Révélations sur Toutankhamon


Saurons nous un jour capable d’émettre avec assez de certitudes le lien de filiation entre les pharaon qui ont gouverné l’Egypte L’ADN sera t’elle suffisant pour annoncer les mystères de ces hommes et femmes qui ont marqué a tout jamais ce pays ?
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Révélations sur Toutankhamon

Révélations sur Toutankhamon

La momie de Toutankhamon.

Photo: AP
Christophe de Roquefeuil
Agence France-Presse
Le Caire

L’Égypte s’affirme prête à faire mercredi des révélations sur la filiation de Toutankhamon, un des grands mystères de l’antiquité pharaonique, sur la base d’analyses d’ADN.

L’annonce doit être faite au musée archéologique du Caire, où est exposé le fabuleux trésor découvert en 1922 dans la tombe du jeune pharaon de la XVIIIème dynastie, décédé il y a plus de 3000 ans.

Le patron des antiquités égyptiennes, Zahi Hawass, a déclaré être en mesure de révéler

«des secrets sur la famille et la filiation de Toutankhamon, sur la base des résultats d’examens scientifiques de sa momie après des analyses d’ADN».

La plus grande confidentialité a été observée jusqu’à présent sur les résultats des examens concernant la généalogie du pharaon, qui n’aurait régné qu’une dizaine d’années autour de 1330 av. J.-C.

M. Hawass, opposé à ce que ces analyses soient faites à l’étranger, avait annoncé en juin 2009 que des chercheurs égyptiens allaient tenter de briser l’énigme de la filiation de l’enfant-pharaon.

La momie du jeune prince proclamé roi à l’âge supposé de neuf ans a été découverte dans un sarcophage en or massif orné de turquoises par l’archéologue anglais Howard Carter, dans la Vallée des Rois, près de Louxor.

La tombe comprenait un trésor funéraire exceptionnel, notamment le masque de la momie en or massif, qui a largement contribué à faire de Toutankhamon l’un des pharaons les plus connus avec Khéops ou Ramsès II, même si son règne fut beaucoup plus modeste.

La possibilité d’une filiation avec Néfertiti, à la beauté légendaire, et un décès à la sortie de l’adolescence font que «la part romantique de cette histoire est incontestable», relève l’égyptologue français Marc Gabolde, spécialiste du jeune roi.

Mais malgré d’intenses recherches, son ascendance exacte n’a pas, jusqu’à présent, pu être déterminée avec certitude.

L’hypothèse privilégiée par une majorité d’historiens veut qu’il soit le fils d’Akhénaton (Amenhotep IV), artisan d’une tentative d’introduction d’une forme de monothéisme. Mais d’autres pensent au prédécesseur d’Akhénaton, le pharaon Amenhotep III, ou encore à son successeur, Smenkhkare.

Les pistes sont encore plus brouillées pour sa mère. Néfertiti, épouse d’Akhénaton, fait partie des possibilités, de même que Kiya, une épouse secondaire du même roi. Autre hypothèse, celle que sa nourrice, Maïa, soit aussi sa mère.

Tout comme sa filiation, les circonstances exactes de sa mort -maladie, accident ou meurtre- restent une énigme. Toutankhamon est mort sans descendance connue, mais les momies de deux bébés mort-nés ont été découvertes dans sa sépulture, dont on suppose qu’ils étaient de lui.

Le monde de l’archéologie est partagé entre l’espoir d’une percée scientifique et historique et mises en garde sur le caractère encore aléatoire des analyses d’ADN pour des recherches aussi précises sur des restes humains vieux de plusieurs millénaires.

Aucune momie n’a par ailleurs été retrouvée pour certains membres importants de la famille présumée de Toutankhamon, limitant le champ des comparaisons.

Bien que la momie du jeune pharaon soit en relativement bon état, «les tests ADN en archéologie ne sont pas suffisants» affirme Abdel Halim Noureddine, professeur d’archéologie à l’Université du Caire.

«Il faut d’autres preuves archéologiques qui nous permettent d’établir avec certitude la généalogie de Toutankhamon.»

Michel Wuttmann, de l’Institut français d’archéologie orientale (IFAO), au Caire, espère néanmoins que ces études permettront de progresser dans le domaine de l’utilisation de l’ADN.

«Nous serons ravis de disposer d’un instrument fiable et d’une procédure validée pour beaucoup d’autres études, souvent moins spectaculaires.»

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La sexualité des escargots leur permet de mieux lutter contre les parasites


Il semble (si j’ai bien compris) que les escargots peuvent se multiplier avec un partenaire (sexué) ou seul comme un clônage naturel (asexué) … mais que la méthode conventionnel serait a long terme plus efficaces pour se prémunir des parasites … mais que les deux manières offrent sûrement des avantages surtout quand il y a pour une raison ou une autre absence de partenaires … La nature n’a pas fini de nous surprendre …
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La sexualité des escargots leur permet de mieux lutter contre les parasites

 

La sexualité des escargots leur permet de mieux lutter contre les parasites

Archives AFP
Associated Press
Dübendorf, Suisse

La sexualité des escargots leur permet notamment de mieux lutter contre les parasites. C’est à cette conclusion que sont parvenus un spécialiste des gastéropodes de l’Institut fédéral de recherches sur les eaux (EAWAG), à Dübendorf, en Suisse, et ses collègues nord-américains.

La reproduction par voie sexuée dans le règne animal fournit en effet, sur le long terme, des avantages en matière de résistance et de lutte contre les parasites. La question des «raisons» de la reproduction sexuée, vue sous l’angle de l’évolution, reste cependant largement ouverte, selon les biologistes.

Les micro-organismes comme les bactéries, mais aussi bon nombre de plantes et même des reptiles, se reproduisent sans passer par la voie sexuelle qui implique la fusion de gamètes mâles et femelles. Le mode asexué paraît plus simple et efficace car il n’exige pas que deux individus se rencontrent pour obtenir une descendance.

Il n’en reste pas moins que la reproduction sexuée domine très largement parmi les espèces, alors même que la voie asexuée fournit des taux de reproduction nettement supérieurs et évite de nombreuses complications aux divers stades de la formation des descendants.

Le biologiste de l’évolution Jukka Jokela, de l’EAWAG, collaborant avec des chercheurs des universités de Washington et de l’Indiana, a montré par l’étude d’escargots que la voie sexuelle présente des avantages.

Le Pr Jokela a observé pendant deux décennies des escargots d’eau, notamment une espèce néo-zélandaise, Potamopyrgus antipodarum, amenée en Europe vers 1880 avec des poissons et qui s’y est acclimatée. Le petit escargot de 5 millimètres se reproduit en Nouvelle-Zélande aussi bien par voie sexuelle qu’asexuelle (parthénogénèse). En Europe, toutefois, il ne se reproduit qu’asexuellement: les individus femelles, disposant d’un triple bagage chromosomique, produisent donc des clones d’elles-mêmes.

Le Pr Jokela et son équipe de chercheurs, selon l’EAWAG, ont tout particulièrement examiné des populations de ces petits escargots dans leurs relations avec les parasites. Il est alors apparu que les populations avec reproduction sexuée ne connaissaient pas, sur le long terme, de grande variations d’effectifs. En revanche, chez les populations à reproduction asexuée, certaines lignées originelles de clones ont souvent été remplacées par d’autres, cela en quelques années. Les premières lignées produites asexuellement, d’abord gagnantes, étaient devenues trop sensibles aux parasites. Ces derniers avaient envahi la plupart des individus des lots observés.

Selon l’EAWAG, cette évolution avait été prévue déjà par des modèles mathématiques. Première à y parvenir, l’équipe du Pr Jokela a démontré que ce modèle fonctionnait effectivement dans la nature.

 

«La reproduction sexuée fournit un avantage dans le cours de l’évolution, principalement là où il y a beaucoup de parasites», estime M. Jokela.

Cela pourrait aussi expliquer pourquoi certaines populations d’escargots observées en Europe se sont parfois rapidement et fortement multipliées puis se sont effondrées. C’est ainsi, selon l’EAWAG, qu’on pouvait trouver au cours des années 1970 quelque 100 000 individus par mètre carré dans le lac de Constance, alors qu’aujourd’hui l’espèce, partout présente, n’est nullement dominante.

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