Découvrez quels sont les signaux d’apaisement chez le chien


Je n’ai pas de chien, mais je revois ce langage au chien qui avait partagé notre vie de famille quand j’étais plus jeune. Il est très communicatif quand on comprend ses signaux
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Découvrez quels sont les signaux d’apaisement chez le chien

 

Les chiens ont un langage qui leur est propre et les signaux d’apaisement en font partie.

Les Calming Signals regroupent à la fois les postures, les regards, les expressions faciales et corporelles auxquelles le chien a recours de manière instinctive pour gérer son stress, apaiser une situation qu’ils estiment tendue, ou encore pour exprimer des intentions pacifistes vis-à-vis d’un de ses congénères agressif, ou d’un humain dont l’attitude l’inquiète. 

D’où viennent les signaux d’apaisement ?

Le chien a d’énormes capacités d’adaptation, en témoigne sa domestication depuis des milliers d’années : il a parfaitement réussi à s’adapter et à évoluer avec l’homme et son mode de vie.

Pour assurer sa survie dans la meute, il doit savoir se faire comprendre et donc, bien communiquer, en énonçant clairement sa volonté d’éviter les conflits, synonymes d’extinction progressive  du groupe s’ils se répètent trop souvent.

Les principaux signes d’apaisement à connaître 

Turid Rugaas, éducatrice canine de renommée internationale, spécialiste des signaux d’apaisement en a dénombré plus d’une trentaine.

Bailler :

Le bâillement est un des signaux d’apaisement les plus fréquemment utilisés par le chien. Le chien baille pour s’auto calmer et se relaxer : chez le vétérinaire, dans les situations où il y a trop d’agitation, lorsqu’un interdit lui est fixé, etc. ou plus simplement, pour faire baisser l’excitation s’il attend quelque chose avec impatience (une balade par exemple). Le bâillement fait descendre la pression.
Le chien y a également recours pour tenter de calmer un congénère ou un humain dont les intentions ne sont pas claires pour lui ou sont clairement teintées d’agressivité.

Détourner le regard, tourner la tête, cligner des yeux, fermer les yeux :

Toutes les postures qui permettent de manière générale d’éviter le rapport direct avec l’autre, constituent des signes d’apaisement.

Le chien qui détourne le regard devant un autre chien ou un humain qui le fixe ou qui se place au-dessus de lui (attitude ressentie comme menaçante par le chien car il se trouve dans l’incapacité de fuir), est une façon de lui signifier qu’il ne veut pas aller au conflit. Un chien craintif caressé par un inconnu, détournera ainsi la tête, clignera ou fermera les yeux. Ce signal d’apaisement est d’ailleurs souvent mal interprété par l’homme qui se dit : «Il ferme les yeux, bon chien, il aime bien les caresses» alors que le chien lui signifie, par le biais de ce comportement, son inconfort.

Se lécher le nez et les babines :

Ce signal d’apaisement est utilisé dans les situations tendues. Il est souvent précédé ou accompagné d’un  autre signal d’apaisement (bâillement, tête détournée, yeux fermés) pour renforcer la communication et se sécuriser davantage. Le coup de langue peut être très furtif, presque imperceptible, il faut y être particulièrement attentif.

D’instinct, les chiens au pelage foncé, ceux qui ont des poils devant les yeux, ou qui n’ont pas une expression faciale marquée, utilisent ce signal d’apaisement plus souvent car leurs autres mimiques sont moins perceptibles.

Marcher lentement, faire des détours :

Si votre chien vient très lentement quand vous l’appelez, s’il emprunte des chemins de traverse ou qu’il en profite pour faire un arrêt pipi avant de revenir, ce n’est pas de la fainéantise mais le signal qu’il est mal à l’aise et cherche à vous calmer. Il y a de fortes chances qu’il adopte cette attitude si vous l’appelez trop sèchement.

Pour modifier son comportement, appelez-le plutôt sur le ton de l’invitation, encouragez-le et récompensez-le une fois qu’il est arrivé jusqu’à vous. Et ne le rattachez pas systématiquement lorsque vous l’appelez pour éviter qu’il n’associe « rappel = laisse », ce qui fait qu’il ne sera jamais pressé de venir. 

La règle d’or : rester zen ! Plus vous appellerez votre chien sur un ton menaçant car agacé qu’il « prenne tout son temps », plus votre chien va ralentir. 

D’autres signaux d’apaisement sont observés chez le chien tels que : uriner, se gratter, se secouer, renifler le sol, se coucher, s’asseoir, tourner le dos, se mettre sur le dos, se mettre en posture d’invitation au jeu, s’immobiliser, lécher les lèvres de l’humain ou les babines d’un autre chien, sourire, etc…

Votre chien vous envoie des signaux d’apaisement au quotidien, en partant du principe que vous les comprenez. Soyez-y attentif, apprenez à lescomprendre et à les respecter. Vous vous rendrez alors compte à quel point votre chien communique avec vous, à sa façon, et éviterez d’en arriver à descomportements indésirables et des situations conflictuelles.

L’homme est un être plus intelligent que le chien (jusqu’à preuve du contraire), c’est donc à lui de comprendre son chien et non l’inverse.

Audrey Dulieux
Comportementaliste canin, Eleveur de cockers anglais

Crédits photo : Pixabay

http://wamiz.com/

Comment éviter qu’un contact visuel ne devienne trop flippant


Cela vous est arrivé de sentir un regard persistant sur vous ? Il semble qu’il y a un temps précis qui détermine une certaine gène face à un regard soutenu. Dépendant comment nous le percevons, cela peut être dérangeant ou non. Quoiqu’il en soit, le regard est important pour établir des contacts avec les autres
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Comment éviter qu’un contact visuel ne devienne trop flippant

 

Baby Rose 3 | Tim Douglas via Flickr CC License by

Baby Rose 3 | Tim Douglas via Flickr CC License by

Repéré par Vincent Manilève

Le chronométrage, très précis, a été établi par des scientifiques.

C’est peut-être l’une des pires moments en soirée ou lors des repas de famille: la tradition nous pousse à fixer son voisin dans le blanc des yeux lorsque l’on trinque. De ces quelques secondes ressortent bien souvent des moments gênants, où notre regard crispé peut vite, s’il se prolonge trop longtemps, devenir oppressant pour l’autre convive comme pour nous. De manière générale, que ce soit dans la rue, au bureau, ou dans les transports en commun, le jeu de regard qui s’établit parfois avec un inconnu peut vite devenir une source de stress. Souvent bref, il se transforme parfois en duel dominant/dominé lorsqu’il s’agit de ne pas baisser les yeux face à l’autre. Et pourtant, regarder l’autre dans les yeux représente la base de toute relation sociale.

Des scientifiques ont donc cherché à déterminer le temps idéal du regard. Le site Vocativ explique que, lors de la conférence Vision Sciences Society l’année, des chercheurs de l’université Collège de Londres ont présenté les résultats de leurs travaux sur la question. Ils estiment qu’un la longueur du regard idéal est de 3,2 secondes. Pour en arriver là, ils ont demandé à 400 volontaires de regarder des clips vidéos d’acteurs en train de les fixer du regard. Après interviews, les auteurs de l’étude ont réalisé que les participants étaient le plus confortable quand le regard durait 3,2 secondes.

«À moins qu’ils n’estiment que les acteurs semblent dignes de confiance et non-menaçants, précise le site, auquel cas ils étaient plus à l’aise avec un regard plus long.»

Le regard, miroir de l’âme

Dans le magazine Scientific American début janvier, le psychologue Alan Johnston, co-auteur de l’étude, explique que «le regard fait comprendre que vous êtes un objet d’intérêt, et l’intérêt est lié à l’attention».

 D’où l’important de la posture que l’on prend lorsque l’on croise le regard de quelqu’un: une attitude menaçante sera retranscrite immédiatement dans le contact visuel. Et les résultats montrent également que notre réaction aux regards prolongés en dit beaucoup sur nous même.

«Jonhston et ses collègues ont trouvé que plus les gens étaient convaincus d’être coopératifs et chaleureux, et plus ils aimaient maintenir un contact visuel», écrit la revue américaine.

Ces résultats viennent confirmer ce que l’on savait plus ou moins sur l’art du contact visuel car, comme le souligne Vocativ, il s’agit d’un sujet qui passionne les chercheurs. Par le passé, de nombreuses études ont, par exemple, montré que le manque de contact visuel chez les jeunes enfants peut être un signe précurseur d’autisme, ou encore que les bébés portent leur regard plus facilement chez les adultes qui établissent un contact visuel direct avec eux. Se regarder dans le blanc de yeux, aussi gênant soit-il, est donc primordial pour établir une connexion sociale. Mais attention à ne pas transformer cela en fixation flippante.

http://www.slate.fr/

Entre chien et homme : tout est dans la durée du regard


Une hormone serait responsable de l’attachement entre le chien et son maître qui augmente pendant un regard soutenu ainsi que par les caresses envers l’animal. Cette hormone est présente autant chez le maître que chez l’animal
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Entre chien et homme : tout est dans la durée du regard

 

 

Regarder son chien dans les yeux pendant une longue période resserrerait notre lien avec lui. © Olivier Morin/AFP

Regarder son chien dans les yeux pendant une longue période resserrerait notre lien avec lui. © Olivier Morin/AFP

Par Louise Horvath

Regarder dans la même direction ou plutôt échanger un long regard avec son chien ? Complicité, amitié, les yeux sont le miroir de l’âme.

Le regard fait partie intégrante de la communication sociale humaine et peut autant susciter la méfiance, par un regard fuyant par exemple, que son contraire. Le regard d’une mère à son enfant raffermit le lien qui les unit et entraîne chez les deux une sensation de bonheur. Du point de vue purement chimique, on parlera d’une production de l’hormone de l’attachement, l’ocytocine. Cette molécule, l’homme et le chien la produisent (avec d’autres comme l’endorphine et la dopamine) quand le maître caresse son animal.  Connaissant l’étroitesse du lien qui nous lie au canidé, Miho Nagasawa et son équipe de l’université d’Azabu au Japon, se sont demandés si  un regard maître-chien pouvait  avoir les mêmes effets que le regard mère-enfant, à savoir une sécrétion d’ocytocine.

À première vue, cela peut sembler étonnant, car le chien est loin d’avoir la même communication visuelle que nous. Il ne regarde pas ses compatriotes dans les yeux. Chez son cousin, le loup, un regard direct est signe de menace, car seuls les dominants arborent les autres membres de la meute ainsi et ces derniers s’empressent de baisser les yeux. En vérité, le chien possède une grande compréhension de notre mode de fonctionnement et a intégré une partie de notre mode de communication. Dans ce domaine, il s’en sort même plus brillamment que le chimpanzé, duquel nous sommes pourtant plus proches.  Ce sont ces différences de comportements qui ont incité les chercheurs à comparer les réactions des loups et des chiens à l’ocytocine, dans leur expérience.

Longs regards et liens étroits

Tout d’abord, les chercheurs ont étudié l’influence de la durée du regard et l’effet d’actions annexes (caresses, paroles) sur la production d’ocytocine chez l’homme et les deux canidés. 30 chiens et leurs propriétaires et 11 loups accompagnés de leurs soigneurs se sont regardés dans les yeux pendant des périodes longues ou courtes. Au sein de ces duos, les hommes étaient divisés en sous-groupes ayant chacun une attitude particulière : rester immobile, caresser son chien/loup ou lui adresser la parole.

Les taux d’ocytocine, mesurés dans l’urine des canidés et des hommes, ont révélé l’importance du regard. Les chiens et les maîtres partageant un long regard, ont des taux d’ocytocine 30% plus forts que la normale. Et ce temps d’échange visuel augmentait lorsque le maître prodiguait des attentions à son chien, sous  forme de paroles ou de caresses. Chez les loups par contre, ces sécrétions hormonales n’ont pas été détectées et les regards mutuels ont été peu nombreux. Une différence liée à la domestication ?

Une réponse différente selon le sexe du chien

Dans la seconde expérience, les chercheurs ont voulu tester l’incidence de l’ocytocine sur la durée du regard partagé par le maître et son chien. 27 chiens ont donc absorbé soit un peu d’ocytocine, soit une solution contrôle, par spray nasal. Puis, les animaux ont été mis en présence de leur propriétaire et de deux personnes inconnues. Le maître avait pour consigne de ne pas interagir avec son chien. Étonnamment, la prise d’ocytocine a augmenté le temps pendant lequel le chien a soutenu le regard de l’homme mais seulement chez les chiens femelles. Comme dans l’expérience précédente, cet échange de regard a provoqué chez l’homme une augmentation de la sécrétion d’ocytocine.

Si la question de la différence mâle/femelle reste à investiguer, l’étude confirme que le contact visuel prolongé entraîne une augmentation de la production d’hormones de l’attachement. Une production encore augmentée par un contact physique. Ce genre d’interaction ayant lieu fréquemment dans une relation chien-homme, il est donc normal que nous développions avec notre animal un lien à l’image de celui qui nous unit à un membre de notre famille. Au final, le secret du bonheur, ne serait-il pas dans les yeux de notre chien ?

http://www.sciencesetavenir.fr

Un regard


Notre regard peut-être synonyme de jugement sans vraiment connaitre les gens, il peut intimider, décourager … Cependant, il peut aussi donner du courage, un sourire … Tout dépend de l’attitude que nous avons face à l’autre
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Un regard

 

C’est notre regard qui enferme souvent les autres dans leurs plus étroites appartenances, et c’est notre regard aussi qui peut les libérer

Amin Maalouf

Pas toujours efficace pour persuader, le contact visuel


Lors d’une conversation, que  penser d’un regard soutenu ? Intimidant, persuasif, ou agressif. Un regard soutenu, ne pourra peut-être pas donc, une personne a son idée
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Pas toujours efficace pour persuader, le contact visuel

 

Un couple discute

Photo :  iStockphoto

Longtemps, les psychologues ont pensé que regarder quelqu’un droit dans les yeux lors d’une conversation était le moyen le plus efficace d’amener cette personne à adopter votre point de vue. La réalité serait beaucoup plus subtile.

Une expérience menée par la Pre Frances Chen de l’Université de la Colombie-Britannique montre aujourd’hui que le fait de soutenir le regard de quelqu’un peut mener à une plus grande résistance aux efforts de persuasion, particulièrement lorsque l’interlocuteur est déjà en désaccord.

Selon la chercheuse, le recours au regard comme outil de persuasion est fortement influencé par les traditions culturelles.

« Nos résultats montrent toutefois qu’un contact visuel direct rend généralement l’auditeur sceptique moins susceptible de changer d’avis contrairement à ce que l’ont pensait. »— Pre Frances Chen

La chercheuse et ses collègues ont profité des récentes percées en oculométrie, un ensemble de techniques permettant d’enregistrer les mouvements oculaires, pour analyser les effets du contact visuel dans les situations de persuasion.

Les résultats :

  • Plus les participants soutenaient le regard d’un interlocuteur, moins ils étaient convaincus par les arguments de celui-ci.
  • L’opinion des participants sur les différents sujets controversés abordés avait moins tendance à changer lors de la conversation.
  • Passer plus de temps à regarder quelqu’un dans les yeux lorsqu’il parle a été associé à une plus grande réceptivité uniquement chez les participants qui déjà étaient d’accord avec l’interlocuteur sur cette question.
  • Les participants étaient plus susceptibles de trouver des conférenciers convaincants lorsqu’ils se concentraient sur leur bouche plutôt que sur leurs yeux.

Les résultats de ces travaux publiés dans la revue Psychological Science montrent que le contact visuel direct peut mener à différentes interprétations, selon la situation.

Ainsi, s’il peut être un signe d’ouverture et de confiance dans plusieurs situations amicales, il tient aussi un rôle important dans celles de compétition et de défiance. Cela a aussi été observé chez d’autres mammifères, affirment les chercheurs.

Bien que le contact visuel puisse être un signe de connexion ou de confiance dans des situations favorables, il joue un rôle important dans les rencontres compétitives ou hostiles chez les primates et d’autres espèces de mammifères.

http://www.radio-canada.ca/

Les gestes du mensonge


Les menteurs sont des manipulateurs, ils peuvent réussir a tromper les gens mais si on prend attention au non-verbale, le visage est encore plus bavard et plus véridique que les paroles
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Les gestes du mensonge

Lèvres pincées, poignées de mains furtives, clignements des yeux, chat dans la gorge… Voici tous les gestes qui prouvent que votre interlocuteur est en train de vous mentir.

Des lèvres trop pincées

Bien observer les lèvres de son interlocuteur en dit long sur sa sincérité… Ouvrez l’œil.

La lèvre plateau :

« Lorsqu’une personne se sent piégée elle tire sur sa lèvre supérieure, le coude en appui », explique Joseph Messinger dans son livre.

Ce geste est synonyme d’une attitude ambigüe observée chez plusieurs hommes politiques.

La lèvre rigide : Lorsqu’un enfant ment, ses lèvres ont tendance à trembler. Pour un adulte c’est l’inverse, sa lèvre supérieure se raidit.

Les lèvres humides : La culpabilité que l’on ressent après un mensonge provoque un stress qui entraîne un trouble de salivation. Ce qui explique pourquoi un menteur se lèche constamment les lèvres.

Des mains qui supplient

Si les menteurs peuvent vous arnaquer par de belles paroles, leurs gestes ne trompent pas et plus particulièrement leurs mains

Se frotter les mains :

« Les individus qui se frottent les mains ont les mains sales au sens figuré », explique Joseph Messinger.

C’est d’ailleurs le geste que font souvent les vendeurs lorsqu’il s ont réussi une affaire. Si un menteur se frotte les mains c’est qu’il est satisfait de sa duperie. Par contre vous, vous venez de vous faire avoir.

Poignée de main rapide : Une poignée de main est généralement signe d’une bonne entente, mais encore faut-il qu’elle soit réciproque.

 Si la personne retire rapidement la sienne de la votre, « vous êtes en face d’un hypocrite professionnel », confirme Joseph Messinger. Cette personne n’a aucun signe de sympathie pour vous, il vaut mieux vous en méfier !

Les deux mains crochetées : Autrefois c’est le geste que faisaient les dames pour montrer de la compassion aux mendiants. En réalité c’était pour s’assurer de ne jamais avoir à les tendre vers eux.

« Il indique une personne mielleuse, hypocrite et surtout très avare », explique Joseph Messinger.

Les mains en prière :

« N’oubliez plus jamais ce geste de grand menteur », conseille  le psychologue.

Lorsqu’il est utilisé plusieurs fois, cette mimique de supplication est synonyme de manipulation. Il a d’ailleurs été souvent observé chez les politiciens.

Les mains cachées : Les personnes sûres d’elles parlent avec de grands gestes les mains en avant. A l’inverse cacher ses mains, traduirait un manque de confiance lié au stress La peur d’être découvert sans doute.

Un regard en biais

On dit souvent que les yeux sont le reflet de l’âme. Voici toutes les clefs pour démasquer un menteur dès le premier coup d’œil :

Le regard en diagonal :

« Le fait d’offrir son regard à l’autre est une marque d’estime, voire de sympathie », explique Joseph Messinger, psychologue.

Lorsqu’une personne à le regard fuyant c’est qu’elle cherche à  dissimuler ou déguiser  la vérité.

Cligner des yeux :

« La fermeture des yeux pour ponctuer un mot fort est une réaction typique de simulation« , écrit le psychologue.

De cette façon son regard ne trahira pas une pensée hypocrite. Fermer souvent les yeux permet aussi au menteur de rassembler ses esprits et ses arguments.

Le regard en biais : Si les yeux se dirigent sur le côté, c’est généralement pour chercher à séduire ou faire un compliment. Ce regard est utilisé par les menteurs pour vous soutirez des informations. Méfiez-vous, ils pourraient s’en servir un jour contre vous. Si le regard est vers le sol c’est souvent synonyme de honte ou d’aveu.  Votre interlocuteur a quelque chose à se reprocher.

Des sourcils relevés

On n’y pense pas assez, pourtant les sourcils ponctuent notre regard et peuvent eux aussi trahir nos pensées.

Se lisser les sourcils :

Lorsqu’une personne se lèche les doigts et se lisse les sourcils « il s’agit d’une séquence gestuelle classique chez les individus qui se prennent pour des gourous », explique Joseph Messinger.

Pour le psychologue c’est inévitablement un signe de manipulation et de malhonnêteté.

Les sourcils en l’air : Remonter ses sourcils de bas en haut au rythme de son discours est un tic utilisé par les personnes qui cherchent à impressionner et convaincre. Les yeux grands écarquillés, un peu comme un hypnotiseur, cela aide à crédibiliser leurs propos. Prenez du recul avant de plonger tête baissée.

Un chat dans la gorge

Dans le langage corporel, il ne faut pas seulement ouvrir l’œil. Une hésitation ou  un tremblement dans la voix peuvent montrer les réelles intentions d’un manipulateur.

Un chat dans la gorge : Selon Joseph Messinger, psychologue, un toussotement discret, le poing devant la bouche lors d’un discours trahit une gêne et annonce un mensonge bien emballé. La gorge est le refuge préférée du trac qui n’apparaît qu’en situation d’anxiété. Quelqu’un qui dit la vérité n’a aucune raison de se sentir stressé. Attention !

La gorge emprisonnée : Lorsqu’une personne se cache la gorge avec ses mains, cela trahit un sentiment de peur. Sans doute celle d’être démasqué.

Le sourire du menteur

Sourire sincère ou forcé ? Voici quelques astuces pour savoir ce qui se cache derrière un sourire.

Un sourire d’acteur :

Pour le psychologue Joseph Messinger, « un sourire menteur vient plus facilement qu’un véritable sourire de plaisir ».

Comme au théâtre où les acteurs ont tendance à surjouer pour que leur émotion soit vue par toute la salle.

Un sourire sur la gauche : Le cortex droit du cerveau dirige les expressions faciales et les transmet à la partie gauche du corps. Du coup, un sourire exagéré se fera sur la gauche. Si un sourire est sincère, il sollicitera les deux moitiés du cerveau.

Plissement des yeux : Lorsqu’un sourire est forcé, la bouche est sans expression. Tout est exprimé par les zygomatiques, comme pour forcer ses yeux à surjouer le sourire.

Des pincements de nez ?

Joseph Messinger, psychologue et expert en langage corporel, tient à démentir le mythe du nez selon lequel plus une personne se pince le nez pendant son discours, plus elle ment. Après avoir observé de nombreux débats et aveux médiatiques des politiciens, il déclare que

« le nez présumé coupable de mensonge est acquitté ».

Pour lui, le nez ne réagit qu’aux odeurs et non aux sentiments.

Les gestes du mensonge, ne vous faites plus avoir, Joseph Messinger, psychologue, First Editions, 2010.

http://sante.planet.fr/