Le Saviez-Vous ► Les animaux, "héros" oubliés de la conquête spatiale


Plusieurs pays ont envoyé des animaux dans l’espace. C’est l’URSS et les États-Unis qui ont entamer les premiers pas de la conquête vers l’espace. Il y a eu un chien, chat, singe, ver, souris, rat, lapin. Presque tous ces animaux sont revenus vivants sur terre.
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Les animaux, « héros » oubliés de la conquête spatiale

 

Chat

Lors d’une exposition en 1964, un chat est exposé dans la même position adoptée par Félicette lors de son vol.

© AFP

Par Sciences et Avenir avec AFP

Avant qu’il n’ose se lancer, l’homme a envoyé nombre d’animaux dans l’espace. Avec à la clé des découvertes intéressantes.

Laïka et Félicette ne sont pas les seuls animaux à avoir été utilisés comme cobayes pour la conquête de l’espace. Nombreux sont ceux qui ont précédé l’humain dans cette aventure, avant que Iouri Gagarine ne décolle à son tour en 1960.

Le duel entre Américains et Soviétiques pour la conquête de l’espace

En 1948, le macaque rhésus Albert 1er est le premier mammifère à découvrir l’apesanteur dans une fusée américaine volant à 63 kilomètres d’altitude. Un an auparavant, les États-Unis avaient déjà envoyé des drosophiles à 100 kilomètres d’altitude, dans une fusée V2. Puis est venu le tour de Laïka, cette petite chienne restée célèbre qui a décollé le 3 novembre 1957 revêtue d’une combinaison bardée de capteurs. Elle a quitté la Terre à bord de la capsule soviétique Spoutnik-2. Officiellement, l’animal a bien supporté sa mission à 1.600 kilomètres d’altitude, censée avoir duré entre sept et dix jours. En réalité, elle est morte au bout de quelques heures à cause d’un dysfonctionnement du système de régulation thermique qui causa sa déshydratation. Sa tombe céleste tournera autour de la Terre jusqu’au 14 août 1958, date à laquelle elle se consume dans l’atmosphère. La mission Spoutnik-2 est donc un échec partiel, mais ses enseignements permettent d’envoyer d’autres animaux en orbite, et surtout de les ramener vivants.

En août 1960, l’URSS envoie une véritable arche de Noé : deux chiennes, un lapin, quarante souris, deux rats, des mouches mais aussi des plantes. L »équipage » effectue une série de révolutions autour de la Terre. C’est le premier vol orbital dont les passagers reviennent vivants. L’une des chiennes, Strelka, met bas six mois après son atterrissage et un de ses chiots est offert à la fille de John Fitzgerald Kennedy par Nikita Khrouchtchev.

En janvier 1961, les Etats-Unis répliquent en envoyant dans l’espace le chimpanzé Ham dont le vol définit la trajectoire suivie par le premier Américain dans l’espace, Alan Shepard, un mois après la mission historique de Iouri Gagarine du 12 avril 1961. En novembre 1961, un congénère de Ham nommé Enos devient le premier et le seul animal à être placé en orbite complète par les Américains. L’objectif était de tester la capsule à bord de laquelle devait prendre place John Glenn pour le premier vol orbital américain, en février 1962.

Alan Shepard et Ham Crédit : NASA / AFP

Des animaux envoyés encore envoyés dans l’espace en 2013

Outre les Etats-Unis et la Russie, d’autres pays ont envoyé des animaux dans l’espace. En octobre 1963, la France est le premier pays à envoyer un chat dans l’espace nommé Félicette après avoir envoyé le rat Hector en 1961 (voir photo ci-dessous). En 2001, la Chine envoie à son tour en orbite un vaisseau spatial avec divers animaux à bord. Depuis, Pékin a rejoint le groupe restreint des puissances spatiales, en envoyant en 2003 par ses propres moyens des taïkonautes. Encore plus récemment, l’Iran a testé en 2010 une fusée de conception locale qui avait à son bord plusieurs animaux vivants, dont un rat, des tortues et des vers. En 2013, le pays a envoyé deux singes.

Crédit : AFP

Des retombées scientifiques intéressantes

L’envoi de ces animaux dans l’espace a permis de faire quelques découvertes scientifiques intéressantes. Ainsi, en septembre 2007, des tardigrades, animaux microscopiques connus pour leur robustesse, ont survécu au vide et aux radiations de l’espace. A leur retour, la plupart de ces minuscules invertébrés ne présentaient aucune altération biologique, et se sont même reproduits normalement, suggérant une réparation de leur ADN détérioré par les rayons ultraviolets.

En 2014, des scientifiques japonais réalisent des fécondations in vitro avec du sperme de souris stocké pendant neuf mois dans la Station spatiale internationale (ISS). La naissance de 73 souriceaux en bonne santé montre une régénération de l’ADN endommagé après la fertilisation, une expérience qui selon les chercheurs pourrait avoir des retombées importantes pour de futures colonies humaines dans l’espace.

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Le Canada vulnérable aux tempêtes solaires


Le Canada serait le plus vulnérable aux humeurs du soleil, Quand une grosse tempête solaire se déclare, 3 jours plus tard nous pouvons ressentir les conséquences. Non pas nécessairement pour nous, mais pour notre quotidien. Avec toutes les technologies existantes, nous serions paralysés autant dans la vie de tous les jours, comme au travail, politique, et même pointe de vue défense du pays. Je me souviens de 1989, pendant 9 heures le Québec en entier et du nord des États-Unis
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Le Canada vulnérable aux tempêtes solaires

 

BAPTISTE RICARD-CHÂTELAIN

Le Soleil

Les drones ne savent plus où aller, Internet flanche, la télévision et les téléphones aussi; la moitié des avions doivent être détournés des gros aéroports; il faut redémarrer les satellites militaires; les foreuses des mines perdent la boule… Nous n’en sommes pas conscients, mais un épisode de météo «orageuse» dans l’espace peut avoir des conséquences considérables sur Terre. Préoccupée, l’Agence spatiale canadienne se prépare.

Le Canada est un des pays les plus vulnérables, sinon le plus vulnérable, face aux sautes d’humeur du Soleil qui engendrent des tempêtes spatiales au-dessus de nos têtes. Pourtant, jusqu’à ce jour, les risques n’ont jamais été évalués exhaustivement, ce qui permettrait de faire face.

C’est écrit dans un document produit par l’Agence spatiale canadienne (ASC) qui recrute justement des scientifiques pour réaliser une telle étude. Dans le même document, on ajoute que les multiples impacts des aléas de la météo spatiale sur nos vies n’ont pas plus été quantifiés.

Mais y a-t-il vraiment lieu de s’inquiéter?

«La plus grande tempête jamais enregistrée a frappé en 1859 et a perturbé le réseau télégraphique, la seule technologie de communication “moderne” de l’époque», écrit l’ASC. «Si ce type d’événement devait se produire de nos jours, nous pourrions nous attendre à de graves perturbations […]. Redresser la situation pourrait demander des années.»

Nous sommes au téléphone avec Pierre Langlois. Chef du programme Soleil-Terre à l’Agence spatiale, c’est l’expert en la matière.

Il corrobore. «Depuis une centaine d’années, on développe beaucoup les technologies», remarque-t-il.

Télécommunications, GPS, réseaux électriques, machineries de pointe, Web… Tout ceci réagit (mal) aux soubresauts de la météo spatiale.

«Il y a beaucoup d’industries qui sont sensibles, même à de petites variations.»

Et nous inventons d’autres joujoux encore plus connectés : drones, véhicules autonomes…

«Une autre façon de nous rendre de plus en plus vulnérables.»

Mais vulnérable à quoi, au juste? Pierre Langlois nous a parlé de la ionosphère et des particules ionisées, de protons, de la magnéto-sphère, de radiations, de rayons cosmiques. Tentons la vulgarisation : le Soleil est une boule de gaz fluide qui suit des cycles de 11 ans. Durant ceux-ci, il passe de peu actif à très actif. Quand il est actif, il est plein de taches qui peuvent exploser. Et quand elles explosent en notre direction, le vent solaire chargé de particules chargées est plus puissant.

À la suite de l’explosion, il faut huit minutes pour que nous puissions la voir. Et en huit minutes, elle peut déjà avoir des effets sur Terre! Le gros des détraquements commence cependant après un à trois jours.


La plus grande tempête jamais enregistrée a frappé en 1859 et a perturbé le réseau télégraphique, la seule technologie de communication “moderne” de l’époque, Si ce type d’événement devait se produire de nos jours, nous pourrions nous attendre à de graves perturbations […]. Redresser la situation pourrait demander des années.

— Extrait d’un document de l’Agence spatiale canadienne


Si la tempête est petite, il y a plein d’aurores boréales pour le plaisir des yeux. Surtout vers le pôle Nord magnétique, donc vers le Canada, là où la météo spatiale a le plus d’influence.

Mais si la tempête est grosse, les dérèglements sur Terre sont plus dérangeants. Les pipelines chargés de l’électricité venue du ciel vieillissent prématurément, les boussoles perdent le Nord, les ondes radio sont brouillées, des équipements coûteux d’Hydro-Québec sont détruits, les nombreux vols par-dessus l’Arctique deviennent périlleux…

Pas de panique!

Pas de panique, toutefois, prévient Pierre Langlois. Ces événements intenses sont rares et peu dangereux «pour les humains au sol».

(Il en va autrement pour les astronautes de la Station spatiale et les pilotes de vols long-courriers qui sont bombardés par les radiations).

Les contrecoups sur notre environnement technologique sont, par contre, plus étendus. Jusqu’au laser inscrivant la date de fabrication sur les sacs de croustilles qui est dévoyé.

Sans compter le volet géopolitique du dossier, fait remarquer Pierre Langlois. Quand les transformateurs géants de plusieurs réseaux électriques brisent à la suite d’une tempête spatiale, qui aura droit aux rares et dispendieuses pièces de rechange en premier? Les Québécois qui gèlent? Les voisins du Sud qui ont chaud? Le pays le plus riche?

Sans compter aussi le volet militaire. Lorsque les satellites de la Défense nationale boguent et qu’ils doivent être redémarrés, les hauts gradés veulent savoir rapidement s’ils sont victimes d’une attaque informatique ou si leur bijou de haute technologie a «seulement» été troublé par une tempête spatiale.

Voilà pourquoi il est écrit dans les documents de l’Agence spatiale canadienne :

«Il est de plus en plus reconnu dans le monde entier que la surveillance et les prévisions liées à la météorologie spatiale sont nécessaires pour protéger les actifs spatiaux et terrestres et, en fin de compte, les vies humaines contre les risques liés à l’espace.»

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Météo spatiale

Longtemps, l’humain a cru que l’espace était vide, totalement vide. En fait, il y a là-haut, entre autres, des vents propulsés depuis le Soleil. Lors d’explosions sur l’astre, ces vents sont plus forts et transportent beaucoup de particules, d’énergie, explique Pierre Langlois, le responsable du programme Soleil-Terre de l’Agence spatiale canadienne. La météo spatiale s’intéresse aux événements violents qui surviennent sur le Soleil et qui créent des remous jusque chez nous. Les spécialistes ne peuvent pas prévoir les tempêtes solaires. Ils les détectent et tentent ensuite de déterminer leur intensité et leurs possibles effets. Si l’explosion solaire est forte, dans l’heure qui suit les communications sont perturbées sur terre du côté où il fait jour. Les météorologues de l’espace disposent cependant d’un délai d’un à trois jours pour travailler avant que le souffle de particules qui suit, plus dommageable, atteigne la Terre. Au Canada, il y a un centre de prévision : meteospatiale.gc.ca

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Tempêtes célèbres

– 1859

La mère des tempêtes spatiales connues. Le seul réseau «technologique» de l’époque, le télégraphe, est grandement perturbé : des appareils se mettent en marche seuls, des stations prennent feu. L’espace autour de la Terre est si chargé d’énergie que des aurores boréales sont visibles jusque dans les Caraïbes.

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– 1989

Panne généralisée du réseau d’Hydro-Québec. La cause : une tempête géomagnétique créée par le Soleil ayant duré seulement 90 secondes. Six millions d’abonnés du Québec et du nord des États-Unis ont été privés d’électricité durant neuf heures. Des millions et des millions de dollars de dommages, notamment en pertes de production dans les grandes industries. Plusieurs autres compagnies d’électricité d’Amérique du Nord ont été touchées.

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– 1994

Les deux principaux satellites de télécommunications du Canada tombent en panne. Il n’y a plus de télé par câble, plus de transmission entre les médias, plus de service téléphonique dans le nord du pays.

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– 2004

En novembre, des réseaux électriques d’Europe, d’Afrique, d’Amérique du Nord et de la Chine enregistrent des courants élevés causés par les cieux. La tension dans les pipelines dépasse les normes pendant de longues périodes. Les feux des voies ferrées russes s’allument sans raison.

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– 2012

La NASA observe une «salve extrêmement puissante» du Soleil qui ratera la Terre.

«Si cette salve […] s’était produite juste une semaine plus tôt, la Terre aurait été probablement frappée de plein fouet, ce qui aurait perturbé les réseaux électriques, les communications et la navigation GPS à travers le monde, causant des dommages se chiffrant en milliards de dollars», écrit l’Agence spatiale canadienne.

Sources : Ressources naturelles Canada et Agence spatiale canadienne

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La vie sur Mars, toujours plus près de la fiction


Si les bactéries ne peuvent survivre sur Mars alors trouvé un signe de vie serait impossible. J’ai l’impression que ça va, plus il est clair que Mars ne sera jamais colonisé
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La vie sur Mars, toujours plus près de la fiction

 

La planète Mars

La planète Mars Photo : iStock

Des chercheurs ont publié une étude peu encourageante pour ceux qui espèrent la découverte de vie bactérienne sur Mars. La surface de la planète rouge serait non seulement stérile, mais également hautement toxique pour les bactéries.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

Pour en arriver à cette conclusion. les chercheurs de l’Université d’Édimbourg, en Écosse, ont étudié des molécules oxydantes présentes dans le sol de Mars : les perchlorates. La présence de ces agents chimiques, toxiques pour les cellules et les bactéries, est confirmée depuis presque 10 ans par plusieurs sondes de la NASA.

Mais leur présence n’empêchait pas initialement la vie sur Mars; certaines bactéries terrestres sont capables d’y résister et même de les utiliser comme source d’énergie. Si des bactéries peuvent s’en servir sur Terre, pourquoi d’hypothétiques bactéries martiennes ne pourraient-elles pas en faire autant?

Protection contre les espèces invasives

En l’absence de bactéries martiennes connues, les chercheurs se sont tournés vers une bactérie nommée Bacillus subtilis. Présente partout dans l’environnement terrestre, elle possède plusieurs qualités qui pourraient lui permettre de survivre dans l’environnement martien.

Elle est très difficile à éliminer et on peut la répandre facilement sur les objets que l’on touche, y compris sur des engins spatiaux. La bactérie est capable de survivre aux radiations et aux températures extrêmes d’un voyage dans l’espace.

Mais ses propriétés font qu’elle présente un risque de contamination dès qu’on envoie un objet sur une autre planète. Ce risque est à ce point pris au sérieux que les ingénieurs de la NASA détruiront volontairement la sonde Cassini à la fin de sa mission autour de Saturne, en septembre prochain, pour éviter qu’elle contamine l’une de ses lunes abritant de l’eau.

L’importance du contexte

Les chercheurs ont donc observé comment Bacillus subtilis survit en présence de perchlorates. Des études avaient déjà montré que la bactérie était peu affectée par cette molécule dans les concentrations présentes dans le sol de Mars.

Toutefois, sur Mars, les bactéries seraient exposées à beaucoup de facteurs néfastes en même temps, dont de hautes radiations, de basses températures et l’absence d’oxygène.

En combinant le perchlorate aux mêmes doses de radiations UV qui bombardent la surface martienne, les chercheurs ont constaté que son potentiel antibactérien est décuplé. La molécule devient spontanément hautement réactive. Lorsque la bactérie Bacillus subtilis est soumise à cette nouvelle combinaison, c’est l’hécatombe. En quelques minutes, le taux de survie plonge à zéro.

Outre les perchlorates, il existe d’autres molécules toxiques dans le sol martien. Cela fait de sa surface un environnement incroyablement hostile aux bactéries et à la vie en général.

Cela ne veut pas dire qu’il n’y a plus d’espoir pour autant. Les chercheurs ont remarqué que l’effet toxique diminuait lorsqu’ils isolaient les perchlorates des rayons UV avec de la roche et du sable.

À plus d’un mètre sous terre, les propriétés bactéricides du perchlorate diminuent. Si jamais il y a eu de la vie dans le lointain passé de Mars, elle pourrait donc encore survivre sous terre.

Pour vérifier si la vie se trouve cachée dans le sol martien, il faudra attendre le lancement de la sonde de l’Agence spatiale européenne ExoMars, en 2020. Cette dernière sera équipée d’une foreuse capable de creuser à deux mètres sous terre.

Reste que les probabilités de découvrir des bactéries vivantes ont quand même beaucoup diminué à la suite de cette étude, publiée dans Scientific Reports.

http://ici.radio-canada.ca/

Se reproduire dans l’espace? Pas de problème pour les souris


On va finir par voir des extraterrestres s’ils réussissent à concevoir un bébé hors terre. Ils ont réussi avec des souris, mais ce n’est que le sperme qui a été émit aux radiations sur la Station spatiale internationale. Et malgré que l’ADN du sperme a été endommagé à cause des radiations, le sperme congelé puis fertilisé in vitro, les cellules ont pu s’auto réparer pour donner naissance à 73 bébés de plusieurs souris femelles. Est-ce un espoir pour une nouvelle colonie sur Mars ?
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Se reproduire dans l’espace? Pas de problème pour les souris

 

Les souriceaux de l'espace sont en parfaite santé.

Les souriceaux de l’espace sont en parfaite santé.   Photo : Université de Yamanashi/S. Wakayama

Des souriceaux en bonne santé sont nés à partir de sperme congelé et entreposé dans la Station spatiale internationale (SSI) pendant neuf mois. Des résultats qui représentent une bonne nouvelle pour les astronautes qui ont effectué de longs séjours dans l’avant-poste orbital et qui veulent devenir parents à leur retour.

Radio-Canada avec Agence France-Presse

Selon le scientifique japonais à l’origine de cette première expérience du genre sur des mammifères, ces résultats pourraient avoir des retombées importantes sur les « éventuelles » colonies humaines dans l’espace.

La dose quotidienne de radiations à bord de la SSI est environ cent fois plus grande que sur la Terre, ce qui représente une menace importante pour la reproduction de tout organisme. Le sperme de douze souris a séjourné 288 jours dans la station à moins 95 degrés Celsius entre août 2013 et mai 2014.

Le Pr Teruhiko Wakayama de l’Université de Yamanashi a également entreposé dans son laboratoire du sperme provenant des mêmes souris et à la même température de congélation durant ces neuf mois.

Quand les échantillons de sperme ont été rapportés de la SSI, lui et son équipe les ont examinés pour déterminer s’il y avait des signes d’altération de l’ADN résultant des radiations dans l’espace.

Comme ils le pensaient, le sperme exposé aux radiations de l’espace à la SSI avait davantage d’ADN fragmenté que celui qui est resté sur Terre.

Les cellules congelées ne pouvaient pas réparer ces dommages génétiques qui sont liés à des niveaux plus bas de fertilité.

Cependant, ce sperme a fertilisé des ovules in vitro implantés ensuite dans des souris femelles qui, trois semaines plus tard, ont donné naissance au total à 73 souriceaux en bonne santé.

Cette étude laisse à penser que les altérations subies par l’ADN du sperme dans l’espace ont été réparées après la fertilisation sans effets néfastes sur les souriceaux.

Ces résultats représentent donc une bonne nouvelle pour les astronautes qui ont effectué de longs séjours dans l’avant-poste orbital et qui veulent devenir parents à leur retour.

Il reste encore beaucoup à faire dans ce champ de recherche avant le départ des premiers explorateurs vers Mars, que la NASA prévoit dans les années 2030 au plus tôt.

Les auteurs de ces travaux publiés dans la revue PNAS pensent qu’il faudrait effectuer la même expérience avec du sperme d’autres espèces de mammifères, entreposé pendant de plus longues périodes dans l’espace.

Des études devraient aussi être réalisées dans l’espace plus lointain, bien au-delà de l’orbite terrestre, où les radiations sont beaucoup plus intenses.

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Les jardiniers de l’espace cultivent des plantes dans la Station spatiale internationale


Faire un jardin dans l’espace dans le but de nourrir les voyageurs de longue durée, comme ceux qui pourraient aller coloniser Mars. Il y a des problèmes à régler, car il n’est pas évident de cultiver les plantes à partir de la germination, la croissance et pour finir la récolte des graines.
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Les jardiniers de l’espace cultivent des plantes dans la Station spatiale internationale

 

Veggie

Veggie, la plante poussée dans l’ISS.

NASA

Sylvie Rouat

En apesanteur, les végétaux perdent leurs repères. Pourtant, bichonnées par les astronautes, des fleurs ont fleuri à bord de l’ISS.

Le 16 janvier 2016, l’astronaute américain Scott Kelly postait la photo de deux fleurs de zinnia ayant éclos au sein de l’unité Veggie, installée dans la Station spatiale internationale (ISS). Un geste poétique, mais pas seulement. Depuis soixante-dix ans, les scientifiques accumulent ainsi les expériences sur les cultures spatiales. Des tests essentiels pour préparer de futurs voyages au long cours, durant lesquels il faudra nourrir les astronautes et renouveler leur atmosphère. Dès juillet 1946, les Américains envoyaient des graines dans l’espace, prouvant que des tissus vivants pouvaient y survivre. En 1982 avait lieu la première floraison, à bord de la station soviétique Saliout-7. Quinze ans plus tard, les Russes parvenaient à faire germer des plantes à bord de la station Mir !

En orbite, les végétaux perdent leurs repères. Premier problème : la quasi-absence de gravité. Sur Terre, ils doivent lutter contre la pesanteur et fabriquent racines, tiges et feuilles suivant un axe vertical. Dans l’espace, ces organes se développent en tous sens… et ne remplissent plus leur rôle. La solution consiste à contrôler scrupuleusement les facteurs essentiels à la croissance. Les racines, notamment, peuvent être guidées par une lumière artificielle.

Autre écueil : l’atmosphère ne subit aucun mouvement. L’oxygène produit par la photosynthèse reste confiné autour des feuilles, privant celles-ci d’un accès au gaz carbonique dont elles ont besoin pour se développer. D’où la nécessité de surveiller la bonne aération du milieu de culture, ce qui permet également à l’eau d’arrosage de ne pas stagner.

Dernière étrangeté : la vitesse de croissance des plantes, trois fois plus rapide que sur Terre. Un phénomène à rapprocher du vieillissement accéléré des astronautes.

 » Il est dû au stress causé par ce milieu hostile, analyse Eugénie Carnero-Diaz, chercheuse au Muséum national d’histoire naturelle, à Paris. Nous avons réalisé en apesanteur un cycle de germination, croissance, production de fruits et récolte de graines. Et déjà les plantes souffrent : les graines récoltées sont moins dosées en amidon. Nous n’avons donc aucune idée de la stabilité des cycles sur plusieurs générations. « 

 D’autant qu’une grande partie du stress serait dû aux radiations spatiales. Un problème encore irrésolu, qui pourrait être à l’origine de déséquilibres de la physiologie végétale et de cancers chez les humains.

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Où se poser sur Mars? Un choix difficile, un risque très étudié


Envoyer un robot sur la planète Mars pour trouver des fossiles de micro-organismes et ainsi chercher des traces de vie ayant déjà existé coûterait plus d’1 milliard d’euros. Il serait assez avantageux de choisir un terrain qui correspondrait aux recherches ainsi qu’un endroit que l’atterrissage comporterait moins de risque à l’échec
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Où se poser sur Mars? Un choix difficile, un risque très étudié

La planète Mars, photographiée en 2003 par le... (PHOTO ARCHIVES NASA VIA AP)

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La planète Mars, photographiée en 2003 par le télescope Hubble Space.

PHOTO ARCHIVES NASA VIA AP

 

LAURENCE COUSTAL
Agence France-Presse
Orléans

Un sol potentiellement riche, pas trop pentu, à l’abri du vent… Deux sites d’atterrissage sur Mars ont été choisis mercredi pour accueillir le robot mobile européen chargé de rechercher des traces de vie passées sur la planète rouge.

« Après d’intenses discussions, nous avons voté pour les sites Oxia Planum et Mawrth Vallis », a annoncé Frances Westall, directrice de recherche CNRS au Centre de biophysique moléculaire d’Orléans (centre de la France) et une des responsables du comité de sélection du site.

Depuis près de quatre ans, les partenaires de la mission Exomars prévue pour 2020, l’Agence spatiale européenne (ESA) et l’agence spatiale russe Roskosmos, cherchent le lieu idéal pour poser leur robot espion.

Oxia Planum et Mawrth Vallis ont été choisis pour leur intérêt scientifique, « leur environnement qui pourrait contenir des traces de vie passées ».

Pour tenter de débusquer des indices de molécules organiques vieilles d’environ 3,6 milliards d’années, le site doit regorger de matériaux anciens, primitifs.

Les chercheurs ont prouvé que les roches présentes sur les deux sites étaient très anciennes en comptant le nombre de cratères, puisque plus il y en a, plus le sol est ancien.

Les deux zones sont très riches en argile. « On aime l’argile, car elle attire la matière organique et la conserve », explique la géologue, membre du consortium MASE (Mars Analogue for Space Exploration). De plus, la présence d’argile indique que de l’eau, indispensable à la vie, a un jour joué un rôle à cet endroit.

Aucun fossile, aucune trace de vie ancienne n’a pu survivre à la surface de la planète rouge en raison des fortes radiations et des températures extrêmes.

« Il faut chercher dans des environnements protégés », explique Frédéric Gaboyer spécialiste en microbiologie.

Forages à l’abri du soleil

Pour cela, le robot devra forer le sol à plus de 1,50 mètre, là où les radiations ne passent plus. Il effectuera au total 8 forages pendant sa mission de 6 mois.

Ses instruments devraient ensuite lui permettre d’analyser si ce qu’il a tiré du sol est une trace de vie passée.

Comme on ne sait pas exactement à quoi ressembleront ces traces, qui ne devraient pas mesurer plus d’un micron, l’équipe de Frances Westall cherche à comprendre le processus de fossilisation des micro-organismes.

« En laboratoire, on essaye de se rapprocher des conditions environnementales passées de Mars, en terme de température, de minéraux et d’oxygène et on fossilise les micro-organismes pour pouvoir ensuite pouvoir les détecter sur Mars », explique Frédéric Gaboyer.

La composition du sol n’est pas le seul critère pour choisir où poser un robot « de la taille d’une twingo » sur la planète rouge. Les impératifs techniques sont également très lourds. Vu l’investissement en temps et en argent – le coût du programme d’exploration est estimé à plus de 1,5 milliard d’euros – mieux vaut réussir l’atterrissage.

Pour cela, le site doit se trouver à basse altitude afin que le robot ait le temps d’ouvrir son parachute avant de toucher le sol.

La zone choisie ne doit pas comporter trop de pentes raides ou de rochers pour que les appareils de mesures de distances ne soient pas trompés lors de l’atterrissage et pour que le robot puisse ensuite se déplacer facilement. Il devrait parcourir une dizaine de kilomètres.

« Situés à plusieurs centaines de km l’un de l’autre, les deux sites sont très semblables », note Frances Westall.

Ce qui pourrait les départager au final en 2020? Oxi planum est plus plat donc plus sûr et Mawrth Vallis présente plus de variété dans sa géologie et semble plus prometteur scientifiquement.

« Il y a toujours une sorte de guerre entre ingénieurs et scientifiques, car ces derniers veulent aller là où il y a quelque chose d’intéressant et généralement ce n’est pas facile d’y atterrir », s’amuse la géologue.

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Tout ce qu’il faut savoir avant de partir pour la Lune


Un voyage touristique sur la lune, cela vous intéresse ? Attention, il y aura des conséquences à vouloir s’envoler vers l’espace. Des maux que vous ne pourrez pas y échapper, c’est un pansez-y bien !
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Tout ce qu’il faut savoir avant de partir pour la Lune

 

Tout

SpaceX va lancer deux touristes autour de la Lune fin 2018.Photo Fotolia

Laurence Coustal, Mariëtte Le Roux

Pas de vaccins ou de monnaie locale à prévoir mais plutôt des nausées et une tête bouffie sur leurs égoportraits à anticiper: les premiers «touristes» du voyage autour de la Lune que la société américaine SpaceX annonce pour fin 2018 vont tester un nouveau type de périple, plus que particulier.

SpaceX promet d’envoyer deux passagers payants autour de la Lune, ce qui marquera, en cas de succès, le premier vol habité au-delà de l’orbite terrestre depuis la mission Apollo 17 en décembre 1972.

Le vol, qui devrait durer une semaine, sera effectué à bord du vaisseau spatial Dragon 2, une version de la capsule de fret Dragon destinée au transport des astronautes et mise au point dans le cadre d’un partenariat entre la Nasa et le secteur privé.

Q: Voyager en fusée, est-ce dangereux?

«Dans le spatial, on sait bien évaluer les risques, même les risques d’accident», explique Martin Giard, délégué scientifique espace à l’Institut national des sciences de l’univers (INSU) du CNRS.

Pour lancer un homme vers les étoiles, une certification «vol habité» est nécessaire, un visa délivré par la Nasa qui ne s’obtient que si les risques sont limités.

Mais le lancement d’un vaisseau spatial reste une entreprise périlleuse.

«Il ne faut pas effrayer les gens, mais il est toujours nécessaire d’informer tout le monde sur les risques possibles, des risques inhérents au fait même de s’asseoir dans une fusée!», rappelle Thomas Berger, de l’Agence aérospatiale allemande (DLR).

Avec de possibles explosions, pannes techniques au lancement, pendant le voyage, et même au retour lors de la rentrée atmosphérique.

Mais, bonne nouvelle, les voyageurs n’ont «pratiquement aucun risque de rencontrer des débris et encore moins un astéroïde», assure Martin Giard.

Q: Des risques pendant le voyage?

«Ils vont être très malades», prévient Daniel Grant, du Centre pour l’espace d’altitude et la médecine extrême de l’environnement (CASE) à Londres.

Avec des symptômes du mal de mer, nausée, vomissements, mal de tête pendant quelques heures voire plusieurs jours. Et ils auront droit aux même symptômes quand ils poseront à nouveau les pieds sur Terre.

Avec l’absence de gravité, les liquides que contient le corps ne seront plus attirés vers le bas.

Les touristes «auront le visage vraiment bouffi et les jambes toutes minces».

Mais le problème restera avant tout esthétique et ne devrait gâcher que les égoportraits.

Autre souci d’ordre pratique, les deux aventuriers, comme tous les astronautes, vont uriner davantage.

Q: Et à plus long terme?

La durée assez courte du périple engendre peu de risques pour l’organisme «à moyen ou long terme», assure le Dr Daniel Grant .

Les effets des radiations sur le corps humain, quand on quitte l’atmosphère, représentent le seul danger vraiment important pour un tel voyage. Pour une mission de courte durée, les doses restes faibles, mais cela peut néanmoins augmenter le risque de contracter un cancer, précise Thomas Berger.

Sans parler des tempêtes de particules et de rayons. Si les touristes tombent sur ces éruptions solaires, imprévisibles, ils développeront sûrement des tumeurs.

Q: Possible pour Monsieur tout le monde?

 Jusqu’à maintenant, «nous n’avons envoyé dans l’espace que des gens extrêmement en forme, des humains parfaits», précise Daniel Grant.

Qu’arrivera-t-il à Monsieur tout le monde, voire à quelqu’un en petite forme – un peu fumeur, amateur de bon vin et de bonne chère?

Nous ne savons pas comment ils réagiront dans l’espace, nous n’en avons jamais envoyé auparavant», prévient Daniel Grant.

Et si vous avez certaines maladies, du diabète ou de la tension artérielle?

«C’est un pas dans l’inconnu», avoue le médecin.

La société SpaceX a annoncé que les premiers entraînements des apprentis astronautes doivent commencer dès cette année, après une évaluation de leur condition physique.

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