Docile ou agressif? Des gènes de la « domestication » découverts chez les renards


Vraiment, tout est dans les gènes. Même dans la domestication, il y a une application, euh non, plutôt un gène pour ça. On peut domestiquer des renards s’ils ont SorCS1, car il est absent chez les renards agressifs.
Nuage

 

Docile ou agressif? Des gènes de la « domestication » découverts chez les renards

La génétique joue un rôle plus important que la socialisation apprise au contact des humains selon une étude.

Un bébé renard roux Photo : getty images/istockphoto/Chris6

« Si tu veux un ami, apprivoise-moi », dit le renard. « Que faut-il faire? » demande le Petit Prince. Entamée il y a 60 ans, une expérience sur des renards visant à mieux comprendre le processus d’apprivoisement a permis de découvrir des gènes impliqués dans l’agressivité et la domestication.

AGENCE FRANCE-PRESSE

« Nous avons pu montrer qu’un gène spécifique connu sous le nom de SorCS1 a un effet sur le comportement, rendant les renards plus dociles », a expliqué à l’Agence France-Presse (AFP) Anna Kukekova, de l’Université de l’Illinois, coauteure de l’étude publiée mardi dans la revue Nature Ecology & Evolution.

L’histoire commence en 1959, quand le biologiste russe Dmitri Belyaev décide de tester expérimentalement sa théorie sur le processus de transformation du loup sauvage en un chien docile.

Selon lui, la génétique joue un rôle plus important que la socialisation apprise au contact des humains.

Une ferme en Russie

Prenant ses quartiers dans une ferme d’élevage en Russie, il démarre son expérience en choisissant parmi des renards roux (appelé aussi renards communs ou renards rouges) ceux qui étaient les moins agressifs envers l’homme. Cette sélection a été répétée depuis, à chaque nouvelle génération, pendant près de 60 ans.

« Dès la dixième génération, quelques chiots remuaient leur queue comme des chiens en présence d’êtres humains, même quand il n’y avait pas de nourriture en jeu », décrit Anna Kukekova. « Ils étaient juste heureux de voir des humains. »

Pas aussi bien domestiqué qu’un chien

Aujourd’hui, les 500 couples du groupe sont tous à l’aise en présence d’hommes, même s’ils ne sont pas aussi bien domestiqués que les chiens.

En parallèle, les chercheurs ont également créé, sur la même méthodologie, un groupe de renards « agressifs » et un groupe témoin (composé de renards choisis au hasard).

Profitant des progrès faits ces dernières années en matière de séquençage, Anna Kukekova et son équipe ont décrypté le génome de 10 renards de chacun des trois groupes.

Résultat : les chercheurs ont identifié 103 zones génétiques impliquées.

Le gène SorCS1 absent des renards agressifs

Et plus particulièrement le gène SorCS1 : plus de 60 % des animaux « domestiqués », y compris ceux du groupe témoin, partageaient la même variante du gène SorCS1. Une variante totalement absente chez les renards agressifs.

Selon l’étude, certaines des zones génétiques identifiées chez le renard correspondent chez l’homme à l’autisme et aux troubles bipolaires, ou encore au syndrome de William-Beuren, une maladie génétique rare caractérisée notamment par une hypersociabilité.

https://ici.radio-canada.ca/

Un chat marsupial : une naissance exceptionnelle pour l’écosystème australien !


L’Australie a eu beaucoup de problèmes avec des animaux qui ont été introduits dans son territoire pour les espèces de la place. Beaucoup d’espèces sont en danger, alors que d’autres ont disparu. Aujourd’hui, il semble que la réintroduction du chat marsupial soit couronnée de succès. C’est une bonne chose pour l’écosystème australien.
Nuage

 

Un chat marsupial : une naissance exceptionnelle pour l’écosystème australien !

 

 

Le chat marsupial était une espèce éteinte sur le sol australien : il ne restait que quelques individus en Tasmanie. Mais une réintroduction par l’Homme semble donner d’excellents résultats.

par Louison

Le dasyurus oriental est une espèce de marsupial qui est plus connue sous le nom de « chat marsupial » ou « chat marsupial tacheté ». L’espèce entière – qui est uniquement présente en Océanie – comptait plusieurs races, mais il n’en reste que 6 aujourd’hui.

Suite à une épidémie au début du 20e siècle et à l’introduction du renard en Australie, le marsupial semblait voué à ne jamais revenir sur le sol australien.

Pourtant, pour la première fois depuis 50 ans, des scientifiques ont tenté de réintroduire le chat marsupial. Pour ce faire, ils ont lâché des spécimens dans la nature et les ont suivis pendant quelques mois à l’aide de collier GPS.

La réintroduction a eu lieu dans le parc national Booderee au sud de Sydney. Cependant, le projet à près de 15 ans. En effet, les scientifiques ont d’abord dû trouver des solutions pour réduire le nombre de prédateurs potentiels. En mars dernier, une vingtaine de chats marsupiaux ont ainsi été relâchés.

C’est une excellente nouvelle, car cela veut dire que non seulement les chats marsupiaux ont survécu, mais que l’environnement est suffisamment prospère pour permettre la reproduction.

Il s’agit de la première tentative de réintroduction d’une espèce carnivore en Australie. Pour les scientifiques, ces bébés sont le signe que cela va dans la bonne direction.

« La plupart des carnivores perdus du continent ont disparu pour toujours, il n’est pas possible de les ramener, c’est donc une opportunité rare. Pendant des milliers d’années, les dasyurus orientaux ont joué un rôle important dans l’écosystème en tant que mangeurs d’insectes, et il sera fascinant de voir ce qui se passera quand la population sera redevenue suffisamment importante pour qu’ils reprennent ce rôle dans le parc », a déclaré le responsable de WWF Australia Darren Grover lorsque les chats marsupiaux ont été relâchés en mars.

Nick Dexter, directeur des ressources naturelles du parc national Booderee, est lui aussi optimiste. Et à l’annonce de la naissance des chats marsupiaux, il déclare ceci :

« Il reste des défis à relever pour établir une population durable, mais le fait que 30 % des femelles ont donné naissance au cours de ce projet pilote est un pas dans la bonne direction ».

https://sciencepost.fr

Duel entre un rapace et un renard à plus de 6 mètres de hauteur


Des Américains ont été témoins d’une scène rare d’un pygargue à tête blanche est souvent un opportuniste, il vole parfois les proies de d’autres. Dans le parc national de l’île San Juan aux États-Unis, un pygargue à tête blanche voulait s’emparer d’un lapin s’est finalement envolé pendant quelques instants avec le renard qui le tenait entre ses crocs. Cela a duré quelques minutes.
Nuage

 

Duel entre un rapace et un renard à plus de 6 mètres de hauteur

 

Les renards, une arme efficace contre la maladie de Lyme ?


Les tiques s’attaquent aux animaux faciles d’accès tel que les rongeurs. Les renards et les fouines sont les prédateurs des rongeurs. Si on se débarrasse des renards, on donne une plus grande chance aux tiques de transmettre des maladies dont ils sont vecteurs comme la maladie de Lyme. On a choisi de changer les choses et nous en payons le prix, alors que la nature a pourtant ses propres armes, beaucoup plus efficace
Nuage

 

Les renards, une arme efficace contre la maladie de Lyme ?

Un renard roux en pleine chasse

En faisant peur aux petits rongeurs, principaux repas des tiques, fouines et renards réduiraient les risques d’infections de la tique à l’homme.

CONNOR STEFANISON / NATURAL HISTORY MUSEUM

Par Valentin Thévenot

Une étude publiée sur le site de The Royal Society établit un lien bénéfique entre l’activité des prédateurs de rongeurs et la densité de nymphes de tiques vectrices d’infections.

Renards et fouines seraient bénéfiques pour lutter contre les infections véhiculées par les tiques telle que la maladie de Lyme, transmise par la bactérie Borrelia. C’est ce que révèle une étude publiée le 19 juillet 2017 sur le site de The Royal Society.

Le postulat de départ était simple : une fois éclos, les acariens présents à l’état larvaire s’attaquent aux organismes les plus faciles d’accès. Il s’agit du plus souvent de rongeurs, lesquels évoluent près du sol. Or ces animaux sont souvent porteurs d’infections transmissibles à la tique, qui contaminera alors d’autres animaux lors de ses futurs repas et ainsi de suite. En réduisant le nombre de rongeurs hôtes des infections, les prédateurs pourraient participer à la diminution du risque de leur transmission à l’homme. Pour vérifier cette théorie, les chercheurs ont donc observé 20 parcelles forestières d’un hectare aux Pays-Bas présentant des densités de prédateurs différentes.

Moins de tiques infectées dans les zones riches en prédateurs

Obtenus grâce à plusieurs centaines de caméras placées dans les forêts, les résultats des scientifiques parlent d’eux-mêmes : plus le nombre de renards (Vulpes Vulpes) et de fouines (Martes foina) était important, plus le nombre de tiques infectées était faible ! Les prélèvements de tiques (Ixodes ricinus) ont été effectués à raison d’un toutes les quatre semaines d’avril à septembre, période où ces bêtes sont de sortie. Les acariens ont ensuite été testés à trois infections, dont notamment la Borrelia.

Les rongeurs deviennent plus casaniers et sont moins mordus

En capturant des rongeurs lors de leur expérimentation, les scientifiques ont également découvert avec étonnement que ceux-ci présentaient un nombre bien moins important de tiques sur leur organisme lorsqu’ils évoluaient dans une zone où les prédateurs étaient nombreux. Renards et fouines feraient-ils peur aux acariens ? La raison se veut plus pragmatique : les rongeurs sortent moins. Un fait confirmé par le dispositif de vidéosurveillance mis en place par l’équipe de chercheurs. Ce qui réduit les possibilités de rencontre avec les tiques. Privées de leur repas préféré, ces dernières se rabattraient alors sur d’autres espèces plus accessibles et non porteuses de maladies infectieuses. Limite de l’étude tout de même : les rongeurs qui bougent davantage et attirent les tiques, ont plus de risque d’être attaqués et sont donc moins observés… Renards et fouines pourraient donc aider les êtres humains, alors épargnés par les infections et le risque de contracter la maladie de Lyme. La joie des écosystèmes ! 

https://www.sciencesetavenir.fr/

L’extrême en vidéo : le renard plonge la tête la première dans la neige


Pourquoi le renard roux réussit à un peu plus de 70 % a capturer des rongeurs sous la neige alors qu’aucun indice n’indique que sa proie est là. ? On penche vers le champ magnétique de la terre, car le renard est toujours au nord quand il saute, avec une ouïe incomparable cela fait de lui un redoutable chasseur même en hiver sous la neige
Nuage

 

L’extrême en vidéo : le renard plonge la tête la première dans la neige

 

Par Delphine Bossy, Futura

 

Le renard roux en Amérique du Nord utilise uniquement la technique du mulotage pour chasser sous la neige. Elle consiste à identifier la position de la proie, et bondir pour percer, tête la première, la couche de neige. © Discovery, YouTube

Un désert blanc, sans vie apparente, et du silence. C’est le décor que rencontre le renard roux(Vulpes vulpes) d’Amérique du Nord durant tout l’hiver.

Les proies favorites de cet animal sont les rongeurs, bien souvent cachés sous un à cinq mètres de neige. S’il est rusé, le renard fait preuve de compétences absolument exceptionnelles pour les dénicher. Dans un silence glaçant, il bondit tel un léopard, plonge la tête la première dans la neige et s’extirpe avec aisance, rongeur en bouche. Le spectacle force l’admiration, et comment arrive-t-il à plonger avec une telle précision à l’endroit exact où la proie se cache sous cinq mètres de neige est encore quelque peu mystérieux.

 

La vidéo décryptée : le champ magnétique terrestre comme télémètre

Issues d’un documentaire paru sur la chaîne de télévision Discovery, ces images mettent en évidence l’étonnante habileté du canidé, véritable roi des neiges. À première vue, l’animal semble se concentrer et tendre l’oreille. Il est doté d’une ouïe extrêmement développée, qui lui permet d’identifier la position de ses proies. Ensuite, il bondit, en se courbant et sautant à pieds joints, caractéristiques d’une technique de chasse appelée « mulotage ». Ce saut, lui permet d’arriver en piqué sur sa proie, qui ne peut qu’être surprise puisqu’elle ne peut l’entendre surgir. En général, le rongeur, mordu à la nuque, est tué sur le coup.

Le renard roux entend mieux que n’importe quel mammifère terrestre à très basse fréquence. Il repère ses proies grâce aux sons qu’elles émettent en grattant la neige pour se frayer un chemin. Toutefois, cela n’explique pas comment il peut localiser l’endroit exact où se trouve sa proie. Cela n’explique pas non plus comment évalue-t-il la hauteur et le moment où il doit bondir. Si aujourd’hui quelques zones d’ombres persistent, les scientifiques sont sur une piste : le renard roux utiliserait le champ magnétique terrestre. En observant, durant deux ans, cette espèce en République Tchèque, Jaroslav Červený a analysé près de 600 sauts de mulotage, réalisés par 84 renards. Il a montré dans une étude publiée dans les Biology Lettersque les renards réussissent 73 % de leurs attaques lorsqu’elles sont dirigées vers le nord.

Une représentation schématique du « télémètre » du renard. Sur le panneau du haut, trois plans du paysage vu par le renard. Les étoiles jaunes montrent la position du rongeur, repérée par le son qu’il émet. Le panneau du milieu montre l’œil du renard, en fonction du paysage (panneau du haut) où il se trouve. Dans sa rétine, on montre la projection de la perception du son émis par le rongeur, la pente du champ magnétique (vecteur violet). Le panneau du bas associe le comportement du renard à sa position (panneau du haut) et à l’alignement du son de la proie et du champ magnétique dans son œil. Lorsque ces deux paramètres sont alignés, l’animal connaît la position de sa proie et bondit. © Jaroslav Červený et al., Biology Letters, 2011

Une représentation schématique du « télémètre » du renard. Sur le panneau du haut, trois plans du paysage vu par le renard. Les étoiles jaunes montrent la position du rongeur, repérée par le son qu’il émet. Le panneau du milieu montre l’œil du renard, en fonction du paysage (panneau du haut) où il se trouve. Dans sa rétine, on montre la projection de la perception du son émis par le rongeur, la pente du champ magnétique (vecteur violet). Le panneau du bas associe le comportement du renard à sa position (panneau du haut) et à l’alignement du son de la proie et du champ magnétique dans son œil. Lorsque ces deux paramètres sont alignés, l’animal connaît la position de sa proie et bondit. © Jaroslav Červený et al., Biology Letters, 2011

Tel un télémètre, le champ magnétique terrestre permet à l’animal de calculer la distance qui le sépare de sa proie. L’équipe tchèque suggère dans leur étude que le renard pourrait bien être capable de percevoir le nord magnétique comme une tâche sombre ou lumineuse. Dans l’hémisphère nord, le champ magnétique suit une pente de 60 à 70° par rapport à l’horizontal. Les scientifiques pensent que lorsque dans la rétine du renard, la perception du son émis par la proie est confondue avec la pente du champ magnétique, alors le renard sait exactement à quelle distance il se trouve de sa proie. La distance étant fixe, il réalise ainsi toujours le même saut.

L’après-vidéo : l’unique animal à utiliser le magnétisme comme télémètre

L’utilisation du champ magnétique comme télémètre n’est encore qu’une théorie chez le renard roux. Si elle est avérée, ce canidé sera le premier animal connu à l’utiliser à des fins de chasse. Le géomagnétisme est largement utilisé par le monde animal. On sait par exemple que les saumonsse servent du magnétisme pour pondre à l’endroit où eux-mêmes sont nés. Les oiseaux migrateurs s’en servent également tel un GPS… Beaucoup d’animaux ont recours au magnétisme terrestre pour évaluer une position, mais jusque-là on ne connaissait aucune espèce capable de calculer une distance avec.

Si elle est spéculative, cette théorie est loin d’être improbable. Les observations sont claires, le renard réussit ses attaques majoritairement lorsqu’il s’oriente vers le nord. Le bond qu’il fait semble être toujours le même, suggérant que la distance est fixe, donnant du poids à la notion d’alignement du champ magnétique et de la réflexion du son. De nouvelles études finiront bien par trouver une explication, en attendant, le mulotage est toujours subjuguant.

 

https://www.futura-sciences.com/