Sommes-nous prêts pour l’interdiction des plastiques à usage unique?


Que l’on soit prêt ou non à l’interdiction du plastique à usage unique, ne change rien au fait qu’il est plus que temps de prendre nos responsabilités notre la gérance du plastique. Je peux comprendre que cela demande de grand changement pour les industries, commerces etc .. Mais depuis le temps qu’on en parle, si on n’agit pas maintenant, il y aura toujours des excuses.
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Sommes-nous prêts pour l’interdiction des plastiques à usage unique?


Des pailles et des ustensiles de plastique sur une table

Le Canada veut interdire certains plastiques à usage unique. Photo: Radio-Canada

Ximena Sampson

Des solutions de rechange aux produits et emballages de plastique à usage unique existent déjà, mais l’expérience des villes de Seattle et de Malibu montre que la transition doit idéalement se faire par étapes.

Le gouvernement Trudeau a annoncé le 10 juin l’interdiction, dès 2021, de produits et emballages de plastique à usage unique, qui pourraient comprendre les pailles, les ustensiles, les assiettes, les bâtonnets à mélanger et les sacs jetables.

La liste exacte n’a pas encore été établie, mais s’inspirera de celle de l’Union européenne (UE), qui a interdit ces produits en mars dernier, ainsi que les cotons-tiges et les bâtonnets pour ballons gonflables, entre autres. Ce sont les principaux déchets que l’on trouve sur les plages européennes.

Au Canada, des produits réutilisables, compostables ou recyclables sont disponibles pour remplacer le plastique à usage unique.

Mais la meilleure solution demeure la réduction à la source, croit Jennifer Pinna, conseillère en économie circulaire au Centre de transfert technologique en écologie industrielle (CTTÉI) à Sorel-Tracy.

« La matière résiduelle la plus simple à gérer, c’est celle qui n’existe pas du tout », remarque Mme Pinna.

Est-ce qu’on a vraiment besoin d’une paille pour boire un breuvage? C’est la première question qu’on peut se poser. Sylvain Allard, professeur à l’École de design de l’UQAM.

Six verres colorés avec des paillesLes pailles sont très populaires dans les cocktails d’été. Photo : iStock / pixelrainstudio

Si on a vraiment besoin d’un objet, il faut d’abord tenter d’en trouver un qui soit fait avec des matériaux réutilisables, comme des pailles en inox, des ustensiles en bambou et des sacs en tissu, conseille Mme Pinna.

Dans les cas où le réemploi n’est pas possible, on devrait viser des matériaux recyclables, comme le carton et le papier, ou compostables, tout en s’assurant qu’il existe des réseaux pour la collecte et la mise en valeur de ces déchets.

Des consommateurs à éduquer

Une poubelle est pleine de gobelets et de pailles en plastique.Les pailles à usage unique sont interdites à Seattle depuis juin 2018. Photo : iStock / Boyloso

Est-il réaliste de demander cet effort aux consommateurs?

Certainement, croit Fabien Durif, directeur de l’Observatoire de la consommation responsable de l’Université du Québec à Montréal et auteur du guide 100 gestes pour la planète, publié par Protégez-vous.

« Les citoyens sont de plus en plus sensibilisés à la question des emballages et du plastique à usage unique », soutient-il.

Cependant, il estime qu’il y a encore un travail d’éducation à faire, notamment en ce qui concerne les façons de récupérer les différents types de matériaux.

« La question, c’est la praticité du geste, pense M. Durif. Pour beaucoup de consommateurs, il faut que ce soit facile; il faut accompagner et pas culpabiliser. »

Ainsi, affirme-t-il, le passage des bouteilles d’eau jetables vers les gourdes s’est fait assez facilement, et un nouveau marché s’est développé pour répondre à la demande croissante.

S’inspirer d’ailleurs

Dans la ville de Seattle, sur la côte ouest des États-Unis, les emballages de nourriture et les verres en styromousse sont interdits depuis 2009. Les ustensiles et pailles à usage unique le sont depuis juin 2018. De plus, les assiettes et les gobelets à usage unique fournis par les services de restauration doivent être recyclables ou compostables.

La mesure a été bien intégrée, croit Pat Kaufman, de la division des services publics de Seattle, dans la mesure où l’industrie et les commerces ont eu le temps de s’adapter.

« Lorsque nous avons mis en œuvre les premières exigences, en 2009-2010, il n’y avait pas beaucoup de choix dans la gamme des pailles et des ustensiles, a expliqué M. Kaufman au micro de CBC. Nous les avons donc exemptés du règlement pendant quelques années. »

L’industrie de l’emballage a parcouru un long chemin. Pat Kaufman, de la division des services publics de Seattle.

Il raconte notamment que l’industrie a finalement développé des cuillères compostables capables de supporter la haute température des soupes et des boissons chaudes sans se désagréger.

Malibu, une autre ville de la côte ouest, a également adopté l’approche progressive, raconte son maire, Jefferson « Zuma Jay » Wagner.

« Nous avons commencé avec les pailles, nous avons ensuite interdit les ustensiles en plastique et, après, les emballages en styromousse. »

« Si nous avions tout interdit en même temps, il aurait été plus difficile pour les gens d’y adhérer, affirme M. Wagner. On voulait laisser la chance au marché de s’adapter. »

Dans les deux cas, les résultats sont probants.

« Bien que nous n’ayons pas effectué d’études spécifiques permettant de corréler nos interdictions de matériaux avec la dispersion de déchets dans la ville […] il y a beaucoup moins de sacs en plastique et presque aucun emballage en styromousse dans les déchets », soutient M. Kaufman, de Seattle.

« La quantité de débris sur les plages va en diminuant à mesure que le temps passe », affirme pour sa part le maire de Malibu.

Du côté de l’industrie

L’industrie canadienne sera-t-elle prête à répondre à la demande d’ici deux ans?

« La problématique qu’on a actuellement, c’est qu’il est très difficile d’avoir une matière première aussi performante que le plastique à aussi bas coût, avec autant de légèreté et de facilité à produire en termes énergétiques, croit Sylvain Allard, professeur à l’École de design de l’Université du Québec à Montréal. Le plastique n’est pas facile à remplacer. »

Des bols de salade.La chaîne Tractor Foods offre déjà des bols compostables. Photo : Radio-Canada / Eva Uguen-Csenge

Cependant, estime-t-il, les recherches vont bon train. Sachant qu’il existe une date limite, l’industrie s’y mettra sûrement encore plus sérieusement.

 « Ce ne sont pas les options qui manquent », ajoute Sylvain Allard.

Recyclables ou compostables, en plastique végétal, en carton ou en métal, plusieurs solutions de rechange sont déjà offertes.

La difficulté réside surtout dans des filières de mise en valeur, pense le chercheur.

« Le problème n’est pas tant au niveau de la matière que dans le système », croit Sylvain Allard.

Si une paille compostable se retrouve dans l’environnement, elle va se décomposer et elle aura très peu d’impact; ce ne sera cependant pas le cas si ce sont des centaines de pailles qui se retrouvent dans la nature.

L’environnement n’est pas une poubelle compostable. Sylvain Allard, professeur à l’École de design de l’UQAM.

La question est la même relativement aux plastiques recyclables. Ce n’est pas le matériau lui-même qui pose problème, mais plutôt le fait qu’on n’a pas développé de façons efficaces de le prendre en charge.

« Il y a plein de plastiques très utiles, croit Jennifer Pinna. L’idée, c’est d’allonger leur cycle de vie en s’assurant qu’ils soient récupérés et transformés, sans être mélangés ni contaminés. »

On doit surtout gérer le cycle d’un bout à l’autre, conclut Mme Pinna.

« L’idée, ce n’est pas de récupérer tous nos plastiques en centre de tri, de faire des ballots et d’envoyer ça à l’étranger. C’est plutôt de conserver notre capital matière avec des plastiques à longue durée de vie et de les récupérer après usage. »

Cela permettrait de boucler la boucle et d’avoir des produits à usage multiple plutôt qu’à usage unique.

https://ici.radio-canada.ca/

Brosses à dents et emballages de cosmétiques recyclés à Dorval


Il y a des beaux projets pour récupérer et transformer des objets en autre chose d’utile et plus durable. Un projet pilote dans une ville du Québec à Dorval veulent transformer des articles de soin personnelles comme des brosses à dents, des flacons, tube de dentifrice etc … qui deviendront des ameublement de ville ou des contenants comme des arrosoirs
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Brosses à dents et emballages de cosmétiques recyclés à Dorval


Brosses à dents et emballages de cosmétiques recyclés à

GETTY CREATIVE

Il s’agit d’un projet pilote.

  • La Presse Canadienne

La Ville de Dorval offre depuis quelque temps à ses citoyens un programme de récupération de produits de soins personnels usagés ou non désirés.

Pour le fonctionnement de ce projet pilote, les autorités municipales ont installé une boîte de récupération à la réception du centre communautaire Sarto-Desnoyers situé sur le chemin du Bord-du-Lac. Si l’initiative a du succès, d’autres boîtes pourraient être ajoutées.

Une foule d’articles sont acceptés pour cette récupération: des flacons de gouttes oculaires, des brosses à dents, des tubes de dentifrice, des trousses de pédicure, des emballages de gel coiffant et de teinture à cheveux, des bouteilles de pommade, shampoing et de revitalisant vides de même que des outils coiffants non électriques tels des brosses à cheveux, des pinces à cheveux et des bandeaux.

Les appareils tels que séchoirs et fers à lisser, les déchets biomédicaux ou biologiquement dangereux ou le contenu d’emballages de vernis à ongles, de lotion, de savon ou d’onguents ne sont pas acceptés.

Le contenu de la boîte de récupération est acheminé à un endroit où les déchets seront triés en catégories, selon la composition des matériaux. Ces derniers sont ensuite consolidés et envoyés pour un traitement supplémentaire afin de devenir utilisables.

Selon la Ville de Dorval, les matériaux recyclés sont transformés en divers produits comme des bancs de pique-nique, de l’imitation de bois et des contenants tels que des arrosoirs.

C’est la deuxième initiative environnementale prise par la municipalité au cours des derniers mois. L’hiver dernier, la Ville a annoncé l’octroi d’une aide financière aux propriétaires d’automobiles électriques pour l’achat et l’installation d’une borne de recharge rapide pour usage domestique.

Le programme rétroactif au 1er janvier dernier permet de verser une remise de 50 pour cent des coûts d’installation d’une borne de tension de 240 volts faite par un titulaire d’une licence en électricité conforme à la Loi sur le bâtiment. Le montant de la remise maximale a été fixé à 500 $.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Récupération des invendus des épiceries: une année record, dit Moisson Montréal


Montréal peut être fier malgré la difficulté de nourrir toutes les personnes dans le besoin d’avoir mis sur pied un projet pour diminuer le gaspillage alimentaire dans les épiceries et a redistribuer à des organismes communautaires.
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Récupération des invendus des épiceries: une année record, dit Moisson Montréal

 

Récupération des invendus des épiceries: une année record, dit Moisson Montréal

Archives Métro

Le programme de récupération de nourriture en supermarché a permis à 1,2 million de kilos d’invendus d’éviter les vidanges à Montréal lors de la dernière année, et de plutôt servir à nourrir des gens dans le besoin. Une année record, estime François Jolicoeur, de Moisson Montréal.

Moisson Montréal redistribue la nourriture obtenue à une longue liste d’organismes communautaires qui s’occupent de nourrir les Montréalais.

M. Jolicoeur, directeur du développement des affaires de l’organisme de bienfaisance, se réjouit du fait que la récolte de nourriture en supermarché leur a permis de mettre la main sur 500 000 kg de viande, des denrées qui se retrouvent plus rarement dans leurs entrepôts.

Les épiceries partenaires du programme sont une centaine et appartiennent aux trois grandes bannières, soit Métro, Loblaws et Sobeys. Le programme de récupération en épicerie existe depuis l’année 2013-2014. Et il a connu une croissance continue depuis, souligne M. Jolicoeur.

«Cela permet deux choses», dit-il. C’est pour le bénéfice des quelque 250 organismes communautaires que Moisson Montréal dessert dans la ville, et aussi, «ça nous aide à lutter contre le gaspillage alimentaire».

Les camions de Moisson Montréal sillonnent les rues de Montréal et se rendent dans les supermarchés participants. Ceux-ci ont déjà mis la nourriture — près de la date de péremption, mais toujours comestible — de côté ou encore au congélateur pour la viande.

«On a des protocoles pour s’assurer que la nourriture périssable soit conservée dans de bonnes conditions et soit encore propre à la consommation», indique-t-il.

Le mot-clé est «rigueur», laisse-t-il tomber. Il cite par exemple le taux de rejet moyen de la viande récupérée: il n’est que de 7%, indique-t-il, ce qui signifie que la très grande majorité des barquettes de poulet, de porc ou de boeuf sont distribuées aux organismes communautaires.

Moisson Montréal se réjouit de la vitalité de ce projet qui permet de nourrir ceux dans le besoin tout en réduisant le gaspillage alimentaire. Recyc-Québec dit avoir offert du financement au programme, ce qui a permis de financer les équipements et les fournitures nécessaires à son déploiement à plus grande échelle en 2015 et 2016.

En 2017-2018, Moisson Montréal a redistribué près de 16 millions de kilos de nourriture et d’autres produits essentiels. Environ 136 500 personnes en ont bénéficié en 2017.

https://journalmetro.com/

Recyc-Québec lance une application mobile pour recycler


J’ai testé l’application sur mon téléphone et c’est assez intéressant, en se basant sur ma ville, il indique ce qui peut-être recycler, ou compostage ou poubelle, s’il y a lieu d’aller dans des écocentres avec les endroits sur une carte où on peut aller, et même les endroits indiqués pour déposer des appareils électroniques, des piles etc …Il y a un moteur de recherche qui fonctionne bien. Il y a beaucoup de choses que je ne croyais pas qu’on recyclait ou le contraire
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Recyc-Québec lance une application mobile pour recycler

 

Plus de 800 produits de consommation y sont... (PHOTO DAVID BOILY, archives LA PRESSE)

Plus de 800 produits de consommation y sont recensés, et l’application indique quoi faire avec chacune des matières, des pots de sauce en verre aux bouteilles de plastique en passant par les piles, les pneus et les tissus.

PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE

 

STÉPHANIE MARIN
La Presse Canadienne

Confus devant votre bac de recyclage? Recyc-Québec lance une application mobile appelée «Ça va où?» pour aider les citoyens partout au Québec à bien trier et récupérer.

Cette application peut être téléchargée gratuitement sur les téléphones intelligents. Une version est aussi disponible sur l’internet.

Plus de 800 produits de consommation y sont recensés, et l’application indique quoi faire avec chacune des matières, des pots de sauce en verre aux bouteilles de plastique en passant par les piles, les pneus et les tissus.

Elle permet ensuite d’identifier les endroits où ces matières peuvent être apportées si leur destination n’est pas le bac de recyclage à la maison. Un outil de géolocalisation permet de repérer facilement les dépôts plus spécialisés et les écocentres, avec les heures d’ouverture.

Les informations sont disponibles pour 1300 municipalités et territoires du Québec.

Quelques constatations sont à la base de cette initiative: plus d’un Québécois sur deux choisit de mettre un produit dans le bac même s’il ne sait pas si le produit est recyclable et près de la moitié des citoyens pensent qu’ils récupéreraient plus s’ils connaissaient mieux les façons de recycler.

Selon cette même étude réalisée par la société d’État Recyc-Québec, les habitudes de recyclage sont moins bien ancrées chez les 18-34 ans, qui sont par contre de grands utilisateurs des téléphones intelligents: l’application mobile les vise ainsi doublement.

«Les Québécois veulent bien faire quand ils gèrent leurs matières résiduelles. Toutefois, nous le savons maintenant, ils manquent d’information pour mieux faire», a souligné la ministre de l’Environnement Isabelle Melançon, présente lors du lancement de l’application, lundi à Montréal. Le geste à la source du processus est très important, a-t-elle martelé.

Car si des matières recyclables comportent des contaminants, ils peuvent en contaminer d’autres lors du triage au centre de tri et «là, on vient de faire des pertes», précise-t-elle.

Mais où vont les matières après le tri?

Même si les bouteilles de shampooing et les journaux sont dûment recyclés par le citoyen, il n’y a pas forcément de débouchés et de possibilités de transformation pour toutes les matières récupérées.

La Chine a récemment fermé ses portes à certaines matières recyclables en provenance de l’étranger, dont des papiers et plastiques, ce qui cause des maux de tête aux centres de tri et de récupération, notamment au Québec, qui ne savent plus quoi faire avec certaines matières qui s’accumulent.

Par exemple, le Centre de récupération et de tri de Montréal est actuellement aux prises avec quelque 6000 ballots de papier, entreposés dans une cour, pour lesquels il ne trouve pas encore de débouchés, a récemment rapporté Radio-Canada. Les matières se trouvent à l’extérieur depuis plusieurs mois, au gré des intempéries.

Pour la ministre Melançon, envoyer ces ballots au dépotoir n’est pas une solution, a-t-elle déclaré lundi, après la conférence de presse.

«Il en va de la crédibilité de la démarche et de la confiance du public».

Mais encore aucune solution n’a été trouvée pour ce problème, a indiqué la présidente-directrice générale de Recyc-Québec, Sonia Gagné, qui dit être en discussions intenses avec la ville de Montréal, le centre de tri et son gestionnaire Rebuts Solides Canadiens Inc., une filiale du groupe Tiru.

http://www.lapresse.ca/

Guerre de vêtements usagés : Boîtes frauduleuses, organismes déficitaires


Si vous apportez des vêtements usagés dans des boites de récupération, assurez-vous que ce soit pour un organisme de charité et non des entreprises qui eux veulent faire du profit
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Guerre de vêtements usagés  : Boîtes frauduleuses, organismes déficitaires

Partout au Québec, plusieurs citoyens font don de leurs vieux vêtements en les déposant dans d’immenses boîtes de récupération. Or, la plupart du temps, ces pantalons et autres chemises, destinés à des organismes de charité, servent plutôt à gonfler les profits d’entreprises privées.

La valeur de chaque sac de vêtements recueillis dans ces bacs de recyclage est déterminée par son poids qui, en moyenne, équivaut à une douzaine de dollars. Flairant la bonne affaire, plusieurs entrepreneurs privés sans scrupules ont installé de telles boîtes de dons à plusieurs endroits.

L’organisme Le Support, dont la mission est de venir en aide aux personnes vivant avec une déficience intellectuelle, a l’habitude d’amasser des fonds à l’aide de ces boîtes de récupérations de vêtements usagés. Or, vu le nombre élevé de faux bacs, la fondation perd chaque année de précieuses sommes.

«Les aides financières qu’on a accordées en 2012 se situaient à 1,6 million $. L’an dernier, c’était 400 000 $. Cette année, on va se retrouver dans une situation déficitaire», explique le directeur général du Support, Philippe Sieber.

L’organisme vend sa cueillette aux magasins Village des Valeurs et retourne ses gains à la Fondation pour la déficience intellectuelle. M. Sieber dénonce ces entreprises privées à la recherche de profits.

Règlements

Dans l’arrondissement Saint-Léonard à Montréal, des règlements limitent pourtant l’installation de ces bacs depuis 2013. Le Support s’y est donc conformé, mais pas ses concurrents qui s’installent où bon leur semble.

«On a répertorié à peu près 35 boîtes de récupération qui ne sont pas conformes, justement, aux règlements, mais qui continuent à duper la population», relève M.Sieber.

Avant cette concurrence, la cueillette de 200 boîtes rapportait au Support deux à trois fois plus de sacs qu’aujourd’hui.

«On est tous un peu victimes de ce qui se passe présentement, avec cette prolifération de boîtes de récupération», estime le directeur général du Support.

Le numéro de l’organisme propriétaire à l’Agence du revenu du Canada doit être visible sur toutes les boîtes qui doivent également se trouver sur le mur d’un bâtiment de plus de 2000 mètres carrés. Si ces règles ne sont pas respectées, il s’agit alors d’une boîte qui appartient probablement à un entrepreneur privé. Et les vêtements déposés serviront à gonfler ses profits

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http://tvanouvelles.ca/

De l’engrais et de l’électricité… à partir de légumes rejetés


Des villes en Belgique interdisent aux épiciers de jeter leurs fruits et légumes ils doivent les donner a des banques alimentaires. Ce qui est vraiment une très bonne idée, mais pour le reste, l’idée Québécoise semble bien prometteuse pour récupérer l’irrécupérable en consommation
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De l’engrais et de l’électricité… à partir de légumes rejetés

 

Le chercheur Daniel-Yves Martin et son équipe ont... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

Le chercheur Daniel-Yves Martin et son équipe ont testé un procédé permettant de transformer les fruits et les légumes «perdus» des épiceries en engrais sous forme de granules.

LE SOLEIL, CAROLINE GRÉGOIRE

JEAN-FRANÇOIS CLICHE
Le Soleil

(Québec) Chaque année, c’est bien connu, des milliers de tonnes de nourriture sont gaspillées au Québec. Juste en ramassant ce que deux épiceries et deux fruiteries de la Rive-Sud jettent en fruits et en légumes «déclassés», le chercheur Daniel-Yves Martin en a récupéré une tonne en seulement cinq jours! Et il croit bien avoir trouvé quoi faire avec…

Du compost?

Il n’y aurait rien de mal à choisir cette avenue, mais «le compostage à grande échelle, c’est difficile parce que les piles de compost génèrent de grandes quantités de liquides. Alors il faut y ajouter beaucoup de matériaux structurants, comme des copeaux de bois, pour les absorber. Et puisque notre problème, c’est l’eau, alors on a décidé de l’enlever», a expliqué jeudi M. Martin lors d’une journée portes ouvertes à la ferme expérimentale de l’Institut de recherche et de développement en agriculture (IRDA), à Saint-Lambert-de-Lauzon.

M. Martin et son équipe testent en effet un procédé qui permettrait de transformer les fruits et légumes «perdus» des épiceries en engrais ou, éventuellement, en nourriture pour les animaux de ferme.

Des ordures aux tablettes

Les aliments sont d’abord passés au broyeur, puis à la centrifugeuse pour séparer les parties solide et liquide. Les solides sont ensuite chauffés à 55 °C pendant quelques jours (pour tuer les bactéries pathogènes), puis séchés, ce qui stoppe toute activité microbienne.

«Le but du jeu, c’est de retourner ça sous forme de granules sur les tablettes d’épicerie, pour que les gens puissent en mettre dans leurs plantes», explique M. Martin.

Contrairement au compost, qui grosso modo «ravive» le sol, mais n’est pas un engrais, de telles granules pourraient faire les deux. Le compost est en effet essentiellement ce qu’il reste une fois que des insectes, vers et bactéries ont digéré la nourriture – brûlant au passage tout leur carbone et libérant tout leur azote, qui se retrouvent alors dans l’atmosphère. En ne faisant en gros que déshydrater les végétaux, on évite de perdre ces deux éléments, qui peuvent ainsi nourrir les plantes et les microorganismes du sol. Des essais en champs sont en cours.

En outre, ni le produit fini, ni sa production ne dégagent les odeurs désagréables parfois liées au compostage.

Production d’électricité

La partie liquide, qui ressemble à une boue, est quant à elle réutilisée pour produire de l’électricité. L’IRDA a en effet mis au point une sorte de «pile bio» dont le moteur, pour ainsi dire, est l’activité de bactéries spécifiques, qui peuvent se nourrir du liquide extrait des fruits et légumes.

Bien qu’il reste encore des ajustements à faire, «l’énergie produite pourrait alimenter une usine à granules», dit M. Martin.

«Les épiciers avec qui nous avons travaillé étaient bien contents de nous voir, a témoigné de son côté l’attaché de recherche de l’IRDA Caroline Vouligny, qui a travaillé sur le projet. En fait, ils ne sont pas fiers de leurs rejets, et ils essaient de les minimiser, mais ils doivent aussi respecter des règlements sur les aliments et ils n’ont pas le choix d’en jeter. Alors je pense qu’ils aimaient bien l’idée qu’on transforme ça en produit.»

Les grands moyens en Belgique pour contrer le gaspillage

Il n’y a pas qu’au Québec que le gaspillage alimentaire cause du souci. D’après l’Organisation pour l’agriculture et l’alimentation des Nations Unies, pas moins de 1,3 milliard de tonnes de nourriture sont jetées aux ordures chaque année. Et pour réduire ces quantités de boustifaille dont on ne fait rien, quelques villes de Belgique ont commencé à prendre les grands moyens, rapportait récemment le site consoglobe.com : interdire aux marchés de jeter les aliments invendus, et les obliger à les entreposer dans des endroits où des banques alimentaires peuvent venir les prendre.

La commune de Herstal, non loin de Liège, a été la première à légiférer en ce sens, et quelques autres lui ont depuis emboîté le pas, dont la ville de Namur (110 000 habitants).

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Le petit génie africain qui épate L’Amérique


Je suis sur qu’en Afrique, il y a beaucoup de génie qui passe inaperçu .. sauf pour cet adolescent qui a su capter l’attention d’une grande Université Américaine .. pour un jeune qui se débrouille avec les moyens du bord .. il en a beaucoup a montré a ceux qui ont la chance d’aller a l’école
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Le petit génie africain qui épate L’Amérique

 

genie africain Le petit génie africain qui épate L’Amérique

Génial bricoleur autodidacte, un adolescent sierraléonais a fabriqué un générateur électrique. Le Massachusetts Institute of Technology s’intéresse à lui.

Bricoleur ingénieux qui n’a jamais fait d’études en ingénierie, un adolescent sierraléonais est en train de connaître un destin extraordinaire. Célèbre dans son village, où il a mis en place une station de radio FM ainsi qu’un générateur électrique, Kelvin Doe (16 ans) est en train de se faire un nom au Massachussets Institute of Technology.

Matériaux de récupération

Dans son village, grâce à des matériaux récupérés dans les poubelles, Kelvin Doe a fabriqué un générateur qui permet d’éclairer la maison familiale et de recharger les téléphones portables des habitants de son village. L’adolescent a aussi mis en place une petite radio communautaire qu’il anime avec des jeunes de son âge. La musique diffusée par celui qui se fait appeler «DJ Focus» fait danser tout le village alors que ses jeunes collègues animent des émissions sur la vie des habitants de leur communauté.

Le Massachusetts Institute of Technology (MIT), une des plus prestigieuses universités du monde, vient de l’inviter pour des cours de perfectionnement. Le génial adolescent africain a aussi participé au forum «World Maker Faire» aux côtés de jeunes inventeurs américains et a rencontré le président de Harvard, révèle CNN.

Lors de son séjour aux États-Unis, Kelvie Doe a continué à penser aux siens.

«Je veux aider ma famille, rendre la vie de mes proches plus facile et construire une éolienne pour fournir de l’électricité à tout mon village», a déclaré le jeune homme.

http://www.laffut.fr