Une espèce menaçante fait son apparition dans les eaux de la Nouvelle-Écosse


Une méduse appelée : la galère portugaise a été vue en Nouvelle-Écosse au Canada. Généralement, cette méduse ne vient pas dans les eaux nordiques. Est-ce que c’est le réchauffement des eaux et les changements climatiques qui sont les causes de sa présence ? Il faut savoir que cet animal marin est joli à regarder, mais le toucher pourrait être dangereux
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Une espèce menaçante fait son apparition dans les eaux de la Nouvelle-Écosse

 

La galère portugaise est majoritairement transparente avec des... (Photo fournie par commons.wikimedia.org)

 

La galère portugaise est majoritairement transparente avec des éclats de teintes rosées, bleutées et violettes. Si son corps peut avoir la grosseur d’une main, sous l’eau ses tentacules peuvent atteindre neuf mètres de longueur.

PHOTO FOURNIE PAR COMMONS.WIKIMEDIA.ORG

 

ALISON AULD
La Presse Canadienne
Halifax

 

Des visiteurs indésirables plutôt gélatineux ont fait leur apparition dans les eaux de la Nouvelle-Écosse, suscitant des craintes auprès des baigneurs qui disent avoir aperçu ce qui ressemble un peu à une méduse, mais qui est en fait la galère portugaise, une espèce qui peut être létale.

Bethany Nordstrom, une étudiante en biologie à l’Université de Dalhousie, effectue une recherche sur les méduses. Elle a affirmé mardi qu’elle a recensé cinq cas confirmés de ces apparitions inusitées depuis le début de l’été, soulevant bien des questions sur la présence inhabituelle de cette espèce dans les eaux nordiques.

Elle explique que la galère portugaise préfère les eaux tropicales ou subtropicales. Elles se trouvent rarement dans nos eaux à moins d’avoir été transportées par les vagues et les courants lors de tempêtes.

La galère portugaise est majoritairement transparente avec des éclats de teintes rosées, bleutées et violettes. Si son corps peut avoir la grosseur d’une main, sous l’eau ses tentacules peuvent atteindre neuf mètres de longueur.

Elle a fait une analogie avec un iceberg puisque le danger se trouve sous la surface de l’eau. Si l’espèce est de toute beauté en apparence, il faut s’en méfier puisque ses tentacules sont venimeux.

Cette espèce a déjà été aperçue auparavant dans la baie de Fundy et au large des côtes de la Nouvelle-Écosse, mais pas en nombre aussi important que cet été.

Selon Mme Nordstrom, des vacanciers en ont découvert sur la plage Crystal Crescent, près d’Halifax.

La recherche de Bethany Nordstrom s’est donc élargie puisque celle-ci tente maintenant de déterminer si les changements climatiques et le réchauffement de l’eau peuvent avoir des impacts sur cette espèce ainsi que sur les méduses.

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Baisse de 2 % de la quantité d’oxygène dans les océans


Il est clair que les changements climatiques apportent des changements qui seront difficiles à surmonter et pire si des gestes concrets ne sont pas faits au plus vite. Les coins du monde que l’on croyait plus résistants s’essoufflent beaucoup plus vite que prévu
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Baisse de 2 % de la quantité d’oxygène dans les océans

 

Photo : iStock

Le volume global d’oxygène dans les océans a baissé de plus de 2 % depuis 1960, montre une étude allemande. La situation est encore plus préoccupante en Arctique.

Radio-Canada avec Agence France-Presse

Les chercheurs du Centre Geomar Helmholtz de Kiel pour la recherche océanique expliquent qu’il existe de grandes variations du volume d’oxygène selon les différents bassins océaniques et les différentes profondeurs.

En outre, le volume de l’eau océanique entièrement dépourvue d’oxygène a plus que quadruplé durant la même période.

Cette réalité pourrait avoir de graves conséquences sur les écosystèmes marins, notent Sunke Schmidtko, Lothar Stramma et Martin Visbeck, les auteurs des travaux publiés dans la revue Nature.

Les modèles actuels prévoient une baisse de 1 % à 7 % de l’oxygène dissous dans les océans d’ici à 2100, provoquée par une diminution de la solubilité de l’oxygène à cause du réchauffement des eaux et par une moindre ventilation des eaux profondes.

Une telle baisse de la quantité d’oxygène dans les océans pourrait affecter les cycles nutritifs et l’habitat marin, avec des conséquences potentiellement néfastes pour la pêche et les activités économiques côtières. Auteurs de l’étude

Ces travaux portent sur des périodes plus courtes ou des zones plus limitées que les autres études menées à ce jour. Ils couvrent l’intégralité de la colonne d’eau de l’ensemble des océans pendant cinquante ans (1960-2010).

Les chercheurs ont observé la baisse des niveaux d’oxygène pour l’ensemble des océans et pour cinq des dix régions océaniques étudiées : l’Arctique, l’Atlantique équatorial, l’Atlantique Sud, le Pacifique Nord et l’océan Austral.

L’océan Arctique ne représente qu’environ 1,2 % du volume total des océans, mais représente 7,6 % de la baisse d’oxygène globale.

C’est peut-être une indication supplémentaire du fait que l’océan Arctique change beaucoup plus rapidement que n’importe quelle autre partie des océans, en réaction au réchauffement provoqué par les gaz à effet de serre. Denis Gilbert, de l’Institut Maurice-Lamontagne à Mont-Joli

Le chercheur québécois Denis Gilbert explique dans un commentaire accompagnant l’article qu’une baisse de 2 % de l’oxygène dans les océans semble peu importante, mais les conséquences sur les écosystèmes marins pourraient être graves dans les zones océaniques où le niveau de l’oxygène est déjà bas.

« Des seuils critiques pour la survie pourraient être franchis », explique M. Gilbert.

D’autres facteurs de stress associés au réchauffement global, comme l’augmentation du CO2 et des eaux plus chaudes, peuvent aussi s’ajouter au niveau d’oxygène plus bas, et créer les effets cumulés sur la vie marine qui peuvent même être pires.

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Hécatombe d’espèces marines au Chili


Cette région vit depuis un certain temps des espèces marines qui meurent dues à la marée rouge, au réchauffement des eaux qui seraient du en grande partie a El Niño. Il se peut aussi que viennent s’ajouter d’autres causes qui font que ces animaux marins s’échouent sur les plages en masse
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Hécatombe d’espèces marines au Chili

 

Pour les autorités, le décès massif de machas... (PHOTO ALVARO VIDAL, AFP)

Pour les autorités, le décès massif de machas est dû à la présence, dans cette zone, de la «marée rouge», liée à la multiplication d’algues.

PHOTO ALVARO VIDAL, AFP

GIOVANNA FLEITAS
Agence France-Presse
SANTIAGO DU CHILI

Des saumons et sardines asphyxiés, un échouage massif de baleines : les plages chiliennes ont été ces derniers mois le théâtre d’un bien triste spectacle, sans doute dû au phénomène climatique El Niño, qui réchauffe la mer.

Le premier signal d’alarme est venu l’an dernier, quand plus de 330 baleines ont été retrouvées mortes dans un fjord isolé de la Patagonie, à l’extrême sud du pays.

L’épisode, qui pourrait être l’un des plus grands échouages de cétacés jamais constatés, a surpris la communauté scientifique internationale.

Mais il n’est pas resté un incident isolé : début 2016, une prolifération anormale de microalgues dans la région de Los Lagos (sud) a tué par asphyxie 40 000 tonnes de saumon, soit 12 % de la production annuelle du pays, numéro deux mondial du secteur.

Quatre mois plus tard, ce sont 8000 tonnes de sardines mortes qui ont été découvertes à l’embouchure du fleuve Queule, dans la région de La Araucania (sud).

Et la semaine dernière, des dizaines de milliers de machas, coquillage typique du Chili, ont connu le même sort près de l’île de Chiloé, dans la région de Los Lagos, nouvel indice d’un océan perturbé.

Pour les autorités, le décès massif de machas est dû à la présence, dans cette zone, de la «marée rouge», liée à la multiplication d’algues. Par précaution, elles ont interdit l’extraction de fruits de mer dans toute la région, privant de travail des milliers de pêcheurs.

«Tous les ans, nous avons des marées rouges dans la partie australe du Chili, mais cette fois la marée a avancé plus vers le nord, affectant ces populations de mollusques qui n’y avaient jamais été exposés auparavant», explique à l’AFP Jorge Navarro, expert du Centre de recherche en écosystèmes marins en haute altitude (IDEAL).

Durant l’été austral (décembre-février), des milliers de calamars géants ont eux aussi échoué sur le littoral de l’île de Santa Maria, tandis que de nombreuses plages de la côte centrale ont dû être fermées au public face à la présence massive d’une méduse appelée «galère portugaise».

El Niño, principal suspect

Pour les scientifiques, derrière la majorité de ces épisodes étranges se trouve le phénomène météorologique El Niño, qui touche l’Amérique latine depuis environ un an.

Il provoque, entre autres, un réchauffement des eaux de l’océan Pacifique, propice à la prolifération d’algues consommant l’oxygène des poissons ou entraînant une forte concentration en toxines comme dans le cas de la marée rouge.

Le Chili, avec ses plus de 4000 kilomètres de côtes, a l’habitude d’être confronté à El Niño, qui survient tous les quatre à sept ans en moyenne, mais cette fois le phénomène est plus violent.

«Nous supposons qu’un facteur commun à tous ces cas de mortalité survenus tant chez les saumons d’élevage dans le sud du Chili que chez les poissons des côtés (les sardines principalement) est l’actuel phénomène d’El Niño, l’un des plus intenses de ces 65 dernières années», a indiqué à l’AFP un panel d’experts de l’Institut de la pêche du Chili (IFOP).

«L’océan chilien est bousculé et changeant, il y a eu une série d’événements montrant la présence d’un « Niño » aux manifestations assez diverses», renchérit Sergio Palma, docteur en océanographie de l’Université catholique de Valparaiso.

Mais les scientifiques citent aussi d’autres facteurs.

Laura Farias, océanographe de l’Université de Concepcion, soupçonne le développement croissant de la pêche dans la zone d’avoir entraîné les morts de saumons et coquillages.

«Il y a des études qui indiquent qu’en Patagonie, la plus forte fréquence de « bloom » (prolifération d’algues, NDLR) toxique pourrait être une conséquence de l’aquaculture», explique-t-elle, assurant qu’«il n’y a pas de phénomène écologique, océanographie ou climatique» reliant tous ces incidents.

Alors qu’El Niño semble perdre en intensité, permettant aux eaux chiliennes de retrouver peu à peu leur température normale, le pays se rend compte qu’il doit mieux étudier son océan à l’avenir.

«Le Chili manque encore d’information sur la mer», souligne Valesca Montes, spécialiste de la pêche au sein de l’organisation WWF Chili.

Selon elle, «il faut investir dans l’information océanographique, afin d’être capables de prédire certains événements» et mieux se préparer aux effets du changement climatique.

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