Votre appareil photo numérique pourrait être pris en otage par un rançongiciel


Heureusement qu’il y a des gens qui démontrent les failles de sécurité sur les objets connectés. Ainsi, les compagnies peuvent faire des mises à jour pour corriger les failles jusqu’au prochain problème.
Nuage


Votre appareil photo numérique pourrait être pris en otage par un rançongiciel

Un gros plan sur un appareil photo reflex numérique

Les rançongiciels ne visent pas seulement les ordinateurs et les téléphones intelligents.

PHOTO : GETTY IMAGES / BENIMAGE

Si les appareils photo reflex numériques modernes peuvent se servir des réseaux wi-fi et des connexions Bluetooth comme les téléphones intelligents et ordinateurs, ceux-ci peuvent aussi être vulnérables aux cyberattaques.

Le fournisseur de sécurité informatique Check Point Software Technologies en a fait la démonstration sur un appareil Canon E0S 80D lors de la célèbre convention de piratage informatique DEF CON qui se tenait à Las Vegas, la fin de semaine dernière.

Le chercheur Eyal Itkin a expliqué qu’il est possible pour un pirate de téléverser un logiciel malveillant sur une caméra si celle-ci est connectée sur le même réseau internet sans-fil en se servant du « Picture Transfer Protocol » (protocole de transfert d’images), un outil standardisé qui permet le transfert d’images sur un ordinateur.

Une fois que le logiciel est installé, les photos sont encryptées et deviennent inaccessibles. L’écran de la caméra affiche un message demandant une somme d’argent en échange d’un code pour déverrouiller les photos.

Qu’est-ce qu’un rançongiciel?

Les rançongiciels sont des logiciels malveillants qui paralysent les appareils sur lesquels ils sont installés. Une fois l’appareil pris en otage par le pirate, le logiciel affiche généralement un message demandant le versement d’une rançon en échange de laquelle l’appareil recommencera à fonctionner normalement.

Il est recommandé de ne jamais payer la rançon demandée et de plutôt faire affaire avec un expert en informatique afin de remettre l’ordinateur en état de marche.

Paieriez-vous pour ravoir accès à votre caméra?, a demandé Eyal Itkin au public de DEF CON, rappelant que ces appareils sont habituellement remplis d’images personnelles.

Le chercheur a recommandé de désactiver le wi-fi et le Bluetooth des caméras numériques sauf lorsqu’ils sont nécessaires.

Check Point Software Technologies a avisé Canon de cette vulnérabilité en mars et a travaillé de concert avec l’entreprise japonaise afin de développer une mise à jour pour contrecarrer la vulnérabilité. Celle-ci est maintenant disponible.

La faille de sécurité découverte par Eyal Itkin ne touchait que les appareils Canon, mais celui-ci a mentionné à The Verge(Nouvelle fenêtre) qu’il était possible que des appareils d’autres marques aient des vulnérabilités semblables.

https://ici.radio-canada.ca/

Le piratage informatique mondial a coûté 45 milliards de dollars en 2018


Le piratage informatique a peut-être diminué, mais les coûts eux ont augmenté. Au moins 45 milliards de dollars canadiens qu’a coûter le piratage, rançonnage, virus etc .. Tout cet argent qui aurait pu servir à autre chose.
Nuage

Le piratage informatique mondial a coûté 45 milliards de dollars en 2018

Des mains tapent sur un clavier d'ordinateur.

Environ 2 millions d’attaques ont été perpétrées par des pirates informatiques l’an dernier.

PHOTO : ISTOCK

Radio-Canada

Logiciels malveillants, courriels infectés par un virus… Les pirates informatiques ont mené environ 2 millions d’attaques en 2018 dans le monde, dont le coût total dépasse 45 milliards de dollars, soit 59 milliards de dollars canadiens, d’après une étude américaine dévoilée mardi.

Selon Internet Society’s Online Trust Alliance, qui a compilé des données provenant du monde entier, les rançongiciels auraient coûté 8 milliards de dollars, soit 10 milliards de dollars canadiens. Ces attaques consistent à s’emparer des données d’un internaute par l’intermédiaire de logiciels malveillants avant d’exiger une rançon en échange du déblocage de l’accès à ces données.

Les municipalités en sont particulièrement victimes, des villes comme Atlanta ou Baltimore, aux États-Unis, ont notamment été forcées de reconstruire leur réseau informatique.

Si le nombre de ce genre d’attaques a baissé d’environ 20 % par rapport à 2017, les pertes financières qu’elles ont provoquées ont bondi de 60 %.

Le minage clandestin, une fraude en hausse

Le rapport pointe la croissance du minage clandestin, qui consiste à fabriquer clandestinement des monnaies virtuelles, comme le bitcoin, en infiltrant un serveur Internet, un ordinateur ou un téléphone intelligent. Le nombre de minages clandestins a triplé, provoquant des pertes d’environ 1,3 milliard de dollars américains (1,7 milliard de dollars canadiens) dans le monde.

Par ailleurs, il a dénombré environ 6515 brèches informatiques ayant exposé les données de 5 milliards de fichiers, ce qui est un peu moins qu’en 2017.

Des chiffres sous-estimés

Mais selon Jeff Wilbur, directeur technique de l’Alliance, les chiffres avancés dans le document sont probablement inférieurs à la réalité dans la mesure où de nombreuses attaques ne sont pas rendues publiques.

Cette étude rassemble des données de sociétés de sécurité informatique comme Symantec et Trend Micro ou d’agences gouvernementales comme la police fédérale américaine (FBI).

https://ici.radio-canada.ca/

Le risque de piratage de pacemaker se précise


Tout se pirate sur Internet, et malheureusement cela peut jouer sur la vie des gens. Ce que les cardiologues américains craints le plus c’est les rançongiciel sur les stimulateurs cardiaque. Pour le moment, ce n’est pas le cas, mais peut-être un jour des gens stupide vont jour avec le coeur malade de beaucoup de gens
Nuage

 

Le risque de piratage de pacemaker se précise

 

Le 2 avril 2018.

Cela fait des années que l’on en parle, mais le risque semble se préciser. D’après le collège des cardiologues américains, le risque que des patients, porteurs de pacemaker, puissent indirectement être  la cible de pirates informatiques, est de plus en plus concret.

Les pacemakers communiquent à distance 

Les dernières générations de stimulateurs cardiaques (pacemaker, en anglais), sont en effet dotées de nouvelles fonctionnalités sans fil. Jusqu’ici, ces appareils pouvaient être réglés à distance par le cardiologue, à l’aide d’un matériel spécifique. Mais le médecin devait se trouver à proximité du patient, dans la même pièce, afin que la communication sans fil entre l’ordinateur pilote et le pacemaker s’établisse.

Mais désormais, les pacemakers sont pour la plupart tout simplement reliés à Internet ! Ils permettent aux équipes médicales de suivre à distance les données transmises par les pacemakers de leurs patients, et de détecter en amont une éventuelle anomalie cardiaque, afin de pouvoir prévenir le patient en cas de problème.

Revers de la médaille, cette connectivité sans fil permanente crèe une vulnérabilité. De quel type ? Peu de risques que des pirates puissent dérégler des pacemakers à distance, répondent en coeur les spécialistes.

Une mise à jour informatique pour 500 000 pacemakers

En revanche, ils envisagent qu’une attaque de type « ransomware », ces programmes qui bloquent des ordinateurs et réclament le paiement d’une rançon, ciblent spécifiquement les machines chargées de surveiller les pacemakers de malades. La communication serait rompue, et la surveillance aussi.

Quant au risque que des pirates dérèglent des pacemakers à distance, il est pour l’instant qualifié de très faible. Même si l’été dernier, l’agence de sécurité sanitaire américaine a exigé que le logiciel de plus de 500 000 pacemakers déja implantés soit mis à jour. Celui-ci était vulnérable à des attaques extérieures….

Pour l’instant, en 2018, il n’a cependant pas été encore rapporté d’attaques de ce type.

Jean-Baptiste Giraud

https://www.passeportsante.net/fr

Un nouveau rançongiciel menace de dévoiler le contenu de votre téléphone


Même sur les Smartphones ne sont pas a l’abris des rançongiciel, ce qui est pire c’est que cela peut provenir les applications qu’on téléchargent
Nuage

 

Un nouveau rançongiciel menace de dévoiler le contenu de votre téléphone

 

Un homme d'affaires manipule un téléphone intelligent.

Un nouveau logiciel malveillant attaque les téléphones Android, menaçant de dévoiler les messages textes, les photos, les courriels et l’historique de recherche du propriétaire. Photo : iStock/Tatsianama

Un nouveau logiciel malveillant attaque les téléphones Android, menaçant de dévoiler les messages textes, les photos, les courriels et l’historique de recherche du propriétaire de l’appareil si ce dernier refuse de verser une rançon de 50 $.

Radio-Canada avec The Independent

Leakerlocker peut être téléchargé sans que l’utilisateur le veuille, en même temps que certaines applications sur Google Play, notamment Wallpapers Blur HD et Booster & Cleaner Pro, selon l’éditeur d’antivirus McAfee.

Une fois que avez téléchargé l’une ou l’autre de ces applications, Leakerlocker verrouille l’écran d’accueil du téléphone et un message de menace apparaît :

« D’ici 72 heures, vos données personnelles seront envoyées à tous vos contacts. Pour empêcher cette action, vous devez payer une modeste rançon de 50 $. »

Ne pas céder

Dans un billet publié sur son blogue, McAfee conseille de ne pas céder à la menace si jamais votre téléphone est infecté. « Payer la rançon demandée contribue à la prolifération de tels logiciels malveillants, conduisant à plus d’attaques. »

Il n’y a aucune garantie que vos informations personnelles seront dévoilées. McAfee

Et contrairement à ce que le message de menace laisse croire, McAfee affirme que les pirates n’ont accès qu’à certaines informations personnelles contenues dans les appareils infectés.

« Le rançongiciel peut lire l’adresse courriel de la victime, certains de ses contacts, son historique de recherche sur Chrome, certains de ses messages textes, des informations techniques quant à l’appareil, et il peut prendre une photo à partir de la caméra », explique-t-on.

Jeudi soir, Google Play indiquait que l’application Wallpapers Blur HD avait été téléchargée de 5000 à 10 000 fois, et Booster & Cleaner Pro de 1000 à 5000 fois.

Le problème a déjà été rapporté à Google, qui mène son enquête.

http://ici.radio-canada.ca

3 fraudes fréquentes sur le web, et comment s’en protéger


Malheureusement, aller sur le web n’est pas sans risque. Il est important de faire attention, ne pas cliquer sur des liens demandant des informations personnelles comme un mot de passe …
Nuage

 

3 fraudes fréquentes sur le web, et comment s’en protéger

 

Un homme au visage caché sous le capuchon de son chandail noir s'affaire sur un ordinateur portable.

Il est important de toujours rester vigilant lorsqu’on navigue sur Internet. Photo : iStock/iStock

Les personnes mal intentionnées ne manquent pas d’ingéniosité pour soutirer de l’argent ou des informations personnelles au public. La vague d’appels frauduleux en provenance du Vanuatu en est un bon exemple. Quelles sont les fraudes et les attaques informatiques les plus courantes, et comment s’en protéger? Un expert répond.

Un texte de Karl-Philip Vallée

Nous avons posé la question à l’organisme spécialisé en sécurité informatique Crypto.Québec. Jean-Philippe Décarie-Mathieu, directeur général et secrétaire-trésorier, nous présente trois fraudes et attaques fréquentes sur Internet.


1. L’hameçonnage

 

Vous recevez un courriel de votre institution bancaire vous informant que des opérations inhabituelles ont été détectées sur votre compte bancaire. Le courriel vous invite à vous connecter sur votre compte en passant par un hyperlien afin d’éviter l’interruption de vos services bancaires.

Si vous avez déjà reçu un courriel de ce genre, vous avez déjà été ciblé par une attaque d’hameçonnage. Ce type d’attaque est souvent simple à réaliser et est donc très répandu. Il consiste à soutirer des renseignements personnels (souvent des informations bancaires ou des mots de passe) par le biais d’une fausse page d’accès à une institution reconnue.

Méfiez-vous donc toujours des courriels non sollicités que vous recevez de la part d’une institution bancaire ou d’un grand site web, surtout si ces courriels vous invitent à cliquer sur un hyperlien pour vous rendre sur le site en question. Tâchez aussi de vérifier la provenance de ces courriels. Proviennent-ils d’une adresse qui semble fiable, avec le bon nom de domaine après le symbole « @ »?

« L’hameçonnage peut aussi se faire par téléphone, prévient Jean-Philippe Décarie-Mathieu. Dans ce cas, ne tombez pas dans le piège des appels entrants d’inconnus qui vous offrent un service de dépannage à distance. »

Si vous recevez un appel suspect, raccrochez et appelez vous-même l’entreprise pour laquelle se faisait passer votre interlocuteur en utilisant le numéro de téléphone affiché sur le site officiel de la compagnie.

Lorsque vient le temps de communiquer des informations personnelles, tant sur Internet qu’au téléphone, il est primordial de rester alerte et sceptique.


2. Les rançongiciels

Vous êtes devant votre ordinateur quand soudainement tout se bloque et un message s’affiche vous demandant de verser une rançon pour avoir accès à vos données. Votre ordinateur est sans doute infecté par un rançongiciel.

En mai dernier, des milliers d’ordinateurs à travers le monde ont ainsi été paralysés pendant la cyberattaque « WannaCry ». Il s’agissait en réalité d’un logiciel qui profitait d’une faille de sécurité dans le système d’exploitation Windows pour s’installer sur les ordinateurs touchés.

Les rançongiciels ne bloquent pas toujours des ordinateurs entiers. Certains ciblent des types de fichiers spécifiques, comme des documents Word, des photos ou des bases de données, explique Jean-Philippe Décarie-Mathieu, directeur général et secrétaire-trésorier de Crypto.Québec. Mais ils ont tous en commun d’exiger une rançon.

« Il ne faut pas payer la rançon, puisque rien n’indique que l’attaquant honorera sa parole et donnera les clés de déchiffrement à la victime, explique ce spécialiste en cybersécurité. Faites des sauvegardes de vos fichiers importants de façon régulière et stockez le tout sur un hôte externe, comme sur une clé USB ou dans le nuage. »

M. Décarie ajoute qu’il est essentiel de toujours mettre à jour son système d’exploitation pour réduire les risques d’attaques de ce genre.


3. Les fuites de base de données

 

Si vous vous êtes déjà inscrit à un service appartenant à Yahoo, comme Yahoo Mail, Flickr ou Tumblr, il se pourrait que vos informations personnelles et votre mot de passe soient entre les mains de pirates. Un milliard de comptes d’utilisateurs de Yahoo ont été compromis en 2013, touchant plus d’un internaute sur quatre, selon les statistiques de l’Union internationale des télécommunications. Et ce piratage n’a été découvert qu’en 2016!

Cette méthode est une tendance relativement nouvelle, selon M. Décarie-Mathieu. Comme les bases de données piratées contiennent souvent les mots de passe des utilisateurs inscrits et même parfois d’autres informations personnelles, les pirates vont parfois vendre ces informations à des personnes mal intentionnées. Une fois entre leurs mains, ces informations peuvent leur permettre de se connecter à vos comptes un peu partout sur le web, d’usurper votre identité ou de vous voler de l’argent.

La façon de se prémunir de ce type d’attaque est relativement simple et connue de tous : ne pas utiliser le même mot de passe pour différents comptes. Jean-Philippe Décarie-Mathieu recommande pour ce faire d’utiliser un gestionnaire de mots de passe, tels que LastPass ou KeePassX.

« Vérifiez aussi régulièrement sur Have I Been Pwned si votre adresse courriel se retrouve dans une fuite de données publique, conseille M. Décarie-Mathieu. Si c’est le cas, modifiez immédiatement le mot de passe associé à cette adresse. »

Et si vous utilisez ce mot de passe sur d’autres comptes, profitez-en pour les modifier du même souffle.

 

http://ici.radio-canada.ca/

Les objets connectés vous mettent-ils en danger ?


On parle beaucoup depuis la cyberattaque mondiale du piratage dans le but de demander une rançon. Ce qui est inquiétant, c’est la multitude de possibilités de pirater des objets connectés autres que les ordinateurs, portables, tablettes. Il y a le réfrigérateur, la télévision, les jouets, des automobiles et encore bien d’autres objets qui sont connectés. Sont-ils tous des cibles potentiels … Oui, mais généralement les pirates veulent faire de l’argent et donc, certains objets sont plus susceptibles que d’autres à être piraté.
Nuage

Les objets connectés vous mettent-ils en danger ?

 

Les cyberattaques pourraient viser des outils du quotidien, qui serviraient de relais pour les cybercriminels. Les spécialistes expliquent les risques.

 

SOURCE AFP

 

Les téléviseurs, jouets, réfrigérateurs et autres cafetières connectés seront-ils un jour la cible de cyberattaques ? Les récentes offensives massives de « ransomwares », ces logiciels malveillants exigeant une rançon pour débloquer les ordinateurs qu’ils ont infectés, font craindre pour l’avenir des objets connectés qui se multiplient dans nos foyers.

« Concernant l’attaque du week-end passé, il n’y a pas de risque pour les objets connectés. Elle touchait en particulier des systèmes avec Windows […], et il n’y a pas d’objets connectés grand public aujourd’hui qui embarquent Windows pour fonctionner », assure à l’Agence France-Presse Gérôme Billois, consultant chez Wavestone.

« En revanche, il y a déjà eu des attaques massives sur des objets connectés », rappelle-t-il.

Le malware (logiciel malveillant) Mirai a ainsi récemment infecté par centaines de milliers des objets connectés mal sécurisés, non pas pour les bloquer, mais pour les transformer en zombies et créer des relais pour de futures cyberattaques. Mardi à La Haye, le jeune prodige Reuben Paul, 11 ans, a épaté une galerie d’experts en cybersécurité en piratant le Bluetooth de leurs appareils électroniques pour prendre le contrôle d’un ours en peluche.

Siphons ou mouchards

Les objets connectés sont donc des cibles tout à fait crédibles, qui peuvent aussi bien siphonner des données que se transformer en mouchards. Selon des documents révélés en mars par WikiLeaks, les services de renseignement américains sont capables de « hacker » des smartphones, des ordinateurs et des télévisions intelligentes, notamment pour prendre le contrôle de leurs micros et écouter ce qu’il se passe.

« Tous les autres objets connectés sont piratables, ça a été démontré, que ce soit la cafetière, le réfrigérateur, le thermostat, la serrure électronique, le système d’éclairage… » dit à l’Agence France-Presse Loïc Guézo stratégiste cybersécurité Europe du Sud de la société de cybersécurité japonaise Trend Micro.

Plus généralement, comme le résume en toute modestie Mikko Hypponen, le responsable de la recherche du spécialiste finlandais F-Secure, dans sa « loi d’Hypponen » : « Lorsqu’un appareil est décrit comme étant intelligent, vous pouvez le considérer comme vulnérable. »

Cybercriminalité

Ce qui concerne aussi tous ces objets en voie de « connectisation » : des voitures – des démonstrations de prise de contrôle à distance de véhicules ont pu faire froid dans le dos –, des sextoys, des poupées, des vases qui préviennent quand il faut changer l’eau, des sangles de cheval ou des pompes à insuline. Un cyberpirate peut-il donc me priver de café le matin, bloquer mon thermostat à 10°C, ou diriger mon GPS vers un abîme si je ne lui paie pas une rançon ? Théoriquement oui, répondent les spécialistes interrogés par l’Agence France-Presse.

« La logique d’un cybercriminel, c’est de gagner de l’argent », dit cependant Gérôme Billois chez Wavestone.

Il ne s’acharnera donc pas, selon lui, à s’attaquer à des petites séries. Les télévisions connectées, en revanche, semblent être des cibles toutes trouvées, car elles se généralisent plus vite, d’autant qu’elles ont un écran, support idéal pour demander la rançon.

« Demain, on peut imaginer des dispositifs où on attaque votre maison connectée, on la met sous contrôle, et on vous envoie le message par une autre voie », avance Loïc Guézo.

Il suffira de perfectionner un peu les virus que l’on trouve clé en main sur le « darknet », cette cour des miracles des tréfonds de l’Internet.

Questions de sécurité

La question ne laisse évidemment pas indifférents les spécialistes de la cybersécurité, qui multiplient les solutions de protection de la domotique connectée, avec notamment des « box » venant compléter les routeurs des opérateurs télécom. En amont, l’idée est aussi de travailler avec les fabricants pour leur apporter des fonctions de sécurité qu’ils intégreront dès la conception des objets connectés, ce qu’on appelle dans la profession « security by design ». Car la sécurité a été souvent négligée dans l’euphorie de la connexion tous azimuts des objets du quotidien.

« C’est extrêmement difficile d’évaluer la solidité d’un objet connecté sous l’angle de la cybersécurité », dit Gérôme Billois.

« En tant que consommateur, il est aujourd’hui impossible de savoir si l’on achète un objet connecté sécurisé ou pas. Il nous manque un label, comme on a le label CE qui nous garantit que l’objet ne va pas prendre feu, qu’il ne va pas être dangereux pour les enfants, etc. »

http://www.lepoint.fr/

 

L’homme qui a freiné la propagation du logiciel malveillant qui a infecté 150 pays a 22 ans


 

Il semble que le logiciel de rançon qui a affecté plusieurs pays dont des hôpitaux, des entreprises et des groupes a freiné sans propagation grâce à un jeune de 22 ans en Angleterre. Le plus insolite, c’est qu’en regardant de quoi il s’agissait, il a fait un geste, pour voir ce qui se passerait. Cependant, il se peut que le nombre d’ordinateurs infectés augmentent lundi.
Nuage

L’homme qui a freiné la propagation du logiciel malveillant qui a infecté 150 pays a 22 ans

 

Abstract image of a virus | Yuri Samoilov via Flickr CC License by

Abstract image of a virus | Yuri Samoilov via Flickr CC License by

Repéré par Mélissa Bounoua

Il se fait désigner uniquement par son pseudo MalwareTech –le nom de son blog et de son compte Twitter @MalwareTechblog. Ce chercheur cybersécurité du sud-ouest de l’Angleterre n’a que 22 ans, c’est pourtant lui qui a arrêté la propagation du logiciel malveillant de type «rançongiciel» –l’ordinateur infecté affiche un message demandant à l’utilisateur une rançon en monnaie virtuelle pour le débloquer.

 Il a 200.000 ordinateurs dans plus de 150 pays. Nommé WanaCrypt0r 2.0, il exploite une faiblesse de Windows et a déjà paralysé le réseau de téléphonie espagnol Telefonica, le service de livraisons FedEx aux États-Unis et une partie des hôpitaux aux Royaume-Uni qui n’ont plus eu accès aux dossiers des patients. Le ministère de l’Intérieur russe déclare avoir 1.000 ordinateurs infectés.

MalwareTech a accidentellement trouvé, avec l’aide d’un ami, Darien Huss, le moyen d’actionner un mécanisme d’autoblocage, en trouvant l’adresse d’un site internet dans le code du logiciel. Le logiciel malveillant tentait de se connecter à ce site pour diffuser. En se rendant compte que le nom de domaine était à vendre, MalwareTech l’a simplement acheté, ce qui a déclenché le mécanisme d’urgence prévu par les créateurs du logiciel pour stopper la propagation.

Voir l’image sur Twitter

Voir l'image sur Twitter

 

Malwaretech travaille pour Kryptos logic, une entreprise basée à Los Angeles spécialisée en renseignements et détaille au Guardian:

«Je déjeunais avec un ami,  je suis rentré à 15h et j’ai vu plusieurs articles sur la NHS [le système de santé anglais] et à propos d’autres institutions touchées», raconte-t-il au Guardian. «J’ai regardé un peu de quoi il retournait,  j’ai vu un modèle de virus derrière et j’ai compris qu’il se connectait à un domaine spécifique, qui n’était pas utilisé. Donc je l’ai acheté, ne sachant pas ce que cela ferait à ce moment-là.»

Il ne se doutait pas en effet qu’il venait de trouver le moyen d’arrêter la progression. Cela lui a coûté 10,69 dollars (9,77 euros).

«Mon but était simplement de surveiller la propagation et voir si on pourrait faire quelque chose plus tard. Mais on a vraiment arrêté la diffusion en achetant le domaine», continue-t-il. «Mais les heures qui ont suivi ont été intenses en émotions. Au départ, quelqu’un a évoqué l’idée que nous avions causé l’infection en achetant le domaine, donc on a un peu flippé jusqu’à ce qu’on réalise que c’était l’inverse et qu’on l’avait bien stoppé.»

Il explique qu’il a trouvé son premier emploi à la sortie du lycée sans véritables qualifications. Il n’est pas allé à l’université, a commencé à écrire des logiciels et un blog sur les nouvelles technologies.

«Ça a toujours été un hobby pour moi, je suis autodidacte. J’ai fini par avoir un job en créant un traqueur d’attaques de bots, la compagnie pour laquelle je travaille l’a remarqué, m’a contacté et m’a demandé si je cherchais un emploi. Cela fait un an et deux mois que j’y travaille.»

MalwareTech était en vacances au moment de l’attaque, raconte-t-il sur son blog, il a finalement bien fait d’écourter sa semaine pour se pencher sur ce logiciel malveillant ce vendredi 12 mai. Si les ordinateurs déjà infectés le sont toujours, cela a évité que le virus se propage à une centaine de milliers d’autres machines, d’après lui.

Alors que la semaine va recommencer, la peur est que beaucoup d’employés allument leur ordinateur qu’ils soient infectés. Le directeur d’Europol, Rob Wainwright, s’en inquiète auprès du Guardian:

«Les chiffres augmentent. J’ai peur qu’ils continuent quand les gens vont se rendre au travail et allumer leur machine lundi matin. 200.000 personnes dans 150 pays sont infectées, selon le dernier bilan. Beaucoup d’entreprises, y compris des grands groupes.»

http://www.slate.fr