Des maladies génétiques diagnostiquées par reconnaissance faciale


La reconnaissance faciale serait utile pour détecter à 96,6 % le syndrome de DiGeorge.  Ils espère aussi l’appliquer pour mieux reconnaitre le syndrome de Noonan et de Williams
Nuage

 

Des maladies génétiques diagnostiquées par reconnaissance faciale

Syndrome DiGeorge

Le NHRGI détecte le syndrome DiGeorge au moyen de la reconnaissance de caractéristiques faciales. Il en a retenu 126.

NHGRI

Une technologie mise au point par des chercheurs américains a été capable de reconnaître le syndrome DiGeorge avec 96,6% d’efficacité lors des tests.

MALADIE GÉNÉTIQUE. On l’appelle le syndrome de micro-délétion 22q11.2, ou encore syndrome vélo-cardio-facial ou plus couramment le syndrome DiGeorge. Cette maladie génétique rare touchant les enfants en Afrique, en Asie et en Amérique latine est assez compliquée à diagnostiquer, les symptômes incluant problèmes cardiaques ou rénaux, fentes labio-palatines, anomalies faciales, retards mentaux touchant les facultés d’apprentissage et l’élocution… Sans compter que leur manifestation et leurs effets sur l’apparence du malade varient selon le pays.

Pour aider les professionnels de la santé à y voir plus clair, des chercheurs du National Human Genome Research Institute (États-Unis) ont mis au point un mode de diagnostic basée… sur un logiciel de reconnaissance faciale. Leurs travaux ont utilisé les mêmes techniques que celles des scanners faciaux des aéroports ou que les fonctions proposées par Facebook, indique le communiqué du NHGRI. Ils viennent d’être publiés dans l’American Journal of Medical Genetics.

Une efficacité de 96,6%

L’équipe a étudié les cas de 106 malades issus de onze pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine et pris des photos de 101 d’entre eux pour obtenir diverses apparences de personnes atteintes. Ils ont retenu 126 critères faciaux qu’ils ont utilisés pour tester leur méthode de diagnostic avec d’un côté 156 personnes malades (de type européen, africain, asiatique et latino-américain) et de l’autre un groupe de contrôle de 156 personnes qui ne l’étaient pas. Résultat ? une efficacité de 96,6%, sans distinction de l’origine géographique des malades.

À terme, les chercheurs espèrent pouvoir implémenter leur technologie directement dans les smartphones pour faciliter le travail des médecins. Ils envisagent en tout cas d’appliquer leur méthode à d’autres affections congénitales, notamment le syndrome de Noonan (une forme de nanisme) et le syndrome de Williams.

https://www.sciencesetavenir.fr

Le Saviez-Vous ► 5 découvertes étonnantes sur notre cerveau


Le cerveau est extraordinaire par toute sa complexité et il continue à dévoiler des secrets
Nuage

 

5 découvertes étonnantes sur notre cerveau

 

Neurones

NEURONES D’HIPPOCAMPE DE SOURIS.

© INSERM – PERIS LETITIA

1 – Même adulte, une partie du cerveau continue à grandir

Nul neurologue ne s’y attendait : la croissance du cerveau ne s’arrête pas après l’enfance ! Il continue à grossir tout au long de la vie, une petite partie du moins : la zone de reconnaissance des visages. Une découverte réalisée en janvier 2017 par une équipe du département de psychologie de l’Université de Stanford (États-Unis).

2 – La connexion esprit-corps, bien plus dense qu’on ne le pensait

Grâce à une nouvelle méthode de traçage qui révèle les longues chaînes de neurones interconnectés, une équipe de l’université de Pittsburgh (Etats-Unis) a identifié, en août 2016, les connexions anatomiques entre de multiples zones du cerveau et la partie du corps qui gère le stress.

3 – Une pouponnière de neurones dans les méninges

Les méninges, couches de tissu protectrices qui enveloppent le cerveau, hébergent un trésor : une pouponnière de neurones ! Telle est la surprenante découverte qu’a fait un groupe de chercheurs de l’université de Louvain (Belgique) en novembre 2016. Un espoir pour la médecine régénérative.

4 – Le cerveau est connecté au système immunitaire

Contre toute attente, des scientifiques de l’université de Virginie (États-Unis) ont découvert la présence de vaisseaux lymphatiques dans le cerveau de souris, le reliant ainsi au système immunitaire. Or jusqu’à présent, les scientifiques étaient convaincus que le cerveau n’avait aucun lien anatomique direct avec le système immunitaire. La présence de vaisseaux lymphatiques avaient donc échappé à toutes les dissections réalisées jusqu’en juin 2015.

5 – Le trouble du déficit de l’attention se voit dans le cerveau

Le cerveau des personnes atteintes de trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (abrégé TDAH), est différent, légèrement plus petit, comparé à celui des individus qui en sont indemnes, ont constaté pour la première fois des chercheurs hollandais en février 2017. Preuve que ce trouble a bien une base physique.

https://www.sciencesetavenir.fr/

Même adulte, une partie du cerveau continue à grandir


On savait que le cerveau tout au long de la vie, grâce à l’apprentissage et les expériences, des connexions se feront et déferont même chez les adultes et que des neurones continueront à apparaître dans la zone de la mémorisation. Cependant, les scientifiques ont découvert que dans la zone de la reconnaissance du visage continue à croitre. Il y aura peut-être dans un avenir proche que ceux souffrant de prosopagnosie, c’est-à-dire, ceux qui ne reconnaissent pas les visages
Nuage

 

Même adulte, une partie du cerveau continue à grandir

 

Les chercheurs de Stanford  ont repéré une zone cérébrale qui croît

Kalanit Grill-Spector, Kevin Weiner, and Jesse Gomez discutent de la structure et l’architecture cellulaire du cortex à l’Université de Stanford.

© Brianna Jeska

Une équipe de l’Université de Stanford a découvert qu’une zone du cerveau continue à grossir à l’âge adulte. Celle de la zone de reconnaissance des visages.

Non, la croissance du cerveau ne s’arrête pas après l’enfance ! Notre cerveau continuerait à grossir tout au long de la vie, une petite partie du moins. C’est la surprenante découverte qu’a faite une équipe du département de psychologie du Stanford Neuroscience Institute de l’Université de Stanford (Etats-Unis), publiée dans Science. Nul ne s’y attendait et pour cause. Il est admis que le cerveau se dote de quelques 80 milliards de neurones avant la naissance puis, au cours des trois premières années de vie, croît en créant des milliards de connexions. Vers 3 ans, ce réseau dense de fibres ultraconnectées a besoin d’être élagué pour ne garder que les connexions nécessaires à l’enfant. Une fois élagué, vers 4-5 ans, le cerveau est alors considéré comme relativement stable et va prendre son temps pour arriver à maturité, jusqu’à vers 25 ans environ, en myélinisant (recouvrant d’un manchon isolant de myéline) les fibres conductrices qui deviennent plus rapides. Ensuite, tout au long de la vie, au gré des apprentissages et des expériences, des connexions se feront et se déferont dans le cerveau adulte et même de nouveaux neurones apparaitront dans l’hippocampe, zone impliquée dans la mémorisation. Mais globalement, le cerveau ne grossit plus… pensait-on jusqu’ici.

Le gyrus fusiforme, cet inconnu

Et pourtant ! En couplant deux techniques d’imagerie, l’IRM f (fonctionnelle) qui visualise indirectement l’activité du cerveau et l’IRMq (quantitative) qui évalue la quantité de tissu cérébral, les chercheurs ont fait cette découverte. Ils ont analysé les cerveaux de 22 enfants de 5 à 12 ans, et celui de 25 adultes de 22 à 28 ans. C’est alors qu’ils ont observé qu’une zone du cortex (couche plissée qui recouvre les hémisphères) continuait à croître, de l’enfance à l’âge adulte, contrairement aux structures avoisinantes. Cette région c’est le gyrus fusiforme, une circonvolution localisée sur la face inférieure du lobe temporal, spécifique des hominidés (humains et grands singes), qui devient active lorsqu’un sujet regarde un visage. C’est grâce à elle que l’on est (plus ou moins) physionomiste. Les chercheurs constatent également que ces changements se font sur une échelle de temps qui reflète les améliorations de la capacité des gens à reconnaître les visages.

« Quelle surprise quand nous avons constaté qu’un tissu cérébral était en croissance et que cette croissance avait un impact sur le fonctionnement cérébral », assure Jesse Gomez, co-auteur de l’étude.

Comment ce gyrus fusiforme grossit-il ?

« Il n’intègre pas de nouveaux neurones, assure Kalanit Grill-Spector professeure et auteure senior de l’étude. Mais il est le lieu d’une prolifération de fibres conductrices des neurones (axones et dendrites) ainsi que de cellules gliales, qui soutiennent les nourrissent les neurones. »

Ces résultats sont une bonne nouvelle. Cette recherche a des implications pour la santé, car environ 2 % de la population adulte a des difficultés à reconnaître les visages. Cette pathologie handicapante dont souffrait le neurologue Oliver Sack, et qu’il raconte dans L’oeil de l’esprit (2010), se nomme prosopagnosie.

 Mais plus que cela, « beaucoup de gens ont une vision pessimiste du tissu cérébral, pensant que ce tissu est perdu lentement à mesure que l’on vieillit, souligne Jesse Gomez, Et bien, nous avons vu le contraire – que tout ce qui reste après l’élagage de la petite enfance peut être utilisé pour se développer. »

« Si vous m’aviez dit il y a cinq ou dix ans que nous pourrions effectivement mesurer la croissance des tissus in vivo, je ne l’aurais pas cru, renchérit, Kalanit Grill-Spector. Cela montre qu’il y a des changements réels dans les tissus tout au long de votre développement. Je pense que c’est fantastique. « 

Elena Sender

Spécialiste des Neurosciences au magazine Sciences et Avenir

http://www.sciencesetavenir.fr/

Avis de recherche numérique pour animaux domestiques


Une application sur téléphone intelligent verra le jour prochainement au Québec et si tout vas bien s’étendra à travers le pays. Sous le principe qu’Amber, il sera utile pour les animaux domestiques perdus. Ce sera comme une affiche sur un poteau dans un quartier. L’application Yük pourrait aussi avoir d’autres options comme aidé à faire le choix d’un animal de compagnie selon son mode de vie
Nuage

 

Avis de recherche numérique pour animaux domestiques

 

Les utilisateurs de Yük pourront signaler la disparition... (Photo Shutterstock, Rasulov)

Les utilisateurs de Yük pourront signaler la disparition de leur animal. L’alerte pourra ensuite être vue par les gens se trouvant dans un rayon de quelques kilomètres de l’endroit où la bête a été vue la dernière fois. L’application a été présentée aux Villes de Québec et de Lévis, qui sont en train de l’étudier afin de déterminer s’ils l’utiliseront.

PHOTO SHUTTERSTOCK, RASULOV

PATRICIA CLOUTIER
Le Soleil

(Québec) Yük, c’est comme une affiche de chien perdu sur un poteau, mais à l’ère numérique. Cette nouvelle application développée par une équipe de Québec permettra de déclencher une alerte courriel ou texto dans le voisinage dès qu’un animal domestique est perdu ou trouvé.

«Honnêtement, on l’a vu comme ça, comme une alerte AMBER [système d’information rapide pour les enfants disparus]», explique Antoine Portaria, qui travaille aux bureaux de Québec de l’agence digitale Baldgorilla.

Bien sûr, l’alerte Yük serait circonscrite à un rayon de quelques kilomètres de l’endroit où l’animal a été vu pour la dernière fois. Et seuls les utilisateurs de Yük seraient informés de cette disparition. «Là où ça devient intéressant, c’est quand on a un grand bassin de population qui est inscrit. Je pense que ça permettrait de retrouver les animaux égarés beaucoup plus rapidement», soutient M. Portaria.

En développement depuis le mois de janvier, l’application sera lancée officiellement à la mi-juillet. L’inscription sera gratuite. Les propriétaires intéressés devront fournir une photo de leur animal et inscrire sa couleur, sa race, son âge, la longueur de son poil et son numéro de médaille (s’il est enregistré). Des informations qui visent à le retrouver plus facilement en cas de perte.

Et si on trouve un animal égaré?

«Soit on entre son numéro de médaille dans le système, ou, s’il n’en a pas, on le prend en photo et on l’envoie dans l’application», explique M. Portaria.

Un système de reconnaissance faciale balaiera toutes les fiches à la recherche d’un animal qui ressemble à celui qui a été trouvé. Si aucune correspondance n’est trouvée, on enverra aussi une alerte – cette fois d’animal trouvé – dans le voisinage.

Licences des villes

Question de rentabiliser leurs opérations, les créateurs de Yük sont ouverts à vendre de la publicité, mais aussi à établir des partenariats avec les villes ou avec leurs services animaliers. Ils ont créé une plate-forme clé en main pour permettre aux municipalités de vendre leurs licences de chiens (ou de chats) par l’entremise de Yük.

Un citoyen pourrait donc payer sa médaille par carte de débit ou de crédit en tout temps, tandis que les villes pourraient garder des statistiques en temps réel de leur population animale.

«On veut être une solution pour les villes, mais aussi pour les plus petites municipalités, qui n’ont pas le temps ni les ressources pour s’occuper d’enregistrer les animaux», soutient M.Portaria.

Québec et Lévis indécises

Déjà, l’application a été présentée aux villes de Québec et de Lévis (voir texte en page 5), qui ne savent pas encore si elles l’utiliseront. Yük ne vise rien de moins que le Canada en entier.

L’idée de développer une telle application vient de Pierre Côté, propriétaire de Contrôle d’animaux domestiques (CAD) à Lévis, et de son fils Samuel Côté, propriétaire du refuge Les fidèles moustachus, à Québec.

«Je suis pas un gars d’Internet, mais on n’a pas le choix, on est rendus là», indique Pierre Côté, qui s’occupe déjà de tous les animaux perdus et trouvés pour la Ville de Lévis et la MRC de Bellechasse.

La Ville de Québec lui a aussi confié son contrat de gestion animalière de façon temporaire.

Depuis quelque mois, il teste la plate-forme administrateur de l’application et en est très satisfait.

«On les aime, nos animaux, et toutes ces avancées-là, ça va permettre de mieux les traiter, de les reconnaître», indique-t-il.

Trouver le meilleur animal pour vous

 

Vous cherchez à adopter un animal de compagnie, mais vous ne savez pas quelle race serait la plus appropriée pour votre caractère et votre mode de vie? Yük suggère de faire une partie du travail à votre place. 

Si vous acceptez de divulguer quelques informations personnelles (à partir de votre compte Facebook ou autrement), l’application pourrait dénicher la perle rare. Ce petit chien qui demande beaucoup d’affection et qui est gentil avec les enfants, ou ce chat indépendant, qui convient à votre mode de vie occupé.

«C’est un peu comme une agence de rencontre, mais pour trouver le bon animal qui irait avec le bon maître», soutient Antoine Portaria, de Baldgorilla.

L’algorithme qui permet de faire ces suggestions est encore en développement. Bien sûr, cette façon de faire encouragerait l’adoption d’animaux adultes abandonnés, au lieu de privilégier les chiots et les chatons des animaleries.

Si l’application Yük fonctionne bien et est adoptée par une masse critique de citoyens et de municipalités, elle pourrait avoir plusieurs autres utilités. Conserver le dossier de santé de l’animal, notamment, ce qui faciliterait la vie des vétérinaires et des pensions pour animaux, ou encore afficher l’historique des différents maîtres de l’animal, ce qui pourrait être utile pour les services policiers dans les cas de cruauté.

http://www.lapresse.ca/

Des guêpes utilisent la reconnaissance faciale pour chasser les intrus


Elles sont peut-être petites avec leur minuscule cerveau, mais elles ont une capacité de détecter les intrus qui vont sur leur nid déposer des oeufs ou voler leur nourriture
Nuage

 

Des guêpes utilisent la reconnaissance faciale pour chasser les intrus

 

Certaines guêpes arrivent à distinguer les membres ne faisant pas partie de leur espèce. D'autres vont plus loin et identifient les intrus qui se seraient trompés de nid. © Arturo, Flickr CC by nc sa 2.0

Certaines guêpes arrivent à distinguer les membres ne faisant pas partie de leur espèce. D’autres vont plus loin et identifient les intrus qui se seraient trompés de nid. © Arturo, Flickr CC by nc sa 2.0

Par Andréa Haug,

S’ils sont capables de distinguer les ennemis des membres de leur nid à leur odeur, des guêpes d’Asie du Sud-Est peuvent également recourir à leur vue. Suivant les situations, ils privilégient un sens sur l’autre pour repousser au mieux les indésirables. D’extraordinaires capacités sensorielles et comportementales pour un animal pourvu d’un si petit cerveau.

Minuscules, certes, mais bien équipés. Certains insectes n’en finissent pas de nous surprendre. Une petite guêpe vivant en groupes dans les forêts tropicales de Malaisie est ainsi capable de départager visuellement les membres de son groupe des étrangers. Si Liostenogaster flavolineata recourt également à son odorat, elle priorise tout de même la vision pour minimiser l’intrusion d’ennemis en se basant sur leur motif facial, indique une étude parue dans Proceedings of the Royal Society B.

Les colonies de Liostenogaster flavolineata se composent parfois de dizaines de nids distincts. Aussi, les occasions ne manquent pas de voir atterrir à domicile un étranger pour y déposer ses œufs ou y voler de la nourriture. On savait déjà que chaque nid est couvert d’un mélange d’hydrocarburescuticulaires similaires à ceux trouvés sur la cuticule (carapace) des résidents. Les jeunes guêpes apprennent donc à reconnaître « l’odeur de la maison » et s’en servent de référentiel olfactif pour discriminer chaque individu croisé. Une autre espèce étudiée, Polistes fuscatus, est quant à elle capable d’apprendre au cours de sa vie à distinguer ses congénères d’autres espèces de guêpe.

Portraits de différents modèles faciaux de femelles de Liostenogaster flavolineata. La barre noire indique une échelle de 1 mm. © David Baracchi et al., Proceedings of the Royal Society B.

Portraits de différents modèles faciaux de femelles de Liostenogaster flavolineata. La barre noire indique une échelle de 1 mm. © David Baracchi et al., Proceedings of the Royal Society B.

Voir ou sentir, au choix selon les cas

Dans le présent article, la reconnaissance visuelle et la reconnaissance olfactive sont pour la première fois étudiées de concert chez L. flavolineata. Les scientifiques découvrent tout d’abord une efficacité relative des modes sensoriels : les indices visuels seuls provoquent une hausse d’attaques erronées sur des membres du groupe. Néanmoins, ces fausses alertes sont rapidement stoppées et n’engendrent pas de graves blessures aux victimes. À leur tour présentés isolément, les indices olfactifs font augmenter les erreurs de diagnostic conduisant à l’acceptation d’ennemis dans le groupe. Aussi, en vue de minimiser l’entrée d’intrus et lorsque les stimuli visuels et chimiques sont disponibles en même temps, les guêpes retiennent prioritairement le motif facial des individus croisés sans tenir compte des indices olfactifs.

« Ces guêpes peuvent utiliser à la fois la reconnaissance du visage et l’odeur pour déterminer si une autre guêpe est amie ou ennemie », précise David Baracchi, chercheur à l’université de Londres et auteur principal de l’article. « Malheureusement, ni la vue ni l’odeur ne sont infaillibles, ajoute-t-il, de sorte qu’elles ne semblent prendre aucun risque et attaquent tout individu dont elles ne reconnaissent pas la face. »

Ces résultats qui enrichissent les données sur les capacités cognitives et comportementales de ce petit animal serviront peut-être au développement d’applications telles que des robots miniatures ou des logiciels de reconnaissance faciale.

http://www.futura-sciences.com/

La corneille n’oublie pas les visages


Les corneilles ces mal aimées sont pourtant des oiseaux exceptionnels tout comme les corbeaux. Ils ont une mémoire des visages des gens et aussi sont capables d’analysé des visages qui pourraient être un danger potentiels pour eux Les corneilles capables de reconnaître le danger
Nuage

 

La corneille n’oublie pas les visages

 

La reconnaissance faciale joue un rôle crucial pour les corneilles, dans la mesure où certains humains leur donnent à manger tandis que d’autres les abattent à coups de fusil, explique John Marzluff.  Photo :  John Marzluff

Il avait déjà été démontré que les corneilles étaient capables d’identifier facilement les visages humains, mais de nouveaux travaux montrent aujourd’hui que ces oiseaux se souviennent des visages pendant plusieurs années après les avoir vus une seule fois.

La tête d'une corneille 

Photo :  iStockphoto

Le Pr John Marzluff et ses collègues de l’Université de Washington en viennent à cette conclusion après avoir soumis des corneilles à un examen d’imagerie cérébrale alors qu’elles exécutaient des tâches cognitives complexes, liées à l’exposition à des visages. C’est la première fois qu’une telle expérience était réalisée chez un animal sauvage éveillé.

Elle a ainsi permis d’étudier les bases neurophysiologiques de leur exceptionnelle mémoire.

La mémoire sensorielle visuelle des corneilles ressemble à celles des êtres humains dans la mesure où ces oiseaux sont capables de reconnaître les visages humains et de réagir.

En 2011, la même équipe avait montré que les corneilles étaient capables d’identifier les visages dangereux pour elles, et qu’elles apprenaient à leurs congénères et à leur progéniture à reconnaître cette menace.

La même année, des biologistes autrichiens et allemands ont démontré que les corbeaux (Corvus corax) utilisaient des gestes référentiels pour communiquer entre eux.

Le saviez-vous ?

La corneille d’Amérique est l’une des rares espèces d’oiseaux capables de modifier et d’utiliser des outils afin d’obtenir de la nourriture.

http://www.radio-canada.ca