L’ADN et l’imagerie 3D au secours des historiens


La médecine légale et tout ce qui l’entoure uni avec l’archéologie devient des aventures sur l’histoire et remettre quand cela est possible, la vérité bien en place comme celui de Richard III, Ramsès III, Henri IV etc
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L’ADN et l’imagerie 3D au secours des historiens

 

Le crâne de Richard III.... (Photo AFP)

Le crâne de Richard III.

PHOTO AFP

LAURENT BANGUET
Agence France-Presse
Paris, France

Il suffit parfois d’un peu d’ADN et d’une bonne dose de rayons X pour faire passer des cadavres de l’ombre à la postérité, tels Richard III d’Angleterre ou Henri IV de France, et élucider des morts aussi mystérieuses que celles du pharaon Ramsès III ou d’Agnès Sorel.

Dernier en date de ces inconnus célèbres formellement identifiés grâce aux progrès récents de la médecine légale, le squelette exhumé voici plusieurs mois sous un parking de Leicester (centre de l’Angleterre). Il s’agit bien de la dépouille du roi Richard III, mort en 1485 à la bataille de Bosworth Field, selon les chercheurs britanniques qui ont effectué une comparaison génétique avec des descendants actuels de sa lignée maternelle.

Outre les causes probables de son décès (deux blessures fatales au crâne), l’autopsie montre que Richard III a subi des «humiliations» violentes, comme un coup d’arme blanche dans la fesse droite, que son régime alimentaire était riche en protéines mais que le souverain n’avait pas le bras atrophié dont Shakespeare l’affuble dans ses pièces.

Fin 2012, c’était la tête du roi de France Henri IV qui avait livré ses secrets à une équipe de scientifiques franco-espagnole réunie autour de Philippe Charlier, médecin légiste et grand spécialiste des énigmes historiques.

Poil d’aisselle

Retrouvée en 2008 après plusieurs siècles de pérégrinations, la tête momifiée de Henri IV, assassiné en 1610, avait déjà été authentifiée sur la base de nombreux recoupements scientifiques et historiques.

En comparant son ADN à du sang séché attribué à son descendant Louis XVI, les chercheurs ont cette fois pu trouver un profil génétique commun entre les deux hommes que sept générations séparent.

Parfois surnommé «l’Indiana Jones des cimetières», le Dr Charlier a notamment brisé le mythe entourant un fragment de côte et autres débris attribués à Jeanne d’Arc. Spectromètres de masse, rayons X, datation au carbone 14, analyses de pollens et même l’intervention de «nez» issus de la parfumerie de luxe ont prouvé qu’il s’agissait en réalité des restes d’une momie égyptienne inhumée avec son chat…

C’est encore Philippe Charlier qui a révélé l’empoisonnement au mercure d’Agnès Sorel, favorite du roi français Charles VII, à partir d’un simple poil d’aisselle. Mais la science n’a pas pu trancher entre une surdose de mercure pour traiter des parasites intestinaux et un assassinat.

Un crime vieux de 3000 ans vient en revanche d’être révélé par les mêmes outils: celui du pharaon Ramsès III.

Par les archives de l’époque, les égyptologues savent que le pharaon a été victime vers 1156 avant JC de la «conspiration du harem», ourdie par l’une de ses épouses, la reine Tiyi.

Mais les textes anciens ne précisent pas comment le souverain a été assassiné, et une radiographie pratiquée sur la momie de Ramsès III dans les années 1960 n’avait rien révélé de probant.

Il aura fallu l’Allemand Albert Zink, rendu célèbre pour avoir fait parler la dépouille d’Ötzi, «l’homme des glaces» découvert en 1991 dans les Alpes à la frontière italo-autrichienne, pour en savoir plus.

Grâce à une technique 3D innovante, Albert Zink et son équipe ont réussi à identifier une blessure grave à la gorge, probablement un coup de couteau qui a tranché net la trachée du pharaon.

De son côté, le Dr Charlier doit prochainement publier les résultats de son étude des fragments du coeur de Richard Ier d’Angleterre, dit Richard «Coeur de Lion», et travaille également sur des squelettes de prétendus vampires de Transylvanie.

http://www.lapresse.ca

Le Saviez-vous ► Expression : Faire grève


Un sujet très actuel au Québec avec la grève des étudiants … mais beaucoup seront probablement surpris de savoir l’origine de cette expression ainsi que  de brèves descriptions des sortes de grèves qui ne sont peut-être pas tous légales dépendant des pays
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« Faire grève  »

 

Pour des travailleurs, cesser de travailler de manière concertée (en général pour obtenir des avantages ou faire revenir la direction de l’entreprise sur une décision).

 
Tous ceux qui ont suivi des cours d’histoire de France ont lu ou entendu la phrase « untel a été pendu ou untel sera guillotiné en place de Grève ».

La place de Grève se trouvait à Paris

Elle s’appelait ainsi parce qu’on y trouvait une grève, quai en pente douce plongeant dans la Seine et permettant un déchargement aisé des nombreuses marchandises transportées sur le fleuve et livrées à Paris via ce qui était à une époque son port le plus important.

Ce n’est qu’en 1830 que, en raison de sa situation, cette place a été renommée « Place de l’Hôtel de Ville ».

Mais bien avant cette date, ‘être en grève’, c’était d’abord être sans travail.


Les ouvriers au chômage se réunissaient sur la place de Grève où les patrons venaient les chercher, en fonction de leurs besoins en personnel.

Le sens de l’expression a évolué à partir du tout début du XIXe siècle lorsque des ouvriers, exploités par des patrons peu scrupuleux, ont décidé d’abandonner le travail et de ‘se mettre en grève’ en se réunissant sur la place du même nom.

http://www.expressio.fr

Quelques infos sur la grève :
 
La première grève relatée a eu lieu en Égypte en l’an 29 du règne de Ramsès III (soit au milieu du XIIe siècle av. J.-C.), à Deir el-Médineh. Les ouvriers chargés de la décoration des monuments de la Vallée des Rois protestaient contre le retard de ravitaillement.
 
 
Différents modes de grève :

Grève tournante : grève concertée entre tous ou une partie des salariés qui se relaient pour faire la grève de façon à ce que les effectifs de travail ne soient jamais au complet sans trop de pertes de salaire

Grève perlée : se traduit par un ralentissement volontaire de l’activité. Ce n’est pas une grève au sens juridique du terme, mais une inexécution de ses obligations contractuelles de la part du salarié.

Grève du zèle : consiste à appliquer les règlements dans leurs moindres détails, avantage pour le gréviste : il réalise son travail, donc cette action est licite (cas des douaniers ou des professionnels auxquelles la grève est interdite) et il perçoit son salaire, mais il fait tendre sa productivité vers zéro.
 

Grève sauvage : C’est la cessation collective, en dehors de toute consigne syndicale, volontaire et concertée du travail par des salariés refusant d’astreindre leurs revendications au seul cadre de leurs préoccupations professionnelles.

 Grève générale : regroupant l’ensemble des travailleurs, unis autour des mêmes revendications principales.
 

Grève de la faim : elle a généralement un but politique, méthode parfois utilisée par des « sans papiers » désespérés, ou dans certaines prisons ; il y a aussi des grèves de la soif.
 

Grève à la japonaise : les grévistes mécontents s’expriment par le port d’un brassard – affichant parfois leurs revendications – durant les heures de travail.
 

Grève solidaire : consiste a faire grève par solidarité à la situation de salariés de l’entreprise..
 

Grève avec occupation (piquet de grève) : lorsque les salariés grévistes occupent les locaux, empêchant résolument les non grévistes d’y pénétrer, et établissent des piquets de grève pour bloquer les entrées. 

http://jesavaispas.free.fr/