Il est grand temps qu’on se mette à recycler les couches


Dans le monde, il y a 187 milliards de couches sont jetées à la poubelle. C’est un gros problème écologique. Bien sûr, il existe des couches lavables, mais malheureusement, ce n’est pas tout le monde qui sont bien organisé pour éviter les infections chez les bébés. Procter & Gamble est à l’essai pour recycler les couches et réutilisés ce qui peut être recyclés avec un processus complexe, mais cela semblerait être efficace
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Il est grand temps qu’on se mette à recycler les couches


Big Bang Baby | Coastal Elite via Flickr CC License by

Big Bang Baby | Coastal Elite via Flickr CC License by

Repéré par Thomas Messias

Chaque année, 187 milliards de couches jetables sont mises à la poubelle, et leur recyclage pose salement problème.

Temps de lecture: 2 min — Repéré sur BBC

Le chiffre donne le vertige et la nausée. Chaque année dans le monde, 187 milliards de couches sont jetées à la poubelle, ce qui est d’autant plus préoccupant que les couches en question sont loin d’être simples à recycler. Les partisan·es des couches lavables vous diront que la solution pour éviter cette pollution supplémentaire consiste à investir dans des systèmes plus écologiques. Mais il faut bien reconnaître que le système des couches lavables nécessite une organisation bien réglée à base de lessives régulières et de surveillance des stocks. La couche jetable n’est pas écologique et finit par coûter plus cher que la lavable (pour laquelle l’investissement de départ finit par être rentabilisé), mais elle facilite la vie…

La BBC a envoyé le journaliste scientifique David Shukman en Italie, à Trévise, où des solutions de recyclage des couches sont actuellement à l’essai sous l’égide de Procter & Gamble, premier producteur mondial de couches jetables. La première étape de la chaîne de recyclage consiste à nettoyer grossièrement les couches en ôtant les excréments qui s’y trouvent. Vapeur, température élevée, haute pression: elles sont ensuite soumises à une succession d’épreuves permettant d’en séparer les différents éléments.

Complexe mais efficace

Tous ensemble, ces éléments sont ensuite séchés dans un four, ce qui permet d’en ôter les éventuelles bactéries. Puis arrive l’étape du tri, où chaque type de matériau sera regroupé dans un pôle différent afin de pouvoir être réutilisé. Litière, bouteilles en plastique, cartes de visite… les destinations des différents composants sont diverses et variées, avec apparemment peu de perte.

http://www.slate.fr/

Bientôt du plastique qui se recycle à l’infini ?


Ce n’est qu’en laboratoire, mais il sera probablement possible de recycler bientôt le plastique à l’infini, car pour le moment ce n’est pas tous les plastiques qui le sont et ceux qui peuvent être recyclé le sont généralement une fois et la qualité est altérer.
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Bientôt du plastique qui se recycle à l’infini ?


plastique dechets

Bientôt une méthode pour recycler le plastique à l’infini ? Crédits : PxHere

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Des chercheurs annoncent avoir mis au point une méthode permettant la décomposition du plastique au niveau moléculaire. Un nouveau procédé qui pourrait autoriser le recyclage infini, sans détériorer la qualité de la matière.

Recycler le plastique, c’est compliqué. Ça coûte cher aussi, et dans la plupart des cas, on n’arrive à le recycler qu’une seule fois, altérant au passage la qualité de la matière. Il va donc falloir trouver une solution au problème global de pollution plastique. Si certains préfèrent se tourner vers d’autres matières plus durables, d’autres en revanche se focalisent sur un moyen de perfectionner le processus de recyclage. C’est notamment le cas d’une équipe de chercheurs du Berkeley Lab, aux États-Unis.

« La plupart des plastiques n’ont jamais été faits pour être recyclés, explique dans un communiqué Peter Christensen, principal auteur de l’étude. Mais nous avons découvert une nouvelle façon d’assembler les plastiques. Une méthode qui prend en compte le recyclage d’un point de vue moléculaire ».

Disséquer le plastique

Le plastique se compose de polymères, des grosses molécules elles-mêmes composées de plus petites molécules appelées monomères. Fabriquer du plastique consiste ensuite à ajouter des produits chimiques qui viennent se coller aux monomères. Vous rendez ainsi la matière plus dure, plus souple, de telle ou telle couleur, etc. Le problème, c’est que ces produits sont très difficiles à éliminer pendant le processus de recyclage. En conséquence, des morceaux de plastique de différentes compositions chimiques se retrouvent mélangés. Vous obtenez alors un plastique de mauvaise qualité qui, dans la plupart du temps, ne peut plus supporter un second procédé de recyclage.

Un nouveau processus, détaillé dans la revue Nature, s’appuie sur l’ajout d’un acide permettant de séparer les additifs chimiques des monomères. Une fois la décomposition moléculaire opérée, il est possible de créer un nouveau plastique tout en garantissant la même intégrité que l’original. Pour l’heure, les premiers tests se sont effectués uniquement en laboratoire. Il va donc falloir optimiser le processus pour que nous puissions, peut-être un jour, nous appuyer dessus. Mais les chercheurs sont sur la bonne voie.

« C’est le moment de commencer à réfléchir à la façon de concevoir des matériaux et des installations de recyclage permettant l’utilisation de plastiques circulaires », note Brett Helms, co-auteur de l’étude.

Et il y a urgence. Des micro-plastiques sont aujourd’hui retrouvés dans les entrailles de la Terre, et jusqu’aux plus hauts sommets. Les plastiques sont partout, et leur utilisation ne fait qu’augmenter. Il y a quelques jours, un rapport alarmant du Fonds Mondial pour la Nature (WWF) estimait que la présence de plastique dans les océans pourrait même doubler au cours de la décennie 2020-2030.

Source

https://sciencepost.fr/

La Norvège recycle 97% de ses bouteilles en plastique !


Félicitation à la Norvège qui a pris les grands moyens pour recycler 97 % des bouteilles de plastiques. En ajoutant une taxe temporaire, cela a aidé les Norvégiens à faire des efforts pour rapporter à la consigne leurs plastiques. Espérons qu’ils continueront, car c’est des gestes concrets qui fait toute la différence.
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La Norvège recycle 97% de ses bouteilles en plastique !

 

Crédits : Max Pixelpar Yohan Demeure, rédacteur scientifique

Selon le Forum Économique Mondial, à peine plus d’un dixième des emballages plastiques produits dans le monde sont recyclés. En revanche, cette statistique peu flatteuse cache de très grandes disparités entre les pays. Par exemple, la Norvège fait figure de bon élève et frôle la perfection en matière de recyclage des bouteilles plastiques !

Le modèle norvégien

Le 26 janvier 2019, le Forum Économique Mondial a publié une vidéo louant les efforts de la Norvège. En effet, ce pays est parvenu à atteindre un taux de recyclage de 97 % de ses bouteilles en plastique, une nouvelle déjà révélée par The Guardian l’été dernier.

Le gouvernement norvégien avait décidé de frapper au porte-monnaie en mettant en place une taxe environnementale concernant les producteurs de plastique, mais aussi les particuliers. Un système de consigne a également été lancé, comme ce fût le cas en France il y a plusieurs décennies. Les consommateurs peuvent alors échanger leurs bouteilles dans plusieurs milliers de distributeurs automatiques disséminés dans tout le pays. Cela est également possible dans certains magasins et stations-service. Il avait été promis que la taxe en question serait vouée à disparaître si le taux collectif de recyclage des bouteilles en plastique atteignait au moins 95 % – ce qui a finalement été le cas.

Des initiatives variées

Si l’idéal est de renoncer à produire du plastique, la collecte et le recyclage doivent être optimisés au maximum. Par ailleurs, certaines décisions peuvent être assez radicales, comme celle de la ville de San Francisco en 2014. La municipalité avait décidé d’interdire à la vente les bouteilles d’eau en plastique. En revanche, la mesure questionnait car justement, seules les bouteilles d’eau étaient soumises à cette interdiction.

La recherche de solutions passe également par la Science. En 2018, des chimistes américains ont créé un plastique recyclable à l’infini, et une société britannique a mis au point le Nuatan, un bioplastique pouvant être mangé par les poissons sans problème. En 2016, une étude prometteuse s’était intéressée à l’Ideonella sakaiensis, une bactérie capable de décomposer le polytéréphtalate d’éthylène (PET), justement utilisé massivement dans la production de bouteilles en plastique.

Sources : PositivRClimate Action

https://sciencepost.fr/

Piles: une bombe à retardement cachée dans vos tiroirs


     

    Ce n’est peut-être pas très courant, mais cela arrive que des piles non utilisées peuvent provoquer des incendies. Il semble que les piles lithium-ion devraient porter une attention particulière. Ainsi que toutes piles que l’on recharge dans un endroit sécuritaire
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    Piles: une bombe à retardement cachée dans vos tiroirs

    Les piles de Damien Morris ont surchauffé dans un tiroir, déclenchant un incendie qui aurait pu détruire sa maison.

    COURTOISIE DAMIEN MORRIS

    Les piles de Damien Morris ont surchauffé dans un tiroir, déclenchant un incendie qui aurait pu détruire sa maison

  • Kevin Bissett

      Après avoir installé ses décorations de Noël cette année, Damien Morris s’est retrouvé avec quelques piles en trop et a fait ce que la plupart des gens font: les ranger dans un tiroir en attendant d’en avoir besoin.

      Ces piles ont toutefois déclenché un incendie qui aurait pu détruire sa maison située à Charlottetown, sur l’Île-du-Prince-Édouard.

      M. Morris n’avait aucune idée que les piles pouvaient représenter un tel danger et il a décidé de partager son histoire afin d’informer le public au sujet d’un phénomène qui, selon les experts, est beaucoup plus courant qu’on ne pourrait le croire.

      Plus de 100 plaintes en un an

      Au cours de la dernière année, Santé Canada a reçu plus de 100 plaintes de la part de consommateurs concernant les piles. Les problèmes rapportés allaient du simple dégagement de chaleur à l’incendie.

      Selon Andrew Hulan, un agent de la sécurité des produits à Santé Canada, tout type de pile pourrait potentiellement comporter un risque, mais celles au lithium-ion font plus souvent l’objet de plaintes.

      M. Hulan a expliqué que le matériel utilisé pour fabriquer ce genre de pile était très réactif à l’air et que, si une fuite survenait, le résultat était explosif.

      En juillet, l’association des services des incendies de Terre-Neuve-et-Labrador a publié un avertissement après que des piles au lithium-ion eurent apparemment provoqué deux incendies dans la province.

      L’un de ces incendies, qui a jeté à la rue un frère et une soeur à Saint-Jean de Terre-Neuve, a été mis sur le compte des piles d’une voiture téléguidée pour enfant.

      Heureusement, l’incendie ayant éclaté dans la résidence de Damien Morris le 18 novembre a eu un dénouement moins tragique.

    À 2 h 30 du matin, nous avons entendu nos détecteurs de fumée se mettre à sonner. Je me suis levé et j’ai réveillé les enfants. Ma femme s’est aussi levée et a dit: « Ça sent bizarre ».Damien Morris

    La famille a descendu au rez-de-chaussée pour trouver les lieux complètement enfumés. La fumée était plus épaisse dans la cuisine et semblait s’échapper de l’un des tiroirs.

    «J’ai ouvert le tiroir et tout s’est mis à brûler. Je l’ai rapidement refermé, je l’ai retiré, j’ai demandé à ma femme d’ouvrir la porte-fenêtre et je l’ai lancé à l’extérieur», a relaté le résidant de Charlottetown.

    «Les dommages n’étaient pas trop importants. C’était surtout la fumée qui avait abîmé la maison.»

    D’après Damien Morris, les équipes d’urgence sont arrivées et le chef du service des incendies a déterminé que les piles «C» et «D» que le propriétaire de la maison avait rangées dans le tiroir étaient à l’origine de l’incendie.

    «Les deux connecteurs mâles se sont touchés, générant de la chaleur et mettant le feu aux linges à vaisselle», a expliqué M. Morris.

    Attention avec la recharge des piles

    Raynald Marchand, le directeur général du Conseil canadien de la sécurité, a souligné que les problèmes survenaient souvent lorsque les gens rechargeaient les piles près d’objets en tissu ou d’autres combustibles.

    «Lorsque vous rechargez des piles, il est important de le faire dans un endroit sécuritaire afin qu’elles ne surchauffent pas et préférablement quand vous êtes à la maison», a-t-il conseillé.

    «Les ordinateurs, qui sont dotés de grosses piles, sont souvent rechargés pendant qu’ils reposent sur un divan ou un lit et peuvent dégager beaucoup de chaleur lorsqu’ils sont en train d’être rechargés.»

    M. Marchand a précisé que les piles au lithium-ion étaient particulièrement à risque parce qu’elles étaient très puissantes et que les connecteurs étaient fréquemment situés sur le même côté.

    Raynald Marchand et Andrew Hulan ont tous les deux recommandé de ranger les piles dans leur emballage d’origine ou dans un contenant fait de matériaux non inflammables.

    Ils ont aussi affirmé que les piles usagées devraient être rapportées à un centre de recyclage et jamais jetées dans une poubelle ou dans un feu.

    https://quebec.huffingtonpost.ca/

    Michelin a récemment présenté son “pneu du futur” increvable et connecté !


    La question est de savoir ce qui ne sera pas connecté d’ici une trentaine d’années. Michelin a réussi à faire des pneu recyclé avec du carton, pelure d’orange, bambou et copeaux de bois et a inséré des puces pour être à la fine pointe de la technologie d’ici quelques dizaines d’années
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    Michelin a récemment présenté son “pneu du futur” increvable et connecté !

     

    pneu

    Crédits : Michelin

    par Yohan Demeure

    Un pneu élaboré avec des produits naturels recyclés tout en étant à la pointe de la technologie, et doté d’une longévité inégalée, une utopie ? Pas du tout, puisque le fabricant de pneumatiques français Michelin l’a fait !

    Son pneu aux allures futuristes, Michelin en avait déjà montré un prototype l’an dernier au salon Movin’on de Montréal (Canada). Baptisé Vision, celui-ci a été dévoilé officiellement au public français le 22 septembre 2018 pour les 60 ans du circuit de Charade, à Saint-Genès-Champanelle (Puy-de-Dôme).

    Cyrille Roget, ingénieur en recherche et innovation chez Michelin, a décrit ce pneu nouvelle génération pour France 3 Auvergne Rhône-Alpes et a évoqué « des structures corailliques qui, par biomimétisme, ont permis de donner la rigidité de la roue et du pneu ». De plus, le pneu Vision est fabriqué avec des matériaux naturels de récupération à savoir du carton, des pelures d’oranges, du bambou et des copeaux de bois !

    Il s’agit également d’un pneu à la pointe de la technologie, car celui-ci contient des capteurs – sous forme de puces – dans sa gomme. Ceux-ci auront pour mission d’informer le conducteur. Par exemple en cas de gel, d’usure importante ou d’une volonté d’adapter le pneu à un certain type de route, la bande de roulement peut être changée via des bornes d’impression en 3D. Il s’agira d’un nouveau service qui sera mis à disposition du public – par exemple dans les stations-service – au moment de la future commercialisation du pneumatique en question. Cette mise sur le marché pourrait intervenir dans une trentaine d’années.

    Surtout, le pneu Vision est doté d’une structure alvéolée dépourvue de jante (et donc d’air !). Autrement dit, ce pneu est increvable et selon Michelin, celui-ci a été conçu pour durer aussi longtemps que le véhicule lui-même ! Le concept est par ailleurs décrit plus en détail sur la page officielle du projet.

    Voici la vidéo de présentation du concept Vision par Michelin :

    Sources : France InfoSiècle Digital

    https://sciencepost.fr/

    Des élèves cambodgiens collectent les déchets pour pouvoir étudier


    C’est une très bonne idée. C’est un ancien directeur d’hôtel qui a eu cette initiative, en donnant l’occasion à des enfants défavorisés d’aller à l’école au Cambodge. La condition est de rapporter des déchets pour construire l’école. Ils peuvent apprendre diverses matières comme les mathématiques, le khmer, l’informatique et l’anglais.
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    Des élèves cambodgiens collectent les déchets pour pouvoir étudier

     

    Située à une centaine de kilomètres de Phnom... (Photo TANG CHHIN SOTHY, AFP)

    Située à une centaine de kilomètres de Phnom Penh, au coeur de la chaîne des Cardamomes, l’école Coconut School est presque entièrement construite à partir de déchets. Les murs ont été érigés avec des pneus peints, les toits avec des bouteilles en plastique et des centaines de capsules colorées dessinent le drapeau national à l’entrée de l’établissement.

     

    SUY SE
    Agence France-Presse
    Kirirom

    Des déchets plastiques en guise de frais d’inscription : au sommet d’une montagne dans un luxuriant parc national, une petite école a été édifiée à partir de pneus, de bouteilles et d’emballages que les élèves collectent pour pouvoir étudier.

    Roeun Bunthon, ancien enfant des rues, est l’un d’eux.

    « J’ai arrêté de mendier. C’est comme si on m’avait donné une seconde chance », raconte l’adolescent de 12 ans, tout en prenant des notes pendant un cours d’anglais.

    Sun Sreydow, 10 ans, espère, elle, que cet apprentissage lui permettra d’accomplir son rêve : devenir médecin.

    Située à une centaine de kilomètres de Phnom Penh, au coeur de la chaîne des Cardamomes, l’école Coconut School est presque entièrement construite à partir de déchets. Les murs ont été érigés avec des pneus peints, les toits avec des bouteilles en plastique et des centaines de capsules colorées dessinent le drapeau national à l’entrée de l’établissement.

    Ouverte en 2017, elle ne remplace pas l’école publique à laquelle les enfants sont toujours tenus d’aller, mais complète l’enseignement dans plusieurs matières – l’anglais, les mathématiques, le khmer, l’informatique – tout en apprenant aux élèves à recycler.

    Le but de Ouk Vanday, un ancien directeur d’hôtel à l’origine de cette initiative, est double.

    Il s’agit d’abord d’offrir une éducation complémentaire aux enfants les plus défavorisés dans un pays où ces derniers sont souvent envoyés mendier pour contribuer à subvenir aux besoins de leur famille.

    Soutenue par des enseignants bénévoles et des dons, Coconut School, qui accueille une soixantaine d’élèves, « ne demande pas d’argent, même si elle n’est pas gratuite pour autant », souligne Ouk Vanday.

    Pour s’acquitter du droit d’entrée et payer les frais mensuels, les élèves apportent des emballages plastiques qui serviront notamment à agrandir l’établissement.

    « Je dis toujours aux enfants : donnez-moi des ordures et je vous donnerai une instruction », souligne Ouk Vanday, 34 ans, qui a lancé une première école de ce type sur une île près de Phnom Penh en 2013.

    3,6 mégatonnes de déchets

    L’objectif est aussi de lutter contre la prolifération des déchets alors que le petit pays d’Asie du Sud-Est en a produit 3,6 millions de tonnes en 2017, d’après les statistiques du ministère de l’Environnement. 

    Seuls 11 % des ordures sont recyclées dans le royaume, 48 % sont brûlées ou jetées dans des rivières, le reste étant acheminé vers des sites d’enfouissement ou des dépotoirs en constante expansion, ce qui comporte de grands risques sanitaires et écologiques.

    Ouk Vanday estime qu’il faudra peut-être « 10 à 15 ans » aux Cambodgiens pour prendre conscience de ces enjeux, mais espère que ses élèves vont aider au changement.

    « Ces jeunes deviendront de nouveaux militants (environnementaux) au Cambodge, qui auront compris comment utiliser, gérer et recycler les déchets », relève-t-il.

    En attendant, il a plusieurs projets en tête. 

    Il souhaite construire à partir de déchets recyclés, notamment de pneus usagés, une réplique du célèbre temple Angkor Vat et ouvrir « un musée des ordures ».

    Il prévoit aussi en 2022 une école flottante à partir des déchets jetés dans le lac Tonlé Sap près de Siem Reap (centre), le plus grand lac d’eau douce d’Asie du Sud-Est.

    Quant à Coconut School, une classe maternelle va ouvrir l’année prochaine et l’établissement espère pouvoir accueillir prochainement quelque 200 enfants.

    https://www.lapresse.ca/

    Pays-Bas: les couches bébé recyclées en… pots de fleurs


    Voilà un pas pour diminuer la pollution faite par les couches pour bébés. Les couches, c’est bien pratiques, mais c’est des montagnes qu’une ville doit gérer. Si on peut les recycler alors pourquoi pas
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    Pays-Bas: les couches bébé recyclées en… pots de fleurs

     

    Face à la montagne de couches pour bébé sales produite chaque année par les foyers néerlandais, une entreprise a entamé mardi la construction de la première usine de recyclage du pays destinée à transformer ces déchets en produits commercialisables.

    Grâce à une société près de Nijmegen, au centre des Pays-Bas, le plastique des couches aura une seconde vie en tant qu’article ménager, et pourra par exemple être transformé en meuble de jardin ou en pot de fleurs.

    « Au total, nous prévoyons de traiter environ 15.000 tonnes de couches par an », a déclaré Harrie Arends, porte-parole de la société d’énergie ARN qui exploitera l’usine.

    Les Pays-Bas s’attaquent ainsi à une source majeure de pollution: des millions de tonnes de couches sont jetées chaque année, ce qui constitue un risque majeur pour la santé selon les organismes de surveillance de l’environnement.

    L’usine néerlandaise, qui devrait commencer ses premières opérations de recyclage en décembre, disposera d’un « réacteur » en acier qui utilise de la vapeur à haute pression pour séparer les composés plastiques de l’urine et des fèces.

    « Les couches sont chauffées à 250 degrés Celsius sous 40 bars de pression et tout se liquéfie », indique à l’AFP M. Arends.

    Une fois refroidies, les granules de composé plastique flottent à la surface avant d’être séparées du reste, qui consiste essentiellement en des eaux usées, poursuit-il.

    Le plastique est ensuite passé à travers un granulateur, tandis que les eaux usées, qui génèrent du gaz, sont transformées en engrais et en carburant pour les centrales électriques. Le reste du liquide est acheminé vers une station d’épuration voisine.

    Après la mise en fonctionnement du premier réacteur, d’une capacité de 5.000 litres, l’usine prévoit d’en construire deux autres.

    La capacité de traitement reste cependant limitée puisque les foyers néerlandais jetent 144.000 tonnes de couches sales chaque année, selon l’organisation environnementale Milieu Centraal.

    http://www.lepoint.fr/

    Dissoudre le polystyrène pour le recycler


    Le polystyrène se retrouve dans bien des objets courants et se retrouve au dépotoir faute de pouvoir le recycler. Maintenant, une technique permet de le recycler,  sans pour autant extraire de l’énergie fossile dans le sol comme le pétrole
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    Dissoudre le polystyrène pour le recycler

    Entrez la légende de la vidéo ici

    Près de 92 000 tonnes de polystyrène sont générées chaque année au Québec, dont l’immense majorité est enfouie. Le polystyrène se trouve un peu partout, mais on le recycle très peu. Cela pourrait changer avec l’inauguration, lundi, dans l’arrondissement d’Anjou, de l’usine Polystyvert.

    L’entreprise recycle ce plastique grâce à un procédé par dissolution dans une huile naturelle. Le produit est ensuite séparé du liquide afin d’être purifié et récupéré.

    « Le polystyrène expansé ici, ça ne pèse rien, c’est constitué de 98 % d’air et seulement 2 % de polymère, mais le transport coûte très cher », explique Roland Côté, chimiste à Polystyvert.

    Or, sous forme liquide, 10 fois plus de polystyrène peut être transporté du lieu de collecte à l’usine de recyclage.

    La technologie mise au point par Polystyvert permet ensuite de séparer de nouveau le polystyrène du solvant, de le purifier et d’en faire des granules pures à 99 % et prêtes à être réutilisées.

    Un exemple d’économie circulaire

    « Le polystyrène, c’est le styromousse, donc les emballages blancs, mais aussi les pots de yogourt, les boîtes de sushis, les verres en plastique. Il y en a beaucoup, du polystyrène », explique Solenne Brouard, fondatrice et PDG de Polystyvert.

    Son entreprise est basée sur l’économie circulaire, c’est-à-dire qu’elle recycle le produit afin qu’il soit réutilisé pour fabriquer le même genre de produit.

    Plutôt que de donner une deuxième vie, genre des pots de fleurs ou des bancs, on peut refaire exactement le même produit en polystyrène. On n’a pas besoin de réextraire du gaz et du pétrole, on laisse les énergies fossiles dans le sol. Donc, c’est là que nous avons un impact majeur sur les gaz à effet de serre.

    Solenne Brouard, fondatrice et PDG de l’entreprise Polystyvert

    https://ici.radio-canada.ca/

    Comment une foire alimentaire a-t-elle réussi à éliminer 117 sacs d’ordures par jour?


    Ce n’est pas seulement à Toronto que les foires alimentaires dans les centres d’achat sont plus écolo, du moins à comparer à avant. Franchement, les rares fois que je prends des repas dans ces aires de restauration, je trouve agréable de manger dans des vraies assiettes avec de vrais ustensiles. Il est clair que cela doit diminuer grandement la quantité de déchet dans les dépotoirs.
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    Comment une foire alimentaire a-t-elle réussi à éliminer 117 sacs d’ordures par jour?

     

    Au mail Yorkdale, de Toronto, on a réduit le gaspillage alimentaire grâce à l’utilisation de vaisselle et d’ustensiles réutilisables. On lave hebdomadairement 75 000 assiettes et 53 000 ustensiles.

    Au mail Yorkdale, de Toronto, on a réduit le gaspillage alimentaire grâce à l’utilisation de vaisselle et d’ustensiles réutilisables. On lave hebdomadairement 75 000 assiettes et 53 000 ustensiles. Photo : Radio-Canada

    Dans le passé, la foire alimentaire du centre commercial Yorkdale, de Toronto, générait 120 sacs d’ordures par jour. Aujourd’hui, malgré les 24 000 clients qu’elle sert quotidiennement, elle n’en produit que trois.

    RADIO-CANADA AVEC CBC NEWS

    D’après un texte d’Emily Chung, Christine Birak et Melanie Glanz – CBC News

    Depuis que Yorkdale a ouvert sa nouvelle aire de restauration plus écologique en 2012, une grande partie des déchets a été éliminée grâce à l’utilisation d’assiettes et d’ustensiles réutilisables. On y lave 75 000 assiettes et 53 000 ustensiles par semaine.

    Les clients peuvent toujours opter pour un contenant à emporter au lieu d’une assiette, mais même dans ce cas, le centre commercial a un plan pour éviter que les déchets ne se retrouvent inutilement au dépotoir.

    « Nous veillerons à ce que ce qui est recyclable soit recyclé, et que ce qui est compostable soit composté », explique Claire Santamaria, directrice générale du centre commercial Yorkdale.

    Selon la directrice générale, ce virage montre à quel point une petite proportion des détritus laissés à la suite d’un repas sont réellement des ordures.

    C’est aussi une preuve qu’il existe des moyens pour que les centres commerciaux, les vendeurs et les clients puissent réduire la quantité de déchets générés par la restauration rapide et les foires alimentaires.

    La chose la plus déroutante pour les clients, dit Mme Santamaria, c’est d’essayer de trouver les poubelles, car il n’y en a plus.

    Les clients n’ont qu’à remettre leur cabaret contenant la vaisselle sale, les contenants à emporter et tout le reste. Le personnel du centre commercial s’occupe du reste, en séparant les déchets des restes de nourriture, qui seront déshydratés.

    « Puisque l’eau en est extraite, les déchets alimentaires sont assez légers. Et plutôt que d’avoir des tas d’ordures, nous en accumulons que deux sacs », explique la directrice générale du centre commercial.

    Un pays de restauration rapide

    La restauration rapide pose un problème particulier.

    Les Canadiens en mangent une énorme quantité, dépensant, au cours des cinq premiers mois de 2018, 248 millions de dollars par mois pour des « établissements de restauration à service restreint » tel que défini par Statistique Canada.

    C’est l’équivalent d’environ 25 millions de repas pris sur le pouce, selon l’organisme fédéral.

    Dans des endroits comme les aires de restauration, une signalisation confuse, des règles de recyclage incohérentes et des clients pressés sont autant de facteurs qui expliquent pourquoi les contenants recyclables et les restes d’aliments finissent la plupart du temps dans la poubelle. Cette combinaison est l’une des raisons pour lesquelles les entreprises, les institutions et l’industrie envoient beaucoup plus de déchets dans les sites d’enfouissement que les ménages.

    Audit des aires de restauration

    Un audit des déchets de l’aire de restauration de l’Université Carleton à Ottawa, l’an dernier, a révélé que seulement 12 % des déchets étaient recyclés ou compostés, même si 22 % des ordures destinées à l’enfouissement auraient pu être recyclés et 71 % auraient pu être compostées.

    Parfois, c’est le problème inverse : les bacs de recyclage sont trop de contaminés, entre autres par des ustensiles en plastique non recyclables, des serviettes sales ou simplement un peu trop de restes de nourriture ou de sauce.

    De multiples articles de ce type contamineront une cargaison entière, ce qui signifie que le bac au complet devra être jeté. Anthony Cromie, de la firme torontoise Waste Reduction

    L’expert recommande de prendre le temps de tout séparer et de placer le plus de nourriture possible dans le bac à matières compostables.

    « Le plus difficile, c’est qu’il n’y a pas de postes de rinçage dans une aire de restauration », ajoute M. Cromie.

    Cela signifie que les types de contenants qui pourraient être lavés et recyclés à la maison finissent souvent à la poubelle au centre commercial.

    Autre obstacle : de nombreux sites commerciaux n’acceptent pas les mêmes types d’articles que les programmes de recyclage résidentiels. Par exemple, le polystyrène, que les ménages de Toronto peuvent mettre dans le bac bleu, n’est pas recyclable dans de nombreuses foires alimentaires.

    La bonne nouvelle, c’est que beaucoup plus de déchets d’aires de restauration que vous ne le pensez sont recyclables. Cromie et son équipe ont fouillé une cargaison de déchets ramassés dans une aire de restauration locale par CBC News et ont découvert que 86 % des déchets auraient pu être recyclés.

    Mais comment savoir si quelque chose est trop contaminé pour aller dans le bac de recyclage ? Ou dans quel bac mettre des objets en plastique, comme des couverts, s’ils ont des étiquettes, comme « compostable », qui prête à confusion? Malheureusement, dans ces cas, il est souvent plus judicieux de choisir la poubelle et ne pas risquer de contaminer les bacs de matières organiques ou recyclables.

    https://ici.radio-canada.ca

    Des robes en peau de bananes: la nouvelle idée d’une entreprise de mode pour réduire le gaspillage


    Quoique les peaux de banane, feuilles d’ananas et autres matières organiques sont compostables, il est intéressant de faire des vêtements de façon plus naturels et sûrement moins pollueurs
    Nuage

     

    Des robes en peau de bananes: la nouvelle idée d’une entreprise de mode pour réduire le gaspillage

     

    Une banane | Mauro Cateb via Flickr CC License by

    Une banane | Mauro Cateb via Flickr CC License by

     

    Repéré par Camille Jourdan

    Repéré sur Fast Company

    Circular Systems utilise aussi d’autres matériaux comme le chanvre ou les feuilles d’ananas.

    On connaissait les baskets en plastique recyclé pour dépolluer les océans; voici maintenant les robes en peau de bananes et les T-shirts en écorce de sucre de canne. Dans un récent article, Fast Company présente Circular Systems, une entreprise de l’industrie de la mode qui recycle les déchets alimentaires pour en faire des vêtements.

    À l’origine de cette initiative: Isaac Nichelson.

    Dans les années 90, ce défenseur de longue date d’une «industrie de la mode durable» prend conscience de la quantité de produits chimique qui sont utilisés pour produire du tissu. Pourtant, pas plus tard que dans les années 60, «97% des fibres utilisées dans les vêtements étaient issues de produits naturels», rappelle Fast Company.

    «Aujourd’hui, [l’industrie de la mode] est tellement extractive et destructrice. Et nous regardons nos ressources diminuer alors que la population augmente», s’inquiète Nichelson.

    Avec l’aide d’un scientifique, Yitzac Goldstein, et d’un des artisans de la légalisation du chanvre au Canada, Geof Kime, l’industriel a donc créé Circular Systems.

    270 millions de tonnes de peau et de tiges de bananes par an

    Tous les trois sont partis d’un constat: des tonnes de nourriture sont gaspillés ou détruites à perte chaque année. Exemple, rapporte Fast Company: nous mangeons 100 milliards de bananes par an, ce qui crée pas moins de 270 millions de tonnes de déchets que l’on laisse pourrir ou que l’on brûle.

    «Les brûler pollue l’air, et les laisser pourrir libère du méthane dans l’atmosphère, ce qui contribue au réchauffement climatique», développe le magazine.

    Autre constat, souligné sur le site de Circular Systems: chaque année, 32 millions d’hectares de paille de riz sont brûlés en Inde.

    L’entreprise de Nichelson a choisi de se concentrer pour le moment sur cinq matières: les peaux de bananes, les feuilles d’ananas, les fibres de lin, les écorces de sucre de canne et les tiges de chanvre. Avec ces différents matériaux, Circular Systems assure pouvoir produire 250 millions de tonnes de fibres par an, soit 2,5 fois la demande actuelle.

    Alors, prêts à porter un pantalon en feuilles d’ananas ?

    http://www.slate.fr/