Une école primaire ferme sa cour de récréa­tion car les enfants sont jugés trop bruyants


Des enfants néerlandais qui s’amusent dans une cour d’école dérangent le voisinage. Ils portent des plaintes et la ville interdit les récréations et puis quoi encore ? Sois sage comme une image, ce n’est pas acceptable.
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Une école primaire ferme sa cour de récréa­tion car les enfants sont jugés trop bruyants

par  Suzanne Jovet

Les auto­ri­tés néer­lan­daises ont ordonné la ferme­ture de la cour de récréa­tion de l’école primaire De Buut, dans la ville de Nimègue, car les enfants sont jugés trop bruyants quand ils s’amusent, rappor­tait la BBCle 10 juillet.

Les rési­dents d’un nouvel immeuble se sont plaints que les écoliers dépas­saient la limite de 70 déci­bels auto­ri­sée, montant jusqu’à 88 déci­bels pendant leurs jeux. Ils ont donc demandé la ferme­ture de la cour de récréa­tion, et la Ville a exaucé leur vœu.

Une péti­tion pour défendre le droit de s’amu­ser des écoliers a recueilli près de 4 000 signa­tures. Les protes­ta­taires ont notam­ment érigé une bande­role près du terrain, portant l’ins­crip­tion

« Les lionnes hollan­daises doivent bien commen­cer quelque part », en réfé­rence à l’équipe natio­nale qui a été fina­liste de la Coupe du monde. « Le niveau de bruit accep­table a clai­re­ment été dépassé, et nous avons dû agir », s’est défendu le conseiller muni­ci­pal, Noel Vergunst, pour­tant membre d’un parti de gauche écolo­giste.

Deux dépu­tés ont présenté mercredi le dilemme au ministre de l’Édu­ca­tion Arie Slob.

« Vous allez habi­ter à côté d’une cour de récréa­tion où les enfants font du sport et de l’exer­cice, et vous dépo­sez une plainte contre le bruit… Une solu­tion doit être trou­vée. Les enfants doivent pouvoir faire de l’exer­cice et bouger », a déclaré sur Twit­ter le député de centre-droit Rudmer Heerema.

D’après les Nations unies, les enfants néer­lan­dais comptent parmi les plus heureux du monde. Visi­ble­ment, il y en a que ça dérange.

Source : BBC

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Le mammouth laineux bientôt ressuscité par la génétique ?


Cela fait quelques années qu’on parlait de la possibilité de faire revivre le mammouth et aujourd’hui, il serait potentiellement possible que le mammouth puisse réapparaitre avec l’aide d’une éléphante porteuse. Une question d’éthique se pose. Peut-on vraiment changer le cours de l’histoire ? Personnellement, j’espère que les scientifiques auront assez de conscience pour ne pas toucher au passé et s’occuper des espèces qui sont aujourd’hui en danger d’extinction
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Le mammouth laineux bientôt ressuscité par la génétique ?

 

Modèle du mammouth retrouvé à Ilford (Angleterre).

Modèle du mammouth retrouvé à Ilford (Angleterre). © MARY EVANS/SIPA

Des travaux ont permis de reconstituer l’ADN du pachyderme. Mais la question de sa « renaissance » soulève de lourdes questions éthiques.

Un petit pas pour la génétique, un grand bon pour le mammouth laineux ? Ce grand animal mythique, disparu il y a 4 000 ans, pourrait bientôt faire son retour. Une équipe de scientifiques est parvenue à reconstituer quasi intégralement le génome de deux pachydermes préhistoriques, selon les résultats de leur étude parue jeudi dans la revue scientifique Current Biology. L’un avait vécu dans le nord de la Sibérie, l’autre sur l’île Wrangel, dans l’océan Arctique. L’ADN a été extrait d’une dent et d’un échantillon de tissu. De quoi donner des idées à certains adeptes de Jurassic Park…

Une éléphante comme mère porteuse

Cette avancée scientifique ouvre en effet potentiellement la voie à une « recréation » de l’animal, qui pose cependant de nombreux problèmes éthiques.

« Ce serait très amusant, dans l’idée, de voir un mammouth vivant, et d’observer comment il se comporte, comment il bouge », a déclaré à la BBC Love Dalen, du Muséum d’histoire naturelle de Suède, coauteur de l’étude, « mais je ne suis pas certain qu’on devrait le faire ».

Premier problème : « Il faudrait utiliser une éléphante comme mère porteuse et cela pose un problème éthique, puisque ce processus pourrait causer des douleurs à la femelle ».

Plus généralement, le mammouth pourrait se sentir bien seul, selon la chercheuse Beth Shapiro, de l’université de Californie, à Santa Cruz, également interrogée par la télévision britannique.

« Les éléphants sont des créatures très sociables, et il n’y a aucune raison de penser que les mammouths ne l’étaient pas », a-t-elle expliqué.

Or, « un mammouth serait nécessairement seul sur Terre. Il ne pourrait vivre en liberté en Arctique qu’après la naissance de beaucoup d’autres animaux. Et à moins que l’on puisse créer beaucoup de mammouths sans se servir d’éléphants, tout cela me semble éthiquement très malsain ».

Le mammouth laineux devrait encore reposer en paix un bon moment.

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