Le Saviez-Vous ► Quand la grippe espagnole a eu raison de la Coupe Stanley


Je ne suis pas une fan du hockey, je ne suis donc les éliminations pour la Coupe Stanley, surtout pas avec les Canadiens qui depuis quelques années, ils ne sont pas comme autrefois. Je m’intéresse quand même à certains point de son histoire. Il y a eu deux fois que la Coupe Stanley n’a pas été décernée à cause d’un lock-out en 2004-2005, et à celle de 2019 et c’est elle qui est détaillée ici expliquant que c’est la grippe espagnole qui a eu raison du hockey
Nuage

 

Quand la grippe espagnole a eu raison de la Coupe Stanley

 

Il y a 100 ans, le monde était frappé par la terrible épidémie de grippe espagnole. Entre 1918 et 1920, on estime que la maladie a fait plus de morts que la Première Guerre mondiale. Le monde du sport n’est pas épargné. En 1919, pour la première fois, la coupe Stanley n’est pas attribuée, au grand dam du Canadien de Montréal.

Un texte de Robert Frosi

Retrouver une coupe Stanley qui n’a jamais pu être attribuée n’est pas une mission simple. Nous avons dû traverser un siècle d’histoire et, surtout, naviguer au cœur de l’une des plus terribles tragédies.

La grippe espagnole frappe le Québec à l’été 1918 et fera plus de 18 000 victimes dans la province. À l’époque, toutes les interprétations sur l’origine de la pandémie sont imaginées. À Montréal, par exemple, certains pensent que c’est un bateau en provenance de l’Inde qui a amené cette maladie qui fera plus de 3000 morts dans la métropole.

Pour en savoir plus, nous donnons rendez-vous à Magda Fahrni, professeure et directrice du département d’histoire à l’UQAM. Elle a longtemps étudié l’histoire de la grippe espagnole. C’est au Musée des Hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Montréal que nous allons la rencontrer. Comme nous, elle découvre pour la première fois ce lieu un peu méconnu. Quand on déambule dans le musée, on découvre l’histoire des infirmières du Québec. Devant le comptoir où l’on préparait les médicaments, la professeure commence à nous parler des origines de l’épidémie.

« On a longtemps cru que c’était les soldats canadiens qui revenaient du front qui l’avaient apportée avec eux, raconte Magda Fahrni. Aujourd’hui, on sait que la vague de 1918 a commencé en Angleterre et ensuite, elle a été transportée aux États-Unis par les soldats américains.

« Et ce sont les soldats américains et les civils qui l’ont répandue en Amérique du Nord et au Québec. L’éclosion a eu lieu à Victoriaville, puis à Montréal quelques semaines plus tard. La promiscuité dans laquelle vivaient les soldats sera une des causes de l’arrivée de la maladie au Canada. »

« Des collégiens venus des États-Unis nous auraient apporté le fléau de la grippe espagnole » Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

« Des collégiens venus des États-Unis nous auraient apporté le fléau de la grippe espagnole » Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

Nous continuons notre visite au milieu des vitrines qui renferment d’énormes seringues, des stéthoscopes rudimentaires, et, en regardant des pots qui renfermaient toutes sortes de remèdes, Magda Fahrni rappelle :

« Le plus grand problème, c’est que la médecine était impuissante, car il n’y avait pas de médicaments, le vaccin n’existait pas. En plus, on faisait face à une pénurie de médecins et d’infirmières, qui étaient réquisitionnés sur le front. »

Un avertissement contre la grippe espagnole dans un journal montréalais de 1919 Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

Un avertissement contre la grippe espagnole dans un journal montréalais de 1919 Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

Devant un portrait des infirmières de l’époque, elle termine ses explications sur la rapidité avec laquelle la pandémie s’est répandue.

« On avait beaucoup d’institutions au Québec, des collèges, des orphelinats, des hôpitaux et donc, encore une fois, c’est la promiscuité qui a facilité la transmission. »

Finalement c’est comme ce qui s’est passé dans le vestiaire du Canadien de Montréal, lui demande-t-on.

« Sûrement, sûrement », répond-elle.

Avant de nous rencontrer, Mme Fahrni nous avait prévenus qu’elle ne connaissait pas vraiment l’épisode qui concernait la Coupe Stanley de 1919, mais nous tenions à ce qu’une spécialiste nous parle de l’ampleur de la tragédie.

Notre enquête nous mène ensuite dans les voûtes de Radio-Canada, où nous trouvons un document saisissant : un témoignage glaçant qui fait prendre conscience de l’immense gravité de la situation de l’époque.

Une publicité pour l'un des remèdes miracles contre la grippe espagnole qui s'affichait dans les journaux de l'époque Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

Une publicité pour l’un des remèdes miracles contre la grippe espagnole qui s’affichait dans les journaux de l’époque Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

En 1918, le Dr Albert Cholette fait ses débuts en médecine. Il a décrit ce qu’il a vécu à l’émission radiophonique La vie quotidienne, animée par Lizette Gervais, en 1976.

« C’était une maladie terrible et nous n’avions rien pour la combattre. On n’avait pas d’antibiotiques, on n’avait pas de médicaments. On avait juste de l’aspirine et de l’huile de camphre. Il y aura même une pénurie de camphre, même si cette essence ne soignait pas vraiment la grippe espagnole. Ce qui compliquait notre travail, c’est que la maladie se transformait rapidement en une double pneumonie et les malades devenaient bleus. C’est pour cela qu’on l’avait surnommée « la maladie bleue ». »

« À l’époque, je pouvais voir 50 malades dans une journée. J’ai visité des familles où il y avait six malades, je revenais le lendemain, trois étaient morts. Il y avait une voiture qui ramassait les cadavres et on les enterrait à la hâte sans grande cérémonie. » – Albert Cholette

Un hôpital américain débordé en 1918 par l'épidémie de la grippe espagnole qui a fait 30 millions de morts partout sur la planète. Photo : Associated Press (archives)

Un hôpital américain débordé en 1918 par l’épidémie de la grippe espagnole qui a fait 30 millions de morts partout sur la planète. Photo : Associated Press (archives)

 

Les archives nationales

Nous nous dirigeons vers les archives nationales pour en savoir plus sur ce qui est arrivé aux joueurs du Canadien et sur cette fameuse Coupe Stanley de 1919.

Dans un immense bâtiment du quartier Rosemont-La Petite-Patrie nous attend, dans un silence de bibliothèque, l’une des archivistes des lieux. Nous espérions, alors, retrouver les traces du précieux trophée.

C’est avec une grande délicatesse que l’archiviste déplie chacun des journaux jaunis par le temps. Elle va tourner chaque page avec parcimonie. Les premiers articles sur la finale de la Coupe Stanley de 1919 apparaissent enfin. Quelques entrefilets à peine. La lutte, la boxe, la crosse sont les sports en vogue à l’époque.

Une archiviste déplie délicatement des journaux de 1919. Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

Une archiviste déplie délicatement des journaux de 1919. Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

Évidemment, les gros titres sont réservés à la fin de la guerre et, surtout, à l’épidémie de grippe espagnole. Au fil des pages, on découvre de nombreuses publicités vantant un sirop ou une crème miraculeuse. Certaines font même état d’une eau pure guérisseuse de la grippe espagnole.

Entre deux publicités, on découvre malgré tout que dans la Ligue de l’Est, il y avait trois équipes : Toronto, Ottawa et Montréal. La finale d’association commence entre Ottawa et Montréal en février 1919. Le Canadien remporte en cinq matchs sa série quatre de sept. L’attaquant vedette du CH, Newsy Lalonde, marquera à lui seul 11 buts dans la série.

Le Canadien à la conquête de la Coupe Stanley

La finale se joue contre les vainqueurs de l’Association du Pacifique, les Metropolitans de Seattle. Après six jours de voyage, les joueurs du Tricolore arrivent enfin dans la ville américaine. Le 19 mars 1919 commence le premier match de la finale de la Coupe Stanley. Sans doute fatigués par le voyage, les joueurs montréalais s’effondrent et les Metropolitans l’emportent 7-0.

Au deuxième match, le CH rebondit et gagne 4-2, grâce aux quatre buts de Newsy Lalonde. Mais Seattle, vainqueur de la Coupe en 1917, est tenace et remporte le troisième match 7-2. Dans le quatrième affrontement, les deux gardiens, Georges Vézina et Harry « Hap » Holmes, rivalisent de talent devant leur but. Et après les 20 minutes de prolongation, la partie est nulle. Devant les minces informations que nous recueillons dans les journaux, nous voulons en savoir plus et nous nous rendons au Centre Bell rencontrer l’archiviste du Canadien de Montréal, Carl Lavigne, un homme aussi volubile qu’élégant, costume et nœud de papillon assorti.

Nous entrons avec lui dans le salon des anciens, une sorte de temple de la renommée des joueurs du Canadien. Le gardien de la mémoire du Bleu-blanc-rouge commence alors son récit.

« Il faut rappeler que les joueurs à l’époque étaient de véritables guerriers, dit-il. On alignait 10 joueurs, mais seulement 6 jouaient les 60 minutes. Les joueurs étaient souvent blessés, mais refusaient l’infirmerie tant ils voulaient sauter sur la glace.

« Les matchs à l’époque étaient d’une rare violence et tous les coups étaient permis. L’équipement de l’époque était tellement rudimentaire qu’il n’était pas rare qu’un joueur finisse le match en se faisant recoudre sur plusieurs parties du corps. » – Carl Lavigne, archiviste du Canadien

Dans le salon des anciens, Carl Lavigne s’arrête devant la galerie des portraits des grands joueurs de l’histoire du Tricolore. Comme s’il nous présentait ses amis, il nous parle des grandes vedettes de 1918-1919. Et il commence par le capitaine Édouard Cyrille « Newsy » Lalonde, l’as compteur de l’époque.

« Lalonde venait du milieu de l’imprimerie, il travaillait pour un journal de Cornwall, d’où son sobriquet de Newsy. Il faut dire que le contrat de Lalonde avec le Canadien était de 2000 $ par année. Durant la série finale qui a été interrompue, il marquera 6 des 10 buts des siens.

« Lalonde, c’était la grande vedette de l’époque et, sans le savoir, il va contribuer aux grandes années du Canadien, car on va l’échanger aux Sheiks de Saskatoon en retour d’un jeune de 21 ans, Aurèle Joliat. L’arrivée de Joliat, qu’on va jumeler avec Howie Morenz, va contribuer à la victoire de trois Coupes Stanley. »

Puis il nous parle de l’étonnant Jack Laviolette.

« C’était une force de la nature. Imaginez qu’en 1918, il va avoir un grave accident de voiture et on va devoir lui amputer une partie de la jambe. Eh bien, il va revenir au jeu avec ce qu’on appelait à l’époque une jambe de bois! Il ne faut pas oublier que Laviolette était là depuis la naissance du club de hockey Canadien en 1909 déjà. »

La grippe gagne contre la Coupe Stanley

Intarissable, Carl Lavigne, qui voulait nous parler de Joe Malone et de Didier Pitre, reprend son récit sur la finale de la Coupe Stanley de 1919.

« Joe Hall atteint de pneumonie » Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

« Joe Hall atteint de pneumonie » Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

« Avant le cinquième match, le dur à cuire du Canadien, Joe « Bad » Hall est transporté d’urgence à l’Hôpital de Seattle, victime de la grippe espagnole. « Bad » Hall était ce joueur qui se caractérisait par sa fougue, voire sa violence. Il faut dire que Joe Hall jouait tous les matchs durant 60 minutes avec une telle intensité qu’on peut de se demander si son système immunitaire n’a pas eu raison de lui. »

Pendant que Joe « Bad » Hall agonise à l’hôpital, son équipe décroche une victoire de 4-3 en prolongation. La série est égale 2-2, rappelle l’archiviste du CH.

Dans le vestiaire du CH, la maladie s’est installée. Il y a plusieurs joueurs qui ne sont plus en mesure de jouer. Cinq seront d’ailleurs hospitalisés, si bien que le propriétaire de l’équipe, Georges Kennedy, demande la permission à l’équipe de Seattle d’utiliser des joueurs de Vancouver.

Les Metropolitans ont peur de ne pas remporter la Coupe. Leurs dirigeants s’opposent à l’idée de faire venir de nouveaux joueurs, plus frais. Finalement, les instances de la ligue tranchent : il n’y aura pas de Coupe Stanley. Le 30 mars 1919, la finale est annulée.

Une page du Devoir du 2 avril 1919 Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

Une page du Devoir du 2 avril 1919 Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

Joe Hall décède après six jours d’agonie. Le propriétaire du Canadien meurt deux ans plus tard. Il ne se remet jamais des séquelles de la grippe espagnole.

La Presse annonce la mort de Joe Hall le 7 avril 1919. Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

La Presse annonce la mort de Joe Hall le 7 avril 1919. Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

Sa mort va permettre à un trio d’hommes d’affaires, dont Léo Dandurand, qui deviendra également propriétaire des Alouettes et des Royaux, de racheter l’équipe pour la somme de 11 000 $.

C’est la seule fois dans l’histoire que la finale est interrompue. Ce sera la seule fois que la coupe ne sera pas remise jusqu’au lock-out qui a forcé l’annulation de la saison 2004-2005. Devant la vitrine qui renferme les 24 coupes Stanley du Canadien, Carl Lavigne s’exclame avec un brin de nostalgie :

« Et dire qu’on était si proche d’une 25e! »

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Ramassage des déchets le long des routes: les coûts augmentent


Il faut que des personnes ramassent les déchets qui sont abandonnés sur les réseaux routiers, et cela coûte de l’argent qui pourrait aller ailleurs, si les gens étaient responsables. Laisser les déchets finit par ce désagrégé et se transforme en microparticules qui se retrouvent dans la nature. Ce que je ne comprends pas, c’est qu’aujourd’hui, on parle partout qu’ils faut tenir l’environnement sans déchet et curieusement, les détritus augmentent. Quoiqu’il en soit, l’idée dont on oblige les délinquants qui polluent les routes à nettoyer l’environnement est probablement une très bonne idée. Cela ferait peut-être réfléchir.
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Ramassage des déchets le long des routes: les coûts augmentent

 

Le coût du ramassage des déchets sauvages qui... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE)

Le coût du ramassage des déchets sauvages qui se trouvent sur le réseau routier provincial a augmenté de 43 % depuis 2011, au Québec.

 

JEAN-THOMAS LÉVEILLÉ
La Presse

Le coût du ramassage des déchets sauvages qui se trouvent sur le réseau routier provincial a augmenté de 43 % depuis 2011, au Québec, tandis que les contraventions pour ce type d’infraction sont restées stables, a appris La Presse. Des défenseurs de l’environnement déplorent un « manque de civisme » lourd de conséquences.

Ramasser les déchets qui jonchent les routes et autoroutes sous la responsabilité du ministère des Transports du Québec a coûté 783 696 $ au Trésor public, en 2017.

C’est 43 % de plus que les 549 068 $ déboursés en 2011, révèlent des données obtenues par La Presse en invoquant la loi sur l’accès à l’information du Québec.

À l’exception du sommet de 902 791 $ atteint en 2016, il s’agit d’une progression constante.

Le Ministère ignore cependant la quantité de déchets ramassés, puisqu’il ne possède « aucune statistique spécifique » à ce sujet, a indiqué à La Presse sa porte-parole Mila Roy.

Pendant ce temps, les policières et policiers de la Sûreté du Québec (SQ) ont remis en moyenne 386 constats d’infraction par année à des gens ayant jeté ou laissé tomber des objets sur la voie publique, révèlent d’autres données obtenues aussi en vertu de la loi sur l’accès à l’information.

Ces chiffres, qui ne tiennent pas compte des constats qui pourraient avoir été annulés par un tribunal à la suite d’une contestation, concernent uniquement les contraventions remises en vertu de l’article 498 du Code de la sécurité routière (CSR), qui interdit de « jeter, déposer ou abandonner des objets ou matières quelconques sur un chemin public ».

Or, les contraventions pour ce type d’infraction sont souvent données en vertu de règlements municipaux, a indiqué à La Presse une source policière.

La Sûreté du Québec dit ignorer le nombre de constats d’infraction remis par ses policiers en vertu de règlements municipaux.

« Il n’est pas possible d’extraire ces données au niveau national » puisqu’elles proviennent des municipalités, a indiqué le bureau de la sécurité routière du corps policier.

L’amende pour une infraction à l’article 498 du CSR est de 60 $, auxquels il faut ajouter les frais administratifs de 27 $ et la contribution de 10 $ au Fonds d’indemnisation des victimes d’accidents d’automobile, pour un total de 97 $ ; il n’y a aucun point d’inaptitude.

« Il faut que l’infraction soit vue par nos policiers ou relatée par quelqu’un qui est prêt à témoigner » pour qu’elle puisse être punie par une contravention, a expliqué à La Presse le sergent Daniel Thibaudeau, porte-parole de la SQ.

Manque de « civisme »

« C’est un manque de savoir-vivre et de civisme, je trouve ça inacceptable ! », s’indigne Karel Ménard, directeur général du Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets.

Ces déchets, une fois désagrégés en « microparticules », vont en effet se retrouver « dans la nature, les ruisseaux, les rivières, le fleuve, et ce sera éventuellement ingéré par la faune », s’inquiète-t-il.

Le directeur général de Nature Québec, Christian Simard, partage la même indignation et parle de « pratiques un peu sauvages ».

« C’est une problématique qui s’apparente à ce qu’on voit dans les cours d’eau et les océans : des matières plastiques et jetables qui ne se décomposent pas. » – Christian Simard, Nature Québec

Il serait selon lui « intéressant que le ministère des Transports caractérise les déchets qu’il ramasse pour [en] identifier les générateurs », ce qui n’est pas le cas à l’heure actuelle.

« Ni le Ministère ni les contractants qui ramassent les détritus n’effectuent la caractérisation des vidanges ramassées », a indiqué à La Presse la porte-parole Mila Roy.

L’organisme de Karel Ménard, lui, avait mené une étude il y a quelques années, à Laval, pour caractériser les déchets trouvés au bord des autoroutes :

« C’était principalement des bouteilles d’eau et des gobelets de café du Tim Hortons », raconte-t-il.

Pistes de solution

« On a un problème de société de gaspillage éhonté, regrette Christian Simard. Tout est à jeter, les biens ne sont pas durables. »

Il faudrait à son avis instaurer des mesures incitatives « à la réutilisation », comme un système de consigne élargi, une idée que partage Karel Ménard

« S’il y avait une consigne sur les bouteilles d’eau, je suis pas mal sûr que les gens garderaient ça dans l’auto. » Karel Ménard, Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets

Les deux défenseurs de l’environnement estiment qu’il devrait y avoir des campagnes de sensibilisation sur la question, au même titre que celles incitant les camions à ne pas rouler en surcharge de poids.

Il faudrait également davantage de mesures coercitives, croient-ils ; Karel Ménard estime d’ailleurs qu’une amende de 60 $, « ce n’est pas énorme ».

« Pourquoi pas des corvées ? se demande-t-il. Au lieu que les gens paient des amendes, pourquoi ne pas les convier à une corvée de nettoyage ? »

– Avec la collaboration de William Leclerc, La Presse

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Non, les scientifiques ne croyaient pas qu’il n’y aurait plus de neige au Québec en 2000


Je ne l’ai pas vue sur Facebook, mais un article tiré d’un journal québécois en 1983 a été utilisé pour discréditer les pronostics des changements climatiques. Le journaliste qui avait choisit ce titre voulait peut-être attirer l’oeil plus qu’autre chose. En fait, rien ne dis dans l’article de cette époque, qu’il n’aurait plus de neige en 2000.
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Non, les scientifiques ne croyaient pas qu’il n’y aurait plus de neige au Québec en 2000

Nous voyons un article de journal intitulé «Si la prédiction des scientifiques américains se révélait véridique... en l'an 2000, la neige ne serait pour nous qu'un souvenir!»

Le titre a beaucoup fait réagir les internautes. Photo: Capture d’écran – Journal de Québec

Jeff Yates

Une photo d’un article de 1983 suggérant que les scientifiques croyaient à l’époque qu’il n’y aurait plus de neige au Québec en 2000 circule sur les réseaux sociaux. On l’utilise pour remettre en question la science climatique. Or, lorsqu’on lit l’article, il est évident que le titre alarmiste ne correspond pas du tout au contenu ni aux connaissances scientifiques à l’époque.

Des personnes ont publié sur Facebook une photo d’un article du Journal de Québec datant de 1983 et intitulé Si la prédiction des scientifiques américains se révélait véridique… en l’an 2000, la neige ne serait pour nous qu’un souvenir! Ces personnes ont fait remarquer que c’est loin d’être le cas et qu’il faut donc douter des prévisions climatiques des scientifiques.

« Est-ce qu’un de ces scientifiques pourrait venir cet après-midi déneiger les 6 pieds de neige accumulés sur mon toit? » a lancé, de façon ironique, l’une d’entre elles.

Malheureusement, la photo publiée ne permet pas de lire l’article en question. Une visite aux Archives nationales du Québec nous a permis de le retrouver. Publié le 22 octobre 1983, l’article contient bel et bien ce titre alarmiste. Vous pouvez le consulter ici.

Article du Journal de Québec by Radio-Canada on Scribd

En le lisant, on se rend à l’évidence que le titre ne convient pas tout à fait au contenu. L’auteur de l’article s’appuie sur deux sources d’information : un rapport publié en 1983 par des scientifiques américains et une entrevue avec André Hufty, un climatologue québécois. Le titre contredit ces deux sources d’information.

Un rapport qui ne prédit rien pour 2000

En 1983, l’Environmental Protection Agency (EPA, ou Agence américaine de protection de l’environnement) publiait le rapport Pouvons-nous ralentir le réchauffement climatique (Nouvelle fenêtre), mentionné dans l’article. Ce rapport explorait certaines politiques pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Les auteurs mentionnent que ces gaz pourraient avoir un effet important sur le climat, mais ils ne font pas de prédictions très précises, encore moins pour le climat au Québec.

La seule prédiction spécifique émise par les scientifiques est que le climat pourrait se réchauffer de 2 degrés Celsius d’ici 2040 et de 4 degrés d’ici 2100. Cela ressemble aux prévisions actuelles (Nouvelle fenêtre) du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), qui prévoit un réchauffement de 1,5 degré Celsius entre 2030 et 2052.

Les auteurs du rapport reconnaissent qu’un tel réchauffement s’accompagnerait sans doute d’importants bouleversements climatiques, dont l’augmentation du niveau des océans et un rythme plus important de catastrophes naturelles. Mais l’essentiel du rapport est consacré à l’effet de plusieurs politiques proposées sur les émissions de gaz à effet de serre. Les hivers québécois ne sont pas mentionnés.

L’expert interviewé tempère

André Hufty était climatologue à l’Université Laval lorsque le Journal de Québec l’a interviewé. D’entrée de jeu dans l’article, il tempère la prémisse catastrophique du titre

« Ce ne serait certainement pas ici le paradis ou la Floride, explique-t-il. Il faut comprendre que tout ne se fera pas en une nuit, si ce scénario se joue tel qu’on le prédit. On aura quelques décennies pour le voir venir. »

Nulle part l’article de M. Hufty n’avance que les hivers québécois disparaîtront avant l’an 2000. Ses prévisions sont d’autant plus nuancées.

« En admettant que la température monte de 1,5 à 2 degrés Celsius, nos hivers ici au Québec ressembleront beaucoup plus à ceux que vivent actuellement les habitants de la Nouvelle-Angleterre, aux environs de Boston », souligne-t-il dans l’article.

Nous avons d’ailleurs joint M. Hufty, qui est retraité depuis le début des années 2000. Il reconnaît que les prévisions climatiques sont beaucoup plus fiables à l’échelle de la planète que pour des endroits spécifiques.

« Il est évident que les changements climatiques ont toujours existé, mais l’échelle temporelle se raccourcit. Les prévisions antérieures parlaient de réchauffement global pour toute la Terre et ses effets régionaux sont mal connus, d’où des erreurs de prévisions », nous a-t-il écrit. Il ajoute qu’il n’y a aucun doute que le climat a changé et qu’il continuera à changer.

Rien, que ce soit dans le contenu de l’article, dans le rapport cité ou dans l’entrevue avec M. Hufty, ne permettait au Journal de Québec de titrer en 1983 que les hivers québécois disparaîtraient avant 2000. Il s’agit d’un cas de sensationnalisme journalistique plutôt que d’une erreur scientifique.

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Hiver enneigé, printemps inondé? Pas forcément


Avec l’hiver que nous avons eu, le froid qui ne démordait pas et la neige qu’on ne savait plus ou la mettre, les trottoirs impraticables, le déneigement des rues difficiles, semble être enfin derrière nous. Il reste maintenant a fondre toute cette neige et cette glace. Allons-nous connaitre des inondations un peu partout au Québec ? Tout dépend de la quantité de pluie et la température. Si cela fond trop vite, … Sortez vos bateaux ? Pour le moment, cela semble aller tranquillement et on ne prévoit pas de grandes inondations, mais cela est quand même à surveiller.
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Hiver enneigé, printemps inondé? Pas forcément

 

La rivière Sainte-Anne photographiée en hiver. On aperçoit un pont surplombant la rivière. Cette dernière est entièrement recouverte de neige.

La rivière Sainte-Anne, à Saint-Raymond, fait l’objet d’une étroite surveillance. Photo: Radio-Canada / Samuel Pouliot

Louis Gagné

L’importante quantité de neige qui est tombée sur le Québec depuis le début de l’hiver n’entraînera pas nécessairement plus d’inondations lors de la fonte printanière.

Le directeur des opérations d’Hydro-Météo, Pierre Corbin, mentionne que d’autres facteurs que la quantité de neige peuvent influencer l’intensité des crues, tels que les précipitations de pluie et la température.

« C’est vraiment ça qui va faire qu’on aura des problèmes, d’une part, avec les glaces, et, d’autre part, sans les glaces, après les débâcles pour certains cours d’eau », explique M. Corbin en entrevue à Radio-Canada.

Le directeur des opérations ajoute qu’il est difficile de prévoir si la fonte des neiges sera accompagnée de pluie ou d’épisodes de redoux prolongés. Si c’est le cas, la quantité élevée de neige au sol pourrait effectivement provoquer des inondations.

« Plus il y a de la neige au sol, plus la crue va être significative, longue, dépendamment de la vitesse de fonte », indique-t-il.

S’il y avait des précipitations […] pendant la période de fonte, ou si la fonte était tout simplement plus rapide avec des températures de 15, 20 degrés Celsius, aucune région ne pourrait échapper aux problématiques. Pierre Corbin, directeur des opérations, Hydro-Météo

Le centre-ville de Sainte-Marie photographié lors d’une inondation au printemps 2018.

Le printemps dernier, le centre-ville de Sainte-Marie, en Beauce, avait été inondé à la suite du débordement de la rivière Chaudière. Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

Pas de problème, à court terme

Pour l’instant, ce scénario ne semble pas se dessiner, du moins à court terme. Les températures douces annoncées pour les journées de jeudi, vendredi et samedi vont faire fondre une partie de la neige, mais ne devraient pas provoquer d’importantes inondations.

« On ne devrait pas avoir d’inondation. Par contre, il faudra surveiller les plus petits cours d’eau comme les ruisseaux, qui pourraient être problématiques, mais sinon, les grosses rivières ne devraient pas bouger, en fin de semaine à tout le moins », indique Éric Drolet, directeur de la sécurité civile pour la région Capitale-Nationale-Chaudières-Appalaches-Nunavik.

Le maire de Sainte-Marie, en Beauce, abonde dans le même sens. Gaétan Vachon estime que sa municipalité devrait « s’en tirer à bon compte » au cours des prochains jours.

Il précise qu’en cas de pluie, la neige qui recouvre la glace sur la rivière Chaudière permettra d’éponger une partie des précipitations.

Une voiture circule sur une rue inondée au centre-ville de Sainte-Marie, en Beauce. La photographie a été prise de soir.

De nombreuses municipalités du Québec ont vécu des inondations au printemps 2018. Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Une « bonne nouvelle »

Le maire ajoute que la composition du couvert de glace et la présence de fissures pourraient contribuer à empêcher des inondations comme celles que Sainte-Marie a connues au cours des dernières années.

« La glace a 16 pouces d’épaisseur, mais ce n’est pas une glace pure, c’est une glace avec une couche de neige, du frasil, donc la glace comme telle n’est pas dangereuse comme certaines années, ça, c’est une bonne nouvelle », se réjouit Gaétan Vachon.

Selon les experts, on aura une meilleure idée de l’ampleur des crues printanières d’ici la fin du mois de mars et le début du mois d’avril.

« C’est à ce moment-là qu’on va voir si le dégel est plus agressif, mais pour l’instant, à court terme, on ne voit rien d’extraordinaire au niveau du dégel rapide et des précipitations », mentionne Pierre Corbin.

Avec la collaboration d’Alexandra Duval

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Un hiver 2018-2019 long et pénible


Sans avoir battu des records de froids au Québec, l’hiver a été rude et difficile. Les redoux et pluies n’ont duré que peut de temps a comparer à d’autres années. Résultat : nous avons eu des trottoirs et des rues glacés entre de grosses accumulations de neige. Bref, l’hiver a été plus que pénible. Espoir à l’horizon, l’hiver tire à sa fin, la semaine prochaine … La température en hausse pour fondre toutes ces accumulations de glace et de neige.
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Un hiver 2018-2019 long et pénible

 

La première neige du 13 novembre, à Montréal.... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE)

La première neige du 13 novembre, à Montréal.

PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE

 

MANON LOUVET
La Presse

Non, cet hiver n’a pas été le plus froid de l’histoire du Québec. Mais oui, il aura bel et bien été l’un des plus longs et les plus difficiles à gérer. À tous ceux qui n’en peuvent plus de la saison froide qui n’en finit pas : vous avez raison !

L’hiver 2018-2019 aura été plus pénible que la moyenne, confirme Alexandre Parent, météorologue à Environnement et Changement climatique Canada. Retour en cinq temps sur un hiver qui tire (enfin !) à sa fin.

Début de saison précoce

Même si le record de l’hiver le plus froid n’a pas été battu, celui-ci aura débuté sur les chapeaux de roue avec des premières neiges le 13 novembre. D’autant qu’il n’aura pas fallu attendre bien longtemps avant qu’il nous montre ce qu’il avait dans le ventre. Neuf jours après, le 22 novembre 2018, un record de température a été enregistré par Environnement Canada à Montréal, avec un mercure à – 18 °C. En moyenne, Montréal a perdu trois degrés au mois de novembre.

Hâtif et persistant

En plus d’avoir commencé tôt, l’hiver n’a pas relâché sa prise cette année. Depuis le 13 novembre, nous avons les deux pieds  dans la neige. En effet, aucune fonte n’a été enregistrée depuis les premiers centimètres. Ce phénomène s’explique par un nombre de redoux conséquents, mais trop courts.

« D’habitude, quand il y a des redoux, ça dure deux ou trois jours. La neige fond puis elle revient plus tard. Mais cette année, souvent, il ne fallait pas attendre plus de 24 heures pour la voir revenir, explique Alexandre Parent. C’est d’ailleurs pour ça que les trottoirs et les routes ont souvent été en mauvais état. »

Plus froid que la moyenne

Même si nous ne pouvons pas parler d’une saison glaciale, les températures ont souvent été en dessous de la normale. La moyenne des mois de novembre, décembre, janvier et février a été de – 6,3 °C, soit 1,1 °C de moins que les normales de saison. Avec ces chiffres, on ne peut pas parler d’un record, mais ils suffisent pour expliquer ce sentiment d’exception.

Long et pluvieux

Cerise sur le gâteau, la pluie n’a pas non plus épargné les Québécois. Cette année, Environnement Canada a enregistré 72 % de pluie de plus qu’à l’habitude. Côté neige, 36 centimètres de plus que la moyenne se sont accumulés.

Pour Alexandre Parent, ces chiffres ne traduisent toujours pas des situations extrêmes, mais bel et bien un hiver particulièrement rude.

Enfin, bonne nouvelle, il s’en va !

Après quatre longs mois de froid, de neige, de vent, et on en passe, il semble que la saison froide soit sur le point de finir. Selon les prévisions d’Environnement Canada, les premiers élans du printemps devraient se faire ressentir la semaine prochaine et la fonte des neiges ne devrait pas tarder.

Cependant, quelques flocons sont encore attendus d’ici la fin de la semaine.

« Ni grand froid ni excès de chaleur à prévenir, le printemps devrait débuter la semaine prochaine », encourage le météorologue.

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Un premier Québécois atteint d’échinococcose alvéolaire


L’échinococcose alvéolaire est une infection parasitaire et sans traitement elle est fatale dans 90 %. Ce petit garçon a quand même été chanceux que son médecin a pu diagnostiquer cette infection à temps. Cette contamination est rare, au Canada, seulement 6 personnes ont été affectées. Ce parasite provient des oeufs d’excrément surtout des renards, coyotes ou loup, mais peut aussi venir de chien et rarement les chats.
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Un premier Québécois atteint d’échinococcose alvéolaire

 

 

CAROLINE TOUZIN
La Presse

Un enfant des Laurentides a contracté une infection grave causée par un parasite qui se retrouve sous forme d’oeufs présents dans les excréments de renards, de coyotes, de loups et de chiens domestiques.

Il s’agit du premier cas d’échinococcose alvéolaire (EA) signalé au Québec, selon les autorités de santé publique qui ont enquêté sur la source de l’infection.

Les conséquences auraient pu être funestes pour le jeune Québécois.

« Selon la littérature, en l’absence de traitement, cette infection est fatale dans 90 % des cas dix ans après le diagnostic », explique la Dre Geneviève Perreault de la Direction de santé publique des Laurentides en entrevue à La Presse.

Cette infection parasitaire se caractérise par une période d’incubation longue, soit de 5 à 15 ans.

Le malade atteint perd alors du poids et souffre de douleurs abdominales, d’un malaise général et d’une insuffisance hépatique.

Des métastases larvaires peuvent ensuite se propager vers d’autres organes, comme la rate, les poumons et le cerveau.

La direction de la santé publique des Laurentides a été alertée au printemps dernier après que l’enfant eut consulté un médecin pour de la fatigue, une atteinte au foie et un faible poids pour son âge.

L’enfant a passé des examens d’imagerie médicale – échographie et tomographie – qui ont révélé une masse volumineuse au foie. Après avoir fait une biopsie de l’organe, son médecin a posé un diagnostic d’EA.

Comme c’est la première fois qu’un médecin voyait cela au Québec, l’équipe traitante a envoyé le dossier de l’enfant à une équipe française spécialisée qui a confirmé le diagnostic et proposé un traitement aux antiparasitaires pendant un an.

Enquête de la santé publique

L’enquête de la santé publique, elle, ne faisait que commencer.

« Ce qui nous préoccupait, c’était de découvrir si la maladie avait été acquise au Québec ou à l’étranger, explique la Dre Perreault, dans le but de savoir s’il se passait quelque chose avec notre faune. »

Comment l’enfant a-t-il pu contracter cette maladie rare chez l’humain ? se sont demandé les autorités de santé publique. En effet, cette maladie ne se transmet pas de personne à personne.

« Ça ne s’attrape pas facilement. L’humain est un hôte accidentel. »– La Dre Geneviève Perreault, médecin spécialiste en médecine préventive et en santé publique

Les canidés sauvages comme les renards, les coyotes et les loups constituent le principal réservoir de l’infection. Toutefois, les chiens domestiques et, plus rarement, les chats peuvent aussi être des hôtes de l’infection, explique la Dre Perreault.

L’humain doit avoir ingéré accidentellement des oeufs présents dans les excréments de ces bêtes pour être infecté. Les oeufs sont très résistants et peuvent vivre jusqu’à un an dans un sol frais et humide. Une transmission par la consommation de légumes, de petits fruits ou d’eau non traitée est aussi possible. D’autres sources, comme la terre et les carrés de sable, ont été identifiées, mais sont moins probables.

Dans certaines régions du monde, particulièrement en Europe, en Chine, au Japon et en Amérique du Nord, l’EA est présente chez les canidés de façon « endémique ».

Plus près de chez nous, en Ontario, l’EA a été diagnostiquée chez des chiens domestiques, et le parasite a été identifié chez des renards et des coyotes dans le sud de la province. De rares cas d’infections chez des humains ont été rapportés en Alberta (cinq cas) et au Manitoba (au moins un).

Maladie acquise au Québec

Or, l’enfant des Laurentides n’avait jamais voyagé à l’extérieur du Québec, ont découvert les autorités de santé publique. Autre indice : la maison de l’enfant est située près d’un parc national. Des renards sont fréquemment aperçus sur son terrain. Un potager y est cultivé depuis plusieurs années.

Le chien de la famille, mort il y a deux ans sans diagnostic précis, aurait aussi pu infecter l’enfant puisque la bête aimait se rouler dans les carcasses de lièvres et de rongeurs.

Toutes ces informations permettent de croire que la maladie a été acquise au Québec, conclut la Dre Perreault.

La thèse du sol contaminé par les renards est la plus probable, selon elle.

« L’infection serait alors attribuable au chien domestique, qui aurait été en contact avec les selles des renards ou encore avec des rongeurs infectés – des hôtes intermédiaires du parasite. » – La Dre Geneviève Perreault

L’enfant a aussi pu contracter le parasite après avoir consommé des petits fruits ou des légumes du jardin contaminés par les excréments des renards.

Aucun autre membre de la famille n’a été infecté.

Comme l’EA n’est pas une maladie à déclaration obligatoire au Québec, les autorités de santé publique ont alerté le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs et celui de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation pour qu’ils fassent preuve d’une vigilance accrue face à cette maladie.

« On va suivre son évolution dans l’environnement », conclut la Dre Perreault, qui rappelle que des mesures simples de prévention peuvent être mises en place, comme clôturer son terrain pour empêcher les animaux sauvages d’y accéder, éviter de nourrir lesdites bêtes, bien se laver les mains après avoir touché à un animal ainsi que laver les fruits et les légumes des potagers avant de les manger.

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Des enfants passent la nuit à l’école à cause de la météo


Je n’aurais jamais cru voir cela un jour des écoles garder les élèves pour la nuit. Lundi, hier, dans plusieurs régions au Québec, il y a eu de forts vents.. Dans mon coin, le soleil était présent et il n’y a pas eu vraiment de poudrerie. Mais dans d’autres régions, ce fut vraiment difficile de circuler. Le vent, la poudrerie rendait la visibilité quasi-nulle. Alors, par prudence, des écoles on préférer ne pas prendre risques inutiles, car sur les routes beaucoup d’accidents ont eu lieu
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Des enfants passent la nuit à l’école à cause de la météo

 

Le mauvais temps a rendu les conditions routières vraiment difficiles, lundi,... (PHOTO  ERICK LABBE, LE SOLEIL)

 

La Presse Canadienne

Le mauvais temps a rendu les conditions routières vraiment difficiles, lundi, particulièrement dans la grande région de Québec, où certaines écoles ont même gardé les enfants pour la nuit.

En fin de soirée, la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a publié un communiqué indiquant que « des écoles de la Rive-Sud de Québec avaient pris la décision de garder les enfants ». L’objectif était « d’éviter des déplacements risqués en autobus ».

La porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ), Hélène Nepton, a confirmé pour sa part que plusieurs écoles au sud de Québec avaient pris de telles mesures de précaution.

Pour sa part, la Commission scolaire des Navigateurs a publié sur son site internet que tous les enfants seraient gardés à l’école « tant que la situation ne serait pas revenue à la normale », en plus d’annuler les cours d’éducation des adultes pour la soirée.

La ministre Guilbault a tenu à préciser que les parents concernés étaient avisés.

Mme Guilbault a demandé également aux citoyens d’éviter les déplacements.

La SQ a effectivement rapporté tout au long de la journée des collisions multiples et de nombreuses sorties de routes.

À Saint-Gilles, à une trentaine de kilomètres au sud de Lévis, un jeune conducteur de 17 ans était dans un état critique, lundi soir, après avoir perdu la maîtrise de son véhicule sur la route 269 Nord.

Sa voiture a percuté une remorqueuse qui n’a pu l’éviter, selon la porte-parole de la SQ.

Le pont de l’Île-d’Orléans a également été fermé pendant un moment, lundi, en raison de collisions survenues sur le pont, a indiqué Mme Nepton.

La poudrerie était le principal problème sur les routes au sud de Québec, car elle rendait la visibilité nulle par endroits.

Carambolage

La Montérégie n’a pas été épargnée par les mauvaises conditions routières.

Un carambolage s’est produit sur l’autoroute 15 en direction sud, en début d’après-midi, à Saint-Jacques-le-Mineur, situé près de Saint-Bernard-de-Lacolle.

Une vingtaine de véhicules, dont plusieurs camions, ont été impliqués.

Un tronçon de l’autoroute a été fermé dans les deux directions pendant plus de la moitié de la journée.

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