Le retour remarqué des castors sauvages en Angleterre


Quand un animal disparait d’un environnement, c’est tout l’écosystème qui peut en souffrir. Alors longue vie a ces castors
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Le retour remarqué des castors sauvages en Angleterre

 

Un castor nage dans l'eau

Un castor nage dans l’eau Photo :  IS/iStockphoto

Après plus de 500 ans d’absence, un petit rongeur bien connu au Québec, le castor sauvage, est réapparu dans les rivières anglaises.

Loin de passer inaperçu, ce retour réjouit les environnementalistes, qui y voient une façon toute naturelle de lutter contre les inondations sur le terrain.

« Ces ingénieurs des fleuves, qui ne coûtent rien, rétabliraient rapidement des systèmes naturels permettant de retenir l’eau derrière de multiples barrages », a écrit dans le Telegraph la directrice d’une association pour la conservation des mammifères, Marina Pacheco.

Le trio de castors sauvages aperçu cette semaine a été retrouvé dans la rivière Otter, située dans l’est du comté de Devon. C’est la troisième fois depuis 2013 que leur présence est repérée dans cette région.

L'une des images captées par Tom BuckleyL’une des images captées par Tom Buckley Photo :  Tom Buckley

« On avait observé des morceaux d’arbres mâchonnés et coupés. J’ai commencé à me dire que ça pouvait indiquer la présence de castors », a expliqué au Guardian celui qui a filmé le fameux trio, Tom Buckley.

Disparu du radar anglais à cause d’une chasse trop intensive, le castor sauvage est réintroduit un peu partout en territoire britannique, mais toujours en terrain clôturé.

« C’est une chance unique d’apprendre davantage sur leur comportement et leur impact sur l’environnement local. Ce groupe pourrait aider à la réintroduction, s’il est soumis à une étude scientifique poussée », croit le fonds local pour l’environnement, le Devon Wildlife Trust. 

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En Colombie, un zoo prépare les singes au retour à la vie sauvage


Moi qui suis contre l’existence des zoos, en voilà un qui mérite toute même des félicitations pour s’occuper de la réinsertion de singes qui ont été enlevés de leur état sauvage devenant des pantins pour des gens sans scrupules n’ayant aucun sens moral envers la nature des animaux. Il faut réfléchir un peu des conséquences, avoir un animal domestique comme un singe, pourrait être orphelin parce que des braconniers ont tué sa mère pour avoir le bébé.
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En Colombie, un zoo prépare les singes au retour à la vie sauvage

En Colombie, des singes utilisés illégalement comme animaux de compagnie vont retourner à la vie sauvage. Et, ironie de la situation, c’est un zoo qui les prépare à ce retour à la liberté.

La tâche du zoo de Medellin, la seconde ville de Colombie située au nord-ouest de Bogota, n’est pas aisée. Car ces primates saisis par la police colombienne ont hérité des comportements de leurs maîtres: certains savent s’habiller ou utiliser les toilettes…

« La rééducation consiste à les préparer à vivre à l’état sauvage, afin de pouvoir s’alimenter et interagir avec les autres singes », explique à l’AFP Sandra Milena Correa, directrice du Parc zoologique Santa fé, situé dans la capitale de la région d’Antioquia.

Les animaux traités par le zoo sont des « Singes hurleurs » ou « Alouates », une espèce d’Amérique du Sud, qui se caractérise par son pelage roux et ses capacités vocales. Sa petite taille, à peine 60 centimètres, en font une proie idéale pour les trafiquants.

Lorsqu’ils sont récupérés par les autorités, ces singes sont totalement différents de leurs congénères de la forêt, car ils ont été habitués à vivre comme des animaux domestiques.

« Ils ne savent pas qu’ils sont des singes, et bien qu’ils aient une queue, il ne savent pas grimper » aux arbres, observe notamment Mme Correa.

« L’animal ressemble à une peluche, mais quand il commence à grandir, à jouer, alors les problèmes commencent », poursuit la directrice du zoo, en évoquant le retour à la vie sauvage. « A la fin, cela se passe mal pour lui, car il fait une bêtise et les autres le rejettent, le punissent, voire le sacrifient ».

L’équipe de professionnels chargée de cette réinsertion a relâché cette semaine huit singes qui ont franchi avec succès l’étape de la « réinsertion ». « Malheureusement tous n’y arrivent pas », lâche Mme Correa.

une espèce socialement organisée

Les animaux sont remis en liberté dans le secteur d’Armenia Mantequilla, une zone retirée de la région d’Antioquia, où ils ne risquent pas de se retrouver en face de prédateurs dangereux.

« Cette initiative remonte à des années, le zoo de Medellin s’en charge avec la collaboration des autorités colombiennes », précise Mme Correa, en insistant sur l’apport essentiel de la police qui traque les trafiquants d’animaux et les receleurs.

L’histoire de ces singes arrachés à leur milieu d’origine est assez cruelle: les chasseurs tuent leur mère ainsi que tout membre du groupe qui tentent de s’opposer au rapt des petits.

Une fois hébergés par le zoo, les singes vont suivre plusieurs étapes.

D’abord, c’est le passage à la garderie pour les nouveaux venus: on les examine, afin de déceler d’éventuels problèmes de santé, qui s’avèrent assez fréquents, comme des doigts mutilés ou des dents cassés.

Ensuite vient la « phase de groupe », durant laquelle ils cultivent des relations avec d’autres singes et apprennent les règles sociales de leur espèce, notamment la reconnaissance d’un mâle dominant sur le groupe.

« C’est la dernière étape, ils commencent à apprendre auprès des autres singes, car il s’agit d’une espèce socialement organisée », explique la directrice du zoo.

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