns. À cause de la lumière artificiel des ports, docks, les constructions sur le bord des côtes ainsi que les bateaux de croisière et les hôtels flottant, les récifs de corail n’offre plus la noirceur que les poissons clowns ont besoin pour l’éclosion des oeufs.
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Petit poisson n’éclora pas: la faute à la pollution lumineuse


PASCALE MOLLARD-CHENEBENOIT
Agence France-Presse
Paris

La pollution lumineuse menace l’éclosion des poissons clowns, popularisés par le dessin animé Finding Nemo, alerte mercredi une étude australienne.

Facilement reconnaissable à sa livrée orange et ses bandes blanches bordées d’un trait noir, le poisson clown commun, Amphiprion ocellaris, qui vit près des récifs coralliens, est confronté à un ennemi sournois qui ne cesse de se renforcer : la lumière artificielle.

De fait, le littoral bordant les récifs de corail est de plus en plus exposé à de l’éclairage LED avec l’essor des constructions le long des côtes, le développement des ports et des docks, pointent des chercheurs de l’université Flinders (Australie), auteurs de l’étude. Les navires de croisière et les hôtels flottants éclairent eux aussi la surface des eaux marines qui attirent les touristes.

Pour connaître l’impact de cette lumière artificielle la nuit sur les poissons clowns, l’équipe de scientifiques a étudié en laboratoire dix couples reproducteurs, dont cinq, constituant le groupe témoin, étaient exposés à une luminosité classique, avec alternance de jour et de nuit.

Les aquariums des cinq autres couples-au centre de l’expérience-étaient éclairés par le haut pendant la nuit avec une lumière LED d’intensité modérée (25 à 28 lux), comparable à celle qui éclaire la surface de l’océan près des rivages habités.

Les premières étapes de la reproduction se sont passées normalement.

« Il n’y a pas eu de différences significatives sur la fréquence du frai entre le groupe témoin et le groupe soumis à la lumière artificielle nocturne », note l’étude publiée dans Biology Letters (Royal Society).

Les femelles ont pondu leurs oeufs, qui ont été ensuite fécondés par les mâles. Pendant la période embryonnaire, les parents se sont occupés ensemble des oeufs.

Normalement, l’éclosion doit avoir lieu le soir du huitième jour environ.

Mais pour les oeufs qui avaient été soumis à la lumière artificielle la nuit, « le taux d’éclosion a été de 0 % », constate l’étude. Il n’y a eu aucune progéniture… 

« Repère »

« J’ai été surprise d’obtenir des résultats aussi nets », déclare à l’AFP Emily Fobert, chercheuse associée en biodiversité et conservation à l’université Flinders et co-auteur de l’étude.

« Notre étude montre clairement que la pollution lumineuse a le potentiel d’interférer avec le succès reproducteur des poissons clowns », estime-t-elle.

Les chercheurs n’ont pas étudié le mécanisme précis qui a inhibé l’éclosion des poissons clowns en présence de lumière artificielle la nuit.

« Mais nous pensons que ces oeufs n’ont jamais expérimenté l’obscurité, qui pourrait être un repère nécessaire pour déclencher l’éclosion », avance Emily Fobert.

Pour autant il est difficile pour les chercheurs de prédire comment cette pollution lumineuse nocturne est susceptible d’affecter la dynamique des populations de poissons clowns sur le terrain.

Car contrairement à ce que fait croire Finding Nemo, le film des studios Pixar, produit par Disney, sorti en 2003, « les bébés poissons clowns ne restent pas dans l’anémone (urticante) dans laquelle ils sont nés » et qui les protège de leurs prédateurs, relève Emily Fobert. « Ils peuvent trouver une nouvelle maison à des dizaines voire des centaines de kilomètres de leurs parents ».

« Cela veut dire que même dans une zone frappée d’une forte pollution lumineuse, empêchant l’éclosion, la population locale pourrait être renforcée par des larves arrivant d’autres récifs coralliens », note-t-elle.

La pollution lumineuse touche 23 % de la superficie terrestre (hors pôles), selon une étude de 2016. Et 22 % des régions côtières expérimentent à des degrés divers une illumination artificielle, selon une autre étude parue en 2014.

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Le Saviez-Vous ► Pourquoi certains couples d’oiseaux décident-ils de rompre ?


Le « divorce » est aussi présent chez les oiseaux, sauf que pour eux, ils ne se retrouvent pas en cour pour le partage des biens et la garde des enfants …. Tout dépend quand même de l’espèce, de la synchronisation de la présence des partenaire ou encore des incidents de parcours.
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Pourquoi certains couples d’oiseaux décident-ils de rompre ?

 

par Brice Louvet

Les humains ne sont pas les seuls à divorcer, certains oiseaux y passent aussi. Une étude récente révèle pourquoi les membres d’une espèce particulière, la mésange bleue eurasienne notamment, rompent parfois leur lien.

Lorsque les ornithologues parlent de “divorce”, cela signifie que deux membres d’un couple de reproducteurs survivent à la saison de reproduction sans se retrouver à la suivante. En effet, les deux parties finissent par s’associer avec de nouveaux partenaires plutôt que de se réunir. Le divorce est commun chez les oiseaux, mais sa fréquence peut varier largement entre et au sein des espèces. Les grands hérons par exemple, divorcent après chaque saison de reproduction et les manchots empereurs dans environ 85 % des cas. À l’opposé, seulement 9 % des couples de canards colvert “divorcent”  alors que de leur côté les albatros ne se séparent presque jamais. De nombreux chercheurs se sont appliqués à comprendre la façon dont ces séparations affectent le succès reproducteur, mais jusqu’à présent peu d’entre eux se sont concentrés sur le processus de séparation en lui-même.

L’écologiste comportementale Carol Gilsenan et son équipe de l’Institut Max Planck d’ornithologie en Allemagne, ont pour ce faire étudié des centaines de mésanges bleues eurasiennes pendant huit ans, en utilisant des nichoirs artificiels dans une forêt protégée du sud de l’Allemagne. Publiées dans Animal Behavior, leurs conclusions démontrent que 64 % des couples reproducteurs se sont séparés durant l’étude. En parallèle, les couples fidèles produisaient plus d’œufs et élevaient par conséquent plus d’oisillons. Si les deux membres d’une paire se retrouvaient sur le lieu de reproduction à peu près au même moment, ils étaient plus susceptibles de s’accoupler, alors que si l’un des deux manquait à l’appel, le couple était plus en état de se séparer.

« Si vous vous présentez tôt, vous ne pouvez pas vous permettre d’attendre », explique la chercheuse. « Il se pourrait que votre ancien compagnon soit blessé ou même mort. Si vous attendez, vous pouvez renoncer à une occasion de reproduction, vous devez donc vous accoupler avec un autre ».

La mortalité adulte chez les mésanges bleues est extrêmement élevée – environ 50 %. L’oiseau qui arrive en premier a donc plutôt intérêt à se reproduire en trouvant un nouveau partenaire plutôt que de risquer d’être complètement exclu. Le divorce ne dépend donc pas du succès de la reproduction de l’année précédente, mais plutôt de la synchronisation des arrivées.

Par ailleurs, les chercheurs ont également découvert que si les couples maintenaient des contacts en dehors de la saison de reproduction, ils étaient plus susceptibles de synchroniser leur retour sur le lieu de reproduction, et donc de se rester fidèles. Ces paires avaient également un meilleur taux de reproduction que les couples “divorcés”.

Source

https://sciencepost.fr/

Une nouvelle espèce de guêpe transforme les araignées en zombies


 

Des araignées on trouver un prédateur inquiétant. En Équateur, une guêpe pour se reproduire choisi de déposer ses oeufs sur une des araignées qui vivent en colonie. Elle fera un cocon pour les larves et sera manger vivante.
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Une nouvelle espèce de guêpe transforme les araignées en zombies

 

Voici à quoi ressemble la guêpe nouvellement découverte. © Université de Colombie Britannique

Jeanne Poma.

Des scientifiques de l’Université de Colombie-Britannique au Canada ont fait une découverte inquiétante en Equateur. En Amazonie, une guêpe jusque-là encore inconnue vient d’être découverte et elle est capable de transformer des araignées en zombies.

La guêpe, qui appartient à la famille des Zatypota, utilise cette curieuse technique pour se reproduire. Elle choisit pour cela un certain type d’araignées: celles qui vivent en colonies pour attraper des proies ensemble et éduquer les plus jeunes.

Œufs

La technique consiste pour la guêpe femelle à déposer un œuf sur le ventre de l’araignée. L’œuf se développe ensuite sous forme de larve, qui va se nourrir de l’hémolymphe, le fluide corporel de l’araignée. Puis la larve grossit et gagne lentement mais sûrement le corps de son hôte.

L’araignée quitte alors sa colonie pour tisser un cocon pour la larve de guêpe. Quand c’est fini, l’araignée est dévorée vivante. La larve de guêpe s’insinue alors dans le cocon de sécurité et réapparaît neuf à onze jours plus tard, à maturité.

C’est au scientifique Philippe Fernandiez-Fournier que l’on doit cette découverte. Ses recherches ont commencé lorsqu’il a remarqué que certzaines araignées, infectées par des larves, partaient loin des colonies pour tisser des toiles très denses. Il a dès lors mené une expérience dans un laboratoire et c’est là qu’il a compris qu’une guêpe était capable d’influencer de manière brutale le comportement des araignées.

Cerveau

Samantha Straus, une collègue de Fernandez-Fournier étudie la manière dont la guêpe s’empare du cerveau de l’araignée pour choisir un comportement suicidaire. Les colonies les plus peuplées semblent attirer d’autant plus ce type de guêpe.

Recherches

La scientifique s’apprête à retourner en Équateur pour poursuivre ses recherches. Elle souhaite, par exemple, savoir si les guêpes visitent les mêmes colonies d’araignées de génération en génération et les conséquences que cela peut engendrer

https://www.7sur7.be/

L’humanité va-t-elle vivre une pénurie de spermatozoïdes?


Depuis 1970, les hommes seraient de moins en moins fertiles. Les causes sont les perturbateurs endocriniens, produits chimiques … De plus, cela est héréditaire, alors peut-on penser qu’un jour, il ne sera plus possible d’avoir des enfants du moins de façon naturelle
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L’humanité va-t-elle vivre une pénurie de spermatozoïdes?

 

Le taux de spermatozoïde par millilitre de sperme a baissé de 50% en moins de 50 ans | eagoravoce via Unsplash CC License by

Le taux de spermatozoïde par millilitre de sperme a baissé de 50% en moins de 50 ans | eagoravoce via Unsplash CC License by

Repéré par Barthélemy Dont

 

Depuis 1973, le taux de spermatozoïde de la population a radicalement chuté et n’est pas près de remonter.

L’humanité pourrait être un jour incapable de se reproduire. Selon une très vaste étude réalisée sur plus de 40.000 hommes résidant en Europe, aux États-Unis, en Australie et en Nouvelle-Zélande, en moins de cinquante ans, le taux de spermatozoïdes par millilitre de sperme a baissé de 50%. Depuis 1973, le nombre de spermatozoïdes global a aussi baissé de 60%. On produit donc moins de sperme, et de moins bonne qualité.

Nos modes de vie ont radicalement changé depuis 1973. Anna-Maria Andersson, une biologiste spécialisée dans la diminution du taux de testostérone, explique qu’une «révolution chimique» a commencé au XIXe siècle.

Révolution qui s’est accélérée après la Seconde Guerre mondiale. Une grande quantité de nouveaux produits chimiques est arrivée sur le marché très rapidement. Elle a eu des effets positifs, sur la médecine par exemple, mais a aussi modifié le corps humain.

Inévitables perturbateurs

Certains des produits ingérés ont des effets sur les hormones, ce sont les fameux perturbateurs endoctriniens. C’est le cas par exemple des phtalates, qui une fois dans le corps font baisser le taux de testostérone et réduisent le nombre de spermatozoïdes. Les phtalates sont utilisés massivement. Plastiques, aliments, textiles, cosmétiques… impossible d’y échapper. Pour ne rien arranger, ils sont héréditaires. Les générations d’hommes qui suivent celles qui ont été exposées héritent du taux de spermatozoïdes bas de leurs pères, puis sont exposées à leur tour. Et les phtalates ne sont qu’un exemple parmi d’autres. De plus en plus de scientifiques s’accordent à dire que c’est une cause majeure de la chute libre de la fertilité depuis les années 1970.

Ce taux peut-il descendre jusqu’à zéro? Les spécialistes ne peuvent pas se projeter mais cela reste une possibilité.

Pour Hagai Levine, l’auteur de l’étude, «nous devrions espérer le meilleur mais nous préparer au pire. Et le pire est dans ce cas-ci l’extinction de la race humaine».

Ces vingt dernières années, il y a eu des tentatives pour limiter les produits chimiques nocifs. Mais l’industrie chimique est réticente à abandonner un business qui se compte en milliards de dollars. Les produits chimiques interdits sont remplacés par d’autres, parfois tout aussi dangereux.

Pour l’instant, la baisse de la fertilité est compensée par l’assistance médicale à la procréation, qui ne cesse de se répandre et de s’améliorer. Tant que le nombre de spermatozoïdes n’atteint pas zéro, peut-être que la médecine moderne permettra de tenir le choc.

Une autre alternative vient du Japon, où en 2016, des chercheurs et chercheuses ont réussi à l’aide d’une technique appelée la «Gamétogenèse in vitro» à transformer une cellule souche embryonnaire de souris en spermatozoïdes puis à féconder une femelle avec. La cellule en question était elle même issue d’une femelle…

http://www.slate.fr/

Chez ces grenouilles, les mâles chantent pour des femelles… sourdes !


On sait que les grenouilles font des vocalises pour chercher la belle qui permettra de fonder une famille. Au Brésil, une espèce de grenouille très petite se met aussi à chanter, le problème, c’est que les grenouilles femelles sont sourdes. Alors, à quoi sert le chant
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Chez ces grenouilles, les mâles chantent pour des femelles… sourdes !

 

Brachycephalus pitanga

Les mâles Brachycephalus pitanga chantent pour des femelles totalement sourdes.

© SANDRA GOUTTE

Par Anne-Sophie Tassart

Des chercheurs ont mis en évidence l’apparente inutilité des vocalisations des mâles Brachycephalus lors de la période de reproduction.

La communication nécessite la co-évolution de l’émetteur et du récepteur, sinon, il devient évident que le message a du mal à passer. Chez de nombreuses espèces de grenouilles, la communication sonore – les vocalisations – permet de synchroniser les périodes de reproduction entre mâles et femelles. Cependant, une équipe internationale a fait une étrange découverte chez Brachycephalus ephippium et chez Brachycephalus pitanga : ces minuscules grenouilles brésiliennes n’entendent pas leurs propres vocalisations !

Des mâles qui chantent pour des femelles sourdes

Pendant la saison des amours, les mâles se placent sur des branches ou sur la litière foliaire et « chantent », espérant s’attirer les faveurs d’une femelle. Ces vocalisations de haute fréquence sont particulièrement énergivores pour l’amphibien. Face au sous-développement de l’oreille interne chez ces animaux, les chercheurs ont voulu savoir comment les femelles arrivaient à percevoir ces sons qui leur sont destinés. En étudiant l’anatomie de leur « oreille » et les réponses comportementales pendant que des enregistrements de vocalisations étaient joués, les scientifiques ont pu en conclure que ces grenouilles sont incapables d’entendre les vocalisations d’un congénère. Les mâles chantent donc… pour rien.

Un élément secondaire de la communication

Une nouvelle question s’est alors posée : pourquoi ces signaux sonores persistent alors qu’ils n’apportent aucun bénéfice dans la reproduction et qu’ils sont susceptibles d’indiquer aux prédateurs la position des grenouilles ? Dans leur article paru le 21 septembre 2017 sur le site Scientific Reports, les biologistes pensent que la communication ne se fait plus grâce au son mais par les signaux visuels qui les accompagnent comme par exemple, le gonflement du sac vocal. Ce qui était jusqu’alors un élément secondaire du comportement est devenu le plus important. Le son produit est, quant à lui, devenu secondaire.

Il est possible que ces vocalisations attirent les prédateurs, mais ceux-ci changent de cible quand ils voient à qui ils ont affaire. En effet, les Brachycephalus ont une peau et des organes hautement toxiques.

Il n’est donc pas nécessaire pour la survie de ces grenouilles d’arrêter d’émettre des vocalisations « qui persistent grâce à une inertie évolutive », notent les chercheurs.

Ils espèrent, grâce aux Brachycephalus, pouvoir étudier l’évolution et la dégénération des systèmes de communication acoustiques chez les vertébrés.

https://www.sciencesetavenir.fr