Le Saviez-Vous ► 30 millions d’agents : Les animaux sont-ils le futur de l’es­pion­nage ?


Vous vous souvenez en avril dernier du béluga qui semblait domestiqué avait approché des pêcheurs en Norvège ? On a cru que c’était un espion pour le compte des Russes. Est-ce vrai ? Personne ne peut l’affirmer. Quoiqu’il en soit, il existe bel et bien des organisations qui utilisent des animaux pour l’espionnage. Il y a à les animaux marins, les oiseaux et des animaux terrestres. Pour ma part, on devrait laisser les animaux s’occuper de leurs propres tâches au lieu de les mêler aux idioties humaines.
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30 millions d’agents : Les animaux sont-ils le futur de l’es­pion­nage ?


Espions redoutablement discrets, les animaux accèdent à des endroits hors de portée des humains. Et leur intelligence est de mieux en mieux comprise.


par Mathilda Caron

Le mystère du beluga

Dans le nord de la Norvège, aux confins de l’océan Arctique, les vagues viennent mourir contre le récif aussi vite qu’elles naissent. En explo­­sant sur les coques de quelques bateaux, l’eau glacée inonde leurs ponts. Ce 25 avril 2019, près de l’île d’Ingøya, un petit groupe de pêcheurs attend patiem­­ment que des pois­­sons se prennent dans ses filets lorsqu’il aperçoit un animal au loin. Sous le ciel gris, les trois frères Joar, Havard et Erlend Hesten sont inter­­­loqués devant son corps laiteux, qui contraste avec les flots verdâtres. Ils découvrent avec surprise qu’il s’agit d’un béluga. L’ani­­mal s’ap­­proche sans crainte, comme s’il avait besoin d’aide, puis suit le navire jusqu’à Hammer­­fest, sur le conti­nent.

Un détail les intrigue : le cétacé porte un harnais, sur lequel ils parviennent à lire une inscrip­­tion :

« Équi­­pe­­ment de Saint-Péters­­bourg». Les trois hommes prennent des photos, des vidéos et envoient le tout à la direc­­tion de la pêche norvé­­gienne. Le béluga est rapi­­de­­ment soupçonné d’ap­­par­­te­­nir à l’ar­­mée russe et d’être… un espion. « Il a incon­­tes­­ta­­ble­­ment été entraîné », déclare Martin Biuw, cher­­cheur à l’Ins­­ti­­tut de recherche marine norvé­­gien de Bergen.

Or la marine russe « est connue pour entraî­­ner les belu­­gas à conduire des opéra­­tions mili­­taires », ajoute le biolo­­giste de la direc­­tion des pêches norvé­­gienne Jorgen Ree Wiig. « Ils gardent les bases navales, aident les plon­­geurs ou retrouvent de l’équi­­pe­­ment perdu. »

Même si « personne ne peut affir­­mer qu’il s’agit d’un animal mili­­taire », dixit Martin Biuw, et que certains croient recon­­naître en lui un théra­­peute pour enfants, les soupçons demeurent.

Car le voisin russe a l’ha­­bi­­tude de former des animaux à des fins d’es­­pion­­nage. En annexant la Crimée il y a cinq ans, à la faveur d’un mouve­­ment de rébel­­lion en Ukraine, Moscou a récu­­péré la flotte de mammi­­fères marins sur-entraî­­nés qui se trou­­vait dans la base mili­­taire de Sébas­­to­­pol.

Crédits : Jorgen Ree Wiig

Cette armada animale formée sous l’Union sovié­­tique a vite été reprise en main.

« Les ingé­­nieurs de l’Ocea­­na­­rium créent de nouveaux instru­­ments en vue d’uti­­li­­ser plus effi­­ca­­ce­­ment les grands dauphins et les otaries. Nos spécia­­listes œuvrent pour conce­­voir des appa­­reils envoyant un signal de détec­­tion d’une cible sous-marine par le dauphin sur l’écran d’un ordi­­na­­teur », explique un employé du centre de forma­­tion de dauphins à l’agence de presse russe RIA Novosti.

Mais à en croire Kiev, la forma­­tion à échoué. « Les animaux ont refusé de coopé­­rer avec les dres­­seurs russes et de manger. Ils en sont morts », a rapporté le repré­­sen­­tant ukrai­­nien pour la Crimée, Boris Babin.

En 2016, le minis­­tère de la Défense russe a aussi acheté plusieurs dauphins au delphi­­nium de Moscou, sans préci­­ser ce qu’il enten­­dait en faire. Les Améri­­cains doivent avoir une petite idée sur la ques­­tion. Aux États-Unis, la DARPA (l’agence de recherche mili­­taire du Penta­­gone) songe à utili­­ser des pois­­sons et autres animaux marins afin de détec­­ter les sous-marins enne­­mis dans les eaux inter­­­na­­tio­­nales. En 2018, elle annonçait le lance­­ment du Persistent Aqua­­tic Living Sensors (PALS), un projet qui consiste à placer des capteurs sur des animaux marins afin qu’ils réagissent au passage de submer­­sibles dans leur envi­­ron­­ne­­ment. Russes et Améri­­cains s’épie­­raient ainsi en eaux profondes, comme du temps de la guerre froide.

Zoo d’es­­pions

Dans les années 1960, le Krem­­lin et la Maison-Blanche ont investi beau­­coup de temps et d’argent afin de déter­­mi­­ner comment les animaux pour­­raient deve­­nir des espions. Les experts du Zoo IQ de Hot Springs, dans l’Ar­­kan­­sas, avaient notam­­ment passé un contrat avec le gouver­­ne­­ment pour former des animaux spécia­­li­­sés dans le travail de défense et de rensei­­gne­­ment.

« Il n’y a jamais eu un animal que nous ne pouvions pas entraî­­ner », confie le direc­­teur prin­­ci­­pal du programme, Bob Bailey.

Bailey doit cette idée à Burrhus Frede­­ric Skin­­ner, un psycho­­logue influencé par les travaux du célèbre méde­­cin et physio­­lo­­giste russe Ivan Pavlov. Formé à l’uni­­ver­­sité de Saint-Péters­­bourg, Pavlov est célèbre pour avoir montré l’exis­­tence d’un « réflexe condi­­tionné » chez le chien.

Au milieu du XXe siècle, Skin­­ner popu­­la­­rise pour sa part le « condi­­tion­­ne­­ment opérant ». Cette forme de dres­­sage par la répé­­ti­­tion repose sur deux éléments : le renfor­­ce­­ment posi­­tif, par l’ajout d’un stimu­­lus agis­­sant sur l’or­­ga­­nisme, et le renfor­­ce­­ment néga­­tif, par le retrait d’un stimu­­lus. Le psycho­­logue entre­­prend d’in­­fluen­­cer le compor­­te­­ment d’un animal au cours d’une expé­­rience. Il enferme un rat affamé dans une boite où se trouve un levier. Si le rat actionne ce levier, un morceau de nour­­ri­­ture tombe auto­­ma­­tique­­ment. Ce levier devient ainsi la seule chose impor­­tante pour le rongeur. En répé­­tant une action, il prend l’ha­­bi­­tude de la faire.

Crédits : IQ Zoo

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Skin­­ner reçoit un finan­­ce­­ment de la Défense pour un programme de recherche impliquant des pigeons. Le projet n’abou­­tit fina­­le­­ment pas mais il donne une idée à deux de ses étudiants. L’un d’eux, Keller Breland, ouvre le Zoo IQ avec sa femme, en 1955 à Hot Springs. Les visi­­teurs payent pour les voir pratiquer ce condi­­tion­­ne­­ment opérant sur des ratons-laveurs. Dix ans plus tard, Bob Bailey rejoint le Zoo IQ, au moment où des agences gouver­­ne­­men­­tales commencent à s’y inté­­res­­ser.

« Ils sont venus vers nous pour résoudre des problèmes épineux », explique Bailey.

C’est ainsi que naît le Navy’s Marine Mammal Program.

Jusqu’aux années 1960, la plupart des animaux utili­­sés lors de conflits étaient terrestres ou aériens. Pendant la Première Guerre mondiale, les moutons servaient à démi­­ner les terrains, les chevaux à trans­­por­­ter les soldats, les chiens à livrer des messages et les pigeons prenaient des photos. Mais quand l’océan se peuple de sous-marins russes et sovié­­tiques, chacun trouve un moyen de voir sous l’eau sans être vu.

Cher­­cheuse en écolo­­gie marine à l’uni­­ver­­sité norvé­­gienne de Trømso, Marie-Anne Blan­­chet a passé 15 ans à entraî­­ner des mammi­­fères marins.

« Ils ont des capa­­ci­­tés de nage et de plon­­gée qui sont évidem­­ment extrêmes, et ils sont beau­­coup moins soupçon­­nables que des plon­­geurs humains », explique-t-elle.

La plupart du temps, ils sont envoyés pour faire du repé­­rage, mais ils peuvent aussi réali­­ser des missions plus méti­­cu­­leuses.

« Je sais que des dauphins ont déjà été utili­­sés pour placer des mines sous les bateaux enne­­mis », raconte Martin Biuw.

Cet exemple rappelle les chiens anti-chars envoyés par les Sovié­­tiques se faire sauter sous les blin­­dés alle­­mands, pendant la Seconde Guerre mondiale.

« Le proces­­sus d’en­­traî­­ne­­ment reste le même pour tous les animaux, c’est du condi­­tion­­ne­­ment opérant », pour­­suit Marie-Anne Blan­­chet.

Cela dit, certaines espèces s’avèrent plus effi­­caces que d’autres. Les dauphins souf­­fleurs et les phoques se sont montrés très perfor­­mants lors de plusieurs études, tandis que les bélu­­gas sont trop sensibles au froid et ne font pas preuve du même profes­­sion­­na­­lisme. On ne les a pas moins enrô­­lés pour effec­­tuer certaines tâches.

« Bien que les diffé­­rentes armées aient toujours été très à l’aise avec le fait d’uti­­li­­ser des animaux, les missions pour lesquelles ils sont entraî­­nés sont plus secrètes », pour­­suit Marie-Anne Blan­­chet. « En prin­­cipe, ce sont des missions de recon­­nais­­sance. »

Mais jusqu’où peuvent-ils aller ?

Matou acous­­tique

Pour les services de rensei­­gne­­ment, un animal a l’avan­­tage de ne pas être soupçon­­nable. La CIA a ainsi cher­­ché à s’ap­­puyer sur l’ap­­pa­­rence inof­­fen­­sive (quoique) des chats. Dans les années 1960, elle lance l’opé­­ra­­tion « Acous­­tic Kitty ». Le but est de créer un chat-espion en lui implan­­tant des micros et des trans­­met­­teurs radio afin qu’il écoute des conver­­sa­­tions à des endroits stra­­té­­giques. Pour sa première mission, le félin est lâché dans un parc près de l’am­­bas­­sade d’URSS, mais il est immé­­dia­­te­­ment renversé par un taxi. Des montagnes d’ef­­forts sont terras­­sés en une seconde. L’échec est patent. Après plusieurs tenta­­tives, les experts concluent qu’en­­traî­­ner des « chats espions » ne paye pas.

Jack H. Hethe­­ring­­ton croit davan­­tage en eux. Ce physi­­cien de l’uni­­ver­­sité du Michi­­gan juge son chat si doué qu’il signe un article scien­­ti­­fique de sa patte. Le nom F. D. C. Willard qui appa­­raît sous l’ar­­ticle e 1980 « L’hé­­lium 3 solide : un anti­­fer­­ro­­ma­­gné­­tique nucléaire » est ainsi celui de l’ani­­mal. Une étude parue dans la revue Beha­­viou­­ral Processes en 2016 montre d’ailleurs que les félins ont une mémoire épiso­­dique et qu’ils comprennent certaines lois de la physique.

Acous­­tic Kitty

Ces recherches ne permettent pour l’heure pas à la CIA, au FSB ou à la DGSI de les enrô­­ler. Fina­­le­­ment, les agences s’en remettent à de bonnes vieilles méthodes. En 2016, le Liban capture un vautour qui porte une bague d’iden­­ti­­fi­­ca­­tion israé­­lienne ainsi qu’un émet­­teur. Les auto­­ri­­tés liba­­naises sont persua­­dées qu’il s’agit d’une tactique d’es­­pion­­nage de la part d’Is­­raël, et ce ne serait pas la première fois. Quelques mois plus tôt, des membres du Hamas ont capturé un dauphin équipé de camé­­ras, au large de la bande de Gaza. Ils le suspectent immé­­dia­­te­­ment d’ap­­par­­te­­nir à l’État hébreux. À la même période, l’Inde accu­­sait le Pakis­­tan de lui envoyer des pigeons espions.

En théo­­rie, les candi­­dats au poste d’es­­pion sont nombreux : les pieuvres démontrent des capa­­ci­­tés d’in­­tru­­sion hors du commun et les primates étonnent par leurs apti­­tudes quasi-humaines. Leurs compor­­te­­ment sont d’au­­tant plus promet­­teurs que nous avons encore beau­­coup à en apprendre sur eux.

« Je ne pense pas qu’ils pour­­ront un jour commu­­niquer quoi que ce soit par eux-mêmes », nuance Martin Biuw. « Mais ils peuvent aider les services de rensei­­gne­­ment par le biais d’équi­­pe­­ments plus évolués, comme une caméra ou un micro plus sophis­­tiqués, augmen­­tés d’IA, par exemple. »

Couver­­ture : Animal AI Olym­­pics

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Le Saviez-Vous ► Chiens: 25 réponses à des questions étonnantes


Après avoir vu les Chats : 25 réponses à des questions étonnantes, voici celle des chiens. Encore une fois, on parle de comportement, santé, alimentation et autres
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Chiens: 25 réponses à des questions étonnantes

 

Chiens: 25 réponses à des questions étonnantes

iStock

Chloé Noël

 

Voici les réponses à 25 questions étonnantes sur vos compagnons à quatre pattes. Comportement, santé, anatomie, alimentation et éducation: vous saurez tout sur votre animal favori!

1- Pourquoi Fido a-t-il peur de l’orage?

Un chien qui a peur de l’orage n’a sûrement pas été confronté à cette situation au cours de sa période de socialisation (entre la 14e et la 16e semaine de sa vie). Il faut donc utiliser la technique de désensibilisation systématique. Vous devrez aider votre chien à affronter sa peur de façon graduelle et régulière. Vous pouvez commencer par lui faire entendre un enregistrement reproduisant le bruit du tonnerre et lui donner quelque chose qu’il aime, comme une gâterie ou un jouet. À la fin du processus, ce bruit effrayant sera associé à quelque chose de positif.

2- Pourquoi mon chien jappe-t-il sans arrêt?

Le chien a une ouïe très développée. Il peut donc percevoir plusieurs sons lointains que les humains n’entendent pas. Parfois, Pitou réagit simplement à certains bruits. Comme le chien a aussi un odorat très sensible, il peut sentir la présence d’une femelle en chaleur! S’il est dans un endroit fermé, comme le jardin, ce genre de situation peut grandement l’énerver, ce qui le poussera à être encore plus expressif!

3- Mon chien détruit tout ce qui l’entoure. Que puis-je faire pour prévenir ce comportement?

Lorsqu’il fait ses dents, le chiot a tendance à mâchouiller tout ce qu’il trouve. Donnez-lui des jouets creux, dans lesquels vous pouvez mettre une petite gâterie. Si un chien adulte a un comportement destructeur, c’est souvent parce qu’il s’ennuie ou qu’il est curieux.

4- Les chiens ont-ils un sixième sens?

Dans les histoires mettant en scène différentes espèces d’animaux,
il est souvent question de leur sixième sens. Selon les scientifiques, ces «prémonitions» sont attribuables au fait que les bêtes ont des perceptions plus développées que les humains. Leur ouïe et leur odorat plus sensibles leur permettent de détecter les sons et les odeurs beaucoup plus rapidement que nous. Même si les scientifiques ne peuvent confirmer l’existence de ce sixième sens, plusieurs maîtres y croient!

5- Pitou a mauvaise haleine! Que faire?

La première chose à faire est de prévoir un brossage quotidien des dents. Vous pouvez aussi choisir une nourriture qui diminuera la plaque dentaire et le tartre. Donnez-lui ensuite des gâteries à gruger contenant des enzymes ou des jouets en caoutchouc avec des rainures. Si le problème persiste, prévoyez un détartrage sous anesthésie.

6- Certaines races de chiens sont-elles plus susceptibles de développer des maladies?

Oui. Il existe plusieurs maladies héréditaires (cardiaques, neurologiques, oculaires et dermatologiques) généralement associées à certaines races. D’autres chiens, à cause de leurs particularités physiques, sont plus susceptibles d’avoir des problèmes de santé précis. Par exemple, les races de chiens qui ont le nez écrasé risquent notamment de souffrir de problèmes respiratoires.

7- Comment savoir si mon chien est vieux?

• Il est moins actif et dort plus que d’habitude.

• Ses articulations semblent le faire souffrir.

• Il boit de façon excessive.

• Il a moins d’appétit et perd du poids.

• Il ne répond plus à vos ordres, ce qui est un signe de surdité.

8- Mon chien est-il obèse?

Si vous observez ces signes chez votre chien, il est indiqué de le mettre au régime et de lui faire faire plus d’exercice!

• Il tolère moins la chaleur.

• Il est moins actif.

• Il a une silhouette en forme de poire.

• Vous ne sentez plus ses côtes lorsque vous le flattez.

• Il n’a plus de petit creux au niveau du thorax.

• Il a de la difficulté à se lécher le dos.

9- Les chiens voient 
en noir et blanc. Vrai? ou faux?

Faux. Les chiens ne voient pas autant de couleurs que les êtres humains, mais ils peuvent voir les palettes de vert-jaune et de bleu-violet. Toutefois, ils ne perçoivent pas le rouge ni l’orange. On peut comparer leur vision à celle d’un daltonien!

10- Pourquoi la couleur de la truffe change-t-elle parfois?

Selon certains spécialistes, cette décoloration
est causée par le contact
 du museau de l’animal avec les produits chimiques 
utilisés dans la fabrication des gamelles en plastique. Les produits ménagers, comme ceux utilisés pour laver les planchers, pourraient être aussi en cause.

11- Pourquoi certains chiens ont-ils
 une coupe particulière?

L’origine de ces looks remonte à l’époque où les chiens travaillaient fort. Le caniche, par exemple, était un chasseur de canards. Son toilettage était adapté à ses multiples plongées dans l’eau froide. Certaines parties de son corps étaient rasées pour qu’il nage plus aisément; d’autres étaient plus fournies pour le protéger du froid. Le schnauzer, lui, était un chasseur de vermines. Sa «moustache» servait à absorber le sang de ses proies lors de l’attaque!

12- Mon chien a un œil bleu et un œil brun! Est-ce normal?

Cette anomalie est appelée «hétérochromie». En plus de Pitou et de minou, les humains, les rats et les chevaux peuvent avoir cette différente coloration, partielle ou totale, de l’iris! cette particularité peut être génétique, mais elle peut aussi être le résultat d’une maladie ou d’une blessure.

13- Peut-on donner des os à un chien?

Non. Si vous donnez un os à un chien, cela pourrait entraîner des conséquences graves et même fatales. L’os peut se fragmenter et causer des problèmes digestifs. Il pourrait aussi endommager une des dents de votre chien et même contenir des bactéries, comme la salmonelle. Donnez-lui plutôt un jouet adapté à ses besoins.

14- Comment empêcher 
mon chien
 de quêter de la nourriture de table?

Votre chien doit comprendre qu’il est plus payant pour lui de ne pas quêter de la nourriture quand vous êtes à table. Vous devez donc lui apprendre à rester loin de vous grâce au renforcement positif. Surtout, ne vous énervez pas! Sinon votre chien risque de comprendre qu’il ne doit pas manger de la nourriture de table quand vous êtes là. Dès que vous serez absent, il y succombera!

15- Comment éviter que mon chien mange trop rapidement?

Vous pouvez vous procurer une gamelle spécialement conçue à cet effet. Ce bol présente des formes qui obligent les animaux à les contourner pour saisir les croquettes. Un autre petit truc? Déposez simplement une balle de tennis dans sa gamelle.

16- Lequel de ces aliments est toxique pour le chien?

a) Avocat

b) Pâte à pain

c) Gâterie sans sucre

d) Ail

e) Oignon

Réponse: Tous ces aliments! Mettez-les hors de portée de Pitou et surveillez-le bien

17- Peut-on apprendre des tours à un vieux chien?

Si votre chien a une vue et une ouïe intactes et qu’il est en bonne santé, rien ne vous empêche de lui apprendre de nouveaux tours. Sinon vous pouvez adapter vos techniques d’apprentissage aux besoins de votre animal. L’important est de l’écouter et de vous fixer des objectifs réalistes.

18- Quelles sont les meilleures récompenses à offrir à mon chien?

Découvrez ce qui fait le plus plaisir à votre chien. Il est recommandé de le récompenser avec de la nourriture, des caresses ou des jeux. Si vous lui offrez de la nourriture, faites très attention de ne pas changer son alimentation, sinon il pourrait prendre du poids!

19- Comment le chien apprend-il?

Il apprend par le conditionnement classique ou par le conditionnement opérant.

• Le conditionnement classique

L’animal adopte un comportement parce qu’il sait qu’un certain stimulus engendre une action. Par exemple, si vous prenez une balle, il saura que c’est l’heure de jouer dehors.

• Le conditionnement opérant

L’animal comprend qu’un comportement provoque une réaction. Par exemple, s’il pose la patte sur vous, il sait que vous lui caresserez la tête.

20- Comment choisir
 une bonne école pour chiens?

Au Québec, aucun diplôme n’est remis à une personne ayant terminé un cours d’éducation canine. Il peut donc être difficile de trouver un professeur de confiance. N’hésitez pas à vous renseigner sur l’éducateur en lui posant des questions et en lui demandant des références.

21- Un chien peut-il avoir plus d’un maître?

Lorsque le chiot quitte sa mère, il y a un transfert d’attachement vers le nouveau maître. Pour que l’animal puisse «fonctionner» en l’absence de celui-ci, il est important qu’il soit en contact avec plusieurs personnes, comme les autres membres de la famille. En ayant plusieurs maîtres, le chien deviendra plus équilibré, plus calme et plus serein.

22- Comment empêcher mon chien de sauter sur les gens?

Apprenez à votre chien à s’asseoir avant de le faire interagir avec un invité, et mettez-lui
 une laisse, pour empêcher les interactions rapides. S’il saute, ignorez-le.

23- Qu’est-ce qu’une tique?

La tique est un acarien qui se nourrit du sang d’un animal. On peut la reconnaître à ses huit pattes et à son appendice buccal. La présence de ce parasite a des conséquences diverses pour les animaux. La tique peut causer de l’anémie, des irritations et même une paralysie partielle. Certaines espèces de tiques peuvent aussi transmettre la maladie de Lyme, qui peut affecter les animaux et les humains.

24- Un animal de compagnie peut-il faire un don de sang?

Oui. Chez les chiens, il y a différents groupes sanguins, mais seule la distinction entre le positif et le négatif est prise en compte. Chez les félins, il y a trois types de groupes sanguins: A, B et AB. Avant de faire un don, renseignez-vous afin de savoir si votre animal de compagnie répond à tous les critères exigés!

25- Qu’est-ce que le renforcement positif?

Cette technique d’apprentissage consiste à récompenser votre animal lorsqu’il a un bon comportement. Celui-ci peut donc apprendre un tour en échange d’une gâterie. Lorsque votre animal aura compris ce que vous lui demandez, vous pourrez réduire la quantité de friandises jusqu’à ce qu’il reproduise le comportement sans rien recevoir en retour.

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Race de "chiens méchants" : ça n’existe pas


Peut-on parler de racisme que les hommes auraient envers certaines races de chien ? Statistiquement parlant, ce ne sont pas les pit-bull qui sont en tête de liste pour dangerosité.. On n’arrête pas de le dire que l’éducation de l’animal est importante, mais il y a encore des gens qui se fient au physique et à la grosseur du chien pour le cataloguer dangereux
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Race de « chiens méchants » : ça n’existe pas

 

L'Amstaff est une race interdite en Norvège car considérée comme dangereuse. ©Angel Sallade/REX/REX/SIPA

L’Amstaff est une race interdite en Norvège car considérée comme dangereuse. ©Angel Sallade/REX/REX/SIPA

Par Morgane Kergoat

En Norvège certaines races de chiens sont interdites car considérées comme dangereuses. Une experte scientifique s’inscrit en faux.

RACES. Saviez-vous que certains pays n’acceptent pas toutes les races de chiens sur leur territoire ? Par exemple, la Norvège en interdit six : le Pit-bull terrier, l’American staffordshire (ou Amstaff), le Fila Brasileiro, le Tosa (ou Tosa-Inu), le Dogue argentin et le Chien-loup tchécoslovaque. Sauf qu’aucune d’entre elles n’a été impliquée dans la mort de l’une des quatre personnes tuées par un chien ces dernières décennies.

« Je m’oppose au racisme, et cela inclut tout autant celui envers les races de chiens »,écrit dans sa thèse Ane Møller Gabrielsen, doctorante diplômée de l’université norvégienne de sciences et de technologie.

Selon elle, ce qui fait un chien dangereux n’a rien à voir avec la race : tout dépend en réalité du traitement (bon ou mauvais) et de l’éducation.

Le « clicker-training »

La spécialiste norvégienne insiste particulièrement sur l’importance du type d’éducation. Car il existe deux philosophies principales mais antagonistes.

La première, traditionnelle et d’origine militaire, consiste à punir le chien lorsque son comportement n’est pas le bon.

La seconde est basée sur un système de récompense. Elle est appelée « clicker training ».

« Mon chien est formé à l’aide clicker training », dit Ane Møller Gabrielsen, qui a un Boxer nommé Hilma.

Le clicker training implique un entraînement en plusieurs séances. Il s’agit d’indiquer à l’animal qu’il a bien agi par un « clic » émis par un petit appareil et de lui donner une friandise. Le chien apprend finalement à associer le clic et la récompense à son action. De cette façon il est encouragé à reproduire son bon comportement, qui pourra ensuite être récompensé par la simple émission d’un clic. En somme, c’est un renforcement positif, basé sur le principe du réflexe de Pavlov (voir encadré gris ci-dessous)

. « Je viens d’étudier les deux arguments (de la méthode punitive et du renforcement positif ndlr), mais je penche toujours complètement du côté de la récompense. Je ne vois aucune raison en faveur de la punition physique », dit la scientifique.

Quoi qu’il en soit, l’objectif principal de ces deux philosophies est la même : une éducation solide pour que le propriétaire puisse faire confiance à son chien.

« Mais cela n’a rien à voir avec la race », martèle Ane Mølle Gabrielsen.

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RÉFLEXE. En 1889, Ivan Pavlov, physiologiste, montre qu’en accoutumant un chien au son d’une cloche pendant son repas, il est ensuite possible de déclencher la salivation à l’aide du seul son de la cloche. C’est ce qu’on appelle réflexe conditionnel. Par extension, ce type de réflexe peut être associé à d’autres besoins physiologiques que la faim. L’envie de faire ses besoins, par exemple.

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Pour preuve, une autre étude avait précédemment démontré que les races considérées comme dangereuses ne figuraient quasiment jamais dans le top 5 (voir diaporama ci-dessous) des chiens ayant montré le plus d’agressivité lors d’un exercice de tolérance. Alors certes leurs mâchoires puissantes sont potentiellement dangereuses – en tous cas plus que celles des tout petits chiens – mais lorsque l’on tente de faire parler les statistiques, on voit qu’ils ne sont pas les plus prompts à s’en servir. 

Les 8 chiens  les  plus agressifs

Selon une étude américaine ayant étudié le comportement de 33 races de chiens dans 3 situations (envers leur propriétaire, envers un inconnu et envers un autres chien), le Berger des Shetlands figure à la 5e place de la catégorie « envers un inconnu ». D’autres races se sont illustrées dans plusieurs de ces catégories. ©Shulman Jerry/SUPERSTOCK/SIPA

Le Westie, ou West Highland white terrier, est le 2e chien le plus agressif envers les autres chiens.©Jerry Shulman/SUPERSTOCK/SIPA

Seul gros chien figurant dans le top 5 des races de chiens les plus agressives, le Rottweiler. Il est 2e de la catégorie « envers un inconnu ». Ce qui pourrait s’expliquer par la sélection d’individus présentant ce caractère puisque ces chiens étaient destinés à l’origine à la garde. ©ARDEA/MARY EVANS/SIPA

Le Caniche est le 5e chien le plus agressif envers son maître et le 4e envers un inconnu.©ARDEA/MARY EVANS/SIPA

Considéré comme très sociable, tant avec les autres chiens qu’avec l’homme, le Springer anglais s’est pourtant révélé être 2e dans le classement les plus agressifs envers leur propriétaire. Il est également 3e chien le plus agressif face à un autre chien. ©ARDEA/MARY EVANS/SIPA

Derrière son regard placide et sa bonhomie apparente, le Basset Hound est le chien qui s’est montré le plus agressif envers son propriétaire lors de l’expérience. Il est également le 5e chien le plus querelleur avec ses congénères canins. ©Angel Sallade/REX/REX/SIPA

Le Teckel est l’un des chiens les plus agressifs. C’est la 4e race la plus agressive envers son propriétaire, mais la 1ère à la fois envers un inconnu et envers un autre chien. ©Shulman Jerry/SUPERSTOCK/SIPA

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