Londres : un hôpital réalise les rêves de ses patients en fin de vie grâce à la réalité virtuelle


Je trouve que c’est une idée merveilleuse d’utiliser la réalité virtuelle pour les personnes en fin de vie, ainsi réalisé un rêve impossible à réaliser
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Londres : un hôpital réalise les rêves de ses patients en fin de vie grâce à la réalité virtuelle

 

Un patient en pleine immersion virtuelle./ - Royal Trinity Hospice & Flix Films

Un patient en pleine immersion virtuelle./ Royal Trinity Hospice & Flix Films

Un hôpital londonien, le Royal Trinity Hospice, a choisi d’accompagner ses patients en fin de vie durant leurs derniers jours en leur proposant de réaliser leurs rêves… grâce à la réalité virtuelle.

Le Royal Trinity Hospice accueille des patients en fin de vie depuis 1891, et le personnel est bien placé pour savoir que l’accompagnement de ces personnes, à qui il ne reste plus beaucoup de temps à vivre, est particulièrement difficile et délicat. Toutefois, cet accompagnement reste précieux et c’est pour ça que l’hôpital a choisi d’explorer les possibilités qu’offre la réalité virtuelle pour aider ses patients. L’idée est plutôt simple, il s’agit d’aider les patients à réaliser leurs rêves les plus fous sans bouger de leur lit, et ainsi, les aider à oublier la douleur et les angoisses du quotidien. Car d’après les premières expériences, la réalité virtuelle aurait eu des effets très positifs sur la santé physique et mentale des patients.

Un producteur de films à l’origine de cette initiative

Durant leurs derniers instants, de nombreuses personnes partagent leurs souvenirs, leurs joies, quelques peines, mais surtout leurs regrets : ceux de ne pas avoir réalisé un rêve. Et cette initiative est d’ailleurs partie des regrets d’une patiente. En 2016, Leon Ancliffe, un producteur Flix Films, rencontre Sarah Ezekiel, une mère paralysée depuis seize ans. Durant leur échange, Sarah raconte que son plus grand regret était de n’avoir jamais pu nager avec des dauphins. Touché par son histoire, le producteur décide de réaliser son rêve grâce à la réalité virtuelle. Il a alors conçu un film pour la maman, qui a pu vivre une expérience incroyable. Face à cet émerveillement, Leon a alors l’idée de s’associer avec un hôpital accueillant des personnes en fin de vie pour leur proposer de réaliser leurs rêves.

Un rêve réalisé, la douleur oubliée

C’est donc le Royal Trinity Hospice qui a accepté de poursuivre l’expérience de la réalité virtuelle pour les patients en fin de vie. Et le processus est assez simple : il suffit aux patients de dire à l’équipe médicale quel rêve ils aimeraient réaliser avant de mourir. Ensuite, l’équipe de Leon choisir une vidéo parmi la playlist d’expériences virtuelles disponibles. Ainsi, les patients peuvent découvrir de nouvelles sensations, admirer des paysages, voyager à travers le monde, sans bouger de leur lit. Les patients sont dans un tel état de bonheur et d’émerveillement, que les contraintes de la maladie, et les angoisses se font oublier le temps de cette expérience immersive.

Le principal objectif est donc de réduire la douleur et l’anxiété des patients, et que les derniers instants d’une personne ne soient pas les pires de sa vie. Une patiente nommée Susie, atteinte d’un cancer en phase terminale, particulièrement douloureux, a fait l’expérience de la réalité virtuelle. Avant son voyage vers les Maldives, elle évaluait sa souffrance à 7 sur 10, et après avoir retiré le casque, elle disait ne souffrir qu’à 3 sur 10. Si l’idée de Leon Ancliffe se généralise, il se pourrait qu’elle change totalement notre façon de vivre nos derniers instants.

http://www.ladepeche.fr/

Des paraplégiques de longue date retrouvent une capacité de mouvement, une percée «sans précédent»


Des avatars, la réalité virtuelle et l’exosquelette a permis de faire une rééducation chez les paraplégiques de plusieurs mois pour avoir des résultats intéressant et devenir un peu plus autonome
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Des paraplégiques de longue date retrouvent une capacité de mouvement, une percée «sans précédent»

 

Des paraplégiques, paralysés depuis des années, ont retrouvé des sensations et le contrôle partiel de leurs jambes, voire pour certains une vie sexuelle, des résultats « sans précédent » obtenus grâce une rééducation cérébrale et physique innovante, ont annoncé jeudi des chercheurs.

« Jusqu’à présent, personne n’avait observé la récupération de ces fonctions chez un patient tant d’années (3 à 13 ans) après un diagnostic de paralysie complète » des membres inférieurs, assure le Dr Miguel Nicolelis, spécialiste des neurosciences de l’université américaine Duke (Caroline du Nord) qui a dirigé cette étude publiée dans la revue Scientific Reports.

Ces avancées « surprenantes » et « sans précédent » ont été obtenues au bout d’un an avec ce qu’on appelle une interface cerveau-machine (système de liaison directe entre le cerveau et un ordinateur), sans aucune implantation de puce, d’électrodes ou de stimulateur dans le corps.

Chacun des huit patients paralysés des deux jambes a dû s’imaginer en train de marcher à l’aide d’un avatar virtuel. Ce qui a permis de faire réapparaître la représentation des membres inférieurs dans son cerveau, ont constaté les chercheurs qui mènent ce projet au Brésil.

La rééducation a probablement réactivé des nerfs de la moelle épinière qui avaient survécu au traumatisme à l’origine de la paraplégie (accident de voiture, chute…).

« Il peut s’agir d’un petit nombre de fibres nerveuses résiduelles, mais suffisantes pour véhiculer des signaux de la zone du cortex moteur du cerveau à la moelle épinière », explique le Dr Nicolelis.

La rééducation a combiné une immersion intensive dans la réalité virtuelle, renforcée par des signaux visuels et tactiles (donnant la sensation de toucher le sol) reçus par le patient et des exercices physiques, notamment sur tapis roulant. Le matériel inclut également des exosquelettes, des structures de soutien du corps pour la marche activées par la pensée.

Un casque d’électrodes sur le crâne du patient permet de capter les signaux associés aux mouvements envoyés par le cerveau, afin de permettre aux logiciels informatiques de les déchiffrer.

Sentir son bébé

Avec cet entraînement, les patients ont pu effectuer des mouvements volontaires.

Au bout d’un an, les sensations et le contrôle musculaire de quatre patients s’étaient suffisamment améliorés pour que les médecins requalifient le niveau de leur paralysie, de paraplégie totale à partielle. Au bout de vingt mois, ce nombre est passé à sept, a précisé le responsable de l’étude.

La plupart des patients ont également bénéficié d’une amélioration du contrôle de leur vessie et du fonctionnement de leur intestin, réduisant ainsi leur dépendance aux laxatifs et aux sondes, et donc le risque d’infections, l’une des principales causes de décès parmi eux.

Les meilleurs résultats ont été enregistrés chez deux femmes, paralysées depuis plus de dix ans et sans aucune sensation dans la partie inférieure de leur corps. (…) l’une d’entre elles bouger volontairement ses jambes, soutenue par une sorte de harnais.

Une de ces patientes peut maintenant s’asseoir et conduire. L’une d’elles a aussi pu, « pour la première fois, sentir son bébé (son 2e enfant) et les contractions » lors de son accouchement, selon le chercheur.

Des patients masculins ont également fait état d’une amélioration de leurs performances sexuelles.

« Certains d’entre eux ont récupéré la possibilité d’avoir des rapports sexuels, des érections », a ajouté le Dr Nicolelis.

Une autre étude est prévue pour déterminer combien de temps il serait souhaitable de poursuivre cette rééducation, même allégée.

Récemment, un tétraplégique américain de 24 ans, Ian Burkhart, était parvenu à utiliser sa main pour saisir un objet ou prendre son café, à l’aide d’un logiciel et d’une puce implantée dans son cerveau pour convertir sa pensée en action. Ce qui impliquait aussi des câbles encombrants, contrairement à cette nouvelle méthode.

Celle-ci pourrait être testée dans l’avenir sur des patients paralysés depuis peu. Elle pourrait par ailleurs bénéficier à d’autres pathologies (AVC, maladies dégénératives), selon les chercheurs, qui prévoient une réduction de son coût pour permettre sa diffusion.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Des scènes de crime virtuelles au tribunal


Cela peut être intéressant, voir très utile pour avoir une meilleur idée en temps que juré lors d’un procès.
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Des scènes de crime virtuelles au tribunal

 

Test d'un casque HTC Vive à la Staffordshire University. Jon Thorne Photography/Staffordshire University

Test d’un casque HTC Vive à la Staffordshire University. Jon Thorne Photography/Staffordshire University

L’université anglaise du Staffordshire travaille à des reconstitutions en 3D virtuelle utilisables lors de procès, à destination des jurés.

SCHÉMA. Dans les films, on voit ce genre de scènes de procès : un avocat distribue aux jurés des photos des lieux du crime, d’un détail sur une pièce à conviction trouvés sur le terrain ou sollicite un expert pour expliquer un schéma sur les circonstances du drame. La Staffordshire University compte bien mettre fin à ce genre de pratique artisanale pour, à la place, faire entrer dans les tribunaux les procédés de réalité virtuelle. L’idée ? Littéralement immerger les jurés dans une scène de crime modélisée en 3D, en vision à 360° et photo-réaliste. Le projet associe le centre d’archéologie et le département de forensique et de criminologie de l’université et la société Advanced Laser Imaging, spécialiste du scan laser de scènes de crime.

MILLIMÈTRE.

« L’établissement bénéficie également d’un partenariat sur la forensique avec la police du Staffordshire si bien que nous pourrons collaborer avec eux pour tester nos méthodes sur des scènes de crime correspondants à des affaires réelles », explique Caroline Sturdy Colls, enseignante chercheuse en archéologie forensique (l’archéologie au service des enquêtes criminelles) qui mènera ces travaux avec le chercheur italien Dante Abate, expert en imagerie laser.

Observer une scène de crime sous tous les angles en préservant son intégrité

Les développements vont convoquer tout un éventail de techniques : drone, scan laser, photogrammétrie et méthodes issues de l’archéologie comme du jeu vidéo, le tout pour un rendu en haute définition dont la précision se situerait en deçà du millimètre.

« En tant qu’archéologue  forensique de formation, je suis très intéressée par la manière dont ces techniques peuvent permettre de détecter et enregistrer des sites d’inhumation ou des lieux cachés, continue Caroline Sturdy Colls. Le projet ne compte pas modéliser des corps mais enregistrer les preuves in situ et les restituer dans un environnement 3D. »

Dans ce cadre, les visiocasques de type Oculus Rift ou HTC Vive, qui ne s’appliquent qu’à une seule personne à la fois, ne sont que l’un des dispositifs d’immersion possibles (voir ici une démonstration vidéo succincte par la BBC).

LOGISTIQUE. En tout cas, l’intérêt de ce genre de projet est multiple. D’abord, s’épargner la logistique du transport de tout un jury sur place. Ensuite, permettre d’observer une scène de crime sous tous les angles, au plus près des détails, tout en en préservant l’intégrité. Sans compter que la simulation peut être conservée indéfiniment, enregistrée quelque part sur un serveur avec possibilité pour la « revisiter » autant de fois que nécessaire, en première instance, en appel, en cas de réouverture d’une affaire déjà jugée.

Bien sûr, chaque reconstitution virtuelle devra être validée officiellement par les autorités judiciaires. En la matière, il y aura une procédure à définir, d’autant que les chercheurs veulent rapidement travailler avec diverses forces de police du pays, avant de vraiment démarrer les simulations en mars 2017.

http://www.sciencesetavenir.fr/

Elle tremble de peur en jouant à un jeu d’horreur de réalité virtuelle


En voyant la vidéo d’une fille qui joue en réalité virtuelle, je me demande si cela n’affectait pas des personnes ayant des problèmes psychologiques tellement que le joueur sent devant une réalité qui fait horreur
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Elle tremble de peur en jouant à un jeu d’horreur de réalité virtuelle

 

LAURENT LASALLE

Cette vidéo virale démontre à quel point The Brookhaven Experiment peut être une expérience immersive ayant le potentiel d’inquiéter tous vos voisins.

Si l’idée de plonger dans de nouveaux mondes grâce à la réalité virtuelle vous a toujours attirée, il peut en être autrement en ce qui concerne les jeux de type survival horror. Ce n’est pas comme si vous pouviez vous réfugier derrière un coussin où simplement regarder ailleurs – l’écran est fixé sous vos yeux, les écouteurs alimentent vos oreilles du bruit qui vous entoure, et la crise cardiaque est à portée de main.

 

 

C’est ce que l’on constate en regardant cette vidéo du développeur norvégien Karl Jørgen Overå qui s’est amusé à filmer sa conjointe Renate vivre sa première partie deThe Brookhaven Experiment, une expérience d’horreur développée exclusivement pour le HTC Vive.

Le but de ce court jeu? Survivre à la horde de monstres humanoïdes qui se dirige vers vous sur 360 degrés, armé d’un pistolet et d’une lampe de poche, dans le noir le plus complet d’un sinistre terrain vague. Livré à vous-même, il vous est impossible de vous déplacer pour vous mettre à l’abri, vous ne pouvez que pivoter sur place.

Avant même de commencer la partie, les mains de Renate tremblent déjà à imaginer le sort qui lui sera réservé. Un tremblement qui perdure tout au long de sa partie, adéquatement détecté par les capteurs du HTC Vive, et qui se reflète par un tremblement de son pistolet. Terrifiée, elle manifeste également son angoisse en poussant des cris sans trop en être consciente. Une fois le premier niveau complété après seulement deux minutes, la joueuse peine à croire qu’elle a survécu.

«Je pense qu’on va avoir des plaintes des voisins», lance Karl à Renate. «Ça sonnait comme si quelqu’un était en train de se faire tuer ici. Si les voisins ne viennent pas cogner à la porte, je serai très surpris.»

Sans surprise, la joueuse refuse d’affronter le deuxième niveau. Elle ne semble toutefois pas traumatisée par l’expérience, affichant un sourire en retirant le casque. À moins que ce ne soit la satisfaction d’une personne qui vient de décider que c’était la dernière fois qu’elle accepterait à se livrer à une telle expérience?

http://branchez-vous.com/

Cerveau : quand la chirurgie éveillée se fait sous réalité virtuelle


La réalité virtuelle n’aurait pas juste du négatif. Il serait aussi un atout en chirurgie du cerveau, et même en psychiatrie
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Cerveau : quand la chirurgie éveillée se fait sous réalité virtuelle

Au CHU d'Angers, un patient s'est vu retirer sa tumeur alors qu'il était éveillé et plongé en immersion dans un univers de réalité virtuelle. ©2016 CERVO / Tous droits réservés

Au CHU d’Angers, un patient s’est vu retirer sa tumeur alors qu’il était éveillé et plongé en immersion dans un univers de réalité virtuelle. ©2016 CERVO / Tous droits réservés

Par Hugo Jalinière

L’équipe du Pr Philippe Menei, neurochirurgien au CHU d’Angers a réalisé une 1ère mondiale : retirer une tumeur cérébrale d’un patient éveillé et plongé dans un univers de réalité virtuelle à l’aide d’un casque Oculus.

CERVEAU. C’est une première mondiale qui a été réalisée au CHU d’Angers : un patient a subi une chirurgie du cerveau en étant éveillé et, surtout, plongé dans un univers de réalité virtuelle grâce à des lunettes Oculus. Une technique inédite mise au point par le Pr Philippe Menei, son équipe du service de neurochirurgie et l’école d’ingénieurs ESIA. Le but de l’opération était de retirer une tumeur en s’assurant de ne pas endommager de fonctions cérébrales. Si le fait d’opérer une tumeur cérébrale alors que le patient est conscient n’est pas nouveau, se servir de la réalité virtuelle pour élargir les fonctions testées lors de l’opération est une innovation qui ouvre un vaste champ de recherche.

La réalité virtuelle pour tester des fonctions cérébrales complexes

« Le principe de la chirurgie éveillée du cerveau consiste à utiliser une électrode pour stimuler certaines zones avant d’y toucher, explique le Pr Menei interrogé par Sciences et Avenir. Par exemple, quand vous stimulez une zone impliquée dans le langage et que vous faites parler le patient en même temps, vous provoquez des troubles du langage ; ce qui signifie que vous êtes à côté d’un réseau important qu’il va falloir préserver lors du geste opératoire », poursuit-il.

Précisons que le cerveau est insensible à la douleur car il ne possède pas lui-même les terminaisons nerveuses transmettant le signal de la douleur.

« Il est assez facile de faire passer des tests de base comme le langage ou la lecture en montrant un écran sur tablette. Mais dès qu’on veut s’attaquer à des fonctions un peu complexes comme l’exploration de l’espace ou la prise de décision dans une situation donnée, ça devient plus compliqué. C’est là que la réalité virtuelle devient très intéressante car elle permet de plonger le patient dans un univers contrôlé et modulable. Il est ainsi possible de concevoir de nombreux tests qui vont mobiliser des fonctions très différentes à surveiller. »

Comment le cerveau explore l’espace

Par exemple, le recours au casque de réalité virtuelle inclut un système d’eye-tracking qui permet non seulement de contrôler les images que voit le patient mais de suivre le mouvement de ses pupilles.

« On peut ainsi précisément savoir en lui présentant un univers particulier comment il va explorer cet espace », explique le neurochirurgien.

En l’occurrence, c’est le champ visuel qui a été testé sur le patient opéré au CHU d’Angers.

« Comme il avait déjà perdu l’usage d’un œil lors d’un accident, il fallait à tout prix préserver ce qui lui restait de champ visuel. »

 C’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’immersion s’est faite en 2D et non en 3D comme cela a pu être relayé par ailleurs.

Outre les bénéfices que les patients pourront tirer de l’arrivée de cette technique de réalité virtuelle en neurochirurgie, cette première mondiale ouvre un vaste champ d’interrogations sur le cerveau.

« À force de pouvoir tout tester, il y a un risque qu’on ne puisse plus rien faire, explique Philippe Menei. Imaginons que la technique devienne ultra-performante et qu’on parvienne à tester toutes les fonctions du cerveau, on va se rendre compte que le mythe selon lequel on n’utilise que 10 % de notre cerveau n’est décidément qu’un mythe et qu’en fait, tout sert à quelque chose. »

La technique soulève un certain nombre de questions

Il poursuit :

« Le cerveau est un peu comme un ordinateur, il y a des programmes système qu’il ne faut surtout pas toucher, et puis il y a comme une mémoire vive qu’on peut un peu atteindre sans que les conséquences soient trop importantes. Nous serions ainsi amenés à choisir les fonctions à sauvegarder en fonction du patient, de son activité professionnelle ou à ses choix (pratique du calcul mental pour les mathématiciens, préservation du champ visuel pour le conducteur de bus, etc.). À ce stade, la technique soulèvera un certain nombre de questions éthiques. »

L’autre question qui se pose est de savoir si une situation présentée en réalité virtuelle est interprétée de la même façon par le cerveau qu’une réalité existante.

« C’est une question sur laquelle travaillent déjà plusieurs équipes de neurosciences. Et c’est vrai que les techniques de réalité virtuelle – comme toutes les innovations de rupture – apportent finalement plus de questions que de réponses. Cela dit, la réalité virtuelle s’est déjà montré efficace pour traiter les phobies par exemple. Ce qui laisse croire que ce décalage entre réalité et virtualité n’est pas forcément un problème. Mais c’est clairement un champ à explorer », conclut le Pr Menei.

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Cette mamie enfile un casque de réalité virtuelle et c’est mémorable


Pauvre grand-maman, mais elle semble trouver cela drôle malgré la peur que peut occasionner les montagnes russes
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Cette mamie enfile un casque de réalité virtuelle et c’est mémorable

 

Les premières fois sont toujours marquantes, et cette grand-mère devrait se souvenir de celle-ci. Vendredi 25 décembre, un internaute a publié sur Youtube une vidéo de sa mamie, Marie, à qui il à fait essayer un casque de réalité virtuelle.

Sauf qu’il n’a pas choisi de lui projeter n’importe quel univers. En effet, Marie a testé un simulateur de montagnes russes. Et a en croire ses cris, qui vont crescendo, entrecoupés de quelques « Oh mon dieu », les sensations sont vraiment les mêmes que dans une vraie fête foraine. A ne pas faire essayer aux grands-parents cardiaques.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

On peut entrer «dans la tête» d’un schizophrène grâce à la réalité virtuelle


Je trouve intéressant cette méthode de réalité virtuelle pour mieux comprendre ce que vivent les personnes atteintes de schizophrénie, Faut dire que comme par hasard, j’ai vu un film mardi que j’avais enregistré sur ma télé  » La Cellule avec Jennifer Lopez » qui a été réalisé en 2000. Je ne sais pas si c’est la réalité d’un tueur en série d’un schizophrène grandement atteint, mais c’était pour le type de sujet, à mon avis très bien fait. Et je pense, que cela pourrait vraiment aider pour des traitements et pour l’entourage pour moins juger qui en ai atteint
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On peut entrer «dans la tête» d’un schizophrène grâce à la réalité virtuelle

 

<a href="https://www.flickr.com/photos/bagogames/13944710577/">Oculus issues a retort to claims made by ZeniMax</a> / BagoGames via Flickr CC <a href="https://creativecommons.org/licenses/by/2.0/">Licence By</a>

Oculus issues a retort to claims made by ZeniMax / BagoGames via Flickr CC Licence By

Repéré par Myriam Lebret

On connaissait déjà l’utilisation de la réalité virtuelle dans les jeux vidéo ou les loisirs, notamment grâce à des casques comme l’Oculus Rift. Mais la réalité virtuelle a aussi des applications dans le domaine de la santé.

Journaliste pour The Daily Dot, Selena Larson s’est retrouvée dans la tête d’un schizophrène via l’Oculus Rift grâce au projet baptisé Mindscape. Enfermée dans un ascenseur avec d’autres personnes, en chemin vers un entretien d’embauche, la journaliste a ressenti des symptômes schyzophréniques: des voix se sont mises à murmurer autour d’elle et les autres personnes ont commencé à la fixer avec irritation. Elle raconte:

«Je savais que je n’étais pas vraiment dans ce petit ascenseur, entourée par des inconnus, et que les voix n’étaient qu’une simulation, mais la vidéo avait l’air incroyablement vraie. Je me suis sentie mal à l’aise». 

Le but de cette expérience immersive mise au point par l’entreprise Viscira, qui crée des outils animés d’apprentissage pour les professionnels de la santé, est de permettre à l’entourage de personnes atteintes de schizophrénie, à des médecins, ou à des étudiants, de mieux les comprendre. Samantha Ready, de Viscira, souligne:

«Il y a beaucoup de choses que l’on peut faire pour les maladies mentales avec la réalité virtuelle. Ce sont des maladies qui sont dures à comprendre parce qu’on n’est pas malade physiquement». 

En Avril 2014, ABC7 News rapportait que Viscira ne comptait pas s’arrêter au projet Mindscape et souhaitait, à long terme, mettre au point une application pour voyager à l’intérieur du corps humain.

Reste que, comme le note Robin Miles, un travailleur social à l’université de Californie interviewé par le Daily Dot, «une personne malade n’est pas en capacité de comprendre que ce n’est pas réel», là où quelqu’un avec un casque Oculus Rift sait que l’expérience qu’il vit n’est pas réelle.

La réalité virtuelle est de plus en plus utilisée dans le cadre des problèmes psychologiques. Albert Rizzo, de l’Université de Californie du sud, combat le syndrome de stress post-traumatique. Scientific American raconte qu’en 2010 le chercheur a virtuellement placé des patients dans des situations traumatisantes, comme une simulation de champ de bataille, pour qu’ils puissent se confronter aux émotions qu’ils ressentaient dans de telles situations. Sur 20 patients, 16 ont vu leurs symptômes se réduire.

En France, les schizophrènes pris en charge par le CHRU de Montpellier peuvent bénéficier de la réalité augmentée et de la robotique pour améliorer leurs capacités de communication. La Dépêche explique que cet hôpital participe au projet européen AlterEGO, qui vise à aider les personnes atteintes de schizophrénie à mieux interagir avec les autres en les faisant entrer en contact avec leur avatar en image 3D. Selon certaines recherches, il est plus aisé de communiquer avec quelqu’un qui nous ressemble. 

http://www.slate.fr/

INSTITUT PINEL Le 3D pour soigner des criminels


Peut-on guérir ceux qui ont dépasser la ligne .. et sont devenu des délinquants sexuels  comme Luka Rocco Magnotta ? Ou ceux qui sont devenu des tueurs en séries ?Ce genre de laboratoire sera sans doute intéressant pour mieux comprendre les réactions de ces criminels… Pour guérir .peut-être qu’ils pourront prévenir les délinquants potentiels
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INSTITUT PINEL Le 3D pour soigner des criminels

 

Un laboratoire futuriste de traitement de délinquance sexuelle pourrait accueillir « le démembreur » Magnotta

 

Fanatique de films sanglants, le « vidéaste-démembreur » Luka Rocco Magnotta pourrait jouer son propre rôle à l’Institut Pinel, dans le cyberespace d’un laboratoire de traitement futuriste pour délinquants sexuels et psychopathes meurtriers.

Dès l’automne prochain, cet hôpital psychiatrique de Montréal deviendra le premier au monde à combiner la réalité virtuelle, la technologie 3 D et la science médicale pour étudier et tenter de soigner des criminels dangereux de tout acabit, a appris Le Journal.

Le laboratoire Application de réalité virtuelle en psychiatrie légale, qui vient de recevoir une subvention de 1,1 million $ du gouvernement québécois, devrait être prêt à accueillir ses premiers patients avant Noël.

« On sera les seuls à avoir des équipements aussi poussés et à être aussi avancés pour la recherche et le traitement de la dangerosité, des problèmes de violence, de délinquance sexuelle ou des troubles psychotiques. Les appels d’offres sont lancés pour la construction du laboratoire et on vise une ouverture en novembre », ont expliqué les psychologues Patrice Renaud et Gilles Côté, respectivement directeur du laboratoire et directeur de la recherche à l’Institut Pinel.

Comme un jeu vidéo 

À l’aide de la réalité virtuelle, ces criminels seront plongés dans l’environnement où ils ont sévi. Ils pourront interagir avec des personnages correspondant à l’image de leurs victimes ou de leurs fantasmes sexuels.

Tout cet univers sera reconstitué par ordinateur et projeté sur les parois d’un « cube de verre » d’environ 3 mètres carrés, à l’intérieur duquel le patient sera le seul humain présent. De la tête au bas du ventre, ses moindres réactions seront scientifiquement mesurées et analysées.

« L’objectif est de créer de façon virtuelle des situations à risque pour le délinquant et le conditionner à changer son comportement, à adopter d’autres réflexes, à développer son empathie envers ses victimes », a fait valoir M. Renaud.

Celui-ci a comparé l’exercice à « jeu vidéo où on reprend la même scène, la même épreuve, jusqu’à ce qu’on la réussisse ». On est loin de la traditionnelle thérapie de groupe.

À un stade beaucoup moins développé, la technologie virtuelle a déjà été utilisée à cet hôpital du boulevard Henri-Bourassa, pour le diagnostic et l’évaluation du risque de déviants sexuels.

« Mais là, on peut aller vers le traitement et la réduction de la récidive. Il n’y a pas de limite à ce qu’on peut envisager de faire avec cette technologie, pourvu qu’on respecte les règles d’éthique », selon le directeur du laboratoire, dont les recherches en la matière ont été primées à l’étranger.

Défi

À la différence du film culte Orange mécanique, où un assassin-violeur est interné et conditionné contre son gré à éviter la violence, ce traitement innovateur sera offert aux patients repentants qui voudront bien s’y plier.

Même s’ils n’ont pas voulu prononcer le nom de Magnotta, les psychologues de Pinel se disent prêts à soumettre « un ou deux psychopathes par année » aux épreuves virtuelles de leur futur laboratoire.

« Ça dépend de ses motivations, a observé M. Côté. On ne sait jamais. Entre 15 % et 25 % de la population carcérale présentent des facteurs psychopathies. Et ces détenus sont souvent les plus faciles auprès desquels on peut intervenir. Ils sont convaincus qu’ils peuvent battre le système. Pour eux, c’est un défi. »


  • Luka Rocco Magnotta est accusé d’avoir tué, décapité et démembré l’étudiant d’origine chinoise Jun Lin, dans son appartement du boulevard Décarie, le 25 mai. Il aurait filmé ses crimes dans une vidéo diffusée sur Internet et inspirée des films Basic Instinct et American Psycho. Arrêté à Berlin et extradé à Montréal le 18 juin, il est détenu en isolement à la prison de Rivière-des-Prairies. Son enquête préliminaire a été fixée à mars 2013.
  • L’Institut Pinel a accueilli certains des criminels les plus médiatisés au pays, de Karla Homolka à Valéry Fabrikant. Une vingtaine de ses patients actuels sont de dangereux récidivistes condamnés au pénitencier, qui y suivent une thérapie. Plus de la moitié de ses 280 détenus ont été jugés criminellement non responsables d’un crime pour cause de troubles mentaux.

ÉTUDIÉ SOUS TOUTES SES COUTURES

Son activité cérébrale sera analysée par un électro-encéphalogramme sans fil, avec un casque muni d’électrodes

Son rythme cardiaque mesuré par électrocardiogramme

Les mouvements de ses yeux seront captés par vidéooculographie à infrarouge, pour savoir ce qu’il fixe ou cherche à éviter du regard

La technologie du polygraphe mesurera la sudation du patient, pour savoir s’il ment ou non lors de son interaction avec le personnage virtuel sensé l’exciter

 

Projection d’images avec logiciels de réalité virtuelle et port de lunettes 3 D pour immerger le patient dans l’environnement où il traque sa proie, en interaction avec des personnages représentant ses fantasmes

Le patient sera « branché » sur un pléthysmographe, une sonde pour mesurer sa réponse érectile pendant qu’il est immergé dans cet univers numériquement simulé

CE QUE L’ON POURRA FAIRE

Créer un personnage virtuel animé, correspondant à la victime type du patient (peu importe le sexe, l’âge ou la race) et avec lequel il pourra avec des discussions dirigées vers la nature du crime commis

Créer des scénarios de situations susceptibles de déclencher des réactions violentes ou déviantes chez lui. Répéter le processus à des fins thérapeutiques afin de modifier le comportement du patient et réduire le risque de récidive

Projeté dans un cube de verre où se trouvera le patient, les scénarios mettront en scène un environnement recréé de toutes pièces par ordinateur, tel un lieu à risque (cour d’école, piscine publique, parc, bar…) ou un endroit précis où le criminel a commis ses délits (tel un parc public ou un secteur d’un quartier de Montréal)

Pour étudier un patient dont la psychopathie s’est développée après une enfance dans un milieu familial conflictuel, les spécialistes pourront faire cloner le père ou la mère du sujet et les faire interagir ensemble de façon virtuelle

Le patient et le thérapeute pourraient même être clonés et interagir dans le monde virtuel, pendant que le vrai thérapeute observera les réactions du vrai patient qui sera témoin de la scène

DE L’INTÉRÊT EN EUROPE

La France et l’Allemagne « ont démontré de l’intérêt à travailler avec nous », a mentionné Patrice Renaud.

En mars dernier, une délégation française des milieux politique et scientifique, incluant l’ex-ministre de la Justice et des Libertés, Michel Mercier, ont d’ailleurs visité l’Institut Pinel pour en apprendre davantage sur son futur laboratoire.

L’hôpital psychiatrique Broadmoor, situé à Berkshire, en Grande-Bretagne, « est très intéressé » à ce projet de laboratoire virtuel, selon M. Renaud.

Incidemment, l’un des plus célèbres patients de cette institution britannique, le tueur en série Ian Brady, a été associé à l’affaire Magnotta. Confronté par ses journalistes au sujet d’une vidéo sur Internet où il tuait des chatons, le « démembrer canadien » avait écrit au quotidien The Sun, en annonçant que sa prochaine victime ne serait pas un animal et qu’il filmerait ce meurtre. Le courriel était signé du pseudonyme John Kilbride, le nom d’un des cinq enfants assassinés par Brady durant les années 60.

http://www.journaldemontreal.com