Comment éviter que les fichiers de votre ordinateur soient pris en otages?


    Des cybercriminels essais par n’importe quel moyen de faire de l’argent et prendre des données personnelles en otages est une façon qui semble prendre plus d’ampleur. Même, si on ne peut pas tout éviter, il y a quand même quelques précautions simples que nous pouvons prendre
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Comment éviter que les fichiers de votre ordinateur soient pris en otages?

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    Photo :  iStock

    Un texte de Vincent Grou

    Les attaques de ceux qui bloquent les fichiers d’un ordinateur et demandent une rançon en échange d’une clé de décryptage ont été 45 fois plus nombreuses en 2014 qu’en 2013, selon un rapport publié la semaine dernière par la firme Symantec.

    Voici quelques conseils pour éviter de vous faire prendre au piège :

    1. Évitez d’ouvrir les courriels douteux. Par exemple, une personne avec qui vous correspondez toujours en français vous envoie un courriel en anglais? Il y a de fortes chances qu’il s’agisse d’une tentative d’hameçonnage.

    2. Ne cliquez jamais sur un hyperlien et n’ouvrez jamais un fichier joint à un courriel qui vous semble louche.

    3. Ne visitez pas de sites web que vous considérez douteux, et évitez de cliquer sur les liens que ceux-ci renferment.

    4. Filtrez vos courriels de manière à bloquer les fichiers exécutables (.EXE), qui sont souvent la porte d’entrée de logiciels malveillants.

    5. N’hésitez pas à investir pour vous procurer une bonne suite de protcetion qui comprend un antivirus et un anti-logiciel malvelillant. On en trouve, sur le marché, qui se spécialisent dans la prévention contre les crypto-rançongiciels (logiciels qui prennent vos fichiers en otage).

    6. Assurez-vous que le système d’exploitation de votre ordinateur est à jour, de même que les applications, comme Java et Flash, par exemple.

    7. Effectuez régulièrement des copies de sauvegarde de vos fichiers. Si vous faites ces copies sur un disque dur externe, débranchez-le de votre ordinateur une fois la copie faite, afin d’éviter qu’il soit infecté par une éventuelle attaque.

    8. Si vous avez une entreprise, assurez-vous que vos employés adoptent des pratiques sécuritaires en ligne, comme celles mentionnées plus haut.

    9. Si votre ordinateur infecté est connecté à un réseau, déconnectez-le du réseau le plus rapidement possible.

        http://ici.radio-canada.ca/

      Piratage : une rançon pour sauver vos vidéos


      Des cybercriminels amassent de l’argent en prenant des ordinateurs en otage dans le but de demander des rançons. Ils peuvent toucher des professionnels comme monsieur et madame partout dans le monde. Il faut être prudent quand on clique sur des liens sur des sites ou dans nos courriels
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      Piratage : une rançon pour sauver vos vidéos

       

      Des cybercriminels ont trouvé une façon de faire beaucoup d’argent en kidnappant carrément le contenu de votre ordinateur. Au moyen d’un logiciel malveillant, ces fraudeurs encodent toutes vos données et affirment que la seule façon de les décoder est de payer une rançon.

      Une internaute québécoise s’est fait prendre au piège. Un réel problème pour des internautes, des entreprises, mais aussi pour des municipalités.

      Le virus informatique Cryptowall est le cauchemar de nombreux internautes depuis déjà plusieurs années. En ouvrant un fichier infecté ou en cliquant sur un hyperlien malveillant, l’internaute se retrouve dans une spirale où ses données sont encryptées et difficilement récupérables.

      Le traquenard

      Votre ordinateur est infecté dès le début du téléchargement de ce programme troyen malveillant. Le logiciel Crypto prend alors le contrôle et chiffre vos données, qui deviennent alors inaccessibles par son propriétaire. Peu de temps après, un message flash apparaît sur votre écran. On vous demande alors une rançon pour obtenir une clé de déchiffrement de vos photos, de vos vidéos et d’autres documents importants.

      La pression

      Le message vous explique que la seule façon de désencrypter vos données est de payer la rançon dans un délai de 72 à 96 heures. Passé ce délai, on pourrait vous demander une rançon supplémentaire.

      « Alors à un moment donné, la pression monte et monte. Malheureusement, les gens cèdent à cette pression et ils vont payer. Et il n’y a pas de garantie qu’ils vont récupérer leurs fichiers. » — François Daigle, expert en sécurité de l’information chez Okiok

      Les transactions se font souvent en bitcoin, une monnaie virtuelle qui préserve l’anonymat du fraudeur.

      L’an dernier, c’est au Québec où il y a eu le plus de plaintes pour vols de données et tentative d’extorsion, 196, devant l’Ontario, selon le Centre antifraude du Canada. En Ontario, les rançons payées sont en moyenne de plus de 10 300 $ et de plus de 9300 $ au Québec.

      Une résidente de Saint-Lambert extorquée

      Angèle Bisaillon accorde beaucoup de valeur aux photos et aux vidéos prises avant et après la naissance de son premier enfant. Elle avait sur son disque dur près de 40 000 fichiers, d’impérissables souvenirs.

      « On a des photos, des vidéos qu’on a prises à l’hôpital quand il avait quelques heures de vie. Pour moi, ça n’a pas de prix », dit-elle.

      Mais à la fin du mois de mars, elle apprend que ses données ont un prix : 3 bitcoins.

      Après avoir consulté plusieurs spécialistes en informatique, elle décide de payer la rançon demandée. Elle demande à l’entreprise Microfix d’effectuer la transaction en bitcoins. En vain, puisqu’elle apprend que son ordinateur n’a pas été infecté par un seul virus informatique, mais bien par deux. Elle paie une autre rançon, encore une fois par bitcoins.

      « On est rendu à près de 3000 $. On a mis ça sur notre carte de crédit. Je ne sais pas comment je vais faire pour payer ça. » Angèle Bisaillon

      Au final, Microfix a pu récupérer ses vidéos, mais pas ses photos.

      Payer ou ne pas payer?

      La Gendarmerie royale du Canada recommande de ne pas payer la rançon, car avec les fraudeurs, rien n’est garanti. Chez les spécialistes en informatique, deux points de vue s’affrontent. En grande partie à cause de la complexité du chiffrement.

      Fraudes sur Internet 

      Photo :  Radio-Canada

      « On n’a pas le choix de payer la rançon si on n’a pas de copies de sauvegarde de ses documents. »— Mathieu Jacques, directeur général de l’entreprise Microfix

      Du côté de l’entreprise Okiok, on tient un discours différent.

      « Moi, je suggère toujours de ne jamais payer. On vous kidnappe le contenu de votre ordinateur et on vous demande une rançon. Une fois que vous avez payé, il n’est aucunement garanti qu’on va vous envoyer la clé de déchiffrement », dit François Daigle.

      Un phénomène mondial

      Le phénomène est important. Le Centre antifraude du Canada estime que, partout dans le monde, les cybercriminels ont recueilli des millions de dollars grâce à des cryptorançongiciel. Les particuliers, les entreprises et les gouvernements sont visés.

      Au Québec, la Ville de Dorval a été infectée par le Cryptowall et tous les courriels de ses employés ont été codés. Les fraudeurs ont demandé une rançon de 1000 $, et la Ville a payé. Son porte-parole a refusé notre demande d’entrevue.

      Prendre ses précautions

      La meilleure façon de se protéger d’un virus comme Cryptwall est de faire des copies de sauvegarde de ses données sur un disque dur externe qu’on débranche de son ordinateur une fois que les copies sont effectuées. Il faut aussi éviter d’ouvrir des pièces jointes qui proviennent d’un expéditeur qu’on ne connaît pas.

      Certains sites Internet peuvent aussi héberger des hyperliens malveillants dont il faut se méfier. Angèle Bisaillon a bien appris la leçon.

      « C’est sûr que je suis contente d’avoir récupéré mes vidéos, mais pour les photos, je suis très déçue. Surtout que ça a coûté cher. »

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      Le Saviez-Vous ► Top 10 des plus grandes rançons jamais payées (pour celles qu’on connait)


      Il y a eu une époque ou les enlèvements étaient monnaie courante dans certains pays. On pouvait demander des sommes faramineuses. Dans cette liste, une rançon est plutôt étonnante,. Sans approuver l’enlèvement et les vols de banque, il faut avouer que ces criminels avaient le souci des plus pauvres
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      Top 10 des plus grandes rançons jamais payées (pour celles qu’on connait)

       

      • Source photo : aresauburnphotos

      • Aujourd’hui, la prise d’otage avec rançon n’est plus vraiment un business. Certes la tradition se perpétue du côté d’AQMI notamment ou chez les FARCS, mais jamais les rançons n’atteignent les sommes démentielles qu’elles atteignaient dans les années 70 notamment. Le site Business Insider a compilé une vingtaine d’enlèvements qui ont rapporté le plus de thunes aux ravisseurs en calculant à quoi la somme équivaudrait aujourd’hui. Mettez vos cagoules et on y va.

      • Jorge et Juan Born – 60 millions de dollars en 1974

        Les frères Born étaient à la tête d’une multinationale basée en Argentine et spécialisée dans le commerce de céréales. Enlevés par des terroristes d’extrême gauche, les Montoneros, ils ne furent libérés que 9 mois après contre l’énorme somme de 60 millions de dollars (près de 293 millions aujourd’hui). Après cette mésaventure, la boîte changea carrément de pays et s’installa au Brésil, et on les comprend.

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        Source photo : jose-marmol

      • Victor Li – 134 millions de dollars en 1996

        Victor Li est un homme d’affaires canadien originaire de Hong-Kong et fils du milliardaire Li Ka-shing dont la fortune était estimée en 2012 à plus de 25 milliards de dollars. Un pactole qui fit saliver Cheung Chi Keung, un criminel ambitieux qui ne profita que 2 ans de la rançon de 134 millions de dollars qu’il récupéra (197 millions aujourd’hui) puisqu’il fut arrêté et fusillé en 1998.

      • Walter Kwok – 77 millions de dollars en 1997

        Un an après l’enlèvement de Victor Li (et donc un an avant de se faire choper et exécuter), Cheung Chi Keung décide que 134 millions ce n’est pas assez et enlève Walter Kwok, fils du plus important businessman de Chine. Il reçoit en échange 77 millions (110 millions actuels). Kwok sera retrouvé vivant dans une caisse en bois.

      • Victor Samuelson – 14,2 millions de dollars en 1974

        L’Argentine dans les 70’s avait l’air d’être un chouette pays. La même année que les frères Born, Victor Samuelson a fait les frais de la mode des enlèvements. Pas spécialement riche, Samuelson avait le malheur de bosser pour Exxon, grosse compagnie pétrolière, ce qui permit aux guérilleros d’échanger, après 98 jours de détention, Victor Samuelson contre 14,2 millions de dollars.

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        Source photo : businessinsider

      • Charles Lockwood – 2 millions en 1973 et 10 millions de dollars en 1975

        Charles Lockwood était un homme d’affaires britannique amoureux de l’Argentine. Tellement amoureux qu’il a été enlevé 2 fois en 26 mois par les mêmes loustics qui avaient enlevé Samuelson. Amoureux de l’Argentine certes, mais pas totalement idiot, Lockwood quitta le pays avec sa famille après sa seconde libération.

      • Patty Hearst – 6 millions de dollars en 1974

        Fille d’un riche ponte des médias américains, Patty Hearst fut enlevée en 1974, mais ses ravisseurs, membres du groupuscule d’extrême gauche « l’Armée de libération symbionaise » ne réclama pas de rançon. Ils exigèrent que William Hearst distribue 400 millions de dollars de nourriture aux défavorisés de Los Angeles, il en distribuera pour 6 millions, ce qui ne satisfera pas les ravisseurs. La fin de l’histoire est plus étrange pour Patty qui, souffrant du Syndrome de Stockholm, se mit à braquer des banques avec ses ravisseurs, ce qui l’emmènera tout droit en prison pendant 2 ans.

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        Crédits photo (creative commons) : Inconnu

      • Enrique Metz – 5 millions de dollars en 1975

        Après les 60 millions récupérés l’année d’avant avec les frères Born, les 5 millions reçus en échange de cet employé Mercedes a dû un peu décevoir les Montoneros argentins. On a beau être un guérillero, on a aussi un coeur, vous savez.

      • John Paul Getty III – 3 millions de dollars en 1973

        C’est bien connu, être le petit fils d’un magnat du pétrole comporte de nombreux avantages, mais aussi quelques risques. Comme par exemple celui de se faire enlever à 16 ans par des gangsters italiens qui réclament 17 millions, et te coupent une oreille pour l’envoyer à la presse si ton grand-père refuse de payer. Plus sordide encore, John Paul Getty ne paiera que 2,2 millions, la somme maximum déductible d’impôts, laissant son fils John Paul Getty II régler la différence. Un bel enfoiré ? Tout à fait.

      • John R Thompson – 3 millions de dollars en 1974

        Décidément, on s’est marré niveau enlèvement dans les années 70. Devinez où Thompson s’est fait enlever ? En Argentine, exactement. Et toujours par la fine bande de l’Armée Révolutionnaire du Peuple qui avait besoin de sous pour s’acheter des nouveaux treillis

      • Samuel Bronfman II – 2.3 millions de dollars en 1975

        Samuel Bronfman Junior avait 21 ans quand il fut enlevé par 2 hommes qui en avaient après l’argent de son père, propriétaire de la distillerie Seagram. La rançon fut versée au bout d’une semaine. Le lendemain, le FBI et la police de New-York libérèrent Samuel et arrêtèrent les 2 responsables. Au passage ils récupérèrent l’argent de la rançon. On imagine que pour fêter ça, le daron a payé sa bouteille de whisky maison.

      Si vous avez une machine à remonter le temps, évitez donc l’Argentine des 70’s, vous êtes prévenus.

      Source : Business Insider

      Crédit photo : Aresauburnphotos

       

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