Les femmes sont moins susceptibles de recevoir des manoeuvres de réanimation


Les gens sont moins de secourir une femme dans un lieu public en arrêt cardiaque en pratiquant le RCR qu’à la maison en comparaison aux hommes. Une question de pudeur ? Peur de lui faire mal ?
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Les femmes sont moins susceptibles de recevoir des manoeuvres de réanimation

Seulement 39 % des femmes terrassées par un arrêt... (Courtoisie, Fondation ACT)

Seulement 39 % des femmes terrassées par un arrêt cardiaque dans un endroit public ont profité de manoeuvres de réanimation cardiorespiratoire (RCR), comparativement à 45 % pour les hommes.

COURTOISIE, FONDATION ACT

MARILYNN MARCHIONE

Associated Press

Anaheim

Un passant est moins susceptible de pratiquer des manoeuvres de réanimation sur une femme que sur un homme, et la victime est donc plus susceptible de mourir, possiblement en raison des hésitations à toucher une femme dans la région de la poitrine, indique une nouvelle étude.

Seulement 39 % des femmes terrassées par un arrêt cardiaque dans un endroit public ont profité de manoeuvres de réanimation cardiorespiratoire (RCR), comparativement à 45 % pour les hommes. Les chances de survie des hommes étaient supérieures de 23 % à celles des femmes.

Ces conclusions sont tirées de l’examen de quelque 20 000 incidents à travers les États-Unis. Cette étude est la première à se pencher sur la différence entre les hommes et les femmes au chapitre de l’aide reçue d’un passant, comparativement à l’aide des premiers répondants.

L’auteure de l’étude, Audrey Blewer de l’Université de la Pennsylvanie, a expliqué qu’il peut être «intimidant» de pousser «fort et vite» en plein centre de la poitrine d’une femme, et que certains secouristes pourront craindre «de lui faire mal».

Les secouristes pourront aussi hésiter à déplacer les vêtements d’une femme pour obtenir un meilleur accès, ou à toucher ses seins pour pratiquer la RCR, mais des manoeuvres effectuées correctement «n’impliquent pas cela», a assuré un autre auteur de l’étude, le docteur Benjamin Abella, puisque les mains sont normalement placées sur le sternum, au centre de la poitrine et entre les seins.

Cette étude a été présentée dimanche lors d’une conférence de la Société américaine du coeur.

Plus de 350 000 Américains sont victimes chaque année d’un arrêt cardiaque ailleurs qu’à l’hôpital. Environ 90 % des victimes meurent, mais la RCR peut doubler ou tripler les chances de survie.

Aucune différence n’a été constatée entre les hommes et les femmes en ce qui a trait à la RCR pratiquée à la maison, un environnement dans lequel le secouriste est plus susceptible de connaître la victime.

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Arrêt cardiaque: 38 minutes de RCR augmentent les chances de survie


Ce serait une très bonne idée de mettre des vidéos éducatives en situation d’urgence comme le RCR dans les endroits publics, comme dans les centres d’achats, dans les endroits où il faut attendre notre tour
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Arrêt cardiaque: 38 minutes de RCR augmentent les chances de survie

 

Photos.com

La Presse Canadienne

Au moins 38 minutes de réanimation cardiorespiratoire (RCR) peuvent augmenter les chances de survie d’une victime d’arrêt cardiaque, démontre une étude présentée à un congrès de l’American Heart Association.

Une réanimation d’une aussi longue durée augmenterait aussi les chances de voir la victime échapper à toute séquelle neurologique.

Environ 80% des arrêts cardiaques – soit quelque 288 000 personnes – se produisent à l’extérieur de l’hôpital chaque année, et moins de 10 pour cent des victimes survivent.

Des chercheurs japonais ont déterminé que chez les victimes qui s’en tirent avec peu ou pas de séquelles, 13 minutes s’écoulent entre l’arrêt cardiaque et le moment où la circulation spontanée est rétablie. En revanche, ce sont 21 minutes qui s’écoulent chez les patients qui survivent avec des séquelles plus lourdes.

Les chercheurs ajoutent que les chances de survivre à un arrêt cardiaque sans dommages neurologiques graves chutent de 5 pour cent pour chaque tranche de 60 secondes qui s’écoule avant le retour de la circulation spontanée. Ils en viennent à la conclusion que 38 minutes de RCR sont souhaitables et conseillent aux témoins de poursuivre la réanimation jusqu’à l’arrivée des premiers secours.

Par ailleurs, une autre étude présentée lors du même congrès a démontré qu’une formation vidéo d’une seule minute présentée aux clients d’un centre commercial aide à sauver des vies en cas d’urgence.

Un groupe de 48 adultes a regardé la vidéo pendant que 47 autres patientaient pendant une minute. Les deux groupes ont ensuite été mis en présence d’un mannequin qui simulait la victime ayant eu un malaise. Les membres du premier groupe ont composé le 911 plus souvent, ont débuté le massage cardiaque plus rapidement et l’ont effectué plus efficacement, et ont passé moins de temps à ne rien faire.

L’auteur principal de l’étude a estimé qu’il pourrait être pertinent de diffuser de telles vidéos éducatives dans les endroits publics.

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Secourisme animalier Des cours de «bouche-à-museau» canin


Les temps ont changé, aujourd’hui, on se préoccupe un peu plus de la sécurité de nos animaux domestiques. Si un animal est en situation de détresse, savoir quoi faire n’est pas évident .. Maintenant, des cours de secourismes  animalier sont offert
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Secourisme animalier

Des cours de «bouche-à-museau» canin

 

Crédit photo : Agence QMI

Céline Dion, instructrice en réanimation, donne un exemple de respiration artificielle sur le chien Brioche dans les bureaux de l’Ambulance Saint-Jean à Montréal.

Par Diane Tremblay | Agence QMI

L’ambulance Saint-Jean offrira bientôt un cours de secourisme pour les animaux de compagnie, comprenant une séance de réanimation cardio-respiratoire de «bouche-à-nez».

L’organisme, dont la mission première est de sauver des vies humaines, a travaillé pendant deux ans, en Ontario, à l’élaboration de cette formation. Au Québec, quatre cours d’essai d’une journée ont été donnés en 2011. Cela a permis de former 44 personnes qui ont obtenu leur attestation.

Maintenant que le programme est bien rodé, l’Ambulance Saint-Jean, qui confectionne et vend des trousses de premiers soins destinés aux chiens et aux chats dans les animaleries, recrute de futurs élèves pour ses cours prévus en septembre.

Selon la directrice administrative pour l’est du Québec, Charline Gauthier- Tremblay, cette initiative fait suite à une demande de la clientèle.

Le contenu du programme, qui contient des ateliers pratiques, se divise en 14 points. Outre la réanimation cardiorespiratoire, des instructeurs enseignent quoi faire en cas d’étouffement, de réactions allergiques et d’intoxications. Le coût a été fixé à 75$.

«Le premier volet traite de la prévention. On demande aux gens de se mettre à quatre pattes pour qu’ils comprennent les dangers qui sont à la portée de leur animal, comme les prises électriques» , décrit Mme Gauthier- Tremblay.

Relation homme-chien

 

Pour ses démonstrations, l’Ambulance Saint-Jean a recours à un mannequin chien et à des animaux en peluche.

«On ferme la gueule de l’animal et on souffle dans son nez. Il existe des masques, mais en situation réelle, les gens n’ont pas le dédain parce que c’est leur propre animal», a ajouté Céline Dion, instructrice.

Les étudiants, qui apprennent aussi le massage cardiaque, ne sont pas obligés de pratiquer la ventilation s’ils ne se sentent pas à l’aise avec cette manoeuvre.

Céline Dion pratique un massage cardiaque sur un mannequin chien. (Crédit photo : Agence QMI)

Au dire de Mme Gauthier-Tremblay, la relation homme- chien n’est plus ce qu’elle était.

«Les gens sont très attachés à leurs animaux. Ils font partie de la famille. Ce sont des membres à part entière. Ç’a changé avec le temps. C’est pourquoi les gens sont plus intéressés à connaître les soins à donner en cas d’urgence. C’est de plus en plus populaire», dit- elle.

Premières secondes cruciales

 

Par animaux de compagnie, on entend aussi bien les furets que les oiseaux. La directrice rappelle que ces cours ne remplaceront pas les soins prodigués par les vétérinaires.

«C’est très clair que l’intervention vise uniquement à stabiliser l’animal. Comme pour les humains, les premières secondes sont souvent cruciales.»

Plusieurs personnes ont déjà manifesté de l’intérêt.

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