L’amour est si fragile


Beaucoup on aimé mais leur amour peut-être sans s’en rendre compte était fragile .. ne restant que des souvenirs lointain
Nuage

 

L’amour est si fragile

 

 

Quand l’amour est si fragile
Qu’il subit la confusion
De cœur en cœur, il oscille
En risquant la congestion

D’une pluie de tendreté
Débordant jusqu’au déluge
Se noie dans la vanité
Sans trouver aucun refuge

Sur les lèvres oubliées
Se dépose l’illusion
De ses rêves mystifiés
De baisers en migration

Les mains vident et impotents
Au manque du corps aimé
N’a que chagrin dégouttant
D’un esprit tant affamé

Que reste t-il de l’amour
Quand l’iris devenu terne
Efface la magie du jour
Laissant rancœur qui gouverne

Rachel Hubert (Nuage) Saïd
27 Janvier 2005

Au revoir


On a beaucoup parler de terrorisme, de bombe, d’avion détournée pour se détruire en plein vol pendant nos discussion assez pour refléter dans nos mots le tristes sort des victimes et ceux qui restent. Ce poème est en deux partie, la victime et celui qui reste
Nuage

Au revoir

 

Viens, Viens vite, le téléphone indiscret
Communique un message simple en sonnet
J’ai envie de te voir avant de partir
Pour garder tes yeux au fond des souvenirs

Que reste t’il de la fleur et de l’arôme
Au profond des abîmes ou loge le cœur
Noyé dans l’artère des milles rancœurs
Sombrant dans l’odeur fétide qui embaume

Injustice ou volonté du créateur
Où serait-ce l’oeuvre d’un déprédateur
De voir après moisson le reste du chaume
Impressionner que la terre inculte chôme

J’endure cet accent triste, atrabilaire
Laissant l’âme dans un état grabataire 
Et pour me voir arraché comme une plante
Brutalement de sa terre verdoyante

Et par la suite dévorent mon cadavre
Ton souffle de toi, tu le sais est mon havre
En tout, mon bonheur, une joie délirante
Par contre, seul ton absence me tourmente

Viens, Viens vite, le téléphone indiscret
Communique un message simple en sonnet
J’ai envie de te voir avant de partir 
Envie de butiner ces beaux souvenirs

Envie de regarder ton visage si doux
Dieu me l’a-t-il envoyé, je ne sais d’où
L’Eden ? Où les cieux ? Où un des plus beaux lieux
J’ai envie de crier, pleurer, ah mon Dieu !

Envie de chanter ma courte ritournelle 
Avec toutes les belles images immortelles
Viens, viens vite, viens vite ici, je veux te voir
Te dire non pas adieu mais au revoir

Tout mon corps enveloppé dans les bras des fées
L’âme a voulu imiter l’amour d’Orphée
Dans son long péril, de l’enfer en enfer
Dans tous ses voyages pénétrant l’univers

Éperdu dans les ténèbres sans indices
Suppliant la déesse, où est Eurydice ?
Puis sans but, l’esprit ivre de dopamine
Tombe dans les mains du mal qui le domine

Elle était quelque part dans l’aéroport
Serrant très fort ses papiers comme si mon sort
Serait entre ses doigts frêles en porcelaine
Se cassant devant les échecs qui s’enchaînent

Dans ma main tremblante; je tenais des fleurs
Avec un gros chagrin, mes yeux en pleurs
Un peu distant, par respect ou bien peur d’elle
Restant figé pour endormir les querelles

Autour son frère, sa mère puis ses soeurs
Images de mille glaives ancrés au cœur
J’ai ressenti l’épine de l’amertume
Jusqu’au sang qui lentement se consume

Elle quittait entourées comme une prisonnière
Pour la reconduire vers une autre ornière
C’était la nuit la plus froide de décembre
Que cette indifférence a givré dans l’ombre

Rachel Hubert (Nuage) Saïd
9 décembre 2004

S’ouvrir à la liberté, c’est amusant


S’ouvrir a la vie serait si facile si nous acceptions de commencer a se libéré nous-même de nos ornières. De prendre certains exemples chez les enfants .. qui disent un jour t’est plus mon ami et le lendemain jouent ensemble. Ils serait bien plus facile si nous arrêtions de se compliquer la vie avec nos pensées négatives, nos suppositions souvent sans fondement
Nuage


S’ouvrir à la liberté, c’est amusant


Pour être soi et oser être libre en toutes circonstances,
pour développer des relations authentiques,
pour découvrir de nouveaux comportements d’ouverture, pour une meilleure confiance en soi,
pour connaître et vivre ses émotions, pour mieux
les gérer et se découvrir vraiment,
ne plus avoir peur de ses peurs.
Émerveillement, joie de vivre et liberté !
Qui suis-je ?
Qu’est ce que je veux ?


Pour libérer toute cette énergie vitale, il existe un moyen amusant comme le dit le titre :


« S’ouvrir à la liberté, c’est amusant ».


Si moi, je décide dans mon coeur de grande personne, d’ouvrir mon coeur d’enfant, celui que j’essaie de cacher si souvent, naître à soi, peut-être que ça deviendrait amusant finalement.

Regardons simplement agir les enfants.
Ils se sentent libres, pas pressés, pas stressés,
ils ont tout leur temps, et ceci en toutes circonstances.
Ils n’ont pas la carapace des illusions à porter.
Leur vie personnelle est simple, nullement préparée.
En pratiquant ce regard enfantin avec constance,
ils l’auront sûrement plus tard dans leur vie professionnelle.

Tant qu’à leurs relations, ce n’est rien de compliquées,
ils vivent la magie de l’instant.

Si une chicane éclate avec leurs copains,
ils se crêpent le chignon, un coup de poing et vive la vie!

Si c’est une fille, parfois c’est plus long,
mais elles redeviennent amies tout de suite,

tout est oublié sans rancoeur, ce poison de l’âme.

Ils regardent, observent de loin les plus grands,
cela leur permet de voir de nouvelles manières de s’ouvrir aux autres,
ils s’essaient, manquent leur coup, mais tout de suite, sans relâche
ils se reprennent et cette fois ça y est !

Hourra !

Les enfants ont ce pouvoir d’apprendre rapidement, et d’oublier ce qui n’est pas vraiment important, scraper l’inutile.
Ils sont alors heureux et fiers de leurs nouvelles découvertes qui
mettront du piquant dans leur vie.


Ainsi ils acquièrent une belle confiance en eux,
deviennent de plus en plus sûrs d’eux, les monstres du placard disparaissent.


Quand ils vivent de gros chagrins, parfois ils s’isolent pour mieux digérer le tout,
comme un petit animal, ils lèchent leurs plaies.
Parfois ils veulent en parler avec les ami(es) ou à des personnes adultes qui leur permettront d’aller plus loin.
Mais leur joie de vivre est vite revenue.
Une chose leur est cependant essentielle :

« L’amour »,
avec ça, les coeurs sont gonflés de joie et les petites jambes gambadent aussitôt,
les soucis, connais pas…

Vive la liberté !

Si l’on prenait exemple sur eux et tenir bon dans notre décision,  la vie serait bien plus douce, notre émerveillement devant les petites choses
serait grand, le bonheur et la liberté le seraient aussi.
Cessons donc de nous compliquer la vie.

Essayons plutôt de la regarder avec les yeux de l’enfant en nous.

Mobilisons nos potentialités à réaliser ce qui donne du sens à notre vie,
laissons jaillir notre essence, nos véritables désirs.
La porte des possibles existe vous savez.

Il vit en soi une belle endormie (richesse intérieure) et un chevalier prêt à la réveiller.

À la manière d’un enfant, avançons au large libre, sans peur, le coeur rempli de cet Amour Divin et devenons porte-parole du bonheur
dans un monde en déprime.


Auteur inconnu

La petite pelote de haine


Il y a des enfants, qui aujourd’hui adulte n’ont pas eu une jeunesse facile, se sentant mal aimé par leur proches, leur famille, ils ont grandi avec la rancoeur, la haine, le gout de vengeance … Que de noirceur dans leur coeur .. c’est compréhensible mais il faut parfois faire le ménage dans nos émotions négatives pour se permettre de s’aimer et d’être aimer vers les nouvelles relations que nous forgeons au long des années
Nuage

La petite pelote de haine


Il était une fois un ancien petit garçon qui s’était attaché, il y avait de cela très longtemps, à une petite pelote de haine.

Cette petite pelote de haine lui tenait froid au ventre et au coeur.

Il en avait besoin, des fois qu’il aurait flanché ou renoncé !

Oui, il se servait de cette petite pelote de haine pour ne pas oublier toutes les violences qu’il avait reçues de son père et aussi pour
se rappeler tous les reproches qu’il avait envers sa mère, qui avait laissé faire cette violence sur lui, sans intervenir.

Ah oui, il voulait se souvenir, ne pas oublier !

Aussi, depuis bientôt quarante-cinq ans, soigneusement, il entretenait ses ressentiments, ses rancoeurs ainsi qu’une tristesse
faite de morosité et d’humour décapant qui souvent blessait même ceux auxquels cet humour n’était pas destiné.

Sa petite pelote de haine était ainsi très bien entretenue, toujours vigilante, toujours présente.

Il avait ainsi mille exemples de souffrances, d’incompréhension, de violences, d’humiliations ou d’injustices qu’il avait reçues ou subies.
Dont aucune ne devait être oubliée, jamais de la vie !

Un jour, cet homme, car c’était devenu un homme, décida de ne plus garder sa petite pelote de haine.

Au début, ce fut terrible, il avait l’impression d’être nu, démuni, il fut complètement désorienté.

Il dût s’aider en faisant un grand sac, avec deux draps de lit cousus ensemble, pour déposer dedans toutes les aigreurs, tous les souvenirs négatifs qu’il avait en lui.

Rancoeur et ressentiments emplirent bientôt le sac.

Certains, très coriaces, revenaient en lui, même après avoir été déposés dans le sac.

Il ne se découragea pas, continua à les déposer, à se débarrasser de toute cette violence qu’il entretenait en lui depuis tant d’années en ressassant sa souffrance d’enfant maltraité, en accusant, en se plaignant.

Certains jours il aurait voulu dénoncer au monde entier quels parents épouvantables il avait eus. Pour que tout le monde sache son malheur et son mérite d’avoir supporté tant d’injustices !

Quand le sac fut plein, il ne put inviter ses parents pour leur “ rendre ” tout cela,
car le temps avait passé et ils étaient morts tous les deux.

Aussi décida-t-il d’aller déposer ce grand sac de ruminations noires et de ressentiments amers sur leur tombe.

À partir de ce jour, ce fut comme un miracle.
Le regard, la bouche, le visage, mais aussi les gestes de cet homme, ne furent plus les mêmes.

Il retrouva une seconde jeunesse et le plus étonnant fut que ses propres enfants
commencèrent à s’approcher de lui avec confiance, avec abandon.

Car ils avaient très peur de cet homme, lui qui pourtant ne les avait jamais frappés.

Ils cessèrent de se disputer entre eux, ils osèrent eux aussi les gestes de la tendresse et de l’ouverture, et purent les vivre du vivant de leur père.

Auteur inconnu