Pourquoi j’existe


Une question existentielle que je pense tous un jour se la pose .. Pourquoi j’existe .. La réponse n’est pas simple, pourtant nous sommes là côtoyant des gens, vivant des évènements que sans nous, l’histoire serait tout autre
Nuage

 

Pourquoi j’existe

 

 

Le temps ne cesse de courir
Et ce pour une seule raison
Écrase l’être sans férir
Marré à trépas sur tisons

La terre en regret récupère
Que l’argile un jour a cédé
Puis le souffle tiède des hères
Dans les ténèbres sont grondés

Pourquoi j’existe ? Ah, je vis !
En charge d’un corps et d’une âme
Long parcours vers l’inassouvi
Le rêve d’être, au loin se pâme

Méditant sur le nénuphar
Beauté délicate qui germe
Aurais-je droit à ce nectar ?
Qui mettra enfin un terme 

A ma souffrance, à mes peines
A mon ombre qui s’ankylose
A ce mal déchirant mes veines
En tolérant son air morose

Mais quel charme de ma naissance
Sans cette rencontre de l’autre
Pourquoi une telle clairvoyance
Quand cette ignorance se vautre

Donc, pourquoi parler de beauté ?
A ceux qui ne font l’aveugle
L’âme crame d’atrocité
Les viscères vainement meuglent

Seul, cette vie ne peut se faire
Car l’autre devient une alliée
Pour s’éloigner de tous faussaires
Dans un monde bien atrophié

Rachel Hubert (Nuage) Saïd
18 Mars 2005

Je quitte la place


Comment de fois que nous retrouver dans un environnement ou nous étions mal a notre place, des rumeurs, des cancans, des blessures nous ont noyés dans notre amertume … Doit-on riposté ? Partir ? En tout cas, la plupart du temps … le silence a ces commérages est sans doute quelque fois la meilleur option
Nuage

 

Je quitte la place

 

 

Je quitte la place
Avant qu’on m’efface
Car devant la glace
Voilà la menace

J’entends les murmures
Sous fausses parures
Puis gît la blessure
Guise de signature

Cette différence
Devient ma nuance
De mes doléances
A perdre confiance

On a volé ma clé
A mon cœur criblé
D’épines perlées
De lames effilées

Je quitte la place
Avant qu’on m’efface
Car devant la glace
Voilà la menace

Des regards moqueurs
Comme des traqueurs
Finassent mon cœur
Me donnant rancœur

Je cherche toujours
Même sans secours
Loin de vos discours
Ma vie, mon parcours

Je quitte la place
Sans laisser de trace
Suffit la menace !
L’espoir se replace

Rachel Hubert (Nuage)
19 Février 2005

L’amour est si fragile


Beaucoup on aimé mais leur amour peut-être sans s’en rendre compte était fragile .. ne restant que des souvenirs lointain
Nuage

 

L’amour est si fragile

 

 

Quand l’amour est si fragile
Qu’il subit la confusion
De cœur en cœur, il oscille
En risquant la congestion

D’une pluie de tendreté
Débordant jusqu’au déluge
Se noie dans la vanité
Sans trouver aucun refuge

Sur les lèvres oubliées
Se dépose l’illusion
De ses rêves mystifiés
De baisers en migration

Les mains vident et impotents
Au manque du corps aimé
N’a que chagrin dégouttant
D’un esprit tant affamé

Que reste t-il de l’amour
Quand l’iris devenu terne
Efface la magie du jour
Laissant rancœur qui gouverne

Rachel Hubert (Nuage) Saïd
27 Janvier 2005

Au revoir


On a beaucoup parler de terrorisme, de bombe, d’avion détournée pour se détruire en plein vol pendant nos discussion assez pour refléter dans nos mots le tristes sort des victimes et ceux qui restent. Ce poème est en deux partie, la victime et celui qui reste
Nuage

Au revoir

 

Viens, Viens vite, le téléphone indiscret
Communique un message simple en sonnet
J’ai envie de te voir avant de partir
Pour garder tes yeux au fond des souvenirs

Que reste t’il de la fleur et de l’arôme
Au profond des abîmes ou loge le cœur
Noyé dans l’artère des milles rancœurs
Sombrant dans l’odeur fétide qui embaume

Injustice ou volonté du créateur
Où serait-ce l’oeuvre d’un déprédateur
De voir après moisson le reste du chaume
Impressionner que la terre inculte chôme

J’endure cet accent triste, atrabilaire
Laissant l’âme dans un état grabataire 
Et pour me voir arraché comme une plante
Brutalement de sa terre verdoyante

Et par la suite dévorent mon cadavre
Ton souffle de toi, tu le sais est mon havre
En tout, mon bonheur, une joie délirante
Par contre, seul ton absence me tourmente

Viens, Viens vite, le téléphone indiscret
Communique un message simple en sonnet
J’ai envie de te voir avant de partir 
Envie de butiner ces beaux souvenirs

Envie de regarder ton visage si doux
Dieu me l’a-t-il envoyé, je ne sais d’où
L’Eden ? Où les cieux ? Où un des plus beaux lieux
J’ai envie de crier, pleurer, ah mon Dieu !

Envie de chanter ma courte ritournelle 
Avec toutes les belles images immortelles
Viens, viens vite, viens vite ici, je veux te voir
Te dire non pas adieu mais au revoir

Tout mon corps enveloppé dans les bras des fées
L’âme a voulu imiter l’amour d’Orphée
Dans son long péril, de l’enfer en enfer
Dans tous ses voyages pénétrant l’univers

Éperdu dans les ténèbres sans indices
Suppliant la déesse, où est Eurydice ?
Puis sans but, l’esprit ivre de dopamine
Tombe dans les mains du mal qui le domine

Elle était quelque part dans l’aéroport
Serrant très fort ses papiers comme si mon sort
Serait entre ses doigts frêles en porcelaine
Se cassant devant les échecs qui s’enchaînent

Dans ma main tremblante; je tenais des fleurs
Avec un gros chagrin, mes yeux en pleurs
Un peu distant, par respect ou bien peur d’elle
Restant figé pour endormir les querelles

Autour son frère, sa mère puis ses soeurs
Images de mille glaives ancrés au cœur
J’ai ressenti l’épine de l’amertume
Jusqu’au sang qui lentement se consume

Elle quittait entourées comme une prisonnière
Pour la reconduire vers une autre ornière
C’était la nuit la plus froide de décembre
Que cette indifférence a givré dans l’ombre

Rachel Hubert (Nuage) Saïd
9 décembre 2004

Ne me dis pas


Ce poème est triste, je sais ! Mais c’est ceux que je préfère sans pour autant être moi-même en détresse émotionnelle. C’est peut-être un moyen pour moi de rester positive le fait d’écrire des poèmes sombres .. comme couché sur papier au lieu de les vivre
Nuage

 

Ne me dis pas

 

 

De cette vie, ne me dis pas
Quand dois-je passer à trépas
Mais lorsque la sève du corps
Fuit sans aucun bride ni mors

Le corps à son dernier soupir
Oubli tous ses désirs fervents

Ma place demeurera vide
Parmi la foule si aride
Offrant une scène aux remords
Sur l’inanité des efforts
 
Quand la voile brisant le zéphyr
Pourquoi aller à contrevent ?

Et tu penses que mon passeport
Corrigerait en bien mon sort
Où qu’un simple séjour peut-être
Ouvrira grandes les fenêtres

Ne me dis pas d’être patient
Et puis, que vienne mon destin

Tu ne peux compter les étoiles
Sans que cette vie se dévoile
Puis le ciel s’ouvrira aux anges
Psalmodiant quelques airs étranges 

L’iris de tes yeux est méfiant 
À la lueur de ton écrin

Non, ne me parle plus des rêves 
Mon envie est que tout s’achève
Car comment renaître des cendres
Et laisser après les méandres

Va-t-en, laisse moi regretter
Avant que ma nostalgie sombre
 
J ai greloté sous mes décombre
Pour me consoler de mon ombre
Il s’est plié pour me couver
De mon fiel, il s’est abreuvé

Alors, laisse moi vivoter
Tout au fond des noires pénombres

Rachel Hubert (Nuage) Saïd
1 Décembre 2004

Il est écrit


Oui il est écrit quelque part noir sur blanc ou sur une pierre gravé que les hommes et les femmes qu’importe leur croyances, leur couleurs, leurs origines qu’ils sont tous égaux et libres. Est-ce vrai ? Il semble que le monde chante cette chanson avec de fausses notes
Nuage

 

Il est écrit

 

Il est écrit quelque part
Au milieu de nulle part
Dans un endroit inédit
Ou bien sur un manuscrit

Sur deux cotons qui s’accouplent
Près de deux montagnes en couple
Versant larmes de rosées
Dans l’azur sans offenser

Contre vents souvent instables
Montrant la vie vulnérable
Léchant l’ombre du soleil
Frôlant l’arbre qui sommeille

Sur le sable scintillant
Désert de neige insouciant
Bercés par des vagues vierges
Ou des cristaux qui submergent

J’ai ouïs, il y a longtemps
Un mot, une phrase d’antan
Mêlé au parfum de rose
Diffusant à faibles doses

Comme l’écho d’une chanson
Sous l’air de milles frissons
Soufflant des proses ou poèmes
A la façon des bohèmes 

À l’orée des souvenirs
De l’aurore des soupirs
Jusqu’à la fente de la nuit
La destinée s’est enfuit

Mais, j’ai pourtant vu un jour
Sur l’univers des labours
A travers des yeux en larmes
Et dans un cœur plein de charme

Un oiseau de liberté
Aux couleurs de charité
Et si ce n’était qu’un rêve
Une hallucination brève

Car les adages s’embrouillent
Des lèvres pâles bredouillent
Les mains et le corps tremblotent
Espérant un antidote

Les lettres, les sons s’emmêlent
Puis, les phrases s’entremêlent
Ils ont effacé la paix
Pour une guerre en relais

Et pourtant, il est écrit
Même chez les érudits
Que nous sommes tous égaux
Ou c’est pour cacher les maux

Le rideau est bien tombé
Le feu de haine a flambé
Mais, il reste un peu d’espoir
Abrité dans les tiroirs

Rachel Hubert (Nuage)
11 Novembre 2004

Silence


Il souvent qu’on garde des rancunes, des petites choses qui nous dérangent au plus profond de nous-même, mais quand la goutte déborde que ce soit une amitié de longue date ou bien un couple qui pourtant paraissait si uni éclate et c’est la déchirure
Nuage

 

Silence

 

Je n’entends que le silence
Et le vide de l’absence
Au désert de l’abandon
Où germe que le chardon

Il n’a suffi qu’un moment
L’éclair d’un frissonnement
À l’ombre de ta froideur
Qu’apparaisse la laideur

Le temps semble s’arrêter
Que le vent pour tourmenter
Ton corps ressemble à la mort
Dans tes yeux nul réconfort

Tu veux partir
Je veux rester
Ou bien le contraire
Tu veux rester
Je veux partir
Je ne sais plus

Que reste-t-il des espoirs
Imaginés tard le soir
Qu’une sombre fumée grise
De la vie qui agonise

La page doit se retourner
Non ! Cesse de sermonner
La route ici, se découpe
Ainsi mon cœur s’entrecoupe

Récupère ta vie
Redonne-moi ma vie
Et fais-moi tes adieux
Et je quitte les lieux

Rachel Hubert (Nuage) Saïd
24 Août 2004