Le Saviez-Vous ► Médecine: de l’horreur à la menace


Il fut un temps que les maladies infectieuses, les épidémies, des maladies n’avaient pas de moyen pour l’enrayer et beaucoup trop de victimes y succombaient, comme diabète avant l’insuline, les gens souffraient le martyre à cause des infections et la putréfaction des plaies, ou encore la diphtérie avant le vaccin qui était transmissible d’un humain à un autre, ne sont que des exemples. Grâce à la recherche, beaucoup de maladies et infections possiblement mortelles sont maintenant évité par des médicaments ou des vaccins. Aujourd’hui, certaines maladies reviennent à cause des campagnes d’anti-vaccins. Malheureusement, ces personnes mettent leur vie et la vie des autres en danger.
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Médecine: de l’horreur à la menace

En réalité, il existera toujours deux facteurs qui feront pencher l'équilibre de la maladie et de la santé dans un sens ou dans l'autre. La beauté de l'histoire est que nous avons le contrôle sur l'un et l'autre de ces facteurs.

En réalité, il existera toujours deux facteurs qui feront pencher l’équilibre de la maladie et de la santé dans un sens ou dans l’autre. La beauté de l’histoire est que nous avons le contrôle sur l’un et l’autre de ces facteurs.

D-KEINE VIA GETTY IMAGES


Nous pouvons tous constater le recul des maladies mortelles et des épidémies qui décimaient des populations entières. Mais la partie n’est pas gagnée pour autant.

  • Jacques Beaulieu Communicateur scientifique

Voici des situations auxquelles les gens étaient trop souvent confrontés et qui n’existent plus de nos jours.

Une odeur de mort dans toute la maison

Le grand-père était couché dans son lit. Tout le monde savait qu’il n’en avait plus pour bien longtemps à vivre. Donc, inutile d’appeler le médecin ou encore de l’amener à l’hôpital. De toute façon, personne dans la famille n’aurait eu les moyens financiers pour payer le docteur et, encore moins, l’hôpital.

Alors on laissait grand-père s’éteindre lentement, trop lentement, de son diabète. Hier, son gros orteil s’était détaché de lui-même, complètement rongé par la gangrène. Sa jambe était bleuâtre et l’odeur infecte de viande pourrie embaumait la maison. En après-midi, monsieur le curé était passé et l’encens qu’il avait apporté réussissait à peine à camoufler cette odeur.

Ce tableau était fréquent avant que l’insuline ne fut découverte.

Brûlée vive ou dangerosité?

Toute la ville était aux abois. Une nouvelle épidémie faisait rage dans tout le pays et les premiers cas venaient d’apparaître dans la ville. Mais l’horreur atteint son comble quand Violette, la cadette de sept ans, présenta les premiers signes de la maladie.

Deux solutions s’offraient alors. Ou bien on laissait aller la maladie, alors la fillette vivrait quelque temps. Mais cette solution impliquait que durant sa brève existence, elle infecterait plusieurs autres personnes de son entourage. L’autre solution consistait à plonger la jeune enfant dans un bassin d’huile chaude.

Si elle en survivait, elle serait complètement défigurée pour toute sa vie, mais ne pourrait plus contaminer personne. Imaginez-vous, si vous l’osez, être la mère ou le père de Violette. Quelle décision prendrez-vous ?

Ce tableau était fréquent avant l’arrivée du premier vaccin.

Un père meurt après avoir été mordu par son fils de 4 ans

Nous sommes en 1620. La diphtérie est alors une maladie relativement fréquente et… mortelle. Infectées, les muqueuses de la gorge s’épaississent et finissent par obstruer complètement le passage de l’air dans les poumons.

Le patient aura beau vouloir inspirer ou expirer de l’air de toutes ses forces, plus rien ne passe. La mort par suffocation a alors lieu dans les minutes qui suivent l’obstruction complète. Le père voyant son fils souffrir ainsi et étant sur le point d’agoniser, il plongea sa main dans la bouche du petit et tenta d’enlever ce qui bloquait le passage de l’air.

Le fils, par réflexe, referma violemment sa bouche et mordit la main de son père jusqu’au sang. Quelques jours plus tard, le père développa aussi la diphtérie et, comme son fils, en mourut. Louis Mercado, médecin privé du roi d’Espagne Philippe III, en fut témoin et fut le premier à constater la nature transmissible de cette horrible maladie.

Bien sûr, les vaccins n’avaient pas encore été découverts.

Oui, mais

Nous pouvons tous constater le recul des maladies mortelles et des épidémies qui décimaient des populations entières. Et il est tout à fait normal et même louable de s’en féliciter. Mais la partie n’est pas gagnée pour autant.

En réalité, il existera toujours deux facteurs qui feront pencher l’équilibre de la maladie et de la santé dans un sens ou dans l’autre. La beauté de l’histoire est que nous avons le contrôle sur l’un et l’autre de ces facteurs.

Premier facteur: le patient

Le public a un rôle primordial à jouer en santé publique. S’il n’adopte pas un mode de vie sain et ne respecte pas les normes d’hygiène minimales requises, il forcera la balance à pencher du côté de la maladie. Les campagnes anti-vaccination ainsi que les doutes colportés contre les médicaments en général contribuent aussi à faire pencher la balance du côté de la maladie.

Quand une personne refuse de se protéger en se faisant vacciner ou en faisant vacciner ses enfants, elle met non seulement en jeu sa vie et celles de ses proches, mais représente une menace en santé publique. Il n’est pas normal qu’alors que des vaccins existent et sont disponibles certaines personnes refusent de faire vacciner leurs enfants. La résurgence de foyers épidémiques de rougeole, comme on le voit présentement, n’a aucune raison d’être acceptée.

La vaccination a éliminé complètement la variole de la surface de la Terre. Elle aurait pu, si tous les pays l’avaient adoptée, éliminer une autre maladie grave: la poliomyélite. Quant à la tuberculose, elle ne sévit qu’à des endroits où la promiscuité est grande et les mesures d’hygiène déficientes.

Quand le patient deviendra réellement un partenaire de sa santé, non seulement il favorisera sa propre santé, mais aussi il contribuera à l’amélioration de la santé publique.

Deuxième facteur: la recherche

La recherche demeure la seule garantie de pouvoir lutter efficacement contre les maladies présentes et futures. Ainsi, les antibiotiques ont longtemps été, et sont encore très efficaces contre les maladies infectieuses.

Mais les bactéries ne lâchent pas si facilement prise. Avec le temps, certaines bactéries peuvent développer des résistances aux antibiotiques. Qui plus est, on a découvert que ces bactéries résistantes peuvent partager leur «savoir-faire» avec d’autres bactéries augmentant ainsi les foyers de résistance.

Dans un article paru il y a quelques semaines, le Journal de Montréal rapportait que depuis cinq ans, 197 Québécois sont morts après avoir été infectés par l’une des bactéries résistantes surveillées par le ministère de la Santé (MSSS). Ce fléau pourrait devenir plus meurtrier que le cancer d’ici 2050.

Dans cette guerre sans fin entre l’homme et les microbes, notre seule arme efficace est la recherche scientifique. Elle vise deux objectifs: mieux connaître l’univers des microbes pour mieux se prévenir (recherche fondamentale) et développer de nouvelles armes (recherche appliquée et clinique) pour lutter contre les infections et les autres maladies.

S’asseoir sur ses lauriers et se contenter de bénéficier des avancées existantes n’est pas une option. Pour contrer les menaces, il faut encourager de toutes les façons possibles la recherche fondamentale et la recherche clinique en soutenant le mieux possible les médicaments novateurs.

En résumé, les deux clefs du succès: motiver le patient à devenir réellement partenaire de sa santé et favoriser la recherche et l’émergence de nouveaux médicaments.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-Vous ► 5 anecdotes surprenantes sur les jumeaux


On sait probablement les deux premières anecdotes sur les jumeaux alors que les 3 autres peut-être pas.
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5 anecdotes surprenantes sur les jumeaux

 

© thinkstock.

Charlotte Costenoble

« Jumeau »

Le terme « jumeau » désigne tous les individus ayant partagés le même utérus au cours d’une même gestation. Des sextuplés sont en fait 6 jumeaux. Dans le langage courant, on désigne « jumeaux », les enfants issus d’une double naissance.

Vrais et faux jumeaux… quelle différence?

Les jumeaux « dizygotes » ou « faux jumeaux » proviennent de 2 ovules fécondés par 2 spermatozoïdes différents. Les ressemblances (parenté génétique) sont les mêmes que celles présentes entre 2 enfants nés de 2 grossesses différentes. Les sexes peuvent donc être différents et les ressemblances physiques moins nettes qu’avec des jumeaux monozygotes.

Les jumeaux « monozygotes » ou « vrais jumeaux » sont issus d’un même ovule fécondé par un spermatozoïde. S’il y a deux bébés, c’est que pendant la première semaine de grossesse, l’œuf s’est divisé en 2, donnant naissance à 2 embryons. Ces 2 bébés partagent le même code génétique. Le sexe est donc toujours le même et les ressemblances physiques sont frappantes.

Etudes sur les jumeaux

Les jumeaux ont fait et font encore l’objet de nombreuses recherches. Cette science s’appelle la gémellologie. Les médecins étudient différents aspects des personnes issues de naissances gémellaires: médical, génétique, psychologique,…

Les « recherches » les plus tristement connues ont été pratiquées par Joseph Mengele dans les camps de concentration. Ces expériences « pseudo-médicales » ont entrainé la mort de nombreux couples de jumeaux.

La mère la plus prolifique

Le plus grand nombre d’enfants officiellement nés d’une même mère est de 69! Cette maman russe a accouché 27 fois dont 16 fois de jumeaux, 7 fois de triplés et 4 fois de quadruplés.

Le plus de générations consécutives de jumeaux

4! C’est le plus grand nombre de générations consécutives de jumeaux. Des grands-parents, des parents, des enfants et des petits-enfants…tous jumeaux! Trois familles partagent ce record : deux originaires de Grande-Bretagne et une originaire des Etats-Unis.

Petit exercice maintenant… pouvez-vous me citer un maximum de couples de jumeaux célèbres? Vivienne et Knox Pitt-Jolie, Gabriella et Jacques de Monaco, Romulus et Rémus, Igor et Grichka Bogdanoff, Robin et Maurice Gibb, Jamie et Cersei Lannister,…

http://www.7sur7.be/

Ce milliardaire a fait don de 99,9 % de sa fortune


Il y a des riches qui ont le coeur sur la main. Chuck Feeney fait parti d’un des rares milliardaires qui a partager presque toute sa fortune, il ne garde que 2 millions de dollars américains pour ses vieux jours.
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Ce milliardaire a fait don de 99,9 % de sa fortune

 

 

Source : The New York Times

Réchauffement climatique : des généticiens préparent une vache qui résistera aux climats plus chauds


Il est certain que nous allons devoir vivre avec les changements climatiques, mais ce n’est pas une raison pour autant, de baisser les efforts. Est-ce que jouer avec la génétique des vaches pour qu’elles puissent affronter des températures plus chaudes seraient une bonne idée ?
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Réchauffement climatique : des généticiens préparent une vache qui résistera aux climats plus chauds

 

Marie-Céline Jacquier
Journaliste

 

Des chercheurs de l’université de Floride ont reçu une bourse fédérale de 733.000 dollars pour mettre au point une vache génétiquement modifiée qui pourra s’adapter au réchauffement climatique. L’objectif est de conserver la qualité de la viande malgré les températures qui s’annoncent de plus en plus élevées dans l’avenir.

Et si au lieu de lutter contre le changement climatique, nous l’acceptions et cherchions des solutions pour vivre avec ? Ce raisonnement, des chercheurs américains ont décidé de le mettre en pratique en essayant de mettre au point des vaches génétiquement modifiées qui pourront résister au réchauffement climatique.

Plus de la moitié du bétail dans le monde vit déjà dans des environnements chauds et humides. Aux États-Unis, cela concerne 40 % des vaches, d’après Raluca Mateescu, qui travaille sur ce projet à l’UF/IFAS (University of Florida Institute of Food and Agricultural Sciences). La première étape de cette recherche consiste donc à étudier celles qui supportent le mieux la chaleur, ce qui est le cas de la Brangus, un croisement entre les races Angus et Brahmane.

Produire une viande de qualité malgré un climat chaud

Les chercheurs espèrent trouver comment la vache Brangus contrôle sa température corporelle pour vivre dans des climats chauds. Lorsqu’ils auront identifié des variants génétiques intéressants, ils pourront utiliser un outil d’édition génomique (CRISPR) pour transmettre cette propriété à d’autres races. Rappelons que CRISPR a déjà permis de créer des vaches transgéniques résistantes à la tuberculose.

Rachel Mateescu a expliqué à Digital Trends : « Le stress thermique est un des principaux facteurs limitant la production de protéines animales et affecte négativement la santé et le bien-être des bovins dans les régions subtropicales et tropicales, et son impact devrait augmenter considérablement en raison du changement climatique. D’où la nécessité de trouver des moyens de faire face au stress thermique pour améliorer la productivité de l’industrie du bétail des États-Unis et sécuriser les approvisionnements alimentaires mondiaux. »

http://www.futura-sciences.com

Pourquoi n’a-t-on jamais retrouvé les débris du vol MH370?


 

L’Australie, la Chine et la Malaisie cessent les recherches de l’avion MH370 de Malaysia Airlines disparu il y a 3 ans. Quelques débris ont certes été retrouvés, mais pas l’épave du Boeing 777 qui a fait les manchettes pendant plusieurs mois. Pourquoi ? Il semble avoir anguille sur roche sous ce mystère et les familles ne saurons jamais ce qui est arrivé aux disparus
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Pourquoi n’a-t-on jamais retrouvé les débris du vol MH370?

140411-N-VD564-025.jpg | COMSEVENTHFLT via Flickr CC License by

140411-N-VD564-025.jpg | COMSEVENTHFLT via Flickr CC License by

Repéré par Xavier Ridel

Les gouvernements australien, malaisien et chinois ont déclaré cette semaine qu’ils abandonnaient les recherches.

Qualifiés de «plus grand mystère de l’histoire de l’aviation civile», la disparition du vol MH370 le 8 mars 2014 n’a toujours pas été expliquée. L’avion transportait 239 personnes à son bord dont 152 Chinois et 50 habitants de Malais. Si des débris ont été retrouvés et aperçus ça et là –notamment à Madagascar et au large de La Réunion, les autorités australiennes, chinoises et malaisiennes ont décidé il y a peu de mettre un terme aux recherches. Trois ans après, le communiqué émanant des trois gouvernements précise ainsi ce mardi 17 janvier:

«le dernier navire a quitté la zone de recherches aujourd’hui». Darren Chester, le ministre des Transports australien, déclarait mercredi lors d’une conférence de presse, soulignant le manque d’informations:

«Cette mission a mobilisé la pointe de la technologie et de la science, et testé les limites de la volonté humaine.»

Une carcasse pratiquement impossible à localiser

Malgré tout, ces trois ans de recherches intenses n’ont toujours pas apporté de réponses précises, résume aujourd’hui le Guardian dans un long article sur l’enquête. Le lieu où s’est écrasé l’avion n’a d’abord toujours pas été déterminé. Il dépend du moment où le Boeing-777 a dévié de sa trajectoire d’origine, qui le menait au départ de Kuala Lumpur à Pékin. Ses radars se sont éteints avant qu’il se dirige subitement vers le Sud; sans que personne ne sache pourquoi. Tout dépend du trajet de l’avion entre 2h22 et 2h40 du matin, heure locale. Alors que les recherches étaient initialement prévues dans un périmètre de 60.000 m2, les autorités des trois pays concernés avaient annoncé, en avril 2015, que le périmètre de cette zone allait être doublé. Jusqu’à ce que Greg Hood, membre de l’Australian Transport Safety Bureau (ATSB), ne déclare lors de la conférence de presse mercredi:

«Cela a été la plus large et la plus difficile opération de recherche sous-marine de l’histoire, nous avons désormais de fortes raisons de penser que l’avion n’est pas dans le périmètre que nous avons couvert.»

Zone(s) de recherche et de trouvaille des débris. Source : Wikipédia

La zone de recherches avait au départ été dessinée par l’ATSB, qui se fondait sur une «théorie du vol plané» («glide theory» en anglais). Celle-ci stipule notamment qu’en cas de crash et avec un pilote aux commandes, l’avion plane sur une distance d’environ 160 kilomètres, avant de se poser en amerrissage forcé. Chose qui a été dès le début réfutée par les données du satellite d’Inmarsat, qui montre que le Boeing-777 chutait de façon très abrupte au moment de sa disparition; à plus de 76 mètres par seconde. L’affirmation a été acceptée par l’ATSB l’année dernière, ce qui explique l’élargissement de la zone de recherche.

De son coté, Richard Godfrey, un ingénieur aéronautique, affirme au Guardian qu’il aurait «donné un million de dollars» pour chercher au nord de la zone initiale. Une demande relayée par l’association dont il fait partie, l’Independent Group (IG), qui réunit une vingtaine de pilotes et de scientifiques du monde entier.

Le rôle de la Malaisie

Le manque de transparence et de motivation de la Malaisie est aussi avancé pour expliquer l’absence d’avancée dans les recherches. En effet, la police du pays a gardé secret un rapport d’un millier de pages sur le cas de l’avion, avant que ce dernier ne fuite et soit transmis à l’IG. De son coté, le gouvernement, soulignant le fait que le MH370 était enregistré sur son territoire, a également souhaité avoir la main mise sur les recherches et l’analyse des débris, au détriment de l’Australie.

En 2014, tandis que le chef des forces aériennes du pays avait présenté un graphique montrant que le Boeing avait dévié de sa course, le gouvernement n’y a fait aucune référence, ni ne l’a partagé avec l’ATSB. Don Thompson, membre de l’IG qualifie le comportement de la Malaisie comme étant «incroyablement dur»; avant d’ajouter:

«Il est impossible de comprendre pourquoi la Malaisie refuse d’être plus transparent à ce sujet.»

Dans une enquête effectuée par l’un de ses journalistes, Jeff Wise, le New York Times dévoilait d’autre part en juillet 2016 que le capitaine de bord Zaharie Ahmad avait repéré une route allant vers le sud de l’océan indien depuis son simulateur de vol. Godfrey affirme à ce propos:

«Ce n’est, de mon point de vue, pas le genre de simulation que les gens font tous les jours.»

Et affirme que cette découverte apporte d’«énormes preuves» permettant d’accréditer la thèse selon laquelle l’avion se trouve bien au nord de la zone de recherche. D’après lui –un point de vue qui n’est cependant pas partagé par tous les membres de l’IG– le pilote s’est suicidé; ce qui aurait de larges conséquences pour les indemnités de la Malaysian Airlines pour lesquelles se battent les familles des victimes –les affaires présentées devant la justice à Kuala Lumpur et et en Australie sont pour l’instant dans une impasse car la compagnie refuse de transmettre les informations de vol, les dossiers médicaux de l’équipage et d’autres documents.

Qui croire?

Jeff Wise brandit également depuis deux mois sa conviction que le MH370 est au Kazakhstan, après avoir été détourné sur ordre de Poutine. Après s’être fait radier de l’IG, il accuse également Gibson, l’explorateur qui a découvert de nouveaux débris de l’avion, d’avoir tout inventé; pour flatter les Russes:

«Il y a tant de désinformation, jaillissant d’un peu partout… C’est une tâche presque impossible pour quiconque ne se trouve pas dans le trou noir. Je n’attends pas de vous que vous me croyiez, je n’ai moi-même confiance en personne. Mais je continuerai à dire que l’avion ne se trouve pas là.»

Dan Thompson, de l’Indepent Group, considère lui que l’un des plus grands freins aux avancées est le manque d’intérêt, car l’affaire commence à dater.

«Mais il y a 1000 à 15000 personnes qui se réveillent chaque matin face à cette réalité: “Mon mari, mon père, ma sœur, mon frère n’est toujours pas rentré à la maison, et je ne sais pas où ils sont”.»

http://www.slate.fr/

Le curcuma, remède miracle, «super épice» ou arnaque?


On entend souvent que des aliments, des épices auraient un effet miracle sur centaines maladie. Mais est-ce vraiment le cas. C’est ce qui semble arriver pour le curcuma qui pourrait avoir un impact sur l’Alzheimer, le cancer, et bien d’autres maladies
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Le curcuma, remède miracle, «super épice» ou arnaque?

 

Le curcuma, remède miracle, «super épice» ou arnaque?

Les vertus du curcuma restent à prouver.Photo Fotolia

Dominic D. Matthews

 

Face à une panoplie de recherches qui attribuent toutes sortes de bienfaits au curcuma, une équipe de scientifiques a voulu mettre les points sur les I en conduisant une étude critique sur la célèbre épice originaire du sud de l’Asie.

Leur verdict: malgré qu’ils n’excluent pas entièrement la possibilité que le curcuma puisse avoir des effets bénéfiques pour la santé humaine, ils notent qu’aucune étude clinique publiée à ce jour n’a pu démontrer l’efficacité thérapeutique de la curcumine (composé du curcuma le plus fréquemment étudié).

Publiée dans le Journal of Medicinal Chemistry, leur analyse conclut «qu’aucune étude randomisée en double aveugle contrôlée par placebo n’a été fructueuse», malgré plus de 120 essais pour différentes maladies.

Plus de 15 000 articles font état des effets biologiques de la curcumine, avec près de 50 nouveaux écrits par semaine. À travers tout cela, le curcuma se voit attribuer des vertus thérapeutiques contre l’Alzheimer, le cancer, la dysfonction érectile, la calvitie, et plus encore.

«Beaucoup d’effort et d’argent ont été gaspillés sur la recherche sur la curcumine», a affirmé au magazine Nature Gunda Georg, la corédactrice en chef du journal qui a publié l’étude.

Les interactions chimiques de la curcumine pourraient mener plusieurs scientifiques dans un cul-de-sac, ce qui expliquerait en partie l’engouement exceptionnel entourant cette molécule dans la recherche médicale.

En effet, la curcumine fait partie de ces composés que les chimistes appellent PAINs («pan assay interference compounds» ou «composés qui interfèrent avec les essais»). Dans des tests couramment utilisés pour identifier des substances prometteuses pour traiter des maladies, ces molécules peuvent donner l’impression d’interagir avec un élément – par exemple une protéine responsable d’une maladie – alors qu’il n’en est rien.

Ces composés créent donc de faux signaux qui peuvent laisser présumer d’un effet thérapeutique potentiel. La recherche s’emballe alors et dans le cas du curcuma, seulement aux États-Unis, 150 millions $ US de deniers publics ont été utilisés pour financer celle-ci depuis 1995.

Alors est-ce qu’on arrêtera de jeter de l’argent dans ce «trou noir» de la recherche que représente la curcumine?

«Les gens qui devraient lire [cette étude] ne le feront probablement pas», a affirmé Michael Walters, auteur principal de l’étude, au magazine Nature.

http://fr.canoe.ca/

Pokémon Go en tête des recherches mondiales sur Google en 2016


Google a fait sa liste des tendances des recherches et Facebook sa liste des sujets le plus discuté en 2016.
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Pokémon Go en tête des recherches mondiales sur Google en 2016

 

Le jeu mobile Pokémon Go a été la requête la plus populaire cette année à l’échelle mondiale sur le moteur de recherche en ligne de Google, selon un classement publié mercredi par le géant américain d’internet.

Il est suivi par l’iPhone 7 d’Apple, sorti en septembre, puis par Donald Trump, qui a remporté l’élection présidentielle américaine en novembre, et par le chanteur Prince, décédé en avril.

Donald Trump arrive également en tête du classement des personnalités les plus recherchées sur Google, devant sa rivale démocrate Hillary Clinton.

Pour ce qui est des sujets d’actualité ayant intéressé les internautes, la présidentielle américaine arrive en tête des recherches, suivie par les jeux Olympiques et par le Brexit.

Google publie cette liste des tendances mondiales tous les ans, de même que des listes par pays résumant les grands centres d’intérêt des internautes.

En France, Pokémon Go était arrivé cette année en deuxième place parmi les sujets d’actualités les plus recherchés, derrière l’Euro de football et devant le Tour de France, les jeux Olympiques et l’élection présidentielle américaine.

Sur le réseau social Facebook, qui avait publié sa propre liste début décembre, l’élection présidentielle américaine et la politique brésilienne étaient ressortis comme les sujets les plus discutés en 2016 à l’échelle de la planète. Pokémon Go pointait en troisième position.

http://www.lepoint.fr/

Des momies pour étudier le cancer


Pour comprendre l’histoire des maladies comme le cancer, il faut chercher dans le passé. Avec les momies égyptiennes, c’est l’idéal, sauf qu’il faut aussi reconnaitre un cancer momifié. Cette bioarchéologiste a été assez futée …
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Des momies pour étudier le cancer

(Agence Science-Presse) Une chercheuse a créé des momies pour étudier le cancer. La revue Science raconte son aventure.

Les Égyptiens de l’Antiquité souffraient des mêmes maladies que nous, y compris du cancer. Leurs corps momifiés constituent des témoins cruciaux de l’histoire de ces maladies.

Pour en savoir plus sur l’origine du cancer, une doctorante en bioarchéologie à l’université de Western Ontario a voulu étudier les tumeurs des momies égyptiennes. Problème : on ne sait pas à quoi ressemble une tumeur momifiée.

Jennifer Willoughby a donc dûréaliser elle-même des momies. Un laboratoire de cancérologie lui a fourni des souris récemment décédées, dont la plupart avaient des tumeurs. Elle a enterré une partie de ces corps dans le sable chaud, à la manière des dépouilles naturellement conservées dans des environnements arides. Pour les autres, elle a respecté la technique d’embaumement égyptienne à la lettre : extraction des organes internes, à l’exception du cerveau, trop difficile à faire passer par le museau ; remplissage de l’abdomen et recouvrement du corps par du natron, une solution de soude naturelle que les Égyptiens utilisaient pour déshydrater les momies ; après 50 jours de séchage, elle a plongé ces souris dans la résine de pin et les a enveloppées dans des bandelettes en lin imbibées de cire d’abeille. Jennifer Willoughby a même poussé le rituel jusqu’à oindre les momies avec de l’encens et de la myrrhe, puis réciter une prière « à l’égyptienne ».

Présentant ses résultats au dernier Congrès mondial de recherches sur les momies, qui se tenait à Lima, au Pérou, elle a montré que, même après la momification, les tumeurs apparaissaient clairement aux rayons X. Cette nouvelle information pourrait pousser les cancérologues à se ruer dans les départements d’égyptologie pour examiner chaque momie à la recherche de tumeurs.

– Matthieu Fannière

http://www.sciencepresse.qc.ca/

Les États-Unis entrouvrent la porte aux embryons mêlant cellules humaines et animales


Je n’ai peut-être l’esprit ouvert pour ce genre de recherches que les États-Unis pourraient accepter d’ici quelques jours, mais de quel droit, nous pouvons jouer à ce point avec les embryons entre les humains et les animaux. Jusqu’à ou l’homme pourrait aller dans ce genre de recherche
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Les États-Unis entrouvrent la porte aux embryons mêlant cellules humaines et animales

 

Le gouvernement américain pourrait bientôt débloquer des fonds pour financer la recherche associant des cellules souches humaines à des embryons animaux, une perspective qui soulève une multitude de questions éthiques et scientifiques.

Le nom lui-même rappelle les plus grandes histoires de la mythologie, aux accents de science-fiction: c’est par le mot « chimère » que l’on désigne ces embryons animaux hybrides, comportant des cellules souches humaines.

Ils ouvrent d’immenses perspectives médicales, depuis le traitement de maladies dégénératives jusqu’à la création d’organes destinés à des greffes… mais suscitent aussi des questions si profondes que les Instituts américains de santé (NIH), qui dépendent du ministère de la Santé, avaient placé il y a un an un moratoire sur ce type de travaux.

Après avoir consulté chercheurs, biologistes et spécialistes du bien-être des animaux, le NIH se propose de lever ce moratoire, ouvrant la porte au financement public de ce type de recherches.

Seraient alors autorisées les expériences « où des cellules humaines pourraient apporter soit une contribution substantielle soit une modification fonctionnelle substantielle au cerveau de l’animal », selon un communiqué publié jeudi.

Le NIH a ouvert une période de 30 jours pour que spécialistes et grand public soumettent leurs commentaires en ligne. Après cette période, l’organisme décidera ou pas de lever le moratoire.

Les rencontres conduites depuis un an « ont démontré que bien que créer des modèles chimériques comporte des défis importants, il existe un intérêt et un potentiel évident derrière l’idée de produire des modèles animaux avec des tissus humains ou des organes permettant d’étudier le développement humain, les pathologies et les greffes d’organes », explique le NIH dans sa demande de commentaires au public.

La recherche mêlant cellules humaines et animales n’est pas nouvelle. Depuis des décennies, les scientifiques greffent ainsi des tumeurs humaines sur des souris, et des valves cardiaques provenant de porcs sont fréquemment utilisées chez des patients.

Mais ce nouveau projet ne laisse personne indifférent.

« Imaginons que nous ayons des cochons dotés de cerveaux humains et qu’ils se demandent pourquoi on conduit des expériences sur eux. Ou que nous ayons des corps humains dotés de cerveaux animaux et que nous nous disions alors +et bien, ils ne sont pas vraiment humains, nous pouvons les soumettre à des expériences et y cultiver des organes », avance Stuart Newman, chercheur au New York Medical College.

Questions morales

Même si la proposition du NIH n’implique pas pour l’instant de travailler à la création d’animaux dotés de cerveaux humains complets, « nous n’avons pas de lois dans ce pays permettant de l’empêcher », proclame-t-il.

« J’envisage des scénarios extrêmes mais le simple fait de créer ces embryons chimériques était considéré comme un scénario extrême il y a encore 15 ou 20 ans », dit-il à l’AFP.

C’est justement il y a déjà près de 20 ans que Stuart Newman avait déposé une demande de brevet sur une chimère humaine-animale, non pas parce qu’il comptait en créer une mais parce qu’il voulait attirer l’attention sur ses dangers potentiels.

Il avait donc pris comme une victoire le rejet de sa demande par le bureau américain des brevets en 2005. Mais il craint désormais de ne pas avoir été entendu.

« On s’habitue peu à peu aux choses ».

Tout en reconnaissant les dangers potentiels, d’autres mettent en avant les immenses perspectives que ces travaux ouvriraient pour l’homme.

« En ce qui concerne la recherche sur la schizophrénie ou Alzheimer et la dépression, nous ne pouvons pas étudier les cellules du cerveau d’humains souffrant de ces maladies car nous ne pouvons pas ouvrir les cerveaux de personnes encore vivantes », remarque Robert Klitzman, directeur de programme sur la bioéthique de l’université de Columbia.

L’initiative du NIH est donc un « grand pas dans la bonne direction » recelant « l’immense potentiel d’aider des millions de personnes ».

Mais il est essentiel que des spécialistes de l’éthique participent au comité de pilotage des NIH, estime-t-il également.

« Nous ne voulons pas d’une souris ou d’un chimpanzé qui disposerait tout à coup de qualités de type humaines, car cela poserait des questions morales ».

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Demain, une médecine sexuellement différenciée ?


Les traitements médicaux sont généralement unisexes, pourtant, il y a une grande différence entre homme et femme même en santé En France, l’Académie de médecine dénonce le fait que les recherches ne sont pas assez représentatives pour les femmes qui en résultent à des traitements souvent inadéquats
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Demain, une médecine sexuellement différenciée ?

 

Les hommes et les femmes réagissent différemment aux maladies comme aux traitements et ne devraient donc pas être traités de la même manière. ©Mood Board / Rex Featur/REX/SIPA

Les hommes et les femmes réagissent différemment aux maladies comme aux traitements et ne devraient donc pas être traités de la même manière. ©Mood Board / Rex Featur/REX/SIPA

Par Sylvie Riou-Milliot

L’Académie française de médecine plaide pour des soins adaptés au sexe, estimant que les différences biologiques entre hommes et femmes ne sont pas assez prises en compte.

MOBILISATION. Non, une femme et un homme, ce n’est définitivement pas pareil. Et ces différences biologiques devraient être mieux prises en considération afin de répondre aux besoins de santé des un(e)s et des autres. Pour la première fois en France, une institution de santé, l’Académie de médecine, alerte sur cette question. Une mobilisation qui n’a pas été accueillie sans vagues dans une institution qui ne compte que quelques rares titulaires femmes…

Car, oui, les hommes et les femmes réagissent différemment et ne devraient donc pas être traités de la même manière. Aujourd’hui, celles-ci restent non seulement sous-représentées dans les essais cliniques mais les mécanismes physiopathologiques des affections sont différents. Résultat, une même pathologie peut s’exprimer avec des symptômes très différents. Exemple avec l’infarctus du myocarde (voir encadré).

Et l’Académie d’insister sur la différence d’approche de l’Hexagone par rapport à d’autres pays. Par exemple outre-Rhin, où à l’hôpital universitaire de la Charité de Berlin depuis bientôt dix ans, l’institut de Gender in Medicine (GIM) intègre systématiquement cette médecine sexuée au cours de colloques, dans son programme d’études médicales avec un module de formation destiné aux étudiants de troisième cycle et aussi dans la formation médicale continue. La plate-forme est gratuite (en anglais ). De plus, une base de données est aussi en cours d’élaboration incluant des spécialités comme la cardiologie, la neurologie ou l’endocrinologie.

Une différence de prise en charge préjudiciable pour la santé publique

Pour l’Académie de médecine, c’est un exemple à suivre, et il y a même urgence car ces différences de prise en charge entre hommes et femmes risquent d’être préjudiciables pour la santé publique en France.

« Dès la conception, l’embryon mâle ne se comporte pas de la même manière que l’embryon femelle, détaille le Pr Claudine Junien, professeur émérite de génétique médicale et membre de l’académie. La vision actuelle de la différenciation sexuelle est obsolète et il est temps d’évoluer. Pour cela, il faut en finir avec la recherche unisexe, comprendre les différences de physiopathologie des maladies, mettre au point des outils diagnostiques adaptés et bien sûr former les futurs médecins à ces spécificités. »

C’est pourquoi, dans l’intérêt de toutes et de tous et afin que cette médecine différenciée entre dans les mœurs, l’académie plaide pour une révision des principes de la recherche fondamentale et clinique, appelle à des études qui tiennent compte du sexe, de fournir des efforts d’information et de pédagogie, tant auprès du public que des médecins, pour que cette médecine différenciée entre dans les mœurs. Pas mal de travail reste à fournir quand on sait que les plaintes émanant des femmes sont plus souvent banalisées que celles des hommes.

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XX et XY, pas égaux devant un infarctus

Hommes et femmes ne sont pas égaux devant l’infarctus du myocarde. Quelques différences :

Les symptômes sont plus discrets chez la femme et mal connus, tant par les femmes que par les médecins. La « grande » douleur qui serre la poitrine en étau, les sueurs, les irradiations dans le bras, la mâchoire, autant de signes XY. Chez les femmes, l’infarctus se traduit souvent de manière beaucoup plus discrète : un essoufflement, une douleur plutôt dorsale, des palpitations ou encore une fatigue inhabituelle, des troubles du sommeil.

– Ils sont diagnostiqués plus vite chez l’homme.

La mortalité par infarctus a davantage diminué chez les hommes que chez les femmes.

Les femmes sont moins bien prises en charge.

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