La haine


La haine n’arrange rien, elle peut rendre malade et malheureuse. Même si on ne peut pas changer les choses passées, même si les blessures peuvent faire encore mal, le seul moyen de s’en sortir c’est de passer à autre chose
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La haine

 

 

Jamais la haine ne cesse par la haine, c’est la bienveillance qui réconcilie

Bouddha

20 photos d’animaux réconfortantes montrant que l’amour est partout


Les animaux peuvent représenter tous les sentiments reliés a l’amour, l’amitié, les sentiments, la sécurité par leur tolérance d’une inter espèce, pour les petits moments entre eux
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20 photos d’animaux réconfortantes montrant que l’amour est partout

 

1- On a l’un et l’autre, cela devrait aller!

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CATERSNEWS

2- Paris, ville de l’amour!

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3- Le bonheur c’est d’avoir quelqu’un qui vous rend heureux quand vous rentrez chez vous!

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4- Nous restons ensemble de toutes les manières possibles!

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5- « Mon chéri, tout le monde regarde! »

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6- Quand on ne peut plus attendre!

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7- Lorsque vous vous sentez à l’aise en compagnie de quelqu’un d’autre, c’est l’amour!

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8- La réconciliation c’est aussi l’amour.

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9- Prendre soin d’un être cher, c’est ça la vie!

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10- Partager la vie avec quelqu’un est la chose la plus étonnante du monde!

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11- La famille est la chose la plus importante dans le monde!

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12- Parfois, le fait de montrer son amour suffit …

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13- … ce qui ne devrait pas être oublié d’être fait au quotidien!

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14- L’amour nous fait faire face à tous les défis de la vie!

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15- Même en groupe.

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16- C’est aussi se reposer dans un endroit sûr.

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17- La meilleure chose dans le monde est quand on se sent en sécurité!

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18- Ce sentiment est le plus merveilleux du monde!

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19- Parfois un câlin rapide est suffisant.

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20- D’autres fois, nous ne pouvons pas nous éloigner de l’autre!

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Les paroles


Les paroles peuvent être bénéfiques ou faire beaucoup de mal. Nous sommes responsables de nos paroles et ce même si c’est pour faire des blagues envers quelqu’un
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Les paroles

 

Les paroles sont des armes puissantes qui peuvent faire beaucoup de mal.
Que ta langue ne ridiculise jamais personne.
Que ta grande bouche ne diminue personne
Une parole dure, une parole vive peut brûler longtemps dans le fond du coeur, y laisser une cicatrice.
Tolère que les autres soient autres, qu’ils pensent autrement, fassent autrement, sente autrement et parlent autrement.
Dans tes paroles doivent être des lumières
Les paroles doivent réconcilier, rapprocher et apaiser.
Là où les paroles deviennent des armes, on se retrouve face à face comme des ennemis.
La vie bien trop courte et notre monde bien trop petit pour en faire un champ de bataille

Glanure

Au Rwanda, des villages de réconciliation où cohabitent anciens bourreaux et victimes


Alors que le Rwanda a été abandonné par l’aide Internationale, ils essaient de reprendre une vie normal après le génocide.  C’est un tour de force d’avoir un village avec les victimes et meurtrier pour qu’une réconciliation soit possible. Bien sûr, cela demande du temps, mais déjà des gens ont fait de leurs ennemis, leurs amis. Le meurtrier qui a tué toute une famille se retrouve ami avec un survivant de cette famille.
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Au Rwanda, des villages de réconciliation où cohabitent anciens bourreaux et victimes

 

Repéré par Xavier Ridel

Le gouvernement et les ONG sont mobilisés pour réconcilier Hutu et Tutsi.

À une heure de voiture de Kigali, la capitale du Rwanda, se trouve Mbyo. Soit un petit village que rien ne semble démarquer des autres. Pourtant, le Guardian nous apprend qu’une communauté de 54 familles y vit, et que les victimes du génocide de 1994 y côtoient ceux qui ont tué leurs parents. Tasian Nkundiye et Laurencia Niyogira sont ainsi passé du statut d’ennemis à celui d’amis proches. Même si le premier a assassiné la famille de la seconde:

«Je lui suis très reconnaissant. À chaque fois que je lui écrivais, alors que j’étais en prison, elle ne m’a jamais dit que j’étais un meurtrier. Maintenant, je lui laisse souvent la garde de mes enfants quand je dois m’absenter du village.»

Presque surhumaine, cette réconciliation vient d’abord d’un désir gouvernemental d’arranger les choses entre les Tutsi et les Hutu. Au début des années 2000, le président Paul Kagame met en place une loi stipulant que les génocidaires peuvent sortir de prison s’ils envoient une lettre d’excuse aux victimes. Silas Uwesegumuremyi, dont le père a été tué par un de ses voisins, affirme:

«Nous devons tous garder en mémoire le rôle que nous avons joué en 1994, mais le souvenir n’amène plus de colère. Il nous renforce.»

De la rage à revendre

L’ONG Prison Fellowship Rwanda (PFR) est à l’origine du village de Mbyo. Le but de l’organisation est avant tout de reloger ceux qui ont besoin d’un toit, sans tenir compte de ce qu’ils ont fait pendant le génocide. Ensuite, elle place les survivants et les anciens criminels dans des maisons voisines, en insistant sur la nécessité du pardon. Il y a donc aujourd’hui 6 villages de la réconciliation, et 3.000 personnes y vivent; qu’il s’agisse de victimes ou de meurtriers. Alexandre Guma, directeur de la communication chez PFR, déclare:

«C’était une tragédie pour tout le monde, que vous soyez Hutu ou Tutsi. Si vous aviez tué des gens et passiez un séjour en prison, vous reveniez et trouviez souvent votre maison détruite. Si vous étiez un survivant, votre famille entière était morte, et vous n’aviez nulle part où aller.»

Certains pensent qu’il reste du chemin à parcourir, l’un des soucis principaux résidant notamment dans le fait que ces programmes s’appliquent à ceux qui ont vécu le génocide et pas à leurs enfants. C’est le cas de Reuben Kanyesgye, un ouvrier.

«Les enfants des prisonniers sont souvent vulnérables parce que leurs parents sont soumis à une longue peine. Ils grandissent très souvent avec de la rage à revendre, peinent à comprendre les erreurs de leurs parents et prennent le chemin du crime. Il faut en faire plus pour les éduquer et les protéger.»

Néanmoins, le programme reste dans l’ensemble une réussite. Quelques années auparavant, il aurait été inimaginable de penser que Tutsi et Hutu finiraient par cohabiter et vivre les uns à coté des autres.

http://www.slate.fr/

La commission de vérité et réconciliation Pensionnats autochtones : survivants #44, #58, #99…


Quand les amérindiens reçu les blancs, ils étaient loin de se douter que ce serait l’assimilation qu’ils subiraient. Et pire encore, on obligeait les enfants à aller dans les écoles chrétiennes pour faire taire leur nature amérindienne, leur culture, leur langue ainsi oublier leur propre science. Ils ont été amené de force au pensionnat et ont subit des abus physiques et sexuels .. Peut-on se relevé d’un tel passé ? Peut-être mais il est temps que la loi du silence tombe
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La commission de vérité et réconciliation

Pensionnats autochtones : survivants #44, #58, #99…

 

Richard, Gabriel, Lucie et Samuel.

Richard, Gabriel, Lucie et Samuel.

Dans les couloirs de la Commission vérité et réconciliation sur les pensionnats autochtones, quatre Amérindiens replongent dans leur lourd passé, où ils n’étaient parfois qu’un numéro, pour raconter leurs enfances et les contrecoups de la colonisation sur leur vie.

Un récit de Lili Boisvert.

Lucie Basile, survivante du pensionnat d'Amos de et Pointe bleue.

Lucie Basile, survivante du pensionnat d’Amos de et Pointe-bleue.

NOM : Lucie, « no. 99 »

NATIONALITÉ : Atikamekw

DÉPART AU PENSIONNAT : à 6 ans, en 1958

« On partait de nuit, en train. Ça pleurait beaucoup. On savait, quelque part en dedans de nous, qu’on était en train de vivre un grand bouleversement », explique Lucie, se remémorant son départ pour le pensionnat d’Amos.

Déportée, coupée de sa famille, Lucie a passé « une première année d’enfer » au pensionnat.

« C’était très dur physiquement et moralement », s’attriste-t-elle encore aujourd’hui.

De petite fille grassette habituée à la liberté, elle est devenue une enfant maigre et formatée pour l’obéissance. Elle a appris à dormir enfermée dans des placards à balais, en punition. Traitée de « sauvage » par les sœurs, forcée à oublier sa langue maternelle, Lucie a connu le mépris de sa culture pendant ses années de pensionnaire, mais aussi la violence physique. Et la violence sexuelle.

Au pensionnat, raconte Lucie, lors du passage obligé au confessionnal, les filles n’allaient pas s’installer dans la cabine à côté de celle du curé. L’homme de foi les faisait rentrer avec lui, dans son petit cubicule. Il les plaçait entre ses jambes. Les fillettes ainsi à sa merci, il glissait les mains sous leurs vêtements et abusait d’elles.

Un jour, Lucie en a eu assez. Écœurée, elle a repoussé le curé de toutes ses forces.

« Ça a bardassé! Big! Bang! J’ai ouvert la porte et je suis partie à courir. »

Les autres fillettes qui attendaient leur tour en rang pour se confesser se sont mises à courir avec elle et elles ont fui la chapelle. Mais au détour d’un corridor, des sœurs leur ont bloqué le passage. Les religieuses les ont renvoyées au curé. Pourtant, elles savaient ce que le prêtre faisait, assure Lucie.

« On ne pouvait même pas se fier sur les sœurs pour nous protéger des prêtres. »

Aujourd’hui, Lucie est interprète judiciaire. Elle traduit pour le gouvernement des documents en atikamekw. Cette langue-là même que le gouvernement voulait qu’elle cesse de parler.

Samuel, survivant du pensionnat de Shingwauk.

Samuel, survivant du pensionnat de Shingwauk.

NOM : Samuel, « no. 58 »

NATIONALITÉ : Cris

DÉPART AU PENSIONNAT : à 9 ans, en 1956

« Des fois, quand j’y pense, ça me prend comme un hoquet. Je me mets à pleurer sans pouvoir le contrôler. »

Le pensionnaire no. 58 de Shingwauk, en Ontario, parle rarement de sa vie au pensionnat. Le souvenir des atrocités qu’il a connues là-bas coupe fréquemment sa très douce voix lorsqu’il raconte son histoire.

« On était tout le temps punis et on ne savait pas pourquoi », amorce tout de même Samuel après un long silence.

Les frères lui donnaient tout le temps la fessée, lui frappaient les avant-bras ou la tête, se souvient-il. Et la plupart du temps, parce qu’il avait de la difficulté à comprendre l’anglais, il ignorait pourquoi.

Samuel se rappelle aussi que les pensionnaires avaient tout le temps faim. Ses amis et lui avaient alors fabriqué des arcs et des flèches. Ils s’en servaient pour tuer des oiseaux qu’ils faisaient ensuite griller sur un petit feu, cachés derrière des buissons. Ou ils allaient au poulailler abattre des poules. Mais les frères comptaient les volailles et lorsqu’il en manquait, ils punissaient les garçons. Tous les garçons, à titre exemplaire.

Un jour, un surveillant a fait venir Samuel dans son bureau. Le pensionnaire avait souvent déjà été victime d’agressions sexuelles de la part de surveillants derrière des portes closes. Mais cette fois-là, dans le bureau, il y avait une jeune amérindienne qui était là et qui pleurait. Le surveillant a regardé Samuel et lui a annoncé qu’aujourd’hui, il allait « lui apprendre comment on fait l’amour ». Indifférent à leurs larmes à tous les deux, il a forcé les jeunes Amérindiens à avoir une relation sexuelle.

Le désespoir. La tristesse. Samuel en a un souvenir très vif. L’enfant qu’il était ne souhaitait qu’une seule chose à l’époque : rentrer chez lui. Si bien que lorsqu’il a en a eu la chance, il s’est enfui du pensionnat. Il s’est engouffré dans la forêt. Il y est resté seul pendant trois jours avant d’être retrouvé par les frères et d’être ramené à l’école. À son retour, il a été battu.

Au bout de sept ans de pensionnat, Samuel a été transporté dans un hôpital de Toronto. Né avec une jambe plus courte que l’autre, le pensionnaire no. 58 a appris qu’il devait subir une opération. Les frères en avaient décidé ainsi. Mais l’opération qu’il a subie a finalement aggravé sa situation et le pensionnaire estropié est finalement rentré chez lui, dans son village à Mistissini.

Gabriel, travailleur social cris.

Gabriel, travailleur social cris.  Photo :  Lili Boisvert

NOM : Gabriel

NATIONALITÉ : Cris

38 ans, fils de deux anciens pensionnaires

La mère de Gabriel est comme une pomme. « Rouge à l’extérieur, mais blanche à l’intérieur. » Elle est le produit du pensionnat de Fort George.

« Ma mère est très confuse dans son identité. Elle a été colonisée et elle n’a pas pu faire ensuite le processus de décolonisation », expose Gabriel, très lucide.

Lorsqu’il était jeune, il a toujours senti ce « clash » chez ses parents entre la culture blanche et la culture autochtone. Ses parents, par exemple, ne voulaient pas utiliser de la sauge et ils ne voulaient pas aller aux pow-wow, le grand rassemblement, parce que c’était « diabolique », disaient-ils.

« Parfois, ils disaient qu’il fallait brûler nos tambours. Je me disais, oh wow! Qu’est-ce qui est arrivé à mes parents? »

À cette époque, les gens ne parlaient pas des pensionnats. Mais tout au long de son enfance, Gabriel sentait que quelque chose n’allait pas.

« Il y avait toujours beaucoup d’alcoolisme et beaucoup de disputes. Je ne comprenais pas d’où ça venait. Je me demandais pourquoi mon père était tout le temps en colère, pourquoi ma mère était tout le temps en colère. J’étais très négligé. Mes parents ne savaient pas comment élever des enfants. »

Jeune adulte, Gabriel a appris l’existence des pensionnats. Après cette prise de conscience, le jeune homme avoue qu’il était en colère contre les Blancs pour ce qu’il observait dans sa communauté.

« Je généralisais. Je disais : c’est de votre faute à vous, les Blancs, si nous sommes comme ça. C’est vous qui nous avez fait ça. »

Aujourd’hui travailleur social, Gabriel explique que pour se réconcilier avec son passé, il a préféré se tourner vers le chaman de sa tribu plutôt que vers un psychologue.

« J’avais besoin de comprendre qui j’étais et j’avais besoin de renouer avec cet aspect de mon identité », dit-il.

Impliqué dans le mouvement Idle No More, Gabriel croit aujourd’hui que les communautés autochtones partout au Canada doivent s’entraider et travailler de concert pour régler les problèmes hérités du passé des pensionnats, pour le bien des générations futures.

Richard, survivant d'un pensionnat autochtone.

Richard, survivant d’un pensionnat autochtone.

Nom : Richard, « no. 44 »

Nationalité : « Algonquin selon l’anthropologie, mais moi, je dis Anishamabe »

Départ au pensionnat : à 6 ans, en 1955

La partie « vérité » de la Commission vérité et réconciliation, Richard la saisit bien. Cela fait longtemps qu’il veut parler de ce qu’il a connu et de ce qu’il a vu au pensionnat, même si au début, il rencontrait beaucoup de résistance.

« Les gens me disaient : ce n’est pas vrai, ça ne se peut pas que ce soit arrivé comme ça », dit-il.

La vérité, il veut qu’elle soit connue.

Mais l’aspect « réconciliation » de la commission, l’ex-pensionnaire au franc-parler avoue sans détour qu’il ne la comprend pas. Il se trouve dépourvu devant ce concept qui n’existe pas dans sa langue, dit-il.

« On m’a demandé à l’ouverture de la commission de poser un geste de réconciliation… Mais je n’ai pas su quoi faire. »

« Ce sont des crimes contre l’humanité qui ont été commis contre nous, puis il n’y a personne, personne qui va faire du temps pour ces crimes-là. » — Richard

Après plusieurs années passées dans un pensionnat, Richard a été embauché par le ministère des Affaires indiennes – devenu Affaires autochtones et Développement du Nord Canada. L’un de ses premiers emplois consistait à se rendre dans les réserves amérindiennes et à faire signer aux parents autochtones les formulaires nécessaires pour qu’ils cèdent à la reine leurs droits sur leurs enfants afin qu’ils soient envoyés au pensionnat.

« C’est là où j’ai eu mon Waterloo », se souvient Richard.

Après avoir traduit au chef d’une tribu, ahuri, les formulaires du gouvernement, Richard a compris qu’il ne pouvait pas faire ce travail et qu’il fallait cesser d’envoyer de petits autochtones dans les pensionnats que lui-même avait fréquentés.

Richard croit que l’harmonie entre la société autochtone et la société canadienne est possible, mais il pense qu’elle n’est pas pour tout de suite.

« J’y crois, mais je ne pense pas que ça va arriver de mon vivant. En attendant, il faut continuer à faire ce que l’on fait là, il faut continuer à en parler, parfois avec des mots crus », conclut-il. 

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Frères et soeurs : lorsque le conflit perdure


Les  conflits dans les familles sont difficiles a vivre et ce surtout quand ils perdurent a l’âge adultes … pour devenir des familles brisées par la jalousie, l’envie, la combattivité.
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Frères et soeurs : lorsque le conflit perdure

 

PAR FRANCE LÉCUYER, INFIRMIÈRE ET PSYCHOTHÉRAPEUTE  | PHOTO: SHUTTERSTOCK

 

Si les différends entre frères et sœurs se règlent le plus souvent à l’adolescence, il arrive parfois qu’ils nous suivent jusqu’à l’âge adulte. Lumière sur les causes de ce phénomène.

Quand on est enfant, il existe mille et une raisons de ne pas s’entendre avec son frère ou sa sœur. Mais pourquoi la réconciliation est-elle impossible pour certains, même à l’âge adulte? Les psychanalystes affirment que c’est parce que l’inconscient ignore la notion de temps. Ainsi, les rivalités et les rancœurs de l’enfance demeurent intactes, prêtes à rejaillir. Il faut savoir que les liens fraternels marquent plus ou moins fortement la vie de chacun; même à l’âge adulte, on continue de ressentir les émotions découlant de ces liens. Par exemple, les différences de mode de vie entre les membres d’une fratrie réactivent les sentiments de jalousie et d’hostilité ressentis durant l’enfance. Et lorsque nous devenons nous-même parent, les relations fraternelles — avec leurs enjeux et leur charge émotionnelle — sont à nouveau portées à notre attention.

Envie et jalousie
Aucune relation n’est complètement exempte de conflit, car celui-ci est au cœur de la vie relationnelle, et il semble que les relations intimes soient les plus touchées par la mésentente. Comme c’est avec nos proches que nous nous disputons le plus, le cadre familial est particulièrement favorable à la discorde; les sentiments négatifs qu’on y ressent peuvent être aussi intenses que les sentiments positifs. En outre, quand on interagit avec les membres de notre famille, c’est toute notre personne
(avec ses caractéristiques psychologiques et sociales) qui est impliquée, et cette situation nous rend moins objective et plus sensible aux actes ou aux paroles d’autrui.

De plus, les conflits fraternels sont plus fréquents que les autres, car l’intimité et le lien entre frères et sœurs sont imposés. En effet, les enfants d’une fratrie n’ont pas la possibilité de rompre leur relation durant l’enfance et l’adolescence. Cela peut entraîner un relâchement du respect envers autrui puisque, quoi qu’il arrive, la relation doit se poursuivre. C’est pourquoi les frères et les sœurs sont particulièrement sujets aux disputes.

Aussi, l’envie et la jalousie font pratiquement toujours partie des relations infantiles au sein d’une fratrie, et les chances de ressentir ces émotions une fois adulte sont accrues quand, incapable de lâcher prise, on ne parvient pas à trouver sa propre voie. D’ailleurs, lorsque des hostilités surviennent entre frères et sœurs dans l’enfance, le refoulement de l’agressivité est la pire des solutions: les conflits larvés empoisonnent l’atmosphère et conduisent à l’explosion. Pour désamorcer la violence, les parents doivent la reconnaître et permettre aux petits de l’exprimer verbalement.

Favoritisme parental
Il s’agirait de l’une des principales causes de rivalité fraternelle malsaine,
affirme Michael Grose, spécialiste de l’éducation et de la famille et auteur de Pourquoi les aînés veulent diriger le monde et les benjamins le changer (Marabout, 2005). Bien que les parents affirment ne pas favoriser un enfant aux dépens d’un autre, des études révèlent que les rejetons ont souvent un point de vue radicalement différent… Ainsi plusieurs enfants prétendent que leurs parents favorisent l’un de leurs frères ou l’une de leurs sœurs en se montrant moins sévères avec «le préféré».

«Par ailleurs, le style relationnel des parents influe sur l’intensité et les risques de rivalité fraternelle. En effet, l’hostilité entre frères et sœurs est plus fréquente quand les parents sont dominateurs ou distants. La domination crée une ambiance familiale où le pouvoir est le principal outil de résolution des conflits. Les enfants passent plus de temps à lutter pour leurs droits qu’à veiller les uns sur les autres», explique le spécialiste.

Mais si les parents ont un style relationnel chaleureux et qu’ils sont ouverts à la discussion, les enfants adopteront le même genre de communication. D’ailleurs, ces derniers s’approprient souvent le style relationnel du parent du même sexe, sauf si l’un des parents a un style dominant; dans ce cas, tout le monde adopte le même style.

7 attitudes parentales qui favorisent la rivalité

1. Féliciter un enfant et critiquer un autre. C’est le moyen le plus efficace pour brouiller frères et sœurs.
2. Comparer deux enfants. Un commentaire du genre «Pourquoi ne ranges-tu pas ta chambre comme ta sœur?», nous assure d’avoir toujours une chambre mal rangée dans la maison.
3. Tenter de régler tous les conflits. Il est presque impossible de se mêler des disputes entre frères et sœurs sans prendre parti et être accusé de favoritisme. Les parents doivent savoir détecter quand les enfants ont besoin d’aide pour résoudre leurs conflits et quand ils peuvent se débrouiller seuls.
4. Établir un registre des performances. Les petits savent exactement ce qu’il en est de leurs progrès; les parents n’ont pas à le leur rappeler constamment.
5. Oublier que les jeunes veulent être différents les uns des autres. Au lieu de les habiller de la même façon ou de les traiter de manière identique, on doit tenir compte de leur personnalité et de leurs besoins spécifiques.
6. Espérer plus d’un enfant que d’un autre. Les parents sont souvent plus durs avec l’aîné(e), puis ils «relâchent» la pression au fil des naissances.

7. Favoriser des comportements de compétition. Si un parent est lui-même un féroce compétiteur, ses enfants risquent d’imiter son comportement.

http://www.moietcie.ca

Soyons prudents…


Les mots sont de puissants messagers .. quand ils sont inséré dans une phrase. Ils peuvent faire du mal comme du bien .. tout dépends de celui qui parle
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Soyons prudents…

 

 

Il faut être prudent dans ses jugements, ses actes et ses paroles….

Une parole dure et vive peut s’avérer être une arme très puissante….elle peut être blessante et brûler longtemps dans le coeur de celui qui l’a reçoit et y laisser une profonde cicatrice….

Les paroles ne doivent jamais être utilisées pour ridiculiser ou diminuer quelqu’un…mais au contraire elles doivent être généreuses, apaisantes, réconciliantes….

Il faut être tolérants aussi….envers ceux qui sont autres, ceux qui pensent ou parlent différemment…sans pour autant tout accepter ou nier….

La vie est trop courte, soyons en paix avec nous-mêmes et avec les autres….

Christine R.