Cultiver autrement: une technique qui fait mouche


En agriculture, le chlorpyrifos est un pesticide qui serait responsable des troubles de comportements chez les enfants. Au Québec, des fermes ont testé une technique provenant aux Pays-Bas. Ils utilisent des mouches mâles stériles qui sont reconnu par une poudre non-toxique pour aller féconder les femelles. L’oeuf n’ayant pas de larve ne détruit pas les oignons. Les pertes sont presqu’inexistantes et les cours d’eau de ces fermes biologiques se portent beaucoup mieux. On a étendu cette méthode sur des radis chinois et autres légumes. Cela démontre qu’il est possible de mieux gérer l’agriculture sans endommager l’environnement.
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Cultiver autrement: une technique qui fait mouche

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Ces mouches recouvertes d’une poudre rose non toxique rendent un fier service aux cultivateurs.

(HEMMINGFORD) Grâce à une créature surprenante, des producteurs d’oignons et de radis chinois ont abandonné l’usage d’un insecticide hautement toxique tout en augmentant le rendement de leurs récoltes.

DAPHNÉ CAMERON
LA PRESSE

MARTIN TREMBLAY
LA PRESSE

Le producteur maraîcher Olivier Barbeau voit la vie en rose… fluo.

« Regarde-moi, j’ai le sourire ! Je n’en ai plus, de problèmes ! », lance le cultivateur de la Montérégie.

Avant 2011, environ 10 % de sa récolte d’oignons verts  était ravagée par les larves de Delia antiqua, que les fermiers surnomment la mouche de l’oignon. « L’enfer », résume-t-il, en pointant sa terre.

Depuis, ses pertes annuelles ont varié de seulement 0,1 % à 1,5 %.

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Le producteur maraîcher Olivier Barbeau a retrouvé le sourire grâce 
à cette approche novatrice.

Avec zéro insecticide. On ne met plus rien !

Olivier Barbeau

Munie d’un sac de papier brun, l’agronome Marie Froment arpente les rangs de son champ d’oignons verts. Entre ses mains, elle tient la clé de ce revirement remarquable, considéré comme l’un des plus grands succès dans l’effort de réduction des pesticides utilisés dans l’agriculture au Québec.

Lorsqu’elle déroule les rebords du sac, près de 10 000 mouches d’un rose flamboyant s’envolent tranquillement. Il ne s’agit pas d’une espèce tropicale rare, mais d’un insecte qui a vu le jour dans un centre d’élevage situé dans le village de Sherrington, à une quinzaine de kilomètres de là.

Ces mouches ne sont pas vraiment roses. Elles ont été recouvertes d’une poudre non toxique pour permettre de les distinguer des populations naturelles.

Mais ce qui compte, ce n’est pas leur couleur, c’est qu’elles sont stériles.

Au stade de pupe, les mouches ont été irradiées grâce à une technique qui consiste à les immerger dans un grand bassin d’eau dans lequel se trouvent des barres de cobalt.

Une fois relâchés, les mâles stériles vont se reproduire avec les femelles sauvages. Elles vont pondre des œufs clairs. Ils ne produiront donc pas de larves, qui raffolent de la sève des oignons verts et des oignons secs, au grand dam des agriculteurs.

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Les mouches d’élevage stériles sont lâchées dans les champs.

Pour combattre ce fléau, Olivier Barbeau utilisait auparavant un pesticide controversé : le Lorsban. L’ingrédient actif de ce produit, le chlorpyrifos, a été classé par le gouvernement du Québec comme l’un des cinq pesticides posant le plus de risques.

Pionnier d’une success story

La ferme familiale d’Olivier Barbeau, Terres maraîchères Barbeau, a fait partie des premières entreprises agricoles à adopter la technique, aujourd’hui pratiquée dans 27 fermes, dont deux en Ontario. Une expérience qu’il décrit comme « un saut dans le vide ».

« La première année où tu fais le virage, c’est l’année où tu trembles. Tu te dis : “OK, on ne met plus de chlorpyrifos, mais est-ce que ça va marcher ? Parce que si ça ne marche pas et que je perds la moitié de mes récoltes, la banque ne sera pas bien contente.” Mais là, ça a marché », souligne-t-il.

Il admet qu’il était plutôt sceptique au départ.

« À l’origine, le programme des mouches roses n’était pas subventionné. Quand tu investis 30 000 $ et que tu ne sais pas si ça va marcher, tu te dis : “Je vais l’essayer au casino. Au moins, je vais avoir du fun” », blague-t-il.

Cet été, près de 26 millions de mouches roses stériles ont été relâchées, principalement dans la région des terres noires de la Montérégie, où poussent plus de 80 % des oignons de la province.

« En tout, il y a plus ou moins 2500 hectares d’oignons secs et verts au Québec. Le projet des mouches roses stériles couvre maintenant autour de 800 hectares. Et une portion de la superficie des 2500 hectares ne vit tout simplement pas la problématique de la mouche de l’oignon », explique la biologiste-entomologiste Anne-Marie Fortier, coordonnatrice de la production et des lâchers de mouches roses au sein du Consortium Prisme.

Fondée en 1982, cette entreprise appartient à une quarantaine de producteurs de l’ouest de la Montérégie. Elle mène de front de la recherche scientifique, de l’accompagnement agronomique et des projets en agroenvironnement.

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La biologiste-entomologiste Anne-Marie Fortier dans une chambre froide de l’usine de production de mouches roses de Sherrington. Sur les plateaux, des œufs de la mouche du chou sont ensemencés sur des tranches de rutabagas. Il y en a environ 3500 par plateau.

Du vert au rose

L’utilisation de mouches stériles existe depuis les années 80 aux Pays-Bas, où les mouches sont recouvertes d’un pigment… vert.

Le Consortium Prisme a décidé d’importer la technique au Québec en 2004. Les premiers essais ont débuté en 2006 sur de très petites superficies. Les lâchers à grande échelle ont commencé en 2011.

« Avant d’utiliser les mouches stériles, plusieurs fermes avaient de gros problèmes. J’ai déjà vu 60 % de dommages dans un seul champ d’oignons », souligne Anne-Marie Fortier. « Il y avait des producteurs qui en étaient rendus à appliquer trois fois la dose de chlorpyrifos pour contrôler les dommages, et ça ne marchait pas. »

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Lorsque la période de relâchement au champ approche, les pupes sont envoyées chez l’entreprise Nordion à Laval pour être irradiées. À leur retour, elles sont enduites d’un pigment rose, semblable à la poudre utilisée lors des événements de course à pied de type « color run ».

Des résultats concrets sur l’environnement

Cette surutilisation s’est fait sentir jusque dans les cours d’eau agricoles. Une campagne d’échantillonnage d’eau du ministère de l’Environnement du Québec menée de 2005 à 2007 a révélé une tendance alarmante : dans le ruisseau avoisinant Gibeault-Delisle, le chlorpyrifos avait été détecté dans l’ensemble des échantillons.

Pire encore, la concentration la plus élevée mesurée dépassait le « critère de vie aquatique chronique » de 628 fois. Cette valeur de référence correspond à la « concentration maximale d’un produit à laquelle les organismes aquatiques peuvent être exposés pendant toute leur vie sans subir d’effets néfastes ».

Pour ce même échantillon, le « critère de vie aquatique aigu », c’est-à-dire la « concentration maximale d’un contaminant à laquelle les organismes aquatiques peuvent être exposés sur une courte période sans subir de mortalité », était dépassé de 81 fois.

Et pour tous les échantillons récoltés dans le ruisseau Gibeault-Delisle entre 2005 et 2007, ces deux critères — chronique et aigu — avaient été dépassés.

Grâce au projet des mouches roses, la santé du ruisseau s’est améliorée de manière spectaculaire. Lors de la campagne d’échantillonnage suivante, en 2013 et 2014, les concentrations moyennes de chlorpyrifos avaient diminué de 93 %.

« Il y a des régions où les producteurs ne vivent pas sur leurs fermes, mais ici, les maisons sont collées sur les fermes. Les producteurs sont conscientisés, ils vivent dans cet environnement, leurs enfants aussi », souligne Mme Fortier.

Réduire les populations sauvages

Chaque mouche rose coûte environ 1,1 cent à produire. Elles sont revendues 1,2 cent. Cette année, Olivier Barbeau a dépensé 26 000 $ pour acheter les insectes.

« Ce que l’on vise, c’est d’avoir un ratio de deux mouches stériles contre une mouche naturelle. À mesure que la population naturelle baisse, d’année en année, on a des taux de lâchers plus bas. Ça coûte de moins en moins cher. »

Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) offre désormais des subventions pour épauler les agriculteurs dans leur virage. De 70 % à 90 % des dépenses des agriculteurs peuvent être admissibles, jusqu’à concurrence de 12 000 $ par année.

En tenant compte de la subvention qu’il touche, de la hausse de sa production et du fait qu’il n’a plus à acheter d’insecticide, Olivier Barbeau calcule qu’il atteint le seuil de rentabilité, sans plus.

Un tremplin

Fort de ce succès, le Consortium Prisme a adapté la technique à une espèce différente : la mouche du chou. Une poignée de producteurs de radis chinois ont déjà obtenu d’excellents résultats. À plus long terme, l’équipe du consortium estime que les cultures du radis, du brocoli et du chou-fleur pourraient en bénéficier.

Agronome au Consortium Prisme, Marie Froment, qui accompagne plusieurs producteurs dans cette aventure, a observé que le projet était une grande source de fierté pour les agriculteurs qui y participent.

« Une fois qu’ils sont lancés et qu’ils ont vu les résultats, ils embarquent à fond, dit-elle. Les producteurs avec qui je travaille sont vraiment contents, vraiment satisfaits. Je pense qu’ils ne reviendraient pas en arrière. »

Qu’est-ce que le chlorpyrifos ?

Commercialisé en 1965, le chlorpyrifos est l’un des pesticides les plus vendus au Canada. Cet insecticide à large spectre est utilisé pour lutter contre une kyrielle de ravageurs qui s’attaquent à une cinquantaine de cultures de fruits, de légumes, de céréales, de légumineuses, de noix. Son usage domestique est aujourd’hui proscrit.

Des études sérieuses ont mis au jour une association entre l’exposition prénatale au chlorpyrifos et l’apparition de troubles neurodéveloppementaux durant l’enfance, notamment un QI moindre.

« Scientifiquement, le retrait du produit est justifié », estime Onil Samuel, conseiller scientifique en toxicologie des pesticides à l’Institut national de santé publique du Québec. Le chlorpyrifos agit comme un inhibiteur d’une enzyme qui sert à transmettre des influx nerveux. « Il y aurait un impact sur le développement neurologique des enfants. La portée peut varier. Il y a des études qui semblent avoir montré qu’en plus des problèmes de comportement, il pourrait y avoir des liens avec le TDAH », précise M. Samuel.

Depuis 2018, les producteurs agricoles du Québec doivent obtenir l’autorisation d’un agronome avant d’utiliser la substance. Santé Canada songe aussi à en restreindre l’usage.

https://www.lapresse.ca/

Récolte


Impossible diront certains, enfin même si on ne peut pas obtenir tout ce que l’on voudrait, il n’en tient qu’à nous de changer notre façon de faire, de penser au lieu d’accuser la vie ou les autres de notre situation.
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Récolte

 

 

Si tu n’aimes pas ce que tu récoltes, alors change ce que tu sèmes

Inconnu

Le Saviez-Vous ► Combien d’insectes et d’araignées mangeons-nous au quotidien?


Il y a quelques jours, la question était « Mangeons-nous vraiment des araignées durant notre sommeil ? » Aujourd’hui, c’est une question qui s’y approche, sauf que cette fois-ci, c’est dans l’alimentation.
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Combien d’insectes et d’araignées mangeons-nous au quotidien?

 

Personne n'avale des araignées ou des insectes pendant son sommeil. | Gilles LEFEUVRE via Flickr CC License by

Personne n’avale des araignées ou des insectes pendant son sommeil.| Gilles LEFEUVRE via Flickr CC License by

Quora — Traduit par Jean-Clément Nau

Ce sont dans les aliments que vous avez le plus de chance de les trouver.

 

La question du jour:

«Combien d’insectes et d’araignées mangeons-nous malgré nous en moyenne?»

La réponse de Matan Shelomi, entomologiste:

Pour ce qui est des créatures qui se glissent dans votre bouche pendant votre sommeil… aucune, sans doute. Les insectes ne sont pas stupides, du moins pas à ce point. Ils n’ont aucune envie de s’immiscer dans cette grotte chaude, humide et productrice de CO2 –qui est à l’évidence l’entrée d’un gigantesque être vivant. Il est certes des insectes, comme les cafards, qui se glissent dans nos oreilles et s’y retrouvent coincés –mais ces cas sont rarissimes. On entend parfois dire que nous avalons un certain nombre d’araignées (toutes les nuits, tous les ans, tant de fois dans une vie…), mais ce n’est là qu’une légende urbaine.

Quid, en revanche, des insectes présents dans nos aliments?

C’est là une toute autre question. Les récoltes sont presque toujours envahies par les parasites; de ce fait, elles contiennent en général des morceaux d’insectes. Une agriculture 100% sans insectes demanderait une quantité d’insecticides et de mesures antiparasitaires telles que les fermiers dépenseraient plus d’argent qu’ils n’en gagneraient. Et il faut préciser qu’à certains niveaux, les dégâts occasionnés par les insectes ne se remarquent même plus. C’est pourquoi les agriculteurs et les agricultrices ne luttent contre les parasites qu’en cas de franchissement d’un certain seuil économique –le niveau de densité de population parasitaire (nombres d’insectes par hectare, par plante, etc.) à partir duquel le coût du traitement de l’infestation est inférieur aux pertes que cette dernière occasionnerait… et le corps agricole n’opte pour la lutte antiparasitaire que lorsque la population de parasites est en dessous de ce seuil.

Une quantité limitée en fonction des aliments

 

Autant dire que les récoltes végétales contiendront toujours des insectes, quelle que soit leur origine ou le mode de culture… Conséquence: tout ce que vous achetez en magasin ou sur un marché –notamment les aliments transformés– contient de toutes petites quantités d’insectes. Ces dernières sont sans danger (puisque comestible), mais elles demeurent des intruses; les organismes de réglementation imposent donc des limites à ne pas dépasser en fonction des aliments.

La Food and Drug Administration américaine parle de Food Defect Action Levels, les «niveaux d’anomalies alimentaires naturelles ou inévitables ne représentant aucun risque sanitaire pour l’homme».

Ces niveaux représentent un seuil maximal: la plupart des aliments du commerce sont beaucoup moins contaminés. Si vous avez consommé des aliments approchant ce seuil, vous avez peut-être mangé l’équivalent de plusieurs insectes sans vous en rendre compte. Qu’importe: cela vous fera toujours un peu de protéines supplémentaires.

 

http://www.slate.fr/

Préparez-vous pour l’«internet des vaches»


L’intelligence artificielle va devenir agriculteur au Canada.Il semble que cette technologie pourra améliorer le rendement a des coûts moins chers, analysé le lait, surveiller les vaches … et encore bien des choses. Le hic, il y aura moins d’emploi pour les saisonniers
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Préparez-vous pour l’«internet des vaches»

 

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L’intelligence artificielle arrive à la ferme.

Ross Marowits

    La Presse canadienne

Préparez-vous pour l’«internet des vaches».

Des générations d’agriculteurs misent sur la transmission d’un savoir-faire et d’une expertise familiale pour cultiver des aliments, mais le secteur s’approche d’un point de rupture marqué par une technologie canadienne d’intelligence artificielle.

L’intelligence artificielle aide déjà les producteurs agricoles à travers le pays pour améliorer les rendements, réduire les coûts et minimiser les impacts sur l’environnement.

Par exemple, au lieu d’étendre des fertilisants partout sur des acres de champs ou d’arroser d’herbicides des vergers entiers, les producteurs peuvent maintenant cibler des endroits précis pour maximiser les interventions.

SomaDetect Inc., de Fredericton au Nouveau-Brunswick, se prépare à distribuer l’automne prochain des systèmes commerciaux qui vont permettre d’analyser le lait à la ferme.

Le producteur obtiendra des rapports produits à l’aide de l’intelligence artificielle pour l’aider à maximiser sa rentabilité. Ils pourront aussi surveiller leurs troupeaux grâce à l’«internet des vaches».

Des senseurs installés dans chaque box de l’étable permettent d’identifier chacune des vaches, d’analyser leur lait et d’informer rapidement le producteur avec des données sur la teneur en protéines et en gras, la présence de maladie, le taux d’hormones liées à la reproduction et la présence de résidus antibiotiques.

«Nous en sommes à la quatrième révolution en agriculture et l’intelligence artificielle est absolument essentielle», soutient la cofondatrice de l’entreprise Bethany Deshpande.

Cependant, Mme Deshpande reconnaît que la technologie en est à ses balbutiements alors que les agriculteurs commencent à peine à se familiariser avec le potentiel d’amélioration qu’elle peut générer sur leurs opérations.

La firme montréalaise Motorleaf Inc. a mis au point un système capable d’accumuler des données sur la production en serrepuis à se servir de l’intelligence artificielle et d’algorithmes d’apprentissage machine pour identifier des courbes de croissance à l’intérieur de la serre.

Ces informations peuvent ensuite permettre d’aider à prévoir la valeur des futures récoltes.

Pour le président Alastair Monk, qui a cofondé Motorleaf il y a deux ans avec l’ingénieur agricole Ramen Dutta, c’est comme fournir un assistant virtuel aux cultivateurs.

«Tous ces ingrédients sont mélangés dans une grande soupe et au bout de la chaîne il sort un algorithme spécifique à la serre, qui permet de prendre des décisions éclairées plutôt que d’y aller au hasard et de prendre des risques», décrit M. Monk.

La prévision des récoltes est cruciale pour les maraîchers, car elle indique le volume disponible en prévente.

Les méthodes traditionnelles procurent des résultats variables de 20 à 30 pour cent par rapport à la véritable récolte parce que les cultivateurs font leur estimation totale en multipliant le nombre de légumes, de feuilles et de fleurs dans une petite partie de leur production.

Les serres californiennes SunSelect, qui produisent des tomates, ont abandonné les prédictions manuelles après que l’algorithme de Motorleaf leur a permis de doubler la précision des estimations hebdomadaires. L’entreprise a ainsi pu réaliser d’importantes économies, selon Motorleaf.

Les systèmes utilisant l’apprentissage machine sont capables de réaliser des millions de calculs pour déceler des caractéristiques imperceptibles pour l’humain et qui sont nécessaires pour l’ensemencement ciblé, les véhicules autonomes et la robotique, décrit Graham Taylor, professeur associé en génie à l’Université de Guelph et membre de la faculté du Vector Institute spécialisé en intelligence artificielle.

L’utilisation de l’intelligence artificielle en agriculture attire l’attention un peu partout sur la planète en raison du besoin de nourrir de plus en plus de gens tout en devant s’adapter à des pénuries d’eau et aux changements climatiques.

Une combinaison de drones et d’intelligence artificielle a aidé à soulager la pression sur les récoltes de pistaches et d’amandes en Californie en permettant d’irriguer seulement les endroits précis où cela était nécessaire, donne en exemple le président de la torontoise Deveron UAS, David MacMillan.

Cette même technologie peut servir aux larges champs de maïs en Ontario ou au Québec pour cibler l’utilisation de fertilisants.

Deveron UAS a tissé l’un des plus grands réseaux de drones en Amérique du Nord.

Le gouvernement fédéral a prévu une enveloppe de 950 millions $ pour financer des innovations technologiques mises de l’avant par des «supergrappes» et stimuler la coopération entre les institutions d’enseignement et les entreprises.

L’une des «supergrappes», formée dans les Prairies, est dédiée à l’agriculture et a pour but d’aider à faire du Canada un grand producteur de protéines végétales.

Ces nouveaux moyens techniques pourraient cependant entraîner la disparition de nombreux emplois agricoles. Les robots peuvent déjà traire les vaches, récolter des pommes et désherber.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Attention! Les légumes se rarifieront à cause du réchauffement climatique


C’est ce que je mange le plus les légumes, et les chercheurs croient qu’avec le réchauffement climatique, il y aura des baisses important sur la variété des légumes. Il faut donc penser a des cultures durables dans les années à venir.
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Attention! Les légumes se rarifieront à cause du réchauffement climatique

 

 

FOXYS_FOREST_MANUFACTURE VIA GETTY IMAGES

Avec le réchauffement climatique, les légumes pourraient devenir plus rares partout dans le monde, à moins que de nouvelles formes de culture soient mises en place et qu’on cultive des variétés de légumes plus résistantes, ont averti des chercheurs lundi.

La hausse de température de 4 degrés Celsius à laquelle s’attendent les scientifiques en 2100, si le réchauffement climatique se poursuit à son rythme actuel, réduirait les récoltes de 31,5% en moyenne, montre cette étude publiée dans les comptes-rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS).

Un air plus chaud et des ressources amoindries en eau expliqueraient cette réduction de près d’un tiers des récoltes de légumes, qui sont cruciaux à une alimentation saine.

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L’Europe du Sud et de larges pans de l’Afrique et de l’Asie du Sud pourraient être particulièrement affectés.

Pour obtenir ces résultats, les chercheurs ont passé en revue 174 études examinant l’impact de l’environnement sur les récoltes et les contenus nutritifs de légumes depuis 1975.

«Nous avons compilé pour la première fois toutes les preuves disponibles de l’impact du dérèglement climatique sur les récoltes et la qualité des légumes et légumineuses», a résumé un des auteurs, Alan Dangour, de la London School of Hygiene and Tropical Medicine.

«Notre analyse suggère que si nous continuons comme si de rien n’était, le dérèglement climatique réduira considérablement la disponibilité globale de ces aliments importants», a-t-il ajouté.

«Il faut agir d’urgence, y compris en soutenant une agriculture qui résiste mieux aux changements climatiques et cela doit être une priorité des gouvernements à travers le monde», insiste M. Dangour.

Le maïs en voie de disparition?

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Une seconde étude dans PNAS se penche par ailleurs sur le maïs, la plante la plus cultivée au monde.

La vaste majorité du maïs exporté provient des États-Unis, du Brésil, d’Argentine et d’Ukraine.

Avec une hausse de température de 4 degrés Celsius d’ici la fin du siècle, il y a «86% de chances […] pour que les quatre grands exportateurs de maïs connaissent une mauvaise année de façon simultanée», indique l’étude.

«Nous avons conclu qu’alors que la planète se réchauffe, il devient de plus en plus probable pour différents pays de faire simultanément face à des pertes de récoltes majeures, ce qui a d’importantes implications pour les prix des aliments et la sécurité alimentaire», a mis en garde l’auteure principale, Michelle Tigchelaar, de l’Université de Washington (UW).

https://quebec.huffingtonpost.ca/

"La sécurité alimentaire est impossible sans pollinisateurs", rappellent l’ONU et l’Europe


Le 20 mai dernier, était statué la Journée mondiale des abeilles. Pourquoi ? Parce qu’elles sont en danger d’extinction et cela affecte dangereusement la sécurité alimentaire de toute la planète. Le syndrome d’effondrement des colonies serait imputable aux pesticides. Alors quel choix nous avons : continuer des pesticides et éliminer les insectes pollinisateurs dont les abeilles à elles seules assurent 90 % des cultures dans le monde. Où essayer de trouver des moyens bio pour protéger les abeilles ?
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« La sécurité alimentaire est impossible sans pollinisateurs », rappellent l’ONU et l’Europe

 

Abeille

Les abeilles sont grandement menacées par les pesticides.

© ARDEA/MARY EVANS/SIPA

Par Sciences et Avenir avec AFP l

La FAO et l’UE ont rappelé que les abeilles et les autres insectes pollinisateurs jouent un rôle clé dans les récoltes et donc dans l’alimentation de l’humanité.

L’Organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Union européenne (UE) ont appelé le 19 mai 2018 à une action mondiale pour protéger les pollinisateurs, en particulier les abeilles, indispensables pour assurer la sécurité alimentaire.

« Il n’est pas possible d’avoir une sécurité alimentaire si nous n’avons pas de pollinisateurs », a expliqué Jose Graziano da Silva, directeur général de la FAO lors d’une conférence en Slovénie juste avant la première journée mondiale des abeilles.

En effet, afin de souligner l’importance de la préservation des abeilles et autres pollinisateurs, les Nations Unies ont, sur proposition slovène, proclamé le 20 mai Journée mondiale des abeilles. Ce jour correspond à l’anniversaire d’Anton Jansa (1734-1773), pionnier slovène de l’apiculture moderne.

40% des pollinisateurs invertébrés sont menacés d’extinction à l’échelle mondiale

« Les pollinisateurs sont responsables de la plupart des récoltes et de la nourriture que nous mangeons », a ajouté Jose Graziano da Silva. Pour lutter contre l’impact des pesticides, la réduction des zones forestières et de la faune, le monde doit trouver « des moyens pour étendre et préserver la biodiversité et parmi les pollinisateurs, les abeilles sont les plus affectées » selon lui.

Les abeilles contribuent à la pollinisation de 90% des principales cultures dans le monde, mais ces dernières années, beaucoup d’entre elles ont disparu, victimes du « syndrome d’effondrement des colonies », un fléau mystérieux imputé en partie aux pesticides. Selon l’ONU, 40% des pollinisateurs invertébrés – abeilles et papillons en particulier- sont menacés d’extinction à l’échelle mondiale. Le Commissaire à l’environnement de l’Union européenne, Karmenu Vella, qui participait également à cette conférence, a annoncé que la Commission s’apprêter à présenter un plan d’action pour la protection des pollinisateurs 1er juin 2018.

La restriction de l’usage de 3 néonicotinoïdes confirmée par le tribunal de l’Union européenne

En mai 2018, le tribunal de l’Union européenne a confirmé les restrictions d’utilisation imposées en 2013 à trois néonicotinoïdes (clothianidine, thiaméthoxame et imidaclopride), des insecticides considérés comme nocifs pour les abeilles, qui étaient contestées par les fabricants Bayer et Syngenta. Le Tribunal a rejeté « dans leur intégralité » les recours des deux entreprises. Il s’est fondé sur un certain nombre d’études qui suscitaient des « préoccupations » sur les conditions d’approbation des néonicotinoïdes, tandis que l’UE s’était dotée de règles de protection des abeilles afin de sauvegarder leur rôle de pollinisateurs pour la flore et les cultures arables.

https://www.sciencesetavenir.fr/

Le Saviez-Vous ► Histoire de l’épluchette de blé d’Inde


Histoire de l’épluchette de blé d’Inde

 

La récolte des épis de maïs ou mieux connu le blé d’inde au Québec est souvent un moment de rassemblement pour des familles, des organismes, des fêtes vers la fin de l’été. Mes souvenirs me reviennent quand papa amenait des sacs de blé d’inde pour le souper ou même une fois, en fin soirée, histoire de profiter de ce goût unique qu’on aime bien
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Histoire de l’épluchette de blé d’Inde

 

Le maïs (Zea mays L., ou Zea mays subsp. mays (autonyme)), appelé blé d’Inde au Canada, est une plante herbacée tropicale annuelle de la famille des Poacées (graminées), largement cultivée comme céréale pour ses grains riches en amidon, mais aussi comme plante fourragère. Le terme désigne aussi le grain de maïs lui-même.

Cette espèce, originaire du Mexique, constituait l’aliment de base des Amérindiens avant l’arrivée en Amérique de Christophe Colomb. La plante fut divinisée dans les anciennes civilisations d’Amérique centrale et méridionale, et était cultivée par les Nord-Amérindiens avec la courge et le haricot en utilisant la technique dite « des trois sœurs ». Introduite en Europe au XVIe siècle, elle est aujourd’hui cultivée mondialement et est devenue la première céréale mondiale devant le riz et le blé. Avec l’avènement des semences hybrides dans la première moitié du XXe siècle, puis des semences transgéniques récemment, le maïs est devenu le symbole de l’agriculture intensive en Europe de l’Ouest, aux États-Unis et en Chine mais il est aussi cultivé de façon très extensive dans l’Ouest de l’Afrique du Sud ou semi-extensive en Argentine et en Europe de l’Est.

https://fr.wikipedia.org

L’origine des épluchettes de blé d’Inde remonte aux premiers temps de la colonie, à une époque où le maïs était cultivé comme une céréale nécessaire à la subsistance. L’épluchette de blé d’Inde avait alors lieu à la fin de la saison des récoltes, et elle relevait plutôt de la corvée, puisqu’il était nécessaire d’éplucher le maïs avant de le sécher et de l’engranger pour l’hiver.

L’industrialisation de l’agriculture aidant, l’épluchette de blé d’Inde s’est peu à peu transformée en une sorte de fête des récoltes, conservant son caractère rassembleur sans l’aspect travail et survivance qui lui était autrefois associée. Le meilleur des deux mondes! L’épluchette est parfois doublée d’une “élection”, celle du roi et de la reine de l’épluchette: un épi de maïs rouge et un épi de maïs bleu cachés parmi les épis servent à désigner le couple royal. Dans les kermesses et les fêtes de village, le couple est habituellement tenu d’ouvrir la danse suivant l’épluchette, mais dans les fêtes familiales, il est plus commun d’offrir un cadeau ou un privilège aux personnes désignées par le hasard.

Comme les techniques d’agriculture se sont développées, le maïs en épi est disponible dès la fin juillet et parfois aussi tard qu’en septembre. Il faut toutefois le récolter avant les premiers gels, qui mettront fin à la culture. Les épluchettes ont lieu à cette période, le plus souvent au mois d’août. C’est à cette époque de l’année que le maïs est le plus sucré!

Pour organiser une épluchette de blé d’inde

Les épluchettes de blé d’Inde demandent relativement peu d’organisation, et elles sont souvent une solution peu coûteuse lorsque vient le temps de recevoir un grand nombre de personnes. Pour peu que l’on puisse louer l’équipement approprié (un brûleur et un très grand chaudron pour un groupe de 20 à 40 personnes, ou une épluchette mobile pour accommoder les plus grands rassemblements), le seul coût à défrayer (en plus de la location de l’équipement, évidemment) sera celui de la nourriture. Or, le blé d’Inde est économique. Une poche de blé d’Inde contenant 5 à 6 douzaines se vendra entre 20 et 30$ au plus fort de la saison, selon les prix en vigueur pour le marché. À 20$ la poche de six douzaines, cela revient à un peu plus de 25 sous par épi, de quoi pouvoir nourrir un nombre respectable de personnes sans se ruiner.

De combien de blé d’Inde par personne avez-vous besoin? Cela dépendra essentiellement du menu de votre épluchette. Si vous choisissez de ne servir que du maïs, comptez quatre épis par personne, en plus du beurre et du sel nécessaires pour l’assaisonnement. Si vous choisissez plutôt d’accompagner le blé d’Inde de hot dogs, de salades ou de sandwiches, limitez-vous à deux épis de blé d’Inde par personne (et à deux hot dogs, le cas échéant). Si cela est possible, il est préférable d’acheter le maïs le jour même de l’épluchette et d’acheter du maïs cueilli le matin même: l’amidon se concentre rapidement dans les épis, rendant les grains plus farineux. Plus le maïs est frais, meilleur il est!

Pour vous faciliter la vie, optez pour de la vaisselle jetable, et servez le maïs dans de grandes cuves sur une table de service, avec les condiments nécessaires à portée de main. Pour changer du sempiternel combo beurre et sel, préparez quelques beurres aromatisés qui étonneront vos invités. Un beurre au paprika fumé donnera un bon goût de barbecue à votre maïs, alors qu’une combinaison de coriandre, de lime et d’ail confèrera fraîcheur et zeste à votre épi. Vous pourriez aussi servir le maïs bouilli à la mexicaine: au Mexique, on vend dans les rues une collation nommée elote qui consiste en un épi de maïs enduit d’une fine couche de beurre et de mayonnaise, parsemé de poudre de chili, arrosé de jus de lime et garni de fromage queso fresco ou cotija émietté. Un secret? Remplacez le cotija, plus difficile à trouver, par du fromage feta léger. C’est délicieux.

Si vous avez envie de faire passer votre épluchette à un autre niveau, il est aussi possible de servir une partie du maïs grillé sur le barbecue. Ceci lui donnera un goût fumé concentré, très apprécié et très différent du maïs bouilli. Si vous avez des restants de maïs au lendemain de votre épluchette, transformez-le en salsa (délicieux avec des tomates en dés, mais encore meilleur avec de l’avocat), en soupe (la chaudrée de maïs est un classique de la cuisine du sud des États-Unis), en salade, voire même en gruau, inspiré des grits à l’américaine. Vous pouvez aussi étaler les grains de maïs sur une plaque au congélateur et les ensacher une fois surgelés: il sera alors facile d’en prélever la quantité nécessaire pour une recette.

Sources et références

RDAQ. Épluchette de blé d’Inde. [En ligne] http://rdaq.banq.qc.ca/expositions_virtuelles/coutumes_culture/septembre/epluchettes_ble_dinde/a_propos.html Page consultée le 13 août 2013.

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