Non, tousser ne permet pas de survivre à une crise cardiaque


Personnellement, je ne l’ai pas revu depuis un bout de temps ce fameux faux truc en cas de crise cardiaque, mais il semble qu’il refait encore et encore surface. Si vous le voyez, ne le partager surtout pas, car en cas de crise cardiaque, chaque minute compte, C’est le genre de truc qui eet plus dangereux qu’utiles
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Non, tousser ne permet pas de survivre à une crise cardiaque

On voit une capture d'écran d'une publication Facebook sur les crises cardiaques avec le mot faux.

Une publication sur Facebook prétend à tort que tousser pendant une crise cardiaque peut nous sauver la vie.

PHOTO : CAPTURE D’ÉCRAN – FACEBOOK

Ce conseil qui circule sur Internet depuis au moins 20 ans n’a aucune validité médicale et peut être dangereux.

Bouchra Ouatik

Publié à 4 h 03

Une publication partagée plus de 18 000 fois sur Facebook ces dernières semaines avance que l’on peut s’administrer les premiers soins lors d’une crise cardiaque en toussant très fort.

On y dresse le scénario suivant : une personne est seule chez elle lorsqu’elle commence à éprouver les premiers symptômes d’une crise cardiaque. On explique qu’elle ne pourrait peut-être pas se rendre à temps à l’hôpital. On prétend alors qu’une victime de crise cardiaque peut se sauver la vie en respirant profondément puis en toussant vigoureusement, de façon répétée, toutes les deux secondes. Selon l’auteur, les respirations profondes feraient entrer plus d’oxygène dans les poumons et la toux permettrait de maintenir la circulation sanguine et de rétablir le rythme cardiaque.

On voit une publication Facebook sur les conseils à suivre en cas de crise cardiaque.

Dans cette publication Facebook, on explique qu’il faut tousser et respirer profondément et rapidement pour survivre à une crise cardiaque. Ces conseils n’ont aucune validité médicale.

PHOTO : CAPTURE D’ÉCRAN – FACEBOOK

Des conseils faux et dangereux

Selon le cardiologue montréalais Christopher Labos, cette publication est truffée de faussetés. C’est le cas de la réanimation cardiorespiratoire (RCR) à pratiquer sur soi-même.

« Quand on fait de la RCR, c’est vraiment parce que le patient est inconscient et que son cœur est arrêté. […] Ce n’est pas logique du tout, parce que si on peut tousser, c’est parce qu’on est conscient et qu’on n’a pas besoin de la RCR. »

Le Dr Labos, cardiologue et membre de L’organisation pour la science et la société de l’Université McGill, indique également que la respiration rapide, suggérée dans la publication, peut être dangereuse.

« Si on respire rapidement, ça, c’est de l’hyperventilation. On n’augmente pas le niveau d’oxygène dans le sang. La seule chose qui va arriver, c’est que le niveau de dioxyde de carbone va baisser et on peut perdre connaissance », explique le Dr Labos. « La seule façon d’augmenter le niveau d’oxygène dans le sang, ajoute-t-il, c’est d’être relié à une bonbonne d’oxygène. »

Le conseil de tousser à répétition n’a également aucune utilité lors d’une crise cardiaque.

Si on est en train de faire un infarctus, qui est causé par un blocage dans le cœur, le seul fait de tousser ne va pas changer ça. Le Dr Christopher Labos

    « Un blocage dans une artère du cœur doit être débloqué, soit par des médicaments, soit par une angioplastie, avec un cathéter et des ballons », poursuit le cardiologue.

    Le Dr Labos rappelle que la première chose à faire lorsqu’on ressent les symptômes d’une crise cardiaque est d’appeler les services d’urgence. Il est également recommandé de croquer une aspirine(Nouvelle fenêtre) en attendant l’arrivée des secours, pour aider à dissoudre le caillot sanguin qui bloque l’artère, sauf en cas d’allergie à ce médicament.

    SYMPTÔMES D’UNE CRISE CARDIAQUE

  • Douleur ou inconfort à la poitrine

  • Inconfort dans le haut du corps

  • Sueurs

  • Nausée

  • Essoufflement

  • Étourdissements

    Source : Fondation des maladies du cœur et de l’AVC du Canada

    Une fausse nouvelle vieille de 20 ans

    Le site de vérifications de fausses nouvelles Snopes(Nouvelle fenêtre) avait déjà démenti une publication presque identique, en anglais, en juin 1999.

C’est une mythologie qui persiste depuis les années 90. Ça suit l’évolution des chaînes de courriel aux publications Facebook et ça va probablement continuer à évoluer avec chaque nouvelle technologie qu’on développe. Le Dr Christopher Labos

Il est possible que cette publication émane de la confusion entre crise cardiaque et arythmie cardiaque, c’est-à-dire une irrégularité de la fréquence cardiaque.

Selon le Dr Labos, dans certains cas d’arythmie, une toux forcée peut aider à rétablir un rythme cardiaque régulier, mais cela est effectué sous supervision médicale

« On stimule le nerf vagal qui fait que le cœur ralentit. On peut alors briser le circuit de cette arythmie. Mais ça, c’est vraiment une circonstance complètement différente du contexte dont on parle ici. »

En 2003, le Dr Tadeusz Petelenz, un cardiologue polonais, avait suggéré d’enseigner cette technique au grand public en cas d’arythmie (Nouvelle fenêtre), mais cette approche avait été reçue avec scepticisme par la communauté médicale.

https://ici.radio-canada.ca/

Les femmes sont moins susceptibles de recevoir des manoeuvres de réanimation


Les gens sont moins de secourir une femme dans un lieu public en arrêt cardiaque en pratiquant le RCR qu’à la maison en comparaison aux hommes. Une question de pudeur ? Peur de lui faire mal ?
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Les femmes sont moins susceptibles de recevoir des manoeuvres de réanimation

Seulement 39 % des femmes terrassées par un arrêt... (Courtoisie, Fondation ACT)

Seulement 39 % des femmes terrassées par un arrêt cardiaque dans un endroit public ont profité de manoeuvres de réanimation cardiorespiratoire (RCR), comparativement à 45 % pour les hommes.

COURTOISIE, FONDATION ACT

MARILYNN MARCHIONE

Associated Press

Anaheim

Un passant est moins susceptible de pratiquer des manoeuvres de réanimation sur une femme que sur un homme, et la victime est donc plus susceptible de mourir, possiblement en raison des hésitations à toucher une femme dans la région de la poitrine, indique une nouvelle étude.

Seulement 39 % des femmes terrassées par un arrêt cardiaque dans un endroit public ont profité de manoeuvres de réanimation cardiorespiratoire (RCR), comparativement à 45 % pour les hommes. Les chances de survie des hommes étaient supérieures de 23 % à celles des femmes.

Ces conclusions sont tirées de l’examen de quelque 20 000 incidents à travers les États-Unis. Cette étude est la première à se pencher sur la différence entre les hommes et les femmes au chapitre de l’aide reçue d’un passant, comparativement à l’aide des premiers répondants.

L’auteure de l’étude, Audrey Blewer de l’Université de la Pennsylvanie, a expliqué qu’il peut être «intimidant» de pousser «fort et vite» en plein centre de la poitrine d’une femme, et que certains secouristes pourront craindre «de lui faire mal».

Les secouristes pourront aussi hésiter à déplacer les vêtements d’une femme pour obtenir un meilleur accès, ou à toucher ses seins pour pratiquer la RCR, mais des manoeuvres effectuées correctement «n’impliquent pas cela», a assuré un autre auteur de l’étude, le docteur Benjamin Abella, puisque les mains sont normalement placées sur le sternum, au centre de la poitrine et entre les seins.

Cette étude a été présentée dimanche lors d’une conférence de la Société américaine du coeur.

Plus de 350 000 Américains sont victimes chaque année d’un arrêt cardiaque ailleurs qu’à l’hôpital. Environ 90 % des victimes meurent, mais la RCR peut doubler ou tripler les chances de survie.

Aucune différence n’a été constatée entre les hommes et les femmes en ce qui a trait à la RCR pratiquée à la maison, un environnement dans lequel le secouriste est plus susceptible de connaître la victime.

http://www.lapresse.ca/

Arrêt cardiaque: 38 minutes de RCR augmentent les chances de survie


Ce serait une très bonne idée de mettre des vidéos éducatives en situation d’urgence comme le RCR dans les endroits publics, comme dans les centres d’achats, dans les endroits où il faut attendre notre tour
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Arrêt cardiaque: 38 minutes de RCR augmentent les chances de survie

 

Photos.com

La Presse Canadienne

Au moins 38 minutes de réanimation cardiorespiratoire (RCR) peuvent augmenter les chances de survie d’une victime d’arrêt cardiaque, démontre une étude présentée à un congrès de l’American Heart Association.

Une réanimation d’une aussi longue durée augmenterait aussi les chances de voir la victime échapper à toute séquelle neurologique.

Environ 80% des arrêts cardiaques – soit quelque 288 000 personnes – se produisent à l’extérieur de l’hôpital chaque année, et moins de 10 pour cent des victimes survivent.

Des chercheurs japonais ont déterminé que chez les victimes qui s’en tirent avec peu ou pas de séquelles, 13 minutes s’écoulent entre l’arrêt cardiaque et le moment où la circulation spontanée est rétablie. En revanche, ce sont 21 minutes qui s’écoulent chez les patients qui survivent avec des séquelles plus lourdes.

Les chercheurs ajoutent que les chances de survivre à un arrêt cardiaque sans dommages neurologiques graves chutent de 5 pour cent pour chaque tranche de 60 secondes qui s’écoule avant le retour de la circulation spontanée. Ils en viennent à la conclusion que 38 minutes de RCR sont souhaitables et conseillent aux témoins de poursuivre la réanimation jusqu’à l’arrivée des premiers secours.

Par ailleurs, une autre étude présentée lors du même congrès a démontré qu’une formation vidéo d’une seule minute présentée aux clients d’un centre commercial aide à sauver des vies en cas d’urgence.

Un groupe de 48 adultes a regardé la vidéo pendant que 47 autres patientaient pendant une minute. Les deux groupes ont ensuite été mis en présence d’un mannequin qui simulait la victime ayant eu un malaise. Les membres du premier groupe ont composé le 911 plus souvent, ont débuté le massage cardiaque plus rapidement et l’ont effectué plus efficacement, et ont passé moins de temps à ne rien faire.

L’auteur principal de l’étude a estimé qu’il pourrait être pertinent de diffuser de telles vidéos éducatives dans les endroits publics.

http://www.lapresse.ca

Une infirmière refuse de pratiquer la RCR à une octogénaire


C’est une situation que je qualifie d’aberrant, pourquoi appeler le service d’urgence quand une infirmière qui sait faire le RCR ne le fait pas … si c,était monsieur et madame tout le monde ayant la technique, il l’aurait fait … C’est une politique stupide de la part de la résidence
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Une infirmière refuse de pratiquer la RCR à une octogénaire

 

retraite

Source : KTLA

Où passerez-vous les derniers jours de votre vie?

Si votre réponse est une résidence pour personnes âgées, la nouvelle qui suit pourrait vous faire changer d’avis. En Californie, une infirmière a refusé de pratiquer la réanimation cardiopulmonaire (RCR) à une femme âgée de 87 ans qui s’était effondrée, incapable de respirer. L’infirmière a aussitôt contacté le service d’urgence en composant le 911; à l’autre bout du fil, l’opérateur lui a indiqué de pratiquer la RCR, ce qu’elle refusa. Son objection était liée à la politique de la résidence qui l’emploie. L’opérateur lui a alors demandé de trouver quelqu’un d’autre pour réanimer la victime, mais personne n’est venu à son secours. Les ambulanciers paramédicaux sont arrivés sur les lieux du drame trop tard.

Ce cas soulève bien des questions. Pourquoi diable une résidence pour personnes âgées ordonne à son personnel de ne pas pratiquer la RCR en cas d’urgence?

Voici ce qu’avait à dire l’administration suite à ces événements troublants :

« Dans une pareille situation, l’entreprise a comme pratique de contacter d’urgence le personnel médical pour obtenir du secours et d’attendre avec la personne qui nécessite des soins jusqu’à ce que lesdits secours arrivent ».

On sent vraiment tout le côté humain derrière ce message.

http://www.insolite.ca