L’infirmière


Un poème que ma fille m’avait demandé … je crois pour un travail quand elle a fait son bacc .. Ce n’est pas facile d’écrire sur un sujet qu’on ne sait pas trop ce qu’il faut souligné mais j’avais opté de souligné certains stéréotypes ainsi que la réalité du métier d’infirmière ,… P.S Excusé messieurs si c’est surtout la profession au féminin que j’ai plutôt décrite
Nuage

 

L’infirmière

 


 
Profession infirmière est-ce une science, un art
Ou bien encore une astuce de l’ultime séduction
Simple vision de formes arrondies chassant les gros cafards
Aux lèvres pulpeuses exorcisant toutes malédictions
 
Non, une mégère qui prend son plaisir à la souffrance
Bien équipée de sondes, seringues et potions sensées guérir
Claquant de ses talons dans les noirs couloirs des doléances
Elle se moque de la mort qui ne cesse de s’aguerrir
 
Serait-elle la servante du médecin, le saint des saints
En se dédoublant entre ses ordres, ses prescriptions divines
Et ses pieuses colères devant le patient qui se plaint
Endurant toutes les petites impostures bien taquines
 
Elle doit jongler entre le malade, famille et médecin
Puis les traitements, l’enseignement aussi l’impatience
Les contraintes des heures accumulées n’ayant plus de fin
Être une super femme avec aisance sous ordonnance
 
Sa connaissance médicale trop souvent contestée
Devant les intouchables qui diagnostiquent et prescrivent
Demande une soumission qui ne peut être frelatée
Du moins le pense t-on vraiment car des révoltes s’activent
 
L’infirmière, une fille, une soeur, ainsi qu’une femme
Affrontant la souffrance morale et physique d’un être
Dans l’espoir de faire ressusciter dans ses yeux, la flamme
Qui espérons-le pourra bien cicatriser son mal-être
 
Sous payé pour ses fonctions car elle n’est que l’infirmière
Malgré le temps qui passe entre sa vie et la maladie
Malgré le grand danger des épidémies saisonnières
Elle, toujours au front envers et contre tous sans perfidie
 
Rachel Hubert
Novembre 2009

J’ai perdu mes mots


Chercher des mots pour raconter une vie ou du moins en partie … raconter sa vie ou celle des autres, des moments souvent difficile … que les mots ne suffisent plus
Nuage

 

J’ai perdu mes mots

 


 
J’ai perdu tous mes mots
Douleur de mon enfance
Déployant certains maux
Me laissant dans l’errance
 
Ma plume s’est noircie
Traçant des lignes sombres
Cachant mon cœur durci
Où rodent toutes mes ombres
 
J’aimerais censurer
Des souvenirs latents
Des rêves pressurés
Pour qu’ils ne soient troublants
 
J’ai transféré ma plume
Sur une page blanche
Mais les pensées s’enfument
Mes neurones se débranchent
 
Puis, j’ai pris l’alphabet
Harmonisé les sons
Mis dans un grand coffret
Et voilà l’unisson
 
Les mots éclosent enfin
Ma plume batifole
Consignant mon destin 
Comme une parabole

 
Rachel Hubert
14 août 2007

Je ne suis personne


Ce fut le dernier poème que j’avais écrit en cette période .. ensuite ca devient moins régulier  J’en ai encore 2 ou 3 je cois, que je vais ajouter bientot.. et j’espère reprendre la plume .. et écrire encore ..
Nuage

 

Je ne suis personne

 

 

Qui peut prétendre me connaître
Une inconnue errant sans but
Un visage qui n’est point maître
De fuir cet égoïsme brut

Mais toi, pourquoi cette froideur
Cette indifférence me tue
Car tu exploites ma candeur
Et mon silence se perpétue

Je suis cette petite goutte
Que tu déloges sans rien dire
Changeant mes grands espoirs en doutes
En me noyant au cœur de ton empire

Je suis une fleur sans pétales
Séchée par le manque de soin
Quand tu pars un jour en cavale
M’abandonnant dans mon recoin

Mais voilà, présente toujours 
Certes seule mais aussi tenace 
A tes intempéries du jour
Pour calmer toutes tes menaces

Je deviens ton ombre discrète
Qui en toi, cherche liberté
Effaçant tes erreurs secrètes
Délivrant ton humanité 

Alors
Je ne suis personne
Je suis tout le monde

Rachel Hubert
10 Août 2005

Écoute moi


Un rappel sur mes poèmes au moment ou ils sont écrit il n’est pas nécessairement quelque chose que j’ai vécu a ce moment précis, mais a partir de discussions avec d’autres personnes sur ce qu’ils vivaient ..d’ou ont germer ces mots
Nuage

 

Écoute moi

 

Malgré tout ce que j’ai fait, malgré les sacrifices
Tu m’as abandonnée, dans la rumeur des vents
Luttant contre l’abstrait, contre le maléfice
Je me sens condamnée, cloîtré dans mon couvent

Tout au long de ma route, tu m’as nourrie de peine
Sans jamais m’écouter, sans jamais t’inquiéter
Me laissant dans le doute, de l’unique rengaine
Ton chant d’absurdité, de ton acidité

Je vague entre l’amer et l’envie de sortir
De tes chaînes rouillées, qui attachent mon cœur
Dans ce désert d’hiver qui veut me pervertir
Dans mes couleurs souillées, de toute ma rancœur

Voilà que je renonce à vouloir te changer
Je prends un autre sabord vers un azur plus serein
Ma haine, je l’enfonce dans le sol ombragé
Puis, refais mes accords, pour trouver mon refrain

Rachel Hubert (Nuage) Saïd
10 Juillet 2005

Lettres incurvées


Quelle tristesse de voir des familles qui enfants et parents s’émerveillaient et qu’avec les années de fausses vérités, des mensonges se sont installées pour brisé les liens
Nuage

Lettres incurvées

Isolé dans mon coin
Excédé de ma vie
Je mets enfin les points
Aux i de mes envies

Les majuscules tombent
Puis très vite faiblissent
Dans la noirceur des tombes
Avec tous leurs complices

Lettres trop incurvées
Telle l’ove des vieux
Qui après la corvée
Sont expulsé des lieux

Voyant les belles images
Mourir une après l’autre
Ou devenir mirages
Pour l’encens des apôtres

Ces mots sont-ils en cire ?
Liquéfiés goutte à goutte
Sur les flammes de mon ire
Embrasant tous les doutes

Où bois dans la fournaise
D’abus qui les crépitent
Futée cette foutaise
Pour laquelle on s’excite 

Ces outils d’atelier
Soufflés par les déluges
Rives sur les mortiers
Les dictons se transfugent

Les lettres qui jadis
Fleuraient une beauté
Des fleurs du paradis
En faisant sursauter

Au sein de ma cité
Les tisons de l’enfer
N’ont pu phagocyter
De ce qui est amer

Le A, un vieux tréteau
Que le temps a rouillé
Le T, tel un marteau
Que les mains ont souillé

Ces lettres ne sonnent plus
Au ciel de ma famille
Dans leur chut absolu
Las, mon âme vacille

Devenu plaie béante
Plus virulente au cœur
Pourtant chercher l’entente
Pour unifier en chœur

Mais ces liens trop rigides
Ont trituré les veines
De mes passions candides
Qui meurent sous les peines

Rachel Hubert (Nuage) Saïd
7 Juillet 2005

Canulars


Même s’il existe encore des beaux coins sur cette terre, nous sommes très loin du paradis terrestre tant rêvé. Nous détruisons par la pollution, les guerres, et tout ce qui nuit a la Terre … et en fin du compte c’est nous qui sommes en otage …
Nuage

 

Canulars

 

 

Quand l’histoire a perdu tous ses beaux souvenirs
Et recherche le siècle où naquit le bonheur
Lorsque la mémoire d’homme échappe un soupir 
C’est bien que le plaisir engendre le malheur

Au temps où la lune courtisait le soleil
Que le vent chantait son refrain à l’herbe verte
Puis le ruisseau cherchait dans son lit le sommeil
L’être parcourait la terre à la découverte

Puis un jour, le temps a changé à tout jamais
L’élite sous le mensonge de faux prêcheurs
Corrompt la fraternité pour quelques attraits
Et sangle le monde dans la grande noirceur

Voilà les peuples furibonds, bouillants d’ardeurs
Perçant toujours plus loin de vastes territoires
Pour conquérir toutes les terres en profondeur
Abandonnant les insoumis au purgatoire

Du cheval à l’oiseau de fer crachant le feu
Détruisant la vie si fragile en porcelaine
Épiant comme le loup hors de son milieu
À pas feutrés le long des collines et des plaines

Gagnant l’estime des grands ministres et des rois
Offrant milles promesses pour charmer les princes
Changer la guerre contre la paix en contrepoids
Quoique pour les pauvres l’avantage soit bien mince

Voici l’aigle fonçant sur sa proie affaiblie
Fier de sa chasse, démontre ainsi sa puissance
Puis sans honte la justice l’ensevelie
Renvoyant autant de victimes à l’impuissance

Regardez ces êtres aux âmes enflées de mépris
Édifier leurs châteaux par le sang et la haine
Pour faire figurer peut-être le paradis
Mais que de canulars issus de leurs haleines

Les fleuves et rivières s’enflamment de colère
Et dans leurs lits répandent l’ultime fureur
Les volcans crachent devant la loi adultère
Et les abîmes font goûter leurs cris d’horreurs

Pourtant, la lueur résiste au temps des enfers
Pour rivaliser un jour aux gouffres obscurs
Laisser la place au printemps sans aucun hiver
Libérer à jamais les martyres des murs

Rachel Hubert
30 mai 2005

L’abandonné


Pour un bien, pour un mal, tous et chacun nous parlons de la misère du monde. Dans les lieux saints on nous demande la charité pour cette pauvreté milles fois chanté pour toucher notre pauvre coeur meurtrie par tant de pauvreté … Même la politique s’en mêle quand on cherche des fonds pour atténuer la souffrance mais, après ces tristes images nous oublions pour laissé place a nos petits problèmes ..Sauf en cas de grosses catastrophes, alors souvent les moins nantis vont partager leur maigres bien pour une aide collectif …qu’importe ou le désastre a sévit
Nuage

 

L’abandonné

 

Non ! Il n’avait rien en commun
Avec les prétendus vicaires
Tous ces frimeurs, ces tribuns
Ils flairaient que la bonne affaire

Plus beaux fleurons de la peinture
Ses larmes et habits d’arlequin
Dévoilent comment se triturent
Les cœurs des candides orphelins

Voilà l’essaim de grands chanteurs
Roucoulant le chagrin d’enfants
Avec les mots provocateurs
Vibrant l’astre du firmament

Mais la magie de l’être humain
Ne fut pourtant quelques secondes
Ne peuvent ressentir la faim
Cœur de la misère du monde

Les coins de la rue son alcôve
Où l’austère gerce sa peau
Affamé tout comme le fauve
Dans un désert vide sans eau

Il était loin de ces vicaires
Ses rouges prunelles mortelles
L’enfance et la santé précaire
Cherchant trésor dans les poubelles

Les chiens s’unissent dans la nuit
Cherchent pitance dans les lieux
L’enfant sous la lampe qui luit
Dans sa honte, il baisse les yeux

Cet être ne serait qu’intrigue
Rue et ordures son ghetto
Dans un corps meurtrie de fatigue
Une bourde mise sous veto

Enfant de mère sans union
Engendre par erreur le germe
D’un père qui sans affection
L’a abandonné dans les bermes

Rachel Hubert (Nuage) Saïd
12 Mai 2005